mercredi 9 mars 2011

Où l’on voit la saison de la chine démarrer en douceur ...

Comme le soleil hivernal de ce premier weekend de mars qui nous a permis de jardiner, de manger dehors et donné envie de mettre des fleurs partout dans la maison. Le printemps  s’annonce et jamais il ne m’a tant paru tarder, moi qui aime chaque saison et ne suis pas pressée de les voir défiler...

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Alors ce weekend passé dehors à toiletter le jardin pour accueillir au mieux le printemps qui s’annonce,  était le bienvenu et profitant de la taille du cornouiller, j’ai rassemblé les fines branches rouges  pour en faire une couronne sur la porte d’entrée , mariée  pour quelque jours à de longues traines de lierre ...

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Pleines de gaieté , les  branches de cognassier du Japon sont, elles, rentrées dans la maison, l’arbuste étant placé dans un coin du jardin  dont on ne profite pas à cette saison...

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J’aime cet arbuste dont, de tous temps j’ai acheté un bouquet au marché, c’est vraiment la fleur qui m’annonce que le printemps n’est plus très loin... et quelques branchettes se sont posées  ici dans une ventouse près d’un cadre, là dans  un coquetier  près d’une forme à chaussures pointure 24 chinée cet été à Port de Lanne, tandis qu’une poignée de muscaris cueillie sur  un talus du village, prend ses aises dans un verre ancien de famille...

cognassier du Japon et muscaris

Un très éphémère bouquet d’un arbuste trouvé au bord de la route dont les pétales tombent en douce pluie au moindre frémissement a pris place devant le miroir du salon en compagnie d’une petite gravure chinée cet été à  Bruxelles ...

 bouquet éphémère

 

Et quelques branchettes de cet arbuste accompagnent des fleurs de camélias  dans des ventouses anciennes posées sur des anneaux de rideaux trouvés ce dimanche ...

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En arrière plan , une des trois cartes postales anciennes, 110 ans !  mon coup de cœur  du weekend, trouvées sur le premier vide-grenier de l’année, rassemblées sur un pan de mur, tenues par des petites pinces anciennes chinées elles aussi ce dimanche avec les anneaux de rideaux...

 CPA signées H.Ryland

Ces cartes dont le verso est entièrement réservé à l’adresse (c’est à partir de 1905 que les  cartes seront séparées en deux parties , une pour la correspondance et l’autre pour l’adresse, telles que nous les connaissons maintenant) ont été envoyées les 4, 5 et 6 juillet 1901 à une  dénommée Marie par une Madeleine du même nom de famille, sa mère, sa sœur, sa tante... ?  et ne portent pas d’autre message que la signature de l’expéditrice et la date... J’ai été complètement subjuguée par la délicatesse des portraits, les regards un peu mélancoliques de ces jeunes beautés...  Henry Ryland  1856-1924 (même si celle du centre n’est pas signée, il est indéniable qu’elle est de même facture) était un peintre anglais, connu comme aquarelliste, décorateur et illustrateur.  Je ne sais pas encore si je vais encadrer ces cartes, ou simplement les faire voyager dans la maison au gré de mes envies, les posant  ici ou là pour profiter de leur beauté...

Et enfin, pour clore cette toute petite chine, deux bobines de fil et des fuseaux en buis et noyer. Les bobines viennent grossir une de mes petites accumulations devenue collection que je vous montrerai un jour...

mercerie et camélias

Outre leur numéro de référence, les bobines portent le nom de leur couleur, laurier pour la rose et penséepour la violette, les deux étiquettes sont intactes, elles sont de la marque Wallaert frères à Lille...

C’était un vrai plaisir de reprendre le chemin de la chine ce weekend !

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jeudi 3 mars 2011

Accumulation(s)...

Parce qu’il fallait faire de la place pour la luge à Noël , la malle de Papi a trouvé refuge au salon télé et dessus une accumulation de vieux cadres  a naturellement trouvé place ,  et elle me plait  tant que je n’ai pas envie pour l’instant de défaire l’installation pour que la malle revienne à sa place...

accumulation de cadres vides

Les deux plus grands derrière sont de vénérables vieillards à manipuler avec précaution tant la moulure en est fragile, c’est mon amie Brigitte, qui m’en a fait cadeau, ils datent du  XIXe siècle, les autres ont été chinés dans divers vide greniers pour trois francs six sous...

vieilles moulures détails

En attendant une nouvelle vie, ces vieux cadres  se contentent d’être là , sans prétention aucune, chacune des moulures met en valeur sa voisine et leur observation suffit à mon plaisir  du  moment....

 

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Sur l’un des côtés de l’encadrement du vieil évier du salon, j’ai rassemblé trois montres goussets simplement suspendues par une ficelle de lin...Il y a dans le village un horloger passionné et il m’a fait cadeau de nombreux petits cadrans et de ces montres. La première a de jolies aiguilles, la seconde un cadran de carton, un dos guilloché et  à l’intérieur une petite hirondelle gravée, la troisième a perdu sa trotteuse... En les regardant , on pourrait croire que le temps ici n’a  pas de prise, les trois montres indiquent une heure différente,  et le temps est suspendu...

montres de gousset détails

Sous le grand globe, une accumulation que l’on pourrait qualifier de collection, une collection faite par hasard , un peu malgré moi, au gré des vide greniers et brocante, de jolies trouvailles... Difficile de résister alors même que l’idée de la collection  n’est pas présente à  l’esprit, les objets vous font de l’œil et rentrent à la maison et sans qu’on y prenne garde,  on se retrouve avec un début de collection non préméditée...

 

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Des tampons de toute sorte, de brodeuse, d’imprimerie, en caoutchouc, en bois, en métal rejoints par une bouteille d’encre de brodeuse et sa boite , ainsi qu’un rouleau de lettres à décalquer pour la broderie, un D en belle anglaise qui m’attendait sur le même stand, un très vieux livre officiel, un sachet léger de lavande, deux petits cadrans, des objets sans d'autre raison à leur présence ici que le seul plaisir qu'ils m'apportent...

tampons sous globe détails

Des rouleaux festonneurs de brodeuse et leur outil à manche en bois tourné Napoléon III, de belles initiales en caoutchouc, d’autres doubles enlacées en plomb  et laiton, des tampons chiffres en caoutchouc sur bois et des lettres tout bois , une esperluette en bois et une autre dans un matériau qui ressemble à de la bakélite...

rêves

Les rêves, eux se sont posés depuis longtemps sur la cheminée...C’était les premières lettres typographiques que je chinais et composer le mot rêve plutôt qu’un autre m’avait paru bien en adéquation avec le virus de la chine qui me faisait m’ agenouiller sur une pelouse boueuse à fouiller les caisses avec l’espoir de composer un mot qui me parlerait  et me ferait choisir ces lettres-là plutôt que d’autres...  Depuis les lettres du nom de mon blog reçues en cadeau sont venues compléter l’accumulation qui ressemble  de plus en plus à une... collection !

Rose et gris

 

Petit rappel: je ne valide aucune inscription anonyme à la newsletter !

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mercredi 23 février 2011

Déclinaison de lin...

Trois ouvrages à vous montrer avec comme seul point commun le lin  naturel utilisé...

♥  Un pochon en association avec du turquoise pour offrir à une amie chez qui nous étions invités à dîner...

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Un  peu de lin blanc, des tampons, un bouton cœur en nacre, un petit gland de la Droguerie enlacé avec un sou troué, un peu de croquet de lin pour border l’ouverture du pochon...

lin et turquoise

♥ ♥  Une housse de carnet...

Il y a quelques jours Marie-Christine m’a offert un de ces adorables carnets “Sajou”  dont la couverture reprend celle d’un album ancien d’ouvrages de dames avec de jolies pages mauves...

 

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Un carnet dans un sac s’abime très vite, alors je lui ai offert, à mon carnet, une housse sur mesure sans perdre le plaisir de la délicieuse scène de la couverture puisque je l’ai scannée et reportée en transfert sur ma housse en lin...

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Enrichi d’un marque-pages, fermé par un bouton de verre reçu récemment en cadeau, et un élastique rond dont la fixation est cachée par une petite bande de liberty dans les tons de la gravure voilà mon petit carnet prêt à m’accompagner en toutes circonstances et à accueillir ce que je voudrais bien lui confier...

carnet sajou détails

♥ ♥ ♥ Un sac seau pour ma sœur...

C’est une interprétation personnelle du sac de Manon dont elle avait donné le tuto pour E-Mag déco. Les proportions me plaisaient bien et après une première version  dans l’esprit du tuto (vue ici), j’ai laissé libre cours à mon envie du moment...

sac aux hirondelles

Le lin naturel se retrouve en doublure cette fois car l’extérieur du sac est en lin imprimé fleuri  Yuwa dans des nuances fanées de mauve et violet que j’adore, associé à une cotonnade assortie pour la poche et le haut du sac... pas de dentelles en effet sur cette version, une grande poche appliquée avec un transfert d’une aquarelle de Blanche Odin, un ruban joliment travaillé trouvé à Toulouse, un accroche clés et une petite poche téléphone à l’intérieur...

sac aux hirondelles détails 

♥ ♥ ♥

MERCI pour vos commentaires pour la Saint-Valentin,

vos petits mots  gentils me font toujours chaud au cœur !

♥ ♥ ♥

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lundi 14 février 2011

La première fois que je l’ai vu....

C’était en mars presque jour pour jour un mois après la Saint-Valentin, il y a aura donc bientôt trente quatre ans...c’était le rallye de la Fac de sciences auquel je participais presque par hasard, n’appartenant pas à l’université en question et invitée à la dernière minute par une amie ...La première fois que moi je l’ai vu, c’est entre surplis et chasubles  dans une sacristie ! nous cherchions chacun la réponse à l’une des questions  qui nous permettrait d’avancer dans notre jeu de pistes...(Lui me dira ensuite m'avoir repérée dans un troquet où les équipes recevaient leurs feuilles de route...) ensuite je ne me rappelle pas grand chose, seulement que le soir après le repas, je l ’ai revu en train de  danser...

Mon cœur s’est mis à battre plus fort ...   Il s’est avancé vers moi et m’a invitée à danser...un slow. Notre histoire s’est scellée ce jour là...

Une joie immense m’habitait lorsque je suis repartie le lendemain dans la ville où j’étudiais...Elle devait irradier très fort car il n’a pas fallu longtemps à mes copines pour me demander “mais enfin qu’est-ce qu’il t’arrive ?” et moi de leur répondre avec une certitude tranquille les laissant médusées “J’ai rencontré l’homme de ma vie !

Il est toujours l’homme de ma vie et aujourd’hui, j’avais envie de lui dire...

citation de goethe

Un billet en écho à celui de Michelaise...

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vendredi 11 février 2011

Les chapelles jumelles ...

Lorsque cet automne, nous étions partis vers Iraty, nous nous étions arrêtés dans deux tout petits villages, connus pour leurs chapelles “jumelles”. En 1842 , trois anciennes paroisses distantes de quelques kilomètres à peine furent regroupées en une seule commune, Ahaxe-Bascassan-Alciette qui compte environ trois cents âmes à l’heure actuelle. Les chapelles de Bascassan et d’Alciette offrent la particularité d’une construction et d’une décoration intérieure quasiment identiques.

Saint-André de Bascassan

C’était le premier hameau sur notre route mais hélas nous avons trouvé porte close et personne n’a répondu dans la maison habitée la plus proche. En fait, nous l’apprendrons de la bouche de la personne qui nous a ouvert l’autre chapelle, nous ne frappions pas à la bonne porte ! Et malgré une seconde tentative, les gens en charge des clés étant absents, nous ne verrons que l’extérieur de cette chapelle...Le cimetière attenant ainsi que le décor intérieur sont classés monuments historiques. A l’origine, cette chapelle n’était qu’une simple grange, halte hospitalière sur le chemin des pèlerins. Sur la porte, remarquez l’étonnant personnage autour de l’entrée de serrure ...

Bascassan vue d'ensemblebasacassan cimetierreBascassan (3)

Le petit bâtiment  à côté de la chapelle, m’intriguait et comme Alba à peu près à la même époque  dans un autre village basque, j’ai découvert qu’il s’agissait d’une benoîterie, institution typiquement basque. La benoîte était la gardienne de l’église et du cimetière, il s’agissait d’une charge souvent d’un coût élevé, dont le choix était ratifié par l’évêque, en contrepartie de laquelle la benoîte , une jeune fille de plus de trente ans, parfois une veuve, s’engageait pour sa vie durant à servir l’Eglise moyennant le logement, des redevances en nature et des rétributions lors des cérémonies religieuses. C’est elle qui veillait notamment aux rites funéraires qui sont  très particuliers dans cette région de France, en quelque sorte c’était l’équivalent du sacristain ou du marguillier...  (pour en savoir plus, clic)

Et la benoîte de Bascassan était la dernière benoîte en activité au Pays Basque lorsqu’elle est décédée il y a une vingtaine d’années. La benoîterie est classée ainsi que son potager.

bascassan la benoiterie

Sainte Croix d’Alciette

Nous avons eu plus de chance avec la seconde chapelle, située je vous le rappelle à quelques kilomètres seulement. A quelques détails près, même construction, même origine, une simple grange hospitalière pour les pèlerins, pas de benoîterie attenante, même cimetière autour de la chapelle avec ses croix anciennes si particulières en pierre, différentes des stèles discoïdales basques habituelles.

Alciette le porche et le cimetière Alciette extérieur

Et une fois la porte franchie, quel émerveillement devant d’authentiques trésors cachés sous une si humble apparence...

Alciette vue d'ensembleAlciette voute étoilée bancs et prie-DieuAlciette retable, confessionnal et fonts baptismauxAlciette peintures voute

Les peintures des apôtres sur fond de paysages agrestes datent du XVIIIe siècle. Il émane de cette chapelle une impression extraordinaire, la décoration est riche mais si fraiche dans sa naïveté et les couleurs employées que c’était une vraie émotion de pénétrer en ce lieu...

Nous avons continué notre route...

Mendive

Le fond du cimetière de Mendive  où ont été rassemblées toutes les anciennes croix et quelques stèles discoïdales...J’ai trouvé que de l’ensemble se dégageait une rare et paisible harmonie autour de la croix de cimetière en pierre certainement très ancienne elle aussi...

♥ ♥ ♥

Merci pour vos commentaires sur le post précédent, même si je ne vous réponds pas individuellement, c'est toujours avec un immense plaisir que je vous lis. Merci pour votre fidélité...

♥ ♥ ♥

 

 

 

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samedi 29 janvier 2011

La première confiture de l’année et un voyage immobile(18) à ne pas manquer....

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Je ne vous les montre pas toutes, ce serait lassant, mais je vous montre celle-ci  parce que c’est la première confiture de 2011, parce que  vous n’en avez peut-être jamais fait, parce que c’est un délice parfumé que vous ne trouverez pas dans le commerce et que si vous aimez les mandarines, pas les clémentines ! les VRAIES mandarines, alors lancez-vous dans cette marmelade qui vous demandera un peu de temps mais en contrepartie vous régalera avec son goût merveilleux et inimitable...

marmelade de mandarinesmarmelade de mandarines 2

Prendre des mandarines bio (j’avais trouvé des mandarines de Sicile), les peler en quatre quartiers, enlever tous les filaments blancs qui veulent bien s’enlever, superposer les quatre quartiers de peau sur une planche et couper le zeste en minuscules bâtonnets tels que vous les voyez sur la photo au-dessus. Couper les quartiers de chair en travers et enlever soigneusement tous les pépins que vous mettrez dans un nouet pour la pectine, recueillir le jus bien sûr, mettre peaux, pulpe, jus et nouet avec les pépins dans une marmite plus un jus de citron par kg de mandarine, couvrir juste à fleur d’eau  et porter à ébullition. Eteindre le feu et laisser reposer au frais jusqu’au lendemain .

Le lendemain, peser le contenu de la marmite et ajouter le sucre , moi j’ai mis 550g par kg, porter encore une fois à ébullition et laisser à  nouveau  reposer jusqu’au lendemain. A ce stade, si vous aimez, vous pouvez ajouter de la cannelle en bâtons ( 1 bâton par kg de fruits) que vous casserez ensuite par petits morceaux dans  les pots, je l’avais fait l’an dernier, le mariage est très heureux...

Le surlendemain, troisième jour de la préparation, cuisson à feu vif, environ 30 minutes, ajout d’un peu d’agar-agar si vous trouvez la confiture trop liquide (ou cuisson un peu plus longue mais ce sera au détriment du goût de fruit frais), mise en pots et idéalement attendre un mois  avant de consommer... Mais rien ne vous empêche de déguster ce que vous avez raclé dans la marmite et mis dans un petit pot...Ce que j’ai fait avec délice...

Je vous annonce dans le titre un voyage immobile à ne pas manquer, vous vous souvenez,  c’est comme cela que je nomme mes lectures, et celle-là, quel voyage extraordinaire !

 

un bucher sous la neige

C ’est encore à Véronique que je la dois et comme je le lui ai écrit, c’est un beau cadeau.

En Ecosse au XVIIe siècle, une toute jeune femme, Corrag, attend dans une prison sordide la fin de l’hiver où elle sera brulée vive comme sorcière. Les temps sont troublés, le roi Jacques a pris la fuite en France  détrôné par Guillaume d’Orange et le pays est divisé, un massacre a été commis à Glencoe et le révérend Charles Leslie,un irlandais fidèle du roi Jacques part enquêter sur ce massacre espérant trouver les preuves qu’il a été commis sur ordre de Guillaume. Il fait halte dans la petite ville d' Inverary où il apprend que cette jeune femme prisonnière a été témoin du massacre, il décide de l’interroger , malgré sa répulsion et son mépris. Corrag accepte de dire ce qu’elle sait à cet homme à la condition qu’il écoute le récit de sa vie pour transmettre et témoigner de qui elle  était réellement après sa mort...

Et jour après jour, Charles va venir l’écouter. Et jour après jour, on suit dans les lettres qu’il écrit le soir à sa femme  l’évolution de ses sentiments , on le voit se remettre en question, faire tomber ses œillères et peu à peu devenir terriblement plus humain que ce qu’il était au départ, prisonnier de son savoir et de l'étroitesse d’esprit caractéristique des hommes de l’époque. Car Corrag,  sous ses haillons et sa tignasse emmêlée cache un cœur d’or et une grâce extraordinaire,  et si on la traite de sorcière comme sa mère et sa grand-mère avant elle, c’est à sa science des plantes et de leur pouvoir de guérison qu’elle le doit.   A sa liberté et à son indépendance   aussi. Dans un premier temps, le révérend Leslie  attribue à ses pouvoirs de sorcière , le don incroyable de Corrag de décrire si bien les lieux où elle a vécu, qu’elle a parcouru dans sa fuite à travers l’Angleterre jusqu’aux Highlands sauvages où elle a trouvé refuge.

”Elle a relaté sa vie  dans cette forêt frontalière et tandis qu’au retour de la geôle je marchais dans la neige, il me semblait humer des odeurs de mousse et de terre mouillée .Il me semblait fouler des pommes de pin. Sorcellerie que cela. Je ne serai pas dupe.”

Car Corrag qui a toujours vécu en symbiose avec la nature , qui a toujours été attentive à la moindre parcelle de vie et à la moindre étincelle de beauté dans ce qui l’entoure,  a ce don unique de vous transporter par ses paroles et de vous faire vivre ce qu’elle raconte...C’est une écriture magnifique, envoutante, un sublime portrait de femme, des personnages secondaires attachants et un hymne à la vie et à l’amour...

Lisez ce livre, vous serez émerveillés... si vous l’ouvrez , vous ne pourrez pas le quitter. Vous serez tenus en haleine tout au long des 400 pages  et comme moi , vous aurez souvent la gorge nouée, vous vibrerez, vous souffrirez, vous respirerez et aimerez aussi avec Corrag, vous vous émerveillerez  de la beauté d’une nature sauvage et splendide que cette magicienne des mots saura vous restituer dans toute   sa plénitude sans que jamais ces descriptions ne vous pèsent.

Susan Fletcher a un talent immense, et la lecture de ce roman est comme il est écrit sur le retour de couverture, une véritable “expérience sensorielle”. Le livre que j’ai commencé quelque temps après m’a paru bien fade...

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lundi 24 janvier 2011

Une histoire de torchon...

Il aurait pu finir sa vie en continuant  à essuyer la vaisselle comme il savait si bien le faire. Cela faisait quelque temps déjà qu’il ne servait à rien, combien ?  il ne savait plus, le temps lui paraissait si long, remisé dans une valise avec d’autres torchons, à ne rien faire... Il se désespérait et puis un jour de novembre, il avait été sorti de la valise, soigneusement lavé et  repassé et quelques jours après, installé sur une table de vide-grenier à Anglet... L’espoir d’une nouvelle vie active, différente peut-être, s’était fait jour en lui...Et elle, la dame de Rose & Gris,  était venue, l’avait choisi  et lui avait offert ce à quoi il aspirait sans le savoir vraiment, une renaissance...

cabas dans un torchon

Elle avait tout de suite vu son potentiel, il était d’une taille peu courante, particulièrement grande, en plus il était superbement monogrammé des initiales de  son amie Marie-Christine, elle ne pouvait rêver mieux et c’est ainsi  qu’il protège fièrement les ouvrages de Marie-Christine, broderies, tricot... lorsqu'elle voyage. Elle l’avait marié à un lin imprimé  d’écritures et d’anges  rouges si joli  et si bien assorti à ses rayures qu’il ne se tenait plus de joie....Plein de petits détails charmants le confortait dans son impression d’avoir eu de la chance, plus jamais il ne s’ennuierait,  sa robustesse et sa prestance étaient  enfin mises en valeur et il allait pouvoir montrer toutes ses qualités pendant de longues années encore...

torchon ancien transformé

Sur l’une de ses poignées est suspendu un drôle de petit coussin moelleux, il n’a pas bien compris à quoi cela servait , mais il suppose, d’après ce qu’il a entendu dire qu’il s’agit d’une plaisanterie entre amies....

image de Jean Adrien Mercier

  ♥

Mille mercis pour vos commentaires sur la balade au Benou,

je les ai lus avec plaisir  et gourmandise ...

  ♥

 

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mercredi 19 janvier 2011

Un dimanche après-midi au plateau du Benou...

Cela faisait dix ans , peut-être plus, que nous n’étions pas partis un dimanche vers le plateau du Benou, dans la vallée d’Ossau...

Une visite chez elle, dans le village juste en dessous, m’avait donné l’irrépressible envie de monter , là-haut sur le plateau... Lorsque les filles étaient petites,  nous y allions souvent le dimanche après-midi, curieusement nous n’y avons jamais pique-niqué à l’instar des nombreux citadins qui viennent en nombre y chercher air pur, grands espaces et paysages somptueux...

Il y avait ce jour là un écobuage dûment surveillé par les pompiers, beaucoup de monde mais  absorbé et dilué par l’espace immense, quelques troupeaux disséminés, quelques promeneurs croisés avec qui on échange un bonjour, courtoisie propre à la montagne qui  m’amuse chaque fois et puis ce fut un grand plaisir de remettre nos pas sur le chemin des bergeries ...

écobuage

 

 

 

 

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Il y a des arbres magnifiques sur le plateau, dont plusieurs forêts de mélèzes, j’aime  leurs amusants petits cônes qui s’accrochent encore aux branches dénudées alors que les épines sont depuis longtemps tombées...

forêt de mélèzes forêt de mélèzes 2

Un tilleul séculaire à la frondaison imposante  ...

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Le plateau situé à environ 900 mètres d'altitude est un haut lieu du pastoralisme et de nombreuses bergeries parsèment  le site, si les unes sont entretenues voire restaurées, il ne reste parfois  que les murs des autres...

toits et murs de bergeries

♥ ♥ ♥

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vendredi 14 janvier 2011

Un joyeux méli-mélo...(Dont voyages immobiles 17)

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♪♪♪ ...Vous souhaiter d’abord une BELLE ANNEE 2011... ♪♪♪

Qu’elle soit pleine d’estime de soi, d’authenticité, de maturité, de respect, de simplicité, d’humilité, de plénitude, pour  un SAVOIR VIVRE qui vous rendra la vie plus BELLE !

Ces vœux m’ont été inspirés par un très beau poème de Kim Mc Millen, une femme écrivain du Colorado, publié en 2001 et attribué en général à Charlie Chaplin !

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Cartes de vœux maison, inspirées par celles de La maman des quatre de l’an dernier...

♥ ♥ ♥

Partager avec vous mon dernier coup de cœur littéraire de 2010 et mon premier coup de cœur cinéma de 2011...

la ballade de Lila K.

 

En lisant le billet que Véronique en avait fait, j’ai su instantanément que j’allais aimer ce livre. Elle me l’a prêté et c’est un vrai coup de cœur. J’avais beaucoup aimé “Une pièce montée” le précédent roman de Blandine Le Callet, un roman caustique et savoureux sur le thème  du mariage et les conventions et pesanteurs d’une certaine société bourgeoise.

Ici on n’est plus du tout dans le même registre, il s’agit d’un roman d’anticipation, selon les dires de l’auteur elle s’est contentée de pousser à l’extrême les tendances de la société actuelle  et je vous assure que le résultat vaut le détour, ne serait-ce que pour y réfléchir et éviter  peut-être d’en arriver là... Rien d’extraordinaire pourtant ce n’est pas de la science-fiction, c’en est d’autant plus glaçant... La ballade de LiLa K est un extraordinaire portrait d’enfant d’abord, de jeune fille ensuite, terriblement attachante qui lutte pour ne pas se laisser formater et découvrir ses origines, aidée par quelques personnages attachants eux aussi. Il faut lire ce livre, difficile d’en parler sans trop dévoiler et comme Véronique ou Aifelle ou Kathel je ne peux que vous inciter à découvrir ce petit bijou.

C’est Lila qui raconte son histoire, enlevée à sa mère pour être amené au Centre, mi pensionnat, mi prison dont elle ne sortira qu’à sa majorité. Surdouée, asociale, polytraumatisée, elle ne sait plus ni marcher, ni parler, elle n’a qu’une obsession, retrouver sa mère et sa mémoire perdue. Commence alors pour elle  un chaotique apprentissage au sein d’un univers ultrasécurisé où les livres n’ont plus droit de cité...

On découvre avec elle au fur et à mesure de ses découvertes, son histoire...Impossible de vous en dire plus sans trop en dire... une petite musique qui ne s’arrêtera pas de sitôt dans votre esprit, je vous l’affirme !

another year de mike leigh

Son très beau billet m’avait tellement interpellée que le jour même, découvrant un cinéma  (superbe dans une ancienne église, l’Utopia) à deux pas de chez la demoiselle de Bordeaux où je séjournais, je suis allée voir ce film et j’ai adoré...

Lisez son billet, il est tellement bien écrit que je pourrais difficilement faire aussi bien, tout y est juste...les acteurs sont formidables tellement proches de nous dans leur humanité, tellement loin des stars stéréotypées et botoxées d’Hollywood... un régal... ce film pose la question de savoir comment aider les autres, jusqu’à quel point... Découpé en quatre saisons, il donne à voir une année mais ce pourrait être la précédente ou la suivante tant on sent que les choses n'ont pas changé et ne changeront sans doute pas...  Mike Leigh filme avec  beaucoup d’empathie ses personnages et donne à voir la moindre de leurs émotions sur des visages cadrés serrés... Cécile a aimé aussi ce film...

♥ ♥ ♥

Vous dire qu’aujourd’hui cela fait DEUX ANS que Rose & Gris est entré dans ma vie et ...la vôtre ! Une aventure étonnante, exaltante, inimaginable ...

Envie de vous dire le plaisir, l’émotion souvent, les rires, l’inspiration permanente, l’étonnement de voir les connexions qui affluent de tant de pays... au tout début , je me disais ce doit être un hasard ou une erreur  et puis la régularité  de ces connexions ne laissant pas place au doute, alors, comme une enfant comptant ses bons points, je note avec gourmandise chaque nouveau pays apparaissant dans le décompte géographique...

Les abonnés, toujours plus nombreux, les visiteurs silencieux  eux aussi en nombre croissant, vos commentaires intéressés, souvent passionnants,  les mails personnels qui arrivent de temps en temps de personnes qui osent un jour me dire leur ressenti ...Les rencontres virtuelles , téléphoniques ou réelles, les amitiés qui se nouent, les gentillesses témoignées... je suis toujours émerveillée, jamais blasée , surtout pas blasée !

Envie de vous dire merci d’être là, merci pour tout ce que vous m’apportez, vous les blogueuses, merci à vous les lecteurs silencieux, merci à mes lectrices fidèles sans blog avec qui j’ai parfois noué de vraies relations, elles se reconnaitront...

Mais vous dire aussi les doutes, les interrogations parce qu’ils existent, tant de temps passé devant son ordinateur, pourquoi, pour qui ? qu’en restera-t-il ?  le jeu en vaut-il la chandelle en regard de ce temps, denrée si précieuse et si fugitive  qui me manque cruellement... tant de projets dans la tête et si peu de temps pour les réaliser...

Quand le doute s’installe, laisser juste faire le temps et laisser à l’envie celui de revenir car elle revient toujours !

et c’est avec bonheur que je vous propose aujourd’hui

d’embarquer avec moi pour une nouvelle année en ma compagnie...

♥ ♥ ♥

 

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jeudi 23 décembre 2010

Noël dans une forêt imaginaire et enchantée...

Envie d’autre chose que d’un sapin,  tout en gardant l’esprit de Noël...

Regarder autour de soi un jour de neige pour s'inspirer...

arbres enneigés

Dès l’entrée donner le ton ...

porte d'entrée

Imaginer une forêt  enchantée,  tout de blanc vêtue...

les troncs de ma forêt

peuplée de petits anges joyeux , évoluant dans les branches légères au milieu des cœurs de verre , des glaçons brillants, des cœurs  de plumes...des décorations si légères qu’un souffle les anime...

anges, coeurs...

Une forêt rêvée, symbolique, pour une mise en scène légère et poétique...

vue globale

Tout près installer ma vieille luge d’enfant en guise de traineau, avec patins à glace, lanterne et chaude étole pour se réchauffer, l’air sera vif dans ma forêt...

le traineau

Inviter tous les anges de la maison à nous accompagner...

les anges

Enfin installer une crèche épurée  sous le grand globe...

Sainte-Famille

Un régule chiné en fin d’été, laissé dans son jus, juste nettoyé, qui laisse à peine deviner  la patine dorée d’origine ...

S’ émerveiller de la douceur de cette nativité et du charme de ses détails...

Sainte-Famille détails

Disposer quelques boules là où on ne les attend pas, çà et là dans la maison, sous cloche où elles prennent des allures de perles précieuses, dans des pots à confitures, ...en cage !

boules

Et puis vous souhaiter un beau, un doux, un merveilleux NOEL et vous dire MERCI pour tous les petits mots sortis de votre cœur qui sont allés droit vers le mien...

   Le message de Brigitte:

Un grand merci pour vos commentaires. J'ai découvert en même temps que vous "les merveilles de Brigitte" si bien présentées et racontées par ma grande amie Catherine, j'en suis encore toute émue. Je n'imaginais pas qu'autant de personnes sauraient apprécier tous ces objets anciens. Ils ont pour moi une valeur sentimentale tellement plus grande que leur valeur marchande. Je sais exactement d'où vient et à qui a appartenu le moindre bibelot et cela grâce à ma grand-mère avec qui je parlais beaucoup de nos ancêtres et de ce qu'a été leur vie. Un grand merci à toi aussi Catherine. Grâce à ton blog et à ces 5 épisodes,tu m'as permis ainsi de rendre un bel hommage à cette grand-mère tant aimée. MERCI

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