A Arcangues, dans ce joli village basque dont je vous ai parlé cet été, il y a aussi une petite brocante, autrefois installée juste derrière le restaurant aux grandes tables de schiste au cœur du village, maintenant expatriée à peine un peu plus loin ... Le propriétaire, homme affable et disert déniche toujours de jolis objets, souvent de la très jolie argenterie,  et cette fois-là j’ai été attirée par ces deux gravures...

soubrettes

Ne sont-elles pas exquises ces soubrettes ? L’une toque à la porte pour apporter du courrier, sans doute un billet doux car accompagné d’un bouquet de violettes et  dans le langage des fleurs, la violette signifie l’amour caché... Quant à l’autre, elle a interrompu sa tâche et le poing sur la hanche, elle écoute  par la porte entr’ouverte avide de recueillir quelque  nouvelle qu’elle pourra rapporter à l’office, la coquine !

soubrettes gros plan

J’ai été séduite tant  par la douceur des couleurs que par le sujet de ce gravures... l’un des cadres a un léger manque, mais ce n’est pas grave, je ne sais pas encore si je vais les patiner ou les garder dans leur jus... (A noter que dans cette boutique il y a l'intégralité des torchons de Jean Vier ainsi que quelques nappes avec une remise de 10% par rapport aux prix des boutiques du même nom...)

C’est  sur un vide grenier que j’ai déniché, une série de cartes datant de 1910, de jolies marines avec un cadre embossé...

cartes marines d'un père à son fils pf

Les quatre ont été adressées à quelques jours d’intervalle par un père à son fils parti en vacances avec sa mère , alors que le père est retenu à son travail... il écrit à son fils des mots simples qui témoignent de son amour paternel attentif et pudique, en ce temps là on s’écrivait beaucoup comme maintenant on se téléphone, pour des petites choses sans importance qui font le quotidien d’une vie mais qu’on aime partager. Les “sois aimable pour maman qui se donne tant de peine pour toi”, réitérés sur presque chaque carte m’ont amusée et fait penser à des courriers de mon père à ses parents, fils adoré et à jamais reconnaissant dont l’amour filial s’exprimait à chaque lettre...

Enfin parce que le coin était cassé, le brocanteur voulait 5 euros de cette carte au lieu des 10 qu’elle valait soi-disant (les prix des cartes anciennes me laissent perplexe parfois...) et parce que je n’avais que 2 euros de monnaie, c’est à ce prix que j’ai eu cette carte de 1903 dont j’adore le dessin...

les patineuses

Deux amies ? deux sœurs ? s’apprêtent à patiner  sur un lac glacé et l’une s’est assise pour mieux aider l’autre à attacher ses patins... Elles sont très élégantes, ne trouvez-vous pas ? Peut-être Aline qui signe la carte a-t-elle partagé ce genre de moment avec  Jane à qui elle l’envoie, le 10 décembre 1903..

élégantes patineuses gros plan 

Et enfin l’acte III de ma chine estivale  sera consacré aux textiles ...