mardi 3 décembre 2013

Le temps de l’Avent

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lundi 2 décembre 2013

Le temps de l’Avent...

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dimanche 1 décembre 2013

Le temps de l’Avent...

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vendredi 22 novembre 2013

Quelques voyages immobiles indispensables...

Alors que ma cadette s’est envolée à l’autre bout du monde pour vivre son rêve, moi, je continue à voyager immobile !

Il fallait absolument que je vous parle lecture... Les mois écoulés, comment dire ? la lecture et moi étions en froid, tout me tombait des mains, les vacances habituellement propices à mon sport favori  se sont révélées décevantes à ce point de vue et les mois qui ont suivi ce ne fut guère mieux jusqu'à ces dernières semaines...

Je pense qu’on peut passer à côté d‘un bon livre pour une quantité de raisons non maitrisées, et un livre trouvé banal aurait pu être adoré s’il avait été commencé quelques mois, quelques jours, quelques heures après...ou avant... Cela tient à un fil...Pourtant il serait faux de dire que rien, vraiment rien, n’a retenu mon attention cet été.

les reflets d'argent

Celui-là je l’ai lu en un temps anormalement long qui d‘habitude m’aurait fait abandonner ma lecture, de nombreux jours s’écoulant entre deux séances et je déteste cela, d‘autant  que le roman est riche et foisonnant (450 pages !), j’avais chaque fois l’impression désagréable d‘avoir oublié ce que j’avais lu précédemment, et chaque fois, la magie de l’écriture de Susan Fletcher a opéré, j’étais captive...Pourquoi je ne l’ai pas lu d‘une traite, c’est une autre histoire, qu’importe !

Ce qui compte c’est que ce livre une fois la dernière page refermée m’a littéralement habitée des jours et des jours. Alors si vous avez aimé “Un bûcher sous la neige”, je vous en parlais ici, vous ne serez pas déçus par ce nouvel opus, Susan Fletcher est une conteuse hors pair, une vraie magicienne et son histoire tout en finesse pétrie de légendes, de nature et d‘humanité est un magnifique roman sur l’absence, le deuil impossible , l’apaisement, l’espoir... un  roman d‘amour aussi ! Le temps de votre lecture et plus longtemps encore votre cœur battra à l’unisson de ceux de la famille Bundy  avec ses drames, ses non-dits, sur l’île de Parla isolée, battue par les vents, qui pleure un de ses fils, frère, oncle,mari...et il battra la chamade au rythme des espoirs fous confortés par de vieilles légendes auxquelles chacun ici veut croire...Laissez-vous captiver par ces reflets d‘argent!

♥ ♥ ♥

noces de neige

De Gaëlle Josse, j’avais aimé “les heures silencieuses” ici et “Nos vies désaccordées” ici, elle nous entraine dans l’univers clos d‘un train pour ce troisième roman avec sa délicatesse habituelle.

Elles sont des centaines à rêver d'une autre vie. Mais pour Irina, rêver ne suffit pas. De Moscou, le Riviera Express doit la conduire à Nice, jusqu'à Enzo. Elle est prête à saisir sa chance. N'importe quelle chance. Mais sait-on vraiment ce qui nous attend ? Irina n'a jamais entendu parler d'Anna Alexandrovna, jeune aristocrate russe, ni de son long voyage en train, en sens inverse, de la côte d'Azur à Saint-Pétersbourg, un huis clos où les événements tragiques se succèdent. Qui s'en souvient ? Un siècle les sépare, et pourtant leurs histoires sont liées à jamais.

Ne surtout pas en dire plus, le roman est tellement court ! j’ai beaucoup aimé ces portraits de femmes, ce parallèle à un siècle d‘écart, finalement, riche ou pauvre, laide ou belle, dans la Russie impériale  en 1881 ou dans celle de Poutine en 2012, tous les rêves de jeunes femmes  se ressemblent...Elles sont terriblement touchantes ces deux héroïnes ...

♥ ♥ ♥

sanderling

 

Encore un auteur dont je vous ai parlé avec enthousiasme, pour “La relieuse du gué” et surtout “Fugue” . Avec ce nouveau roman, Anne Delaflotte Mehdevi nous entraine dans un  monde paysan en mutation bouleversé par une catastrophe naturelle qui va imposer aux hommes de réinventer leurs vies. Un magnifique roman sur fond d’écologie, une description fine et absolument passionnante du monde de l’agriculture, des personnages terriblement attachants, qu’ils soient le héros, Landry ou des personnages secondaires, tous jouent une partition dont la petite musique vous surprendra et vous captivera... J’ai adoré  les 200 premières pages, vraiment adoré, sur les 376 que comporte le roman, ce qui ne m’a pas empêchée de le faire lire à ma belle-mère en lui disant “lisez au moins le début, il est fantastique” (je craignais qu’elle n’aime pas la tournure des évènements) eh bien elle a aimé jusqu’au bout ! attention c’est un très très bon roman, mais comme on dit parfois d‘un très bon film qu’il est un peu long , je dis juste que quelques pages en moins ne l’aurait pas affaibli tant sont denses et profonds les deux premiers tiers... Lisez-le et dites-moi si vous partagez le même ressenti...

♥ ♥ ♥

kinderzimmer

Je ne suis pas sûre que j’aurais choisi de moi-même cette lecture tant le sujet en est difficile, aussi merci à Véronique de m’en avoir donné l’envie, je partage son ressenti. C’est un livre bouleversant, dur, je l’ai lu en apnée souvent, avec la nausée parfois, et pourtant je vous assure que c’est un livre indispensable, magnifique...

«D’abord, il y eut cette rencontre, un jour de mars 2010 : un homme de soixante-cinq ans se tient là, devant moi, et se présente comme déporté politique à Ravensbrück. Outre que c’est un homme, et à l’époque j’ignorais l’existence d’un tout petit camp d’hommes non loin du Lager des femmes, il n’a surtout pas l’âge d’un déporté. La réponse est évidente : il y est né. La chambre des enfants, la Kinderzimmer, semble une anomalie spectaculaire dans le camp de femmes de Ravensbrück, qui fut un lieu de destruction, d’avilissement, de mort. Des bébés sont donc nés à Ravensbrück, et quoique leur existence y ait été éphémère, ils y ont, à leur échelle, grandi. J’en ai rencontré deux qui sont sortis vivants de Ravensbrück, ils sont si peu nombreux, et puis une mère, aussi. Et la puéricultrice, une Française, qui avait dix-sept ans alors. C’était un point de lumière dans les ténèbres, où la vie s’épuisait à son tour, le plus souvent, mais résistait un temps à sa façon, et se perpétuait : on y croyait, on croyait que c’était possible. Cette pouponnière affirmait radicalement que survivre, ce serait abolir la frontière entre le dedans et le dehors du camp. Envisager le camp comme un lieu de la vie ordinaire, être aveugle aux barbelés. Et donc, se laver, se coiffer, continuer à apprendre, à rire, à chanter, à se nourrir et même, à mettre au monde, à élever des enfants ; à faire comme si. J’ai écrit ce roman pour cela, dire ce courage fou à regarder le camp non comme un territoire hors du monde, mais comme une partie de lui. Ces femmes n’étaient pas toutes des héroïnes, des militantes chevronnées, aguerries par la politique et la Résistance. Leur héroïsme, je le vois dans l’accomplissement des gestes minuscules du quotidien dans le camp, et dans ce soin donné aux plus fragiles, les nourrissons, pour qu’ils fassent eux aussi leur travail d’humain, qui est de ne pas mourir avant la mort. Mila, mon personnage fictif, est l’une de ces femmes. Kinderzimmer est un roman grave, mais un roman de la lumière.»Valentine Goby

♥ ♥ ♥

et soudain tout change

Après Kinderzimmer, je me suis dit que cet auteur dont je n’avais rien lu, mais connu pour ses comédies serait le bienvenu. Pas de chance, ce roman n’est pas vraiment une comédie, je me suis demandé au début s’il n’avait pas été mal classé, plutôt ados qu’adultes, mais non, au fil des pages j’ai beaucoup aimé cette histoire d‘ados confrontés à la maladie de l’une des leurs. Une joyeuse bande de terminale vue à travers Camille, attachante Camille, avec ses doutes, ses questions, ses espoirs... Tous ces ados sont attachants et on vibre au rythme de leurs émotions. c’est la vie qui va, la vie de tous les jours avec ses joies, ses drames aussi qui font que soudain tout change...Beaucoup de sourire, d’émotion et de tendresse dans ce joli roman. Un livre à lire par les ados, ils se retrouveront dans l’univers de Camille, finement décrit et les adultes qui y trouveront un parfum de nostalgie ...

♥ ♥ ♥

la dernière fugitive

Je me rends compte que j’avais déjà lu et aimé un livre de Tracy Chevalier, “Prodigieuses créatures” sans vous en avoir parlé ici. Quoi qu’il en soit j’ai encore plus aimé celui-ci, le portrait bouleversant d‘une toute jeune femme quaker, Honor Bright en 1850. Abandonnée par son fiancé et redoutant d‘être exclue de sa communauté, elle quitte son Dorset natal en Angleterre pour suivre sa sœur promise à un commerçant immigré en Ohio. Sa sœur meurt de fièvre jaune à peine arrivée sur le sol américain, Honor décide de poursuivre son voyage et d‘aller vers cette communauté où elle avait décidé de s’installer. C’est donc seule qu’elle va affronter le rigorisme, la brutalité d‘un pays esclavagiste. Extraordinaire portrait de femme timide qui va  braver tous les interdits au nom même de ses convictions et de sa foi... Vous saurez tout sur cette Société des Amis où le silence est de rigueur dans la pratique de la foi, silence qu’Honor utilisera comme protestation, sur les quilts auxquels excellaient les anglo-saxonnes, seule plage possible de créativité et de couleur pour les femmes dans cette société puritaine, sur le Chemin de fer clandestin qui permettait aux abolitionnistes de faire passer les esclaves noirs en fuite au Canada et vous n’êtes pas prêts d‘oublier Honor, la pudique, discrète et lumineuse Honor ...

♥ ♥ ♥

Pour clore ce billet, quelques images de petites choses chinées qui me réjouissent l’oeil quand je les regarde, venues embellir un petit coin de salon...

Une craquante petite machine à coudre d‘enfant Singer fabriqué aux USA que j’ai installée sous cloche en compagnie d‘une photo de jeune femme..

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et sous globe à l’opposé de la console, une adorable paire de chaussons de bébé, de baptême sûrement, entièrement cousus et brodés main en fin linon de coton doublé de soie ivoire. posés devant une photo de famille, mes oncles maternels...

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♥ ♥ ♥

Merci du fond du cœur à toutes celles qui ont pris de mes nouvelles ...

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lundi 8 juillet 2013

Des pivoines, de la chine et les premières confitures de l’été...

D’abord merci à vous pour vos commentaires sur mon précédent billet, Monica s’est réjouie de voir l’accueil que vous avez réservé à sa Douelle et moi ,je me suis réjouie pour elle ...

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Bien qu’elles soient déjà très épanouies, je n’ai pas résisté au plaisir de ramener à la maison ces pivoines doubles au somptueux cramoisi, au cœur ébouriffé mêlant étamines et pétales et offrant au regard leur  sensuelle et époustouflante beauté...

pivoines rouge foncé

Je les ai installées sur mon guéridon en compagnie de quelques objets chinés récemment (ou pas !): comme ce bol à bouillon d’une exquise délicatesse, dont la vendeuse m’assura qu’il s’agissait là de porcelaine de Sèvres...Les recherches que j’ai faites sur la signature ne m’ont pas permis de conforter ce point, qu’importe, cela ressemble en effet à du Sèvres ou à de la porcelaine de Paris, mais ce n’est pas en tant que collectionneuse que je l’ai acheté, seulement parce que ses délicates couleurs, son motif fleuri peint à la main, différent sur le bol et la soucoupe m’ont chaviré le cœur alors même que je ne suis pas fan de dorures !

bol à bouillon

Juste à côté posée sur le mouchoir en lin délicatement ajouré utilisé en guise de napperon, une main de poupée... Une petite main que le vendeur avait chiné au coup de cœur à Montreuil il y a 20 ans et que j’ai instantanément adoptée et chérie comme on peut le faire d’un objet imparfait (il manque un doigt) mais qui parle tellement à l’âme d’enfant qui sommeille au fond de vous qu’on ne réfléchit pas qu’on sort une pièce de 2 euros et qu’on repart le cœur en joie comme si on avait trouvé un trésor...En rentrant , on lui enroule une dentelle et quelques fleurs anciennes autour du crochet, histoire de la consoler d’avoir été séparée de son corps depuis si longtemps...

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Et puis tout près , j’ai posé une petite boite métallique remplis de moules minuscules, animaux et formes classiques: dînette? moules à chocolat? ils sont craquants !

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Enfin quelques torchons aux monogrammes ou liteaux rouges se sont posés dans un petit panier en  osier chiné voilà un certain temps...

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En vis à vis du guéridon, de l’autre côté de la porte, c’est une chaise pliante en métal rouillé qui a pris place, dessus un torchon en chanvre très lourd  ...Cette chaise est d’une belle lourdeur gage de son ancienneté, avec des soudures à chaud témoins du savoir-faire de celui qui l’a exécutée, de douces volutes arrondies et de surprenants et superbes pieds boules en laiton massif, le tout attestant de  son authenticité, ce qui n’est pas négligeable en cette période où tout et n’importe quoi est copié de façon bluffante parfois...

chaise pliante

Le temps que je puisse m’en occuper pour les transformer en gelée, je n’ai pas résisté à installer pour le plaisir de l’œil les groseilles rouges et blanches achetées au marché dans la soupière et le plat “Groseilles “ de Sarreguemines...

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groseilles rouges et blanches

Voilà donc pour moi, les premières confitures de cet été, une gelée parfumée et savoureuse, chapeautée de noir pour mieux faire ressortir sa couleur rubis, étiquetée à l’ancienne sur des étiquettes à pans coupés chinées écrites à la plume (plume et encre chinées aussi !)...

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Enfin pour clore ce billet, six ravissantes tasses à café avec leurs sous-tasses de Digoin chinées pour 2 euros l’ensemble...

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Là encore je n’ai pas '”vu “les dorures mais les couleurs délicates et la forme des tasses, c’est un grand plaisir d’y prendre mon café...tasses à café Digoin

Juste à côté du plateau avec les tasses sur la première photo, un bol Digoin, au motif de fleur rouge, large et généreux,  avec une patine d’usage pas trop prononcée et un léger fêle  qui n’a pas terni le plaisir rare dans ma région de trouver un bol Digoin abordable...

bol digoin fleur rouge

Et un ravissant et bucolique ornement décoratif en régule représentant des oiseaux dans des branchages avec leur nid...

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Le temps des vacances est venu, je vous souhaite un bel ETE  !

Je vous retrouverai avec plaisir à la R E N T R E E...

Néanmoins je vous promets très vite (ce sera un billet programmé car je n’aurai pas de connexion  internet en vacances) une belle promenade en Béarn à la rencontre d’un jardin magnifique... Notre région a bien souffert des intempéries tout comme les Hautes-Pyrénées toutes proches, il ne faut pas hésiter à y venir en vacances, ces deux régions recèlent des trésors qui ne demandent qu’à être découverts...

hortensias bleus de Nanie

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mardi 18 juin 2013

La Douelle: le cabaret des cultures de Monica...

Loin de Paris et de ses fastes culturels, il ne faut pas croire que la province s’endort. Nombreux sont ceux qui font bouger les choses et tentent de nous émerveiller pour peu qu’on veuille bouger un peu de chez soi... Monica est de ceux-là. Chez elle, juste à côté de sa maison, elle a créé un lieu atypique dédié à toute forme de culture, théâtre, musique, contes, poésie, spectacles pour enfants, expositions, conférences, ateliers...

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Avant de vous parler du lieu, il faut que je vous parle de Monica (c’est sous le pseudo de Monica que je l’ai connue et c’est ainsi que je l’appelle toujours). Lectrice de la première heure de mon blog, je l’ai rencontrée à Bordeaux en automne 2009. A l’époque elle travaillait encore dans l’entreprise qu’elle avait fondée avec son époux, depuis elle a pris sa retraite et rapidement m’a parlé de son projet un peu fou de créer une salle de spectacle à côté de chez elle. Une ancienne petite maison vinicole à l’abandon, en partie de terre battue avec pressoir à vin et tonneaux, où une famille avec sept enfants s’était installée dans les années 50 jouxtait en effet sa propre maison, un lieu où tout était à créer et auquel  l’imaginative et passionnée Monica a donné une seconde vie inattendue...

les travaux de la Douelle

J’avais vu les lieux avant toute intervention et je peux vous dire que l’ampleur de la tache me faisait douter du réalisme du projet et qu’il lui a fallu pas mal d’imagination et d’obstination pour en faire ce qu’elle en a fait: un lieu chaleureux et accueillant loin de tout formatage, où elle a mis beaucoup d’elle-même, une salle intimiste, où les soirées spectacles précédées ou suivies d’un verre de l’amitié doivent avoir une saveur et une convivialité inégalable...

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Suivez-moi, nous allons pousser la porte de la Douelle, passer dans le sas d’entrée où déjà la déco bien personnelle anonce la couleur ...Caisses à vin (nous sommes dans une région viticole ô combien célèbre, le bordelais...)vieux livres, ancienne palette de peintre, dames-jeannes dans leur habit de corde ou d’osier et lourde porte de récup (elle partait à la décharge pour être remplacée par du ...PVC!)

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La dame de la Douelle

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Monica nous accueillera dans sa belle tenue de maitre de cérémonie, coiffée d’un superbe chapeau claque et nous rentrerons dans la salle aux murs en pierre blonde, aux poutres blanchies, où les chaises de bistrot chinées  nous attendent confortablement rembourrées d’un coussin bleu...

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la Douelle: la salle

Vous serez surpris par les toilettes, Monica grande chineuse en a fait un lieu de commodités surprenant et chaleureux...

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Derrière la scène , elle a aménagé une pièce qui sert de loge aux artistes...

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et sur le côté de la scène, derrière le rideau devant lequel une sphère armillaire  a pris place, il y a un passage qui permet d’accéder au jardin, où les artistes peuvent se détendre et prendre un verre dans un endroit calme et agréable avec une bordure de lavandes magnifiques dignes du sud-est...

la Douelle :côté jardin

actuellement sur les murs exposition du peintre Maurice Gouet

peintures

prochainement sur scène:

affiche du 22 Juin 2013

Je laisse le dernier mot à Monica, à qui il a été demandé “pourquoi ce lieu ?”

“Faire de la Culture un plaisir de proximité, avec un programme éclectique né d'envies, de rencontres pour échanger et s'émouvoir.

Renouveler l'idée d'une Culture populaire qui crée un lieu dans le partage et qui fait tomber la barrière invisible, celle qui existe entre la scène, la salle, les artistes et le public.

Mettre en avant des Artistes Locaux et l'occasion de découvrir que la Culture appartient à Chacun, qu'elle n'est pas lointaine et inaccessible, mais au contraire qu'elle est là : tout près, chez notre voisin, et finalement  chez NOUS !

Monick OTT

Douellement Vôtre !”

♥ ♥ ♥

Peut-être vous demandez-vous ce que signifie ce nom, la Douelle ?

C'est une pièce de bois d'environ 90 cm sur 5 à 10 cm de largeur,  de chêne la plupart du temps,  travaillée par le merrandier, elle s'appelle d'abord un merrain avant de subir diverses opérations qui la transformeront en douelle, et alors elle servira avec d'autres à la fabrication de la paroi des tonneaux ! Vous pouvez en voir une à l'extérieur juste à droite de la porte de la Douelle, sur une autre enfouie sous les fuchsias sur le chemin du jardin, Monica a écrit à l'intention des artistes"Détendez-vous!"

Pour en savoir plus sur la fabrication des tonneaux (clic)

Si vous êtes dans la région bordelaise (Tabanac se situe sur la rive droite à environ 20 mn de Bordeaux)et avez envie d'une soirée qui sorte de l'ordinaire, alors  la Douelle vous attend !

Pour suivre l’actualité de la Douelle: 

https://www.facebook.com/LaDouelleCabaretDesCultures

 

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jeudi 9 mai 2013

Fleurs de pommier et guirlande florale...

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L’éphémère beauté et l’exquise délicatesse des fleurs  de pommier juxtaposée à la rusticité et à  la légendaire longévité de ces belles toiles à torchons d’autrefois... Une composition  tout en contraste pour le plaisir de l’œil...

Histoire aussi de vous faire un petit coucou, je ne vous oublie pas mais je suis au jardin, ou je chine, ou encore je me promène avec Mr Rose & Gris, bref pas de temps pour l’ordinateur !

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Posée sur le guéridon, une ravissante image pieuse envoyée en guise de carte de vœux, peut-être par une religieuse ?

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et une pile de torchons anciens, enfin quelques uns, parmi les derniers chinés, les autres sont allés renforcer les équipes de ceux qui remplissent quotidiennement leur bon et loyal usage...

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Il y a quelque temps j’ai réalisé pour une amie une guirlande de fleurs artificielles pour décorer le haut de son armoire, la hauteur sous plafond ne lui permettant pas d’y installer sa corniche...

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La matière première : une guirlande de roses trouvée en jardinerie, un bouquet  de pivoines et deux petits bouquets composés que j’ai déstructurés et répartis sur la longueur...

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La voici en place...

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Rose & Gris 71-002

 

A bientôt...

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vendredi 19 avril 2013

Syringa vulgaris, le lilas commun...

Qu’importe la remontée des températures et la renaissance de la nature, tant que je n’ai pas un bouquet de lilas dans la maison, j’ai l’impression que le printemps n’est pas vraiment là... Et la floraison de cet arbuste dont la couleur et le parfum désuet m’enchante est pour moi le signe tangible plus que tout autre que le printemps est enfin installé...

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Saviez-vous que cet arbuste originaire du sud-est de l’Europe a été introduit en France en 1575 par un diplomate flamand, Ogier Ghislain de Busbecq, qui s’était vu offrir des plants par Soliman le magnifique lorsqu’il était en poste en Turquie. Cependant sa culture ne se développera que 300 ans plus tard avec les travaux de la famille Lemoine à Nancy qui créera de la fin du XIXe siècle à 1968, date de la fermeture de l’entreprise, 214 variétés de lilas commun encore appelé lilas français...

Le lilas fait partie de la même famille botanique que l’olivier, le forsythia, le jasmin, le frêne et le troène: les oléacées...

♥ ♥ ♥

Cette semaine j’ai cueilli une grande brassée de l’odorant arbuste et je l’ai réparti dans toute la maison, je vous montre, ce sera l’occasion de vous présenter quelques objets chinés ces derniers mois...

J’en ai mis à la cuisine dans une bouteille “la lorraine”...

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à la salle à manger sur le coin de la cheminée où il répond en douceur aux couleurs d’un pichet artisanal délicatement fleuri et aux couleurs fanées d’un plateau trouvé chez Cas*...

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suspendu à la crémone de la fenêtre dans un coffin en zinc longtemps cherché...

(petite précision pour celles et ceux qui ne savent pas ce qu'est un coffin: c'est un étui pour la pierre à aiguiser la faux qui se portait à la ceinture, il y a un crochet recourbé à l'arrière que l'on ne voit pas sur la photo, il peut être en zinc, en bois ou en corne)

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coffin et compotier

Juste en dessous, un compotier à piédouche avec un ravissant motif fleuri rose en terre de fer sans autre marque de fabrique, qui m’a été proposé pour 2 euros ! Et sur l’appui de fenêtre à droite vous pouvez voir une lanterne de garde-barrière SNCF en laiton et cuivre. (La belle-mère du monsieur qui me l’a vendue était garde-barrière à Biarritz, j’adore connaitre un petit bout de l’histoire des objets que je chine...)Je vous la montre lors de son acquisition...

lanterne sncf dans son jus

Avec un peu d’huile de coude et de patience, la voici maintenant... Un ingénieux système de clé en dessous de la lanterne permettait de faire pivoter la lampe à pétrole et d’envoyer la lumière vers la vitre rouge à l’arrière ou la vitre transparente à l’avant selon les besoins...

lanterne sncf nettoyée

Enfin dans le grand bocal où j’avais installé ma composition de Pâques, sur un guéridon Napoléon III en métal, un bel ouvrage de ferronnier ...

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guéridon NIII

J’en ai mis aussi au salon, sur la table console devant la fenêtre, dans le broc de toilette “Jardinière” de Sarreguemines...

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Sur la table à côté du broc, trois adorables moules cœur chinés 20 centimes et suspendue au pied de lampe, une vraie pampille d’église...

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Dans le petit pichet rose émaillé près du portrait de Maman, juste deux thyrses (nom des panicules floraux du lilas, c’est joli ce nom, je trouve )...

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Enfin sur la petite console, trois bouteilles, une inflorescence par bouteille...

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Entre les bouteilles, deux beaux objets forgés du XVIIIe siècle, une mouchette et une clé ...

clé et mouchette

De l’autre côté sous la lampe,  un buste de femme chiné 4 euros dans un vide-maison... le voici tel que je l’ai ramené chez moi, très encrassé...

buste de femme dans son jus

Après nettoyage, la majeure partie de la peinture était partie, il ne me restait pas d’autre solution que de le repeindre et j’ai décidé de lui donner un coup de jeune en lui donnant des couleurs autres que celles d‘origine, je l’ai ensuite ciré sauf le visage qui garde ainsi un velouté que j’aime beaucoup...

buste repeint

 

La pluie est arrivée, mais qu’importe, ma maison embaume le lilas, le soleil reviendra, c’est sûr, le lilas me l'a dit...

manet5 Edouard Manet, Lilas dans un vase, 1882

♥ ♥ ♥

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samedi 30 mars 2013

Pâques...

Pendant des années j’ai fait un arbre de Pâques avec des branches de bouleaux aux délicates feuilles froissées  vert acidulé et des œufs de toutes sortes, c’était la tradition à la maison bien avant que les magazines en montrent mais avec mes greffiers, joueurs comme savent l’être des chats, voilà la tradition brutalement mise à mal car je préfère ne pas sortir mes œufs que de les voir éclater pour cause de coup de patte un peu brutal ! Il faut dire que certains ont près de 30 ans et j’ai envie de pouvoir les transmettre à mes filles...J’ai pourtant toujours eu un chat à la maison, mais toute la différence est que désormais ils sont trois voire quatre comme en ce moment et c’est bien connu,  en groupe on est beaucoup plus dissipé !!!

Une image vue sur Pinterest m’a donné une solution...

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Un gros bocal “Jardin d’Ulysse “(trouvé chez Bergamote à Pau), un peu de mousse du jardin, quelques muscaris blancs dans un petit verre camouflé sous la mousse, une cloche  Rêves d’argile, un nid et quelques coquilles d’œufs de caille, deux plumes, une petite étiquette ancienne écrite à la plume pour la date et un de mes œufs préférés peint à la main d’un pied de violette suspendu à une branche de noisetier tortueux sur laquelle est posé un bulbe de muscari...

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Pour parfaire la déco, posés sur le grand plateau habillé d’une nappe à thé pliée, un agneau Rêve d’argile, un autre nid avec des œufs sous cloche, un bougeoir habillé de mousse dans laquelle se sont nichées quelques fleurons de jacinthes du jardin...

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Sur les serviettes en cadeau d’invités seront posés des œufs en fil de fer. Cela faisait longtemps que j’avais envie de me mettre à cette technique très admirative des  réalisations de Vox Populi, de celles de Trois fois rien et de Rêve de lune, j’ai imaginé un mélange de fil de fer, papiers anciens (partitions datant vraisemblablement de 1850 imprimées sur vergé, rassemblées en recueil relié, chiné pour 2 euros en très mauvais état si bien que je peux couper sans scrupules dedans !) dentelles anciennes et fleurs de cire récupérées sur une couronne de mariée 1930 chinée(elle aussi abimée), petite étiquette ancienne écrite à la plume pour le plaisir...

 Pâques 2013

En attendant de prendre place sur la table, ils ont rejoint dans une corbeille en tissu fleuri les œufs en chocolat qui seront posés à côté de l’assiette sur un petit pot à semis légèrement blanchi avec une étiquette prélevée sur le même recueil de partitions ...

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Des fleurs un peu partout pour faire rentrer le printemps dans la maison et apporter un esprit festif et joyeux...

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Tandis qu’au jardin, les pensées si malmenées par l’hiver trop pluvieux reprennent un peu de vigueur et les premiers bulbes et boutons floraux racontent encore timidement que le printemps est bien là...

printemps 2013 

Joyeuses Pâques  !

Profitez en famille ou entre amis de ces moments chaleureux et précieux,

des petites bulles de bonheur...

L’idée de l’œuf suspendu dans un bocal vient de ce blog...

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mercredi 20 mars 2013

Retour sur les lectures de ces derniers mois...

Voyages immobiles, chronique n°25

Merci beaucoup pour votre enthousiasme et vos mots gentils sur ma collection de cols anciens, je n’ai pas répondu à tout le monde ce qui ne m’a pas empêchée de vous lire avec attention et plaisir. Mes maux de tête que je croyais résoudre par un changement de lunettes, sont toujours là et je réduis volontairement le temps passé sur l’ordinateur qui les aggrave...

patchwork

J’avais envie de vous faire découvrir ce recueil de nouvelles publié en 2007, 15 histoires de femmes issues de l’imaginaire de Pascale Bourdoncle. L’auteur est férue de patchwork et le titre est un clin d’œil à cette passion et reflète bien la diversité des univers et des personnalités dans lesquels elle nous entraine pour ces nouvelles...Une grande tendresse envers ses personnages, une belle attention à la nature, l’écriture est fine, poétique, d’une grande sensibilité et j’ai vraiment beaucoup aimé ces nouvelles. Ecrire était un rêve pour Pascale, elle a réalisé  ce rêve en publiant grâce à une édition associative, si vous êtes intéressés par ce livre qui mérite d’être découvert, contactez-la sur son adresse mail : lamarmottiere@orange.fr

DSC04123 (Flacon à parfum orphelin de son bouchon en verre taillé chiné dimanche...)

en souvenir d'andré

Vous savez que je suis fan des livres de Martin Winckler et celui-ci ne risque pas de me faire changer d’avis sur cet auteur humaniste qui ne cesse d’explorer dans chacun de ses livres de nouvelles voies pour une médecine plus humaine à l’écoute des patients. “En souvenir d’André” traite du sujet difficile (et d’actualité début 2013 avec un rapport remis au gouvernement) du suicide assisté. Comme toujours, c’est à travers un roman bien ficelé avec un rebondissement final poignant que l’auteur traite son sujet, le pays n’est pas précisé, ni l’époque bien qu’on puisse imaginer  un futur assez proche... les personnages sont terriblement attachants, il y a des histoires dans l’histoire et au final cela donne un roman magnifique, qui une fois la dernière page refermée vous accompagnera longtemps, générant forcément une réflexion sur la fin de vie, de notre vie, de celle de ceux qui nous entourent...Lu fin d’année 2012, ce livre a été un coup de cœur absolu et si vous n’êtes pas effrayés par le sujet , précipitez-vous dessus, vous ne le regretterez pas...

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le poids des secrets

“Le poids des secrets”, 5 petits volumes(une centaine de pages chacun), pour les cinq facettes d’une même histoire vue à travers cinq personnages dont la vie est liée, croisée avec à la base, des secrets que l’on découvre au fil des pages, sur fond d’histoire du Japon, la seconde guerre mondiale, la bombe de Nagasaki, les rapports difficiles entre Japon et Corée, et le racisme dont souffrirent les coréens exilés au Japon...Un auteur japonais que j’ai découvert, une écriture fine et sensible qui dit de façon légère des choses graves avec une attention constante à la nature et un ressenti des personnages énoncés avec cette simplicité qui donne le ton si particulier de l’univers de l’auteur (et pour autant que je puisse en juger, je n’en connais que trois, des auteurs japonais) . Ce n’est jamais pesant, c’est poétique et léger, très pudique, très doux... Un bonheur de lecture ...Si vous lisez le premier , vous n’aurez qu’une envie : lire la suite...

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cent ans

Une magnifique et envoutante saga familiale sur cent ans, les cent ans qui séparent Herjorg Wassmo de son arrière grand-mère Sara Suzanne née en 1842. Biographie romancée, rêvée, qu’importe, le résultat est une histoire éblouissante de femmes, d’amours, de déchirements dans une des régions les plus dures de la Norvège au nord du nord, les îles Lofoten, le Nordland dont les habitants sont l’objet de déconsidérations et  de moqueries de la part des habitants du sud, une région où le progrès est lent à arriver, où la vie quotidienne des femmes rythmée par la pêche, les grossesses nombreuses et pas toujours désirées, les coutumes, les saisons est loin de ressembler à un long fleuve tranquille...

“Ne laisse pas le temporel envahir ta vie. il faut lire Sara Suzanne !...” et le goût de la lecture se transmettra dans la famille à partir des lectures à voix haute de Sara Suzanne qui feront le bonheur de sa maisonnée...

En lisant ce livre j’ai pensé à une autre saga dont je ne vous ai pas parlé  (vous trouverez dans l’album de mes lectures 2012 un court résumé) “Karitas sans titre” et “Chaos sur la toile”  de Kristin Marja Baldusdottir. De vrais coups de cœur dont l’histoire se déroule en majorité dans un pays fascinant et dépaysant, l’Islande au début du XXe siècle guère plus avancé que le Nordland un demi siècle plus tôt, d’extraordinaires portraits de femmes là aussi...

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06h41

Quatrième de couveture:Le train de 06h41, départ Troyes, arrivée Paris. Bondé, comme tous les lundis matins. Cécile Duffaut, 47 ans, revient d’un week-end épuisant chez ses parents. Elle a hâte de retrouver son mari, sa fille et sa situation de chef-d’entreprise. La place à côté d’elle est libre. S’y installe, après une légère hésitation, Philippe Leduc. Cécile et lui ont été amants vingt-sept ans auparavant, pendant quelques mois. Cela s’est très mal passé. A leur insu, cette histoire avortée et désagréable a profondément modifié leurs chemins respectifs. Tandis que le train roule vers Paris et que le silence s’installe, les images remontent. Ils ont une heure et demie pour décider de ce qui les attend.

Un roman qui se dévore, j’aime beaucoup l’écriture de cet auteur qui excelle à dévoiler les sentiments intimes de ses personnages jusque dans leurs recoins les plus cachés... Le lecteur est à tour de rôle dans la tête  de l’un puis de l’autre chacun revient sur le passé, se penche sur le présent et tout est décrit avec une lucidité sans complaisance, à l’aube de la cinquantaine le bilan n’est pas celui que les grands adolescents d’autrefois auraient pu imaginer ... Plein de réflexions d’une grande justesse sur la vie, des personnages terriblement humains avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs contradictions...

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profanes

Assurément LE grand coup de cœur de ce début d’année ! J’avais beaucoup aimé en 2009 “Laver les ombres” du même auteur , beaucoup moins “Les insurrections singulières” en 2011, gros succès  de librairie pourtant et c’est avec un immense plaisir  que j’ai retrouvé ce qui m’avait tant plu dans “Laver les ombres” une écriture magnifique, palpitante comme une respiration, poétique, concise, précise, d’une langue soutenue...L’histoire est belle, représente un véritable hymne à la vie, un vrai credo de l’homme en l’homme ...Octave, nonagénaire, ancien chirurgien rassemble autour de lui quatre personnes dont il ignore à peu près tout mais que son instinct lui a fait choisir comme on compose une équipe, pour l’accompagner jusqu’au bout de sa vie. Ils ne se connaissent pas , ils vont se côtoyer, créer des liens  entre eux et avec la maison, personnage de l’histoire à part entière. Chacun va dépasser (soigner) des blessures tenues secrètes qu’ Octave a pressenties. Lui aussi a de grandes douleurs enfouies...

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jolie libraire dans la lumière

Laurent s’arrête devant une librairie frappé par l’image qui s’offre à lui: Maryline, la jolie libraire absorbée dans sa lecture, si belle dans la lumière qui tombe sur elle... il entre car il a envie de savoir quel est le livre qui retient toute l’attention de la jeune femme...

Une ode aux livres, au pouvoir des mots, au bonheur de lire...Un délicieux roman , une pépite très bien écrite et si d’aucuns pourraient y trouver quelques facilités stylistiques, un peu trop de pathos, une intrigue un peu cousue de fil blanc, qu’importe, ne boudez pas votre plaisir, vous les amoureux des livres, de temps en temps cela fait du bien de ne pas se prendre la tête et de lire une histoire optimiste  et rassembleuse dans laquelle on a envie de croire et dont le happy end nous met le sourire aux lèvres ...On en garde le souvenir ému d’un joli moment qu’il ne faut surtout pas manquer!

 

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les femmes du bus 678

Pour terminer ce billet, un film formidable que je n’avais pas forcément très envie de voir et qui pourtant m’a subjuguée, un film fort et courageux... Fayza, Seba et Nelly, trois femmes d’aujourd’hui, de condition sociale totalement différente, s’unissent pour combattre le machisme impuni qui sévit au Caire dans les rues, dans les bus et dans leurs maisons. Déterminées, elles vont dorénavant humilier  ceux qui les humiliaient. L’atypique inspecteur Essam mène l’enquête... Qui sont ces mystérieuses femmes qui ébranlent une société basée sur la suprématie de l’homme ?

Ne manquez pas l’interview du scénariste-réalisateur du film qui éclaire de façon passionnante, la genèse du film, celle qui l’a inspiré :la première femme à avoir oser porter plainte pour agression sexuelle en Egypte, son tournage, comment le film qui vient  de passer à la télévision est accueilli...Désormais, les agressions sexuelles sont enfin considérées comme des délits en Egypte !

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Posté par cathfd à 00:27 - - Commentaires [53] - Permalien [#]
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