mercredi 6 mars 2013

Ma collection de cols...

Avant de vous parler de cols, de broderies..etc, je voulais juste vous montrer un petit changement sur Léopoldine. J’ai remplacé l’embout de cou (tenon) tout plat qui trahissait son origine récente par une toupie chinée et peinte. C’est une suggestion que j’avais faite à une amie pour un de ses mannequins, relativement récent lui aussi et croyez-vous que j’y aurais pensé pour moi ? c’est une fois le billet publié que l’idée est revenue et moi, je trouve que cela change tout...

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♥ ♥ ♥

J’ai gardé pendant des années un col ancien donné par ma belle-mère, que j’ai fini par monter en 2009 sur une housse pour habiller un banal cintre en bois, c’était au début de mon blog (vous pourrez l’y voir sur une autre porte). Je lui vois plein de défauts, mais il est toujours là sur la poignée ancienne   de la porte de la salle à manger et j’aime le savoir là...

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J’ai eu envie de recommencer mais je n’avais pas d’autre col, j’ai donc commencé à en chercher lors  de mes chines. Et c’est ainsi que peu à peu j’ai commencé une collection, vous en avez déjà vu deux : Un très grand en dentelle d’Irlande installé sur Valentine(à voir ou revoir ici ) et un autre en organdi et Valenciennes sur Adélaïde (ici). En voici quelques autres...

♥ Fine toile de lin et broderie anglaise et large cintre ciré en blanc avec un cœur Rouge petit cœur à mon initiale

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♥ Broderie anglaise toujours, Valenciennes incrustée et en bordure, cintre atypique en métal et porte-jupe en bois ciré blanc avec une plaque numérotée en faïence

col 1

♥ Gros lin rustique, de ces lins tissés autrefois à la ferme, avec un superbe travail de broderie et un présentoir en bois chiné récemment, maintenu par une délicate petite broche offerte par une amie

col 2

Celui-ci est posé sur ma table de chevet, tandis que les deux premiers sont installés sur les persiennes qui nous servent de tête de lit en compagnie d’un troisième cintre qui accueille une de mes  guimpes en tulle brodé.

Vue d’ensemble...

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♥ Broderie mécanique sur tulle, vaporeux et volanté offert par ma sœur sur cintre en bois simple avec olive et double crochet

col 3

♥ Broderie anglaise sur un lin un peu moins rustique que celui du col posé sur mon chevet et même cintre à double crochet, avec une chaude patine cirée, étiquette maison 

 col 4

Tous deux sont posés sur le côté d’une armoire de famille...

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♥ Enfin un petit col écru en dentelle de Luxeuil (merci Frédérique de m'avoir renseigné sur cette dentelle !) récemment retrouvé enfoui dans mes trésors  et cintre d’enfant peint en off-black avec une marguerite de verre et une pièce trouée sur ficelle de lin

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a pris place pour l’instant sur la poignée de la porte

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♥ Ravissant petit col sur toile de lin, brodé de  papillons aux angles du dos et présentoir de magasin réglable, chiné dimanche avec un collier de cristal ayant appartenu à Maman...

présentoir réglable et col papillons

Je ne lui ai pas encore trouvé sa place définitive, le voici sur la cheminée de ma chambre

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♥ ♥ ♥

Vous êtes toujours là ?

Pour vous en remercier, je vous offre ce bouquet d’hellébores du jardin de Nanie...

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et un délice savoureux et moelleux pour le goûter ou la fin d’un repas léger, recette à trouver

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Faute d’airelles, j’ai utilisé un mélange de fruits rouges surgelés(cerises, mûres, myrtilles)

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dimanche 24 février 2013

La petite-fille de Valentine...

Vous souvenez-vous, lorsque je vous avais présenté Valentine, Anatole et Adélaïde j’avais rêvé tout haut de trouver un jour un mannequin enfant. Or, il y a quelque temps, ma voisine vient me voir et me montre une photo prise avec son portable dans un magasin de linge du village voisin qui liquidait avant fermeture définitive, en me disant “j'ai vu çà, j’ai pensé que tu serais intéressée”... "çà", c'était des mannequins ...Je suis allée les voir, je suis repartie, j'ai hésité, je suis revenue et j’en ai finalement emporté un à la maison, en taille enfant évidemment. Oh ce n’était pas de ces  mannequins anciens aux formes fabuleuses qui font tant rêver, mais des mannequins de l’usine voisine ( celle de la marque Petit Boy qui avait fermé ses portes quelques années auparavant) que le propriétaire du magasin en liquidation avait alors rachetés...

mannequin enfantUn corps en polystyrène recouvert d’une housse de jersey écru, un support en inox, un pied et un embout de cou en bois verni blond... bof, bof mais au vu des prix pratiqués pour les vrais mannequins anciens taille enfant tellement rares qu’ils en deviennent mythiques et qu’ils dépassent de beaucoup la barrière psychologique  de prix que je mets à certaines choses, comme dirait  Marlène, je me suis dit que l’investissement de 15€ que je venais de faire ne pouvait que m’apporter du plaisir ...après transformation évidemment !

le Petit Echo de la Mode

Vous l'avez compris, je me suis amusée avec un collage d’articles d’un Petit Echo de la Mode de 1928... J’ai utilisé des morceaux de papier suffisamment grands pour être lus en partie au moins, publicités, infos pratiques, lectures ou articles de fond , regardez le nom de la chronique d’éducation sur la photo centrale tout en bas de la mosaïque, “Le jardin des âmes”, n’est-ce pas joli et poétique ? un vernis mat à tableaux sur le collage, la tige support métallique remplacée par une tringle en bois au bon diamètre, le pied poncé et le tout peint en off-black puis ciré , je vous présente

Léopoldine ...

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Elle a trouvé place sur le palier de repos aux côtés d’Adélaïde et selon mon humeur sera vêtue ...ou non de cette ravissante petite blouse entièrement cousue et plissée main chinée il y a déjà longtemps...Je l’aime aussi beaucoup dans le simple appareil de son habit du Petit Echo de la Mode et sa jolie silhouette cache dorénavant bien son origine industrielle du XXe siècle, ne trouvez-vous pas ? blouse plissée

Pour avoir un avant-goût de printemps, en attendant que fleurissent ceux qui parsèment le jardin, j’ai installé dans le légumier de mon arrière-grand-mère, des bulbes de muscaris au doux coloris bleu...j’adore ces délicates petites clochettes...

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mardi 19 février 2013

Comment les hasards de la brocante me ramènent à Eugénie...

Avant de vous montrer l’un de mes derniers coups de cœur en brocante, quelques images bienfaisantes de ciel bleu lors d’une courte promenade dimanche matin dans les environs...

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Se réjouir de voir que le gave de Pau a retrouvé de belles couleurs...Plus loin sur le piémont, se croire transportés en Nouvelle-Zélande dans le Fiordland National Park tant  la mousse est omniprésente, du sol au tronc des arbres en passant par les pierres...

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forêt moussue DSC03773

En redescendant vers la maison, admirer les signes avant-coureurs du printemps comme ces chatons épanouis qui font le bonheur des abeilles et des paons de jour qui se saoulent de nectar à n’en plus finir...

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Ne pas vous faire languir plus longtemps...

chaise NIII

Coup de foudre immédiat lorsque je l’ai vue... savez-vous ce que c’est ? et pourquoi je vous parle d’Eugénie ?

En faisant des recherches, je suis à nouveau tombée sur elle...Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le tabac connut un extraordinaire engouement et devint dans la haute société, le symbole de l’élégance masculine et d’un certain art de vivre. Tout naturellement dans ces cercles, la nécessité d’avoir une pièce consacrée à “l’art” de fumer apparut et après le dîner , il était de bon ton pour les messieurs de quitter les dames et de passer au fumoir le temps d’un cigare ou de quelques cigarettes. Le plus éminent des fumeurs était l’empereur lui-même et l’impératrice Eugénie avait pour le tabac une grande aversion, de là à penser qu’elle fut à l’origine de la création de ces pièces dans les résidences impériales et par là même dans toute la haute société, il n’y a qu’un pas...

Et ma chaise, alors ? C’est une chaise fumoir Napoléon III...

On s’y installait à califourchon et on s’appuyait confortablement sur l’accoudoir pour fumer...d’où la forme particulière du “dossier” qui n’en est pas un de cette chaise...restaurée par mon brocanteur préféré, il a bousculé les genres et hardiment utilisé des matériaux dont le contraste fait tout le charme de la chaise: morceau de sac de La Poste pour l’accoudoir et cuir velours pour l’assise tandis que le dessous du siège est tendu de cuir lisse noir.

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L’envie de lui réaliser un petit cale-reins, puisqu’elle sera utilisée dans une position classique, s’est  imposée à moi et voici donc ma chaise en situation au coin de la cheminée...

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♥ ♥ ♥

DSC03826 Mousse ramenée ce matin-là installée au pied des dernières jacinthes dans l’entrée...(cône en zinc chiné)

♥ ♥ ♥

Merci à vous pour vos commentaires sur le billet précédent, je n’ai que peu répondu, des maux de tête incessants me font réduire le temps que je passe sur l’ordinateur, mais soyez assurés que vos messages et votre présence sur ces pages me font infiniment plaisir...

 

 

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lundi 4 février 2013

La villa Eugénie...

 29 30 janvier biarritz-001 Alors qu’elle n’est encore qu’une enfant, celle qui deviendra la dernière impératrice des français,  Eugénie, passe ses vacances à Biarritz et tombe sous le charme de la côte basque. Après son mariage avec Napoléon III en 1853, le couple vient passer l’été à Biarritz et l’empereur est conquis à son tour . Il fera construire en 1854 en dix mois un palais pour y loger la cour: la villa Eugénie.

crédit photo internet

Et pendant 16 ans, le couple impérial honorera son rendez-vous estival avec Biarritz. A la mort de l’empereur, la villa devenue propriété d’Eugénie, est mise en vente et transformée d’abord en Hôtel-Casino avant de devenir en 1893, l’Hôtel du Palais. Ravagé par un incendie en 1903, il est alors reconstruit avec une aile supplémentaire, et prend l’allure qu’on lui connait  en forme de “E” en hommage à celle qui l’a inspiré. Depuis 2011, l’hôtel fait officiellement partie des douze Palaces de France...

crédit photo internet

Lieu mythique, qui a vu défiler tout le Gotha européen jusque dans les années 20, remplacé aujourd’hui par de nombreuses célébrités, écrivains, acteurs, hommes politiques, le palais au bout de la grande plage de Biarritz fait rêver petits et grands, biarrots ou touristes...

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Suivez-moi, j’ai eu le privilège d’y passer la nuit...

En rentrant, comment ne pas être sous le charme, car au delà d’une décoration assez chargée et fastueuse, ici à l’opposé des hôtels à l’atmosphère impersonnelle, les lieux ont vraiment une âme et avec un peu d’imagination, on se trouve très vite transportés dans une autre époque... 

intérieur PalaisLa salle du restaurant principal, une avancée en rotonde sur la terrasse dominant l’océan offre un spectacle toujours renouvelé et magique...

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De nuit, les spots éclairant la côte offrent une vue imprenable sur les vagues qui heurtant les rochers, éclatent, rebondissent et  jaillissent en gerbes furieuses d’eau et d’écume à plusieurs mètres de hauteur parfois...Mieux vaut alors ne pas trop s’approcher du bord de la terrasse...

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J’ai aimé me promener dans les couloirs jalonnés  de ces somptueuses jarres de la poterie basque Goïcoechea remplies d’orchidées par brassées, fouler les tapis bordés d’abeilles impériales, rencontrer ici et là de délicats fauteuils, comme une invitation à se reposer, souvenir du temps où les ascenseurs n’existaient pas...

  couloirs

J'ai aimé lire sur les portes des suites, les noms des célébrités qui ont fréquenté l’hôtel et y ont laissé leur empreinte, regarder les innombrables photos anciennes, gravures qui ornent les couloirs et témoignent de l’histoire de l’Hôtel...

noms des suites

J'ai aimé savourer le luxe discret et cossu d’un linge de toilette blanc, épais, mousseux, monogrammé, fourni en abondance, le confort d’une penderie dont la tringle s’éclaire à l’ouverture des portes et aux cintres en bois en nombre, le luxe d’une robinetterie parfaite et pourtant sans ostentation ni bling-bling, la chambre éclairée, le lit ouvert pour vous accueillir le soir au retour de votre promenade, le confort absolu de la literie...

luxe et monogramme

 

et le lendemain matin savourer le buffet somptueux du petit-déjeuner, plaisir de l’œil, plaisir des papilles, mais je n'avais pas pris mon appareil photo, plus soucieuse de vivre le moment que de l'immortaliser ! 

Ici règnent l' amour du travail bien fait et la quête de l’excellence, pas de place pour les jean-foutres ni les paresseux, l’à peu-près n’a pas droit de cité et chaque client  est un prince ou se sent comme tel...

portrait eugenie ter 

Ce qui me ramène à Eugénie, l’une des plus belles femmes de son temps selon les critères de l’époque, savez-vous qu’elle a beaucoup œuvré pour faire progresser la cause des femmes? Elle intervint personnellement pour que soit signé le diplôme du baccalauréat de Julie-Victoire Daubié, première femme à l’obtenir, elle remit à Rosa Bonheur la  légion d’honneur, pour la première fois remise à une femme et obtint que  Madeleine Brès puisse s’inscrire en faculté de médecine lui permettant ainsi de devenir la première française médecin ...

Les trois portraits d’Eugénie sont de Franz Xaver Winterhalter (1805-1873) portraitiste attitré du Gotha de son époque. Le tableau suivant, du même peintre, l’Impératrice Eugénie entourée de ses dames d’honneur (1855) se trouve au château de Compiègne.

L'impératrice Eugénie entrourée de ses dames d'honneur 1855

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vendredi 25 janvier 2013

2013...

Il est encore temps de vous souhaiter le meilleur pour 2013 !

Que cette année nouvelle soit douce et légère, qu’elle vous garde en bonne santé et que chaque jour vous puissiez savourer un petit confetti de bonheur et à la fin de l’année, vous dire que " c’était une belle année" ! Que vous puissiez ne pas perdre de vue vos rêves et  garder votre cœur d’enfant  ...

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Après un premier envoi de belles photos des Pyrénées, un très vieux livre de musique  et des roues chiffrées chinés, du masking tape, des cartes et enveloppes de toutes les couleurs m’ont servi cette année à préparer mes cartes de vœux. J’aime cette tradition en perdition et j’y passe quelques heures avec bonheur... Puisque mes plumes de papier vous avaient bien plu, c’est donc une plume de papier, à chaque fois différente,  qui a été la messagère de mes vœux ...

2013

La date anniversaire de ce blog est passée mais comment ne pas  vous remercier d’être là derrière votre écran à me lire depuis ...4 ans ! Je n’en reviens pas moi-même quand je pense au moment où j’ai créé ce blog, sans imaginer tout ce qu’il allait m’apporter.

Quatre ans de ballades entre campagne, mer et montagne pour vous montrer des coins aimés ou partager avec vous mes découvertes...

Quatre ans de créations diverses,  grâce à la stimulante créativité  et au vivier d’idées de  la blogosphère...

Quatre ans de trouvailles chinées  montrées, restaurées, racontées, mises en scène...

Quatre ans de lectures aimées et partagées avec vous, qui êtes de plus en plus nombreux à me suivre dans mes voyages immobiles, à échanger avec moi , ce qui me fait un immense plaisir...

Quatre ans de liens tissés doucement, bien réels, de vraies belles amitiés pour certains qui n’auraient jamais existé sans cette aventure fabuleuse. Je n’aime pas les chiffres et les statistiques mais devant certains je reste émerveillée comme au tout début devant la diversité géographique de mes lecteurs, issus de 112 pays ! devant le nombre de mes abonnés qui s’accroit régulièrement même lorsque je ne publie pas  ! 

Merci à vous pour ces quatre ans partagés 

je vous emmène avec moi pour une cinquième année que j’espère riche, passionnée  et féconde...

fleurs

J’avais envie de changement, de clarté, d’espace ...Je m’étais surtout rendu compte et cela me chagrinait,  que le fond gris de mon blog apparaissait sous des nuances que je n’aimais pas du tout selon les ordinateurs  !

Par ailleurs pour alléger les lieux, j’ai regroupé tous mes liens sur un blog dédié, j’en ai rajouté plusieurs que je suivais par Netvibes mais que j’avais oublié  de mettre ici, j’ai aussi supprimé tous ceux qui n’existent plus... Vous y accèderez par la colonne de droite D'un clic à l'autre

Un très grand merci à tous ceux qui se sont manifestés par un petit mot avec tact et délicatesse à l'occasion du décès de mon beau-père, merci aussi à toutes celles qui ont osé m'envoyer leurs voeux, j'ai reçu les uns et les autres avec plaisir et émotion...

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vendredi 7 décembre 2012

Henri...

Dimanche dernier, le premier dimanche de l'Avent 2012, j’avais allumé la première bougie... prévu d’écrire un billet sur l’esprit de Noël qui rentrait tout doucement dans la maison... sur mes dernières lectures aussi parce qu’elles étaient tellement belles qu’il était impensable pour moi de ne pas vous en parler (vous aviez été nombreuses à me dire trouver l’inspiration pour choisir vos cadeaux parmi les derniers titres que j'avais lus)...Dimanche dernier, idées et inspirations se carambolaient dans ma tête...

Mais le soir, brutalement, sans préavis, Henri a entamé son dernier voyage...Nous l’avons accompagné jusqu’au matin où il nous a définitivement quittés...

Henri était un homme bienveillant, sociable, curieux,  généreux, gourmand et gourmet, volontaire, à l’esprit alerte ... Henri était mon beau-père ...Mais il était beaucoup plus que cela pour moi, nous partagions une grande complicité et une infinie tendresse. Lecteur fidèle et attentif de ce blog,  il m’en commentait en direct chacun des billets...Mes trouvailles de brocante étaient souvent pour lui l’occasion de raconter ses souvenirs...Depuis trente-cinq ans, avec pudeur et délicatesse,  il était pour moi le père que je n'ai pas connu...

Il va  terriblement me manquer... comme il va manquer à son fils, à ses petites-filles pour lesquels il a été un père et un grand-père attentif et aimant... Que dire du vide immense qu’il laisse pour Nanie... Ils s’étaient connus à la maternelle et ils étaient mariés  depuis plus de  soixante ans...

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♥ ♥ ♥

Passez de belles fêtes de Noël, savourez le bonheur d’être avec ceux que vous aimez...

Je vous retrouve plus tard...

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jeudi 22 novembre 2012

Lectures...

Voyages immobiles, chronique n°24

Avant tout, vous dire merci pour vos commentaires sur le précédent billet, ravie d’avoir réveillé quelques souvenirs chez certains et certaines d’entre vous et peut-être d’avoir pu faire découvrir le son si particulier du gramophone à d’autres. Merci pour vos compliments, mais il ne s’agissait pas là d’une véritable restauration, puisque j’aurais été bien incapable de toucher au mécanisme s’il n’avait pas marché, plutôt d’une remise en beauté et çà, vous en êtes capables vous aussi ...

♥ ♥ ♥ MERCI d’être là et de me lire, merci pour votre fidélité ♥ ♥ ♥

J’ai beaucoup lu ces derniers temps  et vous trouverez la liste complète dans l’album de mes lectures 2012, je ne vais vous parler  ici que de mes coups de cœur...

nos vies désaccordées

♥ J’avais beaucoup aimé d’elle son premier roman, “les Heures silencieuses” et c’est peu dire que celui-ci est encore plus beau... Une magnifique et dérangeante histoire d’amour...

François, pianiste de renommée internationale apprend un jour que Sophie, la femme qu’il a follement aimé et quitté dans des circonstances dramatiques de sa vie, est internée dans les Pyrénées. Il va tout quitter pour la retrouver et tenter de la sauver. On apprend peu à peu quelle a été leur histoire,  l’enfance de François, son ascension dans le monde des concertistes. Il dit de lui-même qu’il n’aurait pas aimé se rencontrer et pourtant malgré certains comportements très lâches envers lesquels je n’éprouve aucune sympathie, la fragilité, les failles , l’amour fou pour Sophie  en font un personnage attachant et on suit  son cheminement  avec l’espoir qu’il arrivera à reconstruire quelque chose...Des passages très poétiques alternent avec les retours en arrière, une construction assez musicale en adéquation avec le monde du personnage principal...Un très beau roman...

novecento pianiste

♥ 84 pages de pur bonheur ! une fable merveilleuse pour raconter l’histoire de Novecento, enfant né et abandonné sur un paquebot transatlantique, qui jamais ne mettra le pied sur la terre ferme et naviguera sans relâche, devenant le plus grand pianiste jamais connu, fantasmant sur la terre et ne pouvant se résoudre à quitter le navire... L’ histoire racontée par son meilleur ami trompettiste est un long monologue, un pur moment de bonheur et de poésie, l’écriture en est tout simplement magnifique, ne vous privez pas de ce joyau de littérature...

 

mississippi

♥ Un premier roman d’une puissance et d’une beauté incroyable... pourtant un sujet difficile s’il en est, celui de la ségrégation et de la violence inouïe de ces blancs arrogants membres du KKK, mais pas que...Il est question de couple, de passion, d’amour, de destin... C’est avant tout le beau portrait de femmes et d’hommes dans le delta du Mississippi dans les années 40. Laura épouse Henry Mac Allan qui l’arrache à la ville et l’emmène sur des terres qu’il a achetées, en les découvrant elle sait d’instinct qu’elle n’y sera pas heureuse, pourtant elle s’accommode d’une vie difficile sous le regard de Papy, le père d’Henry, vieillard égoïste, raciste, borné, haineux... A côté d’eux , il y a une famille de noirs qui  travaillent sur la plantation : Hap et sa femme Florence, qui travaille comme bonne chez Laura et comme  sage-femme pour les autres femmes noires de la région. Leur fils ainé Ronsel, revient de la guerre en France en même temps que le jeune frère de Henry, Jamie... Ronsel a découvert en Europe qu’il pouvait être traité comme un homme  et non comme un rebut de l’humanité, il a découvert la liberté de penser, de s’exprimer, d’aimer... le retour dans le Mississippi va être rude...C’est un roman choral où chacun des six personnages principaux prennent la parole pour raconter leur point de vue tout en faisant avancer l’histoire. C’est un premier roman terriblement maîtrisé qui me donne envie de suivre cet auteur,  le genre de roman qu’il est difficile de lâcher une fois entamé...

 

la lettre qui allait changer...

 

♥ Harold Fry est un être transparent et falot dont le couple qu’il forme avec sa femme Maureen, semble s’être délité au fil du  quotidien et des années. Il reçoit un jour une lettre d’une ancienne collègue, Queenie, qu’il n’a pas revue depuis 20 ans alors qu’elle lui avait rendu service juste avant de disparaitre, lettre dans laquelle elle lui apprend qu’elle est en train de mourir d’un cancer et lui dit adieu. Bouleversé mais incapable de répondre autrement que par de pauvres mots jetés sur une carte, il va dépasser la boite aux lettres de son quartier et prendre une décision pour le moins inattendue qui ne cadre pas avec son personnage, il téléphone au centre de soins palliatifs et demande qu’on lui dise qu’il est en route, qu’il arrive... à pied, soit près de 800 kms à parcourir, il la supplie de l’attendre , de rester en vie...En marchant, Harold va retrouver des sensations depuis longtemps oubliées, va voir affleurer à sa mémoire des souvenirs enfouis et ce voyage va lui permettre de se pardonner et de se retrouver... c’est savoureux, émouvant, drôle et j’ai pensé à un autre formidable roman qui fait du bien en le lisant “Le cherche-bonheur “.Le sujet n’a rien à voir et pourtant j’y ai tout de suite pensé...

Accompagnez Harold dans sa marche, suivez l'évolution de Maureen aussi au fur et à mesure qu’Harold avance, des personnages terriblement attachants, humains, délicieusement anglais mais si proches finalement...vous ne le regretterez pas...

avenue des géants

♥ Marc Dugain s’est inspiré de l’histoire vraie d’un tueur en série américain (Ed Kemper toujours emprisonné en Californie)qui a défrayé la chronique dans les années 60-70 pour écrire ce roman absolument époustouflant, brillant, passionnant... Al Kenner est un géant de 2,20m au QI supérieur à celui d’Einstein, doté d’hypermnésie, mais c’est surtout un être brisé, humilié par une enfance terrible, un paria à la lucidité terrifiante...Au début du roman, il est interné et raconte à son psy comment il en est arrivé là, puis il sort de l’hôpital et nous entraine avec lui dans .sa quête tragique vers un impossible amour maternel et une intégration tout aussi impossible dans la société... Il est question de grands espaces, de moto, d’oxygène et d’angoisses ...Formidablement écrit, il y a un véritable suspense et le personnage forcerait presque l’empathie, mais... Lisez-le c’est  un roman magnifique, il raconte des choses terribles sans jamais tomber dans le voyeurisme ou le gore et écrit la plupart du temps à la première personne du singulier, il nous permet d’approcher au plus près les pensées intimes d’un être monstrueusement... fascinant ! Véronique en a parlé plus longuement...

 

certaines n'avaient jamais vu la mer

♥ Ce court roman raconte  à la première personne du pluriel la destinée  de jeunes japonaises envoyées au début du XXe siècle à San Francisco. Elles vont rejoindre leur époux, japonais lui aussi ,émigré depuis longtemps, elles ne l’ont jamais vu et mettent en lui tous leurs espoirs et leurs rêves de vie meilleure. Au terme d’une traversée éprouvante, reléguées dans les cales, elles arriveront enfin et affronteront un mari souvent bien différent de sa photo et une réalité bien loin de ce qu’elles avaient imaginé ... et le pire est encore à venir avec la guerre et la paranoïa des américains qui verront en tout japonais un espion potentiel. C’est un roman fascinant,basé sur un épisode méconnu et oublié de l'histoire américaine, écrit sur un mode incantatoire qui lui donne une force extraordinaire,  je l'ai lu d’une traite, quasiment en apnée...

♥ ♥ ♥

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mardi 30 octobre 2012

La voix de son maître...

Lors de notre dernière chine, dans un coin, une boite fermée m’a intriguée, en assez mauvais état, avec des manques dans la moleskine et de nombreuses traces de rouille sur les ferrures, mais ce qu’elle avait à l’intérieur m’a suffisamment enthousiasmée pour que je passe outre sa piteuse allure...

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Et c’est avec une immense joie qu’après quelques heures de travail , patient décrassage, dérouillage des parties métalliques à la paille de fer extra-fine, cirage de la boite, ré-argenture de la manivelle et de la fermeture, remontage de l’équerre d’ouverture du couvercle, j’ai pu installer et faire fonctionner mon ... Gramophone !

gramophone de face et de profil

Car c’est bien d’un gramophone “La voix de son maître” qu’il s’agit. Je n’ai pas de souvenir personnel de cet appareil, bien que mon père en ait possédé un, mon frère me l’a confirmé et lui s’en souvient, mais lorsque j’étais enfant, Maman écoutait encore des 78 tours. Elle était fan d’opérettes qu’elle avait vues pour la plupart avec sa grand-mère à Paris et j’étais plus familiarisée avec La belle-Hélène(1864), La vie parisienne(1866), La Périchole(1868) , La fille de Madame Angot(1872), Les mousquetaires au couvent(1880), Véronique(1898), Là-haut et le Pays du sourire(1923), L’auberge du cheval blanc (1930) et les voix de Maurice Chevalier, Georges Thill ou du célèbre couple Marcel Merkès et Paulette Merval qu’avec les musiques et chanteurs en vogue dans les années 60...Et ce sont tous ces souvenirs qui ont resurgi, un pan joyeux de mon enfance car nous entonnions souvent à tue-tête nos airs préférés au moment le plus inattendu ou dans les lieux les plus insolites...

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Le petit chien au gramophone,  sans doute le logo  le plus connu et célèbre du monde !  Francis Barraud, peintre anglais(1856-1924) avait recueilli Nipper, le petit chien de son frère après le décès de celui-ci ainsi qu’un phonographe avec de nombreux enregistrements de sa voix. Un jour qu’il avait mis en marche l’appareil il remarqua l’intérêt manifesté par l’animal qui semblait reconnaitre... la voix de son maître. Il en fit un tableau dont le directeur de la Compagnie du gramophone de Londres  acquit les droits   et c’est ainsi que le petit chien eut la destinée que l’on sait...L’étiquette est assez abîmée mais suffisamment lisible pour attester  de son origine....

gramophone détails

Le gramophone-valise fut produit en grande quantité entre 1920 et 1950 et fut un très grand succès populaire. Henri, mon beau-père m’a raconté qu’il était chargé de remonter la manivelle lorsqu’il était enfant et que les adultes poussaient les meubles pour danser au son du gramophone...Il a trouvé place chez moi sous le vieil évier du salon juste à côté du portrait de Maman, posé sur une boite qui en le rehaussant, permet à la manivelle de fonctionner...

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Juste à côté un piège à guêpes éclairé d’une guirlande, une jolie idée de Marie et à droite, deux merveilleux volumes reliés en cuir de La mode Parisienne de 1893 et 1894 que je vous ouvrirai un jour si vous le souhaitez ainsi que deux cintres anciens trouvés derrière les volets, l’un nettoyé et simplement ciré pour mettre en valeur la jolie veinure  de son bois et l’autre en bois plus ordinaire, blanchi avec la base gris foncé. Chacun a reçu un petit cabochon émaillé chiffré...

♥ ♥ ♥

Envie d’un peu de nostalgie ou pour les plus jeunes de découvrir une de ces chansons désuètes  et le son très particulier de cet instrument ? alors cliquez pour démarrer l’enregistrement ...

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jeudi 11 octobre 2012

Une chine un peu particulière(2) et des petits bouts de la maison...

Vous vous souvenez de  ces cadres ramenés de Toulouse ? là, sur la photo plutôt devant...

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Le tout petit ovale en résine a été peint en off-black de F&B et a accueilli une toute petite gravure chinée à Bruxelles...

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Le grand cadre ovale bombé a subi le même sort et s’est révélé être vraiment un très vieux cadre et non un de ces cadres au verre bombé à l’entourage en plastique que l’on trouve couramment sur les brocantes en ce moment remplis de fleurs artificielles, datant probablement des années  60, qui font le bonheur des bricoleuses qui s’empressent de les démonter pour récupérer le verre bombé et en faire de superbes compositions. Non, celui-ci a un verre tout bullé et irrégulier soufflé bouche, très bombé et surtout sa fixation  sur le cadre en bois est faite avec un osier cloué ...

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Je n’ai donc pas démonté le verre pour peindre la baguette !

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Je vous le remontrerai lorsque j’aurai enfin réalisé la composition que j’ai en tête..Quant à la petite huile sur bois, même traitement pour la baguette par trop clinquante et nettoyage de la peinture.

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J’aime ses couleurs qui s’harmonisent parfaitement avec tout ce qui habite le palier des chambres, regardez...

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La couleur de la baguette répond à celle des piétements des mannequins situés juste en face... mais attardons-nous sur le petit chiffonnier où depuis peu a pris place la boite d’une couronne de mariée, récupérée à la poubelle, celle de ma voisine Madeleine. Comment ne pas faire une toute petite place à ce vestige émouvant d’un beau jour, pieusement conservé jusqu’alors et qui  s’est fondu si facilement dans le décor chez moi...

couronne de mariée

Juste à côté protégé par le globe, un porte-chapeau Napoléon III en bois noirci chiné à Lourmarin au printemps...

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...accueille un délicat et étonnant bonnet chiné à Villeneuve les Avignon... Une sorte de fine soutache d’un seul tenant  dessine des motifs ensuite reliés par un savant  et incroyable travail de jetés, de brides, de nœuds et de roues ...

bonnet

Je vous disais que la couleur du cadre faisait écho à celle du piétement des mannequins, les voilà...

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C’est l’occasion de vous montrer une délicieuse petite broche  Art déco au motif automnal de marronnier, feuille et fruits, chinée cet été, que j'ai agrafée sur  le col de  Valentine ...

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et Anatole  a reçu un plastron plissé bien empesé sur lequel j’ai cousu de tous petits boutons de ... bottines noirs!

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En installant la petite huile sur bois, j’ai réorganisé les cadres du lieu et désormais dans la montée de l’escalier vers le deuxième, se trouvent côte à côte trois cadres bien différents  auxquels je suis très attachée...

cadres vers le 2e

Un dessin d’Alphonse Mucha que j’adore, encadré en 99, une carte de Saint-Valentin américaine en relief  encadrée avec un lavis sur hausse et entre les deux une peinture sur soie  de 87 dont j’aime toujours autant les couleurs et le motif ... Finalement, même si  mes goûts ont évolué, je suis restée fidèle à certaines couleurs  et lorsque nous avons aménagé dans cette maison, y trouver les portes de chambre de ce bleu que j’aime tant a été jubilatoire...Juste en face de ces trois cadres, une autre peinture sur soie de la même époque toujours dans les mêmes harmonies...

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Enfin,  un motif en bois sculpté chiné il y a un bon moment  est enfin passé sous mon pinceau et vient ponctuer le haut d’un des placards grillagés du salon...

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(Sous une belle lumière matinale, l’off-black prend une teinte gris-bleuté et pourtant c’est bien la même couleur que les cadres...) 

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♥ ♥ ♥

Merci à vous pour vos messages sur le précédent billet, merci pour votre enthousiasme, vos mots gentils, votre présence  et votre fidélité sur ces pages.

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jeudi 20 septembre 2012

Une chine un peu particulière (1)...

C‘est une jolie histoire, une de celles que toutes les chineuses voudraient vivre. Cela commence par un bavardage à bâtons rompus avec un ami et sa maman, on parle des vacances, du plaisir de chiner sur brocantes et vide-greniers (toute l'année !), et cette dame nous parle de sa voisine lui disant encore il y a peu, être désolée, ne pas avoir l’usage ni savoir que faire des affaires de sa maman, ne pas vouloir faire appel à un brocanteur... Qui sait si vous y trouveriez des choses à votre goût ? Mise en contact, rendez-vous pris et fin août, nous voilà devant une petite maison, destinée à la démolition, dont la propriétaire est décédée depuis déjà 10 ans  et dans laquelle il reste beaucoup, beaucoup de choses... Visite de la maison, du grenier en compagnie d’un couple charmant avec qui nous avons beaucoup bavardé,  et quand il s’est agi de parler de sous “ non, nous n’avons besoin de rien, et vous n’avez presque rien trouvé” m’a-t-elle dit, désolée, elle aurait voulu que j’en emporte plus ! Mon plaisir et mon enthousiasme l’avait convaincue que les objets choisis non seulement échapperaient ainsi à la décharge promise mais trouveraient une seconde vie  qu’elle avait cessé d’espérer  pour eux.

Rien trouvé ? Jugez plutôt, je ne dirais pas cela en ces termes !

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Deux bocaux carrés-arrondis avec leur couvercle en bakélite... l’un d’eux accueille désormais ma provision d’amandes et de noisettes... Délicieux pour la santé ces fruits secs, avez-vous déjà essayé de faire tremper quelques amandes dans un peu d’eau pendant la nuit ? Au matin, vous les pèlerez très facilement et surtout vous aurez l’impression de croquer des amandes fraîches, en prime le trempage qui équivaut à une pré germination, aura réactivé enzymes, vitamines et nutriments pour votre plus grand bénéfice...

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Toujours côté cuisine, deux oubliés sur la photo de groupe, un bocal de conserve ”La Lorraine”  sans son système de fermeture, avec le chardon sur le corps du bocal et sur le couvercle. Une amie m’en avait offert un sur un vide-grenier mais la tribu de chatons est passé par là l’an dernier et si solide que soit ce verre, il n’a pas résisté...Et un gros bocal “L’idéale” qui lui, possède toujours son système de fermeture. Ils entourent une petite (1/2l) carafe chinée pour moi cet été par ma grande...

bocaux verre vert

En haut à droite de la première photo, un des bocaux est posé dans une soupière elle-même posée sur un grand plat rond du même service: Groseilles de Sarreguemines de ce  bleu ancien caractéristique, au très joli décor de groseilles et groseilles à maquereau. L’ensemble accueille trois mini potimarrons dont la couleur claque à côté de la faïence et met en valeur sa douceur...

Groseilles de Sarreguemines

 

Devant, entre le vieux livre et la lanterne,  un tout petit pichet, une fois nettoyé, reçoit aussitôt un bouquet de fleurs du jardin dont les nuances de rose en font chanter la couleur... Un de ces petits bouquets de hasard, en fonction des fleurs du moment, trouvées  ici dans le jardin, une autre fois sur les talus... Roses, érigerons, gauras et anémones du Japon pour un bouquet sans prétention...

pichet grès et fleurs 

Dans une lessiveuse en zinc qui elle, rejoindra le jardin en attendant un usage ponctuel dans la maison, soigneusement protégée par du journal froissé, j’ai ramené de la verrerie....

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Un flacon en cristal taillé, il y en avait plusieurs dans le service complet que me proposait la dame, mais je n’aurais su où le ranger, une adorable petite carafe en verre rose émaillé de fleurs  et six verres à digestif joliment gravés de feuilles de vigne et grappes de raisin avec un filet doré atténué par les années, qui feront  de ravissantes verrines pour l’apéritif...

verrerie détails

Ma plus belle trouvaille dans le grenier, une superbe lanterne -de fiacre ?- à bougie, je l’ai juste soigneusement nettoyée...

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découvrant ainsi les vitres biseautées et arrondie pour celle de côté, la cordelette de suspension qui s’est révélée être une tresse de cuivre (je comprends mieux sa solidité !) et le système à ressort interne pour maintenir la bougie. Je lui cherche une place pour la mettre en valeur,  c’est trop risqué de simplement la poser avec mes matous qui risqueraient de la renverser d’un coup de patte ! et on ne peut pas dire qu’elle soit très stable posée sur son fût central à la base arrondie...

lanterne détails

J’ai commencé à nettoyer le moulin à café, un Peugeot... J’ai peu de place pour la déco dans ma cuisine mais j’ai une petite idée qui me permettra d’exposer quelques objets chinés et évidemment je réserverai un espace à ce moulin de grand-mère...A suivre  !

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Le portrait d’une toute jeune fille sur un carton avec le cadre gaufré (la dame ne savait absolument pas qui c’était) et une adorable petite broche...

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trouvée au milieu d’une boite de médailles pieuses de toutes origines...

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Et encore un cintre qui une fois poncé n’attend plus que sa patine, un vieux, très vieux dictionnaire historique des hommes célèbres par “le génie, les talents, les vertus, les erreurs...” de 1818  à la reliure très fatiguée dont les pages me serviront pour de futurs bricolages... Pour finir, trois cadres en cours de patine que je vous montrerai plus tard...

Voilà le “presque rien” que nous avons ramené à la maison !

♥ ♥ ♥

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