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Rose & Gris
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6 octobre 2009

Carnet d'automne: les courges...

La fin de l’été voit déjà arriver certaines courges sur les étals et le mois d’octobre voit s’élargir l’offre avec d’autres variétés qui viennent prouver pour autant qu’il le faille, la magnificence et la prodigalité de cette saison...

courges

Sous le nom de courge sont regroupées plusieurs espèces botaniques. appartenant au genre cucurbita. Jusqu'au XVIIIe siècle, en France, le terme « courge » a désigné les calebasses, et ce n'est que dans le courant du XIXe siècle qu'il s'est imposé pour désigner nos courges actuelles, c'est-à-dire les potirons et citrouilles.

courges gros plan

En haut à gauche, la butternutou doubeurre, excellente en gratin associée à la pomme de terre à la façon d’un gratin dauphinois, ou ajoutée dans une soupe de légumes à laquelle elle va apporter un moelleux et un goût incomparable, au centre le potimarron  au goût subtil de châtaigne que j’aime en velouté, rehaussé d’une touche de crème, en bas à droite le pâtisson ou artichaut de Jérusalem, un délice farci après une pré-cuisson entier à la vapeur, de sa propre chair associée à une brunoise de  champignons et de carottes,  revenue doucement , légèrement crémée, reversée dans le pâtisson soigneusement évidé et mis à gratiner avec un peu de gruyère. Au dessus du pâtisson, le patidou que je connais moins mais que je ne vais pas manquer de goûter et enfin cette citrouille plissée et verruqueuse à souhait avec cette couleur vert-bleu est une variété italienne la buen gusto de Horno, une découverte de mon dernier marché dont  la chair est orange vif, bonne crue râpée, cuite sous toutes les formes.

nature morte aux courges

Quelques bogues encore vertes de châtaignes sont venues apporter une touche de vert tendre qui fait le lien avec les pétales des hortensias que j’ai rentrés dans la maison pour profiter de leurs couleurs douces  et surprenantes,  des couleurs tendres alors qu'ils sont en fin de vie...

hortensias d'automne (2)

♥ ♥ ♥

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 août 2009

Le Rouge et le Bleu...

Sur l’invitation de Saph et de Granny, il est vraiment temps que je vous montre enfin du rouge et du bleu...Vous savez , ce jeu qui a circulé tout l’été sur les blogs et qui nous a permis de voir des mosaïques toutes plus jolies les unes que les autres. Du rouge, dans un premier temps, je me suis dit que cela allait être difficile, non que je n’aime pas le rouge, mais, dans ma maison ce n’est pas la couleur qui saute aux yeux... Finalement, j’ai été la première surprise de trouver tous ces éléments qui par ci, par là, rentraient dans le sujet...

Morceaux choisis...

le Rouge

Ma boisson de l’été, une tisane de fruits dont je renforce la couleur rouge en ajoutant un peu d’hibiscus, de petites serviettes à thé chinées, des petits plats en forme de cœur, très agréables à utiliser pour des desserts individuels, un carreau de faïence peint à la main en CE1 par votre servante, l’œuvre complète de Victor Hugo, et les rayures et fleurs d’une serviette éponge achetée cet été ... Pour compléter cette mosaïque, une de mes flûtes Bubbles de Saint-Louis...

flûte bubbles

 

Evidemment pour le bleu, c’était beaucoup plus facile pour moi car comme vous l’aurez compris avec certaines photos prises côté océan, j’aime le bleu et même si ce n’est pas la couleur dominante de la décoration de la maison , j’ai forcément du bleu, il a même fallu faire un choix... Le voici...

le Bleu

Une poterie italienne achetée à Florence, le bleu grisé du fond d’une peinture à l’huile de ma belle-mère et son cadre dans un ton un peu plus soutenu, un torchon  à verres en lin , quelques uns des nombreux plats de potiers que j’affectionne, le merveilleux service de Gien “Outremer”, qui hélas n'est plus fabriqué, et trois petits objets chers à mon cœur qui se trouvent dans ma salle de bain... Et enfin j’ai souvent utilisé un lavis bleu très doux en association avec le sépia pour encadrer des eaux fortes, ici un aperçu d’un triptyque de petites gravures XIXème que j’aime particulièrement...

lavis et biseau bleu sur sanguine

♥ ♥ ♥

15 juillet 2009

La "Chapelle"...

Il suffit de cheminer un peu au fond du jardin de la Petite Bastide, oh, très peu, quelques mètres et quelques marches pour trouver une chambre annexe nommée la “Chapelle”...

la chapelle

Vous me suivez ?  Entrez avec moi...

DSC01236 

Chapelet, console angelot, bénitier... pas de doute l’endroit porte bien son nom...On doit y dormir d’un sommeil paisible...

Tenez, là... avez-vous entendu le bruissement des ailes des anges ?

la chapelle détails

 

 

Tout à côté , un chemin bordé de vignes et tôt le matin on peut y faire de surprenantes rencontres...

le chemin des vignes

* * *

14 avril 2009

Fascinantes fougères...

Dans mon jardin, les fougères sont reines et si elles se font discrètes au point de se faire oublier l’hiver, j’aime beaucoup observer leur évolution au printemps lorsqu’elles sortent de leur sommeil et déroulent leurs crosses mystérieuses...

fougères

fougères détails

Il y a aussi celle ci toute de velours vêtue lorsqu’elle sort de la terre avant de  déployer  des feuilles  lisses et vertes ...

 

 

fougères 3

* * * * *

5 mars 2009

La pluie, avant qu'elle tombe...(Voyages immobiles 5)

la_pluie__avant_qu_elle_tombeRosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante: y a-t-il une logique qui préside à ces existences ?

 

Ce roman est l'histoire d'une blessure transmise de mère en fille sur trois générations, la narratrice dévoile l'envers des sourires affichés sur les photos et se révèlent ainsi pour celle qui écoute les cassettes, et donc pour le lecteur, des secrets de famille sous forme de scènes inattendues: un chien qui s'échappe à toute allure ce qui aura des conséquences dramatiques, deux femmes amoureuses au bord d'un lac d'Auvergne, chérissant une petite fille qui n'est pas la leur: un défi cher payé à la morale bien-pensante. L'auteur montre la façon irrationnelle et inévitable dont parfois s'organisent les histoires de famille, et à la fin on se demande avec Gil, qui a écouté l'histoire avec ses filles, pourquoi tant de chagrins, de malentendus, de sentiments contradictoires, de conflits...Y a-t-il un sens à tout cela ? Le destin n'est-il qu'une chimère comme la pluie , avant qu'elle tombe ? Une formidable écriture qui vous met dans la position de celle qui écoute les cassettes et la gorge un peu serrée vous donne envie d'en savoir plus et vous laisse à la fin du livre un peu groggy mais fascinée par ces destins de femmes...

 

 

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22 janvier 2009

La Porte des Enfers... (Voyages immobiles 1)

C'est ma grande qui m'a parlé de ce livre il y a plusieurs mois , même si elle ne l'avait pas encore lu, autour d'elle les commentaires étaient élogieux et on la pressait de le lire...

la_porte_des_enfers

 

A Naples, un petit garçon de six ans, Filippo,est tué par une balle perdue lors d'un règlement de compte entre mafiosis. Ses parents, Matteo et Giuliana perdent toute raison de vivre. Avant de disparaître, sa femme adresse une requête terrible à Mattéo: " Rends-moi mon fils ou si tu ne peux pas, donne-moi au moins celui qui l'a tué ". Alors commence la quête de Mattéo qui, incapable de tuer l'assassin de son fils, fera connaissance une énième nuit d'errance avec des personnages inoubliables qui vont l'initier et lui permettre de descendre aux enfers chercher son fils...

J'ai eu un peu de mal à rentrer dans ce livre, mais comme il est écrit d'une façon magnifique, j'ai persisté et à un moment donné sans que je réalise quand s'était produit le déclic, je me suis rendue compte que j'étais fascinée, prise au piège de cette histoire envoûtante, poignante sur le deuil, l'impuissance des hommes face au deuil. C'est un conte puissant, une variation sur le mythe d'Orphée, et malgré la vision déroutante, dérangeante de L. Gaudé sur l'Au-Delà, j'y ai lu aussi une bouleversante histoire d'amour...

 

22 juin 2012

Curiosité...

D’étranges visiteurs sont arrivés au fond de notre jardin...

clathre grillagé 1

 Un œuf ? mais de quelle espèce ?

Après “l’éclosion”, regardez, c’est surprenant...

 les clathres

Il s’agit d’un champignon CLATHRUS RUBER: le clathre rouge ou clathre grillagé, surnommé encore cœur de sorcière ou lanterne du diable ! Lorsque l’œuf éclot, une lanterne grillagée aux mailles  polygonales irrégulières se déploie, ses lanières sont spongieuses, molles, fragiles et couvertes d’une substance visqueuse verdâtre bourrée de spores qui dégage une odeur pestilentielle attirant les mouches  qui vont assurer la diffusion des spores... On trouve cet étonnant champignon dans le sud de la France, en Corse  et sur le littoral atlantique plus particulièrement du printemps à l’automne... Bien que sa toxicité ne soit pas démontrée,  vous ne serez pas étonnés d’apprendre que ce champignon est délaissé par les cueilleurs !!! Si dans l’absolu , c’est une petite merveille de la nature, je puis vous assurer que de près, cet espèce d’extra-terrestre est parfaitement déplaisant en raison de l’aspect de ses lanières et de son odeur catastrophique...Il ne manquerait plus que le jardin en soit envahi, je les ai éliminés sans pitié !!!

♥ ♥ ♥

Tant qu’à être envahie , je préfère ces envahisseurs-là...

 

Fraises des bois

Un coin du jardin derrière la grange est colonisé depuis l’an dernier par des fraisiers des bois qui se sont installés si bien que tous les deux ou trois jours selon le temps,  j’en ramasse une coupe pleine...

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♥ ♥ ♥

Je vous donne rendez-vous lundi pour vous montrer quelques chines...

♥ ♥ ♥

28 janvier 2012

Les petits chats sont devenus grands ...

Il y a 9 mois que ma princesse maine-coon a donné naissance à 5 chatons ! Nous en avons gardé trois...

Pendant le mois de janvier, parce qu’elle est en stage à Bordeaux, la demoiselle de Poitiers a  laissé en pension à la maison sa minette, Gabriella plus souvent appelée Gaby.

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La “petite” de la portée a conservé ses gracieuses proportions  et son côté vif-argent , ce qui m’a valu quelques sueurs froides lorsque s’étant faufilée dans la machine à laver sans que je m’en rende compte, j’ai lancé le cycle de lavage... heureusement , je n’ai pas quitté la pièce et elle n’a pas eu le temps d’avoir trop peur... Je crois que c’est moi la plus traumatisée de l’histoire !

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Avec son frère Gatsby (à gauche et ci-dessous), plus de 5 kg à presque 9 mois, pourtant c’est elle la petite, presque 2 kg de moins, qui domine dans les simulacres de bagarre ! Lui est un grand tendre, avide de câlins, le plus grand mais le plus poltron aussi !

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Et puis voici la douce et câline Gaëline, mais ne pas se fier aux apparences , c’est elle la plus dominante !

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Evidemment , ils sont toujours intéressés par ce que je fais, ce n’est pas toujours commode de coudre ou de préparer la soupe avec ces loustics à côté de moi, enfin à côté ... façon de parler  !

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Ils commencent à comprendre que vraiment je ne peux pas cuisiner avec eux, malgré leur bonne volonté de me donner un coup de main, enfin de patte...

Pour l’heure sacrée de la sieste, chacun pour soi (je m’étais imaginé qu’ils dormiraient tous ensemble, que nenni ...),  l’une tente de faire du camouflage...

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l’autre s’installe sur le palier de repos, position hautement stratégique  d’où l’on domine la situation et supervise les allées et venues de la maisonnée, l’endroit favori de leur mère...

 

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tandis que le mâle de la tribu préfère sa cachette sous l’escalier dans le vestiaire, derrière un rideau...

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Et Elfie ? eh bien de temps en temps, la princesse en a ras le bol de ces petits devenus bien encombrants avec qui elle doit partager territoire, gamelle et caresses ! Voyez donc comme elle est sérieuse, presque sévère,  soucieuse peut-être ? Dur, dur d’être mère de famille !!!

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♥ ♥ ♥

Je vous laisse en compagnie de mes chats le temps d'une escapade, Merci pour tous vos commentaires sur le post précédent, la balade vous a plu, nous recommencerons, c'est promis ...

♥ ♥ ♥

15 mars 2010

Histoire de salamandre...

Quand on pense vieux poêles en fonte, une marque vient tout ce suite à l’esprit celle de son créateur , Godin, qui le breveta en 1840.  Dans notre maison, seule la cheminée principale dans le salon est en service et les quatre autres ont été condamnées. Aussi lorsque nous sommes tombés sur un poêle émaillé de petite taille dans mon dépôt-vente favori,  nous n’avons pas hésité longtemps et l’avons immédiatement imaginé dans   l’une de nos cheminées...

poêle en situation 

Il nous a été vendu pour une salamandre. Et c’est ainsi que mes beaux-parents l’ont spontanément appelé en le voyant. Or, en faisant des recherches, j’ai appris que la salamandre  a été inventée par un certain Marie E.P. Chaboche en 1883. C’était un poêle révolutionnaire, car il pouvait être déplacé d’une pièce à l’autre sans être éteint, très économique,  car  il ne nécessitait qu’un chargement  de coke toutes les douze heures. Fabriqué entre 1883 et 1953 , ce fut  un tel succès que la signification du mot salamandre en tant que cheminée roulante à feu continu est retenu en premier sens, avant le reptile à longue queue et sans écailles, par l’encyclopédie universelle du XXème siècle de A. Mézières et jusqu’en 2004 le petit Larousse définit la salamandre comme la marque de fabrique d’un poêle mobile à combustion lente.

L’emblème de la marque Chaboche était bien sûr une salamandre, animal depuis toujours associé au feu et à sa maîtrise.

salamandre Chaboche

Lorsque le brevet de la salamandre est tombé dans le domaine public en 1903, de nombreux fabricants se sont lancés dans la fabrication de modèles concurrents fonctionnant sur les mêmes principes.  Entre autres, Godin,  le plus important  et Gallia...

poêle gallia détails pf

Si vous êtes intéressés par l’historique complet des salamandres, vous pouvez consulter le site très documenté d’un arrière  petit-fils de M. Chaboche qui répertorie aussi des poêles en vente dans toute la France :

http://pagesperso-orange.fr/arnauld.divry/CHABOCHE.htm

Depuis peu, un miroir ancien avec une glace au mercure, cadeau somptueux d’une amie très chère est venu enrichir le dessus de la cheminée...Il illumine cet angle de pièce de son éclat très doux et agrandit l’espace en reflétant l’enfilade des pièces...

miroir ancien MC Jolie bobine grise offerte par Delphine la chineuse de Gaillac, princesse Elfie aux aguets, petite composition autour d’une “rose” de cèdre, mini nichoir au cœur de la plante verte  et détail de la baguette du miroir...

la cheminée du petit salon

Un amaryllis blanc a pris le relais du bicolore, planté en même temps, je désespérais de le voir s’épanouir, et puis enfin il s’est mis à rattraper son retard pour m’offrir des fleurs comme des soucoupes alors que le bulbe au départ était de bien plus petit calibre que le bicolore...

amaryllis blanc II

J’en profite pour vous dire combien vos visites et  vos commentaires  me font un immense plaisir

♥ ♥ MERCI ♥ ♥

18 mars 2010

Concerto à la mémoire d'un ange ....(Voyages immobiles 12)

 

J’ai lu ce matin

concerto à la mémoire d'un ange

Quatre nouvelles avec des personnages    très différents qui semblent n’avoir aucun rapport entre eux. Et pourtant quatre histoires liées par la question qui les sous-tend: sommes-nous libres ? Subissons-nous notre destin? Pouvons-nous changer ?

Mon mari me l’avait amené hier ou avant-hier et par le plus grand des hasards, cette universelle question, qui divise les philosophes depuis toujours, résonnait  fortement en moi pour des raisons personnelles...

  J’ai beaucoup aimé trois de ces nouvelles:

“Le retour”, très beau portrait d’un marin, homme simple qui à la faveur d’un télégramme annonçant une mauvaise nouvelle familiale, prend conscience du père et du mari qu’il est, se rend compte qu’il est passé à côté des vrais sentiments et qui en se mettant à réfléchir, saisit sa chance de rédemption, et c’est un autre homme qui débarque à terre...

“Concerto à la mémoire d’un ange” qui donne son titre au livre, est une histoire de rédemption et de damnation de deux hommes au sein de laquelle, une scène de vie précise  venait aussi faire écho à mes préoccupations du moment... Une très belle histoire, un concentré d’humanité dans ce qu’il a de pire et de meilleur...

“Un amour à l’Elysée”, un très beau portrait de femme qui saura transcender les sentiments contradictoires qui l’agitent  et n’en retenir que le meilleur...

La première nouvelle,”L’empoisonneuse”, bien qu’étant un portrait bien croqué à la fois d’une femme qui jadis a fait la une des journaux, et d’un petit village avec ses mesquineries et ses commérages, m’a laissée indifférente...

J’ai apprécié,  à la suite des nouvelles, le journal d’écriture tenu par l’auteur. Il y  parle notamment de la nouvelle  en tant que genre littéraire, genre que j’ai toujours beaucoup aimé, de la façon dont ses livres sont accueillis à l’étranger, de la façon dont naissent ses histoires....

Vous laisserez-vous tenter ?

24 mars 2009

On s'embrasse pas ?...(Voyages immobiles 7)

on_s_embrasse_pasAprès quinze années d'errance à travers le monde, Bernard, la quarantaine désenchantée, revient échouer dans ce qui lui reste de famille. A la manière d'un ange noir, il va méthodiquement défaire la vie tranquille de tous ceux qu'il retrouve...

Bernard à la lecture de ce résumé n'est pas de ces héros avec lesquels on se sent immédiatement en empathie, il n'a rien fait de sa vie, il va mal et il ne supporte pas d'aller mal seul, il a voulu renier ses racines et pourtant c'est vers elles qu'il est, inexplicablement pour lui, attiré...

A ma propre surprise, je suis pourtant rentrée facilement dans cette histoire qui bénéficie d'une écriture enlevée, d'un style très décalé avec beaucoup d'humour noir, un peu méchant parfois, de trouvailles d'expression formidables...Le cynisme décapant interroge nos valeurs, les démolit éventuellement sans proposer quoi que ce soit en remplacement... En fermant le livre, je me suis interrogée sur l'auteur en me demandant ce qu'il avait pu vivre pour écrire de la sorte et j'ai trouvé une interwiew où il explique que la relation mère-fils de son bouquin est à l'inverse de ce qu'il connait avec sa mère... Magie de l'imagination de l'écrivain...

fleurs_des_bas_c_t_sfleurs_d_tails

* * * * *

17 mars 2009

Dîner entre amis...

J'ai hésité à vous faire languir un peu pour voir ma cagette transformée, mais comme j'avais dit lundi et que je tiens mes promesses, je vous montre seulement aujourd'hui quelques photos de ma soirée de samedi...

Nappe violine, assiettes en verre, verres blanc et gris, toujours mes serviettes petites marquises et pour changer, en centre de table, une nature morte autour d'une pensée en porcelaine aux feuilles et à la tige en métal patiné, deux petits lumignons dans les couleurs de ma table, une passoire à thé en argent et un verre syrien mauve...

ma_table

Pour l'apéritif, un velouté de potimarron vert, des roulades de saumon fumé au chèvre anisé, des saint-jacques fraiches au vinaigre balsamiques, et une chantilly de chèvre frais avec des chips de betteraves*, le tout arrosé d'un Jurançon vendanges tardives bio

ap_ritif

ensuite une Lotte à ma façon (zeste de citron,tomates confites, olives noires, persillade et huile d'olive)avec  du riz blanc, servie avec un Rosé de Provence bio lui aussi...

En dessert, Jus de fruit en gelée, petit coulis aux trois agrumes et Madeleines au potimarron, orange et gingembre*

dessert

Mes invités sont arrivés, l'une avec une très belle serviette de toilette ancienne frangée et monogrammée, les autres avec un bouquet ...rose et gris : des tulipes, roses et lys roses dans un vase gris, même le papier du fleuriste était gris !

serviette_et_fleurs

les recettes suivies d'un * se trouvent dans le dernier numéro de Côté Ouest

 

31 décembre 2009

Pour Marie-Floraline...

DSC04036

Marie-Floraline souhaitait dans son  deux centième post que nous lui parlions de la figure féminine qui a marqué notre enfance, grand-mère, mère, nounou...etc

Une seule figure féminine a dominé toute mon enfance et mon adolescence, celle passionnément aimée de Maman...

zoom sur maman

Lorsque j’ai pris des cours d’encadrement, j’ai travaillé sur cette photo qui est une des rares que je possède de Maman à l’époque de ma petite enfance...La photo elle-même a été retravaillée par une photographe professionnelle afin de l’isoler du contexte dans lequel elle se trouvait, un repas de mariage... Je devais avoir quatre ou cinq ans , je ne sais pas... Je n’ai aucun souvenir de cet évènement si ce n’est la certitude d’avoir porté une robe bleu Roy, certitude qui s’est imposée à moi avec force en retrouvant l’original de la photo... Etonnants cheminements de la mémoire...

(La photo est entre deux  verres juste entourés d’une fine bande de papier fait main de couleur sépia comme la photo, posés sur une hausse en carton habillée du même papier, hausse elle même posée sur un second entre-deux-verres serti d’une baguette en chêne naturel )

biarritz1938

Sur cette photo-ci prise en 1938, Maman avait 23 ans, elle était en voyage de noces à Biarritz...Elle était passionnément amoureuse de mon père et a su me parler de l’amour d’une façon extraordinaire dont j’ai toujours pensé qu’elle m’avait permis à mon tour de fonder le couple qui est le mien...

Dernière d’une fratrie de six enfants, arrivée longtemps après mes aînés, j’ai grandi seule avec elle, car mon père est décédé alors que j’étais bébé... Nous avions une relation exclusive, j’ai très peu de souvenirs d’enfance qui ne lui soient associés, elle était là pour moi tout le temps, toute sa vie tournant autour de la mienne...Elle s’est éteinte à l’aube de ses 80 ans , il y a déjà quatorze ans... 

21 septembre 2009

Sauvetage d'un petit carnet...

* Passer à proximité d’un dépôt-vente et ne surtout pas résister à l’envie d’y rentrer, j’y ai déjà trouvé de jolies choses...

* Aviser un drôle de petit carnet, esseulé sur une étagère, attendant celui ou celle qui saura lui trouver un intérêt, non qu’il soit très abimé, mais quand même, il est terriblement terni, les couvertures ne tiennent plus qu’à un fil, les pages de garde sont en partie déchirées...

* L’acheter un tout petit prix et le ramener à la maison pour le ... soigner !

album ancien

* Lui faire cadeau d’un très beau papier fait à la main pour réparer l’intérieur des couvertures et la page de garde, passer un peu de cirage pour recolorer la reliure, sans toutefois lui enlever toutes les traces d’usure, la lustrer doucement et redorer au pinceau fin les lettres embossées sur la couverture juste assez  pour faire ressortir la finesse des lettres du mot Album  , sans tomber dans le clinquant...

* Le poser sur le bord du vieil évier, prêt à recueillir idées, citations ou tout ce qui nécessiterait d’être consigné pour ne pas être oublié...

album ancien sur vieil évier

* S'étonner que ce carnet, car il a tout du carnet avec ses trois livrets intérieurs cousus, alors même qu’il porte des traces d’usure, donc de manipulation, soit vierge à l’intérieur... les cahiers intérieurs auraient-ils été changé ?  Je peux juste l’imaginer...

* * * * *

25 janvier 2013

2013...

Il est encore temps de vous souhaiter le meilleur pour 2013 !

Que cette année nouvelle soit douce et légère, qu’elle vous garde en bonne santé et que chaque jour vous puissiez savourer un petit confetti de bonheur et à la fin de l’année, vous dire que " c’était une belle année" ! Que vous puissiez ne pas perdre de vue vos rêves et  garder votre cœur d’enfant  ...

DSC03614

Après un premier envoi de belles photos des Pyrénées, un très vieux livre de musique  et des roues chiffrées chinés, du masking tape, des cartes et enveloppes de toutes les couleurs m’ont servi cette année à préparer mes cartes de vœux. J’aime cette tradition en perdition et j’y passe quelques heures avec bonheur... Puisque mes plumes de papier vous avaient bien plu, c’est donc une plume de papier, à chaque fois différente,  qui a été la messagère de mes vœux ...

2013

La date anniversaire de ce blog est passée mais comment ne pas  vous remercier d’être là derrière votre écran à me lire depuis ...4 ans ! Je n’en reviens pas moi-même quand je pense au moment où j’ai créé ce blog, sans imaginer tout ce qu’il allait m’apporter.

Quatre ans de ballades entre campagne, mer et montagne pour vous montrer des coins aimés ou partager avec vous mes découvertes...

Quatre ans de créations diverses,  grâce à la stimulante créativité  et au vivier d’idées de  la blogosphère...

Quatre ans de trouvailles chinées  montrées, restaurées, racontées, mises en scène...

Quatre ans de lectures aimées et partagées avec vous, qui êtes de plus en plus nombreux à me suivre dans mes voyages immobiles, à échanger avec moi , ce qui me fait un immense plaisir...

Quatre ans de liens tissés doucement, bien réels, de vraies belles amitiés pour certains qui n’auraient jamais existé sans cette aventure fabuleuse. Je n’aime pas les chiffres et les statistiques mais devant certains je reste émerveillée comme au tout début devant la diversité géographique de mes lecteurs, issus de 112 pays ! devant le nombre de mes abonnés qui s’accroit régulièrement même lorsque je ne publie pas  ! 

♥ ♥ ♥ Merci à vous pour ces quatre ans partagés ♥ ♥ ♥

je vous emmène avec moi pour une cinquième année que j’espère riche, passionnée  et féconde...

fleurs

J’avais envie de changement, de clarté, d’espace ...Je m’étais surtout rendu compte et cela me chagrinait,  que le fond gris de mon blog apparaissait sous des nuances que je n’aimais pas du tout selon les ordinateurs  !

Par ailleurs pour alléger les lieux, j’ai regroupé tous mes liens sur un blog dédié, j’en ai rajouté plusieurs que je suivais par Netvibes mais que j’avais oublié  de mettre ici, j’ai aussi supprimé tous ceux qui n’existent plus... Vous y accèderez par la colonne de droite D'un clic à l'autre

♥ ♥ ♥

Un très grand merci à tous ceux qui se sont manifestés par un petit mot avec tact et délicatesse à l'occasion du décès de mon beau-père, merci aussi à toutes celles qui ont osé m'envoyer leurs voeux, j'ai reçu les uns et les autres avec plaisir et émotion...

6 décembre 2010

Les merveilles de Brigitte (4) ...

Aujourd’hui ce que je veux vous montrer s’apparente à la dentelle seul le support change, du textile, on passe au papier...

Au détour d’un stand spécialisé, on trouve , la plupart du temps à prix d’or parce qu’un liseré de dentelle de papier les borde, ces images témoins d’une piété  parfois naïve et d’une foi solidement ancrée. Aujourd’hui elles ont quasiment complètement disparu de la pratique et les communions ne s’accompagnent plus que rarement de  ces images que l’on offrait à la famille et aux personnes que l’on voulait honorer... On en trouve des toutes simples dans les missels anciens, où elles doublent l’épaisseur du livre , fragiles souvenirs d’un évènement autant intime que familial ou simple support de prières ...

Regardez cette collection merveilleuse, personnellement, je n’avais jamais vu d’aussi belles images avant de découvrir celles-ci... (clic sur les photos pour agrandir)

edit de 11h: Grâce à une de mes lectrices, j'ai appris que ces images se nomment des dentelles pour les différencier des images pieuses ordinaires, elles étaient faites de façon mécanique au XIXe siècle et on peut voir sur celle de Pie IX, plus bas la signature d'un des éditeurs célébres Letaille, Paris. Lorsque ces dentelles étaient entièrement faites à la main , par des religieuses à l'aide d'un canif , elles portent le nom de canivets ... Merci Myette !

image de communion 1 

Une première série d’images de communion...Celle-ci est imprimée sur une base découpée, admirez la finesse des motifs !

image de communion 2 

Sur un fond richement travaillé, celle-ci ajoute à quelques détails imprimés et colorés, un travail du papier en superposition et pliage qui vient reproduire en volume  la robe de la communiante...

image de communion 3 

Même esprit pour celle-là avec un travail de gaufrage étonnant...

image de communion 5 

 

Celle-ci se tient debout en déployant la partie avant de l’image qui lui sert alors de soutien avec ses anges à chaque angle... derrière la partie “dentelle” un papier de couleur a été placé pour imiter les vitraux...

images pieuses vierges polychromes 

Une série de vierges aux douces couleurs,  je les ai zoomées afin de mieux voir la finesse de l’impression et des couleurs...

têtes de vierge détails

Enfin une  série en noir et blanc aux sujets variés, toujours religieux... Je suis émerveillée par la richesse des fonds, véritable dentelle de papier gaufré et la délicatesse d’impression des visages, des vêtements...

image pieuse 1

image pieuse 2 

image pieuse 3 

Pour clore cette série de cartes religieuses, une image à l’effigie de Pie IX (pape de 1846 à 1878 )Pie IX 

Enfin, dans la boite où Brigitte range ces fragiles images, il y avait aussi quelques cartes profanes délicieuses mais non moins fragiles , puisque cassantes comme du verre, des cartes en rhodoïd peintes à la main, des cartes de fête délicieusement surannées...

cartes en rhodoïd

♥ ♥ ♥ 

9 novembre 2010

En rose et gris...

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Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer ce tableau...

La Princesse Elfie a eu vite fait de repérer la peau d’agneau de Mongolie chinée en octobre et l’ a trouvée d’un confort inégalable...

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en plus de mettre sa fourrure en valeur et de prouver à Monsieur Rose & Gris, si besoin était, que sa robe à elle  ne pouvait être d’une autre couleur que la sienne...

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en parfaite harmonie avec le blog de madame...

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26 octobre 2010

Deux livres en partage...non, trois...(Voyages immobiles 16)

toujours avec toi couverture

Deux ans après la mort de son mari, Inga, photographe renommée,  se retire dans la maison de campagne familiale sur une île de Suède.  Dans un carton , elle trouve une lettre adressée en 1916 à sa grand-mère Rakel, qu'elle n'a pas connue, morte quelques jours avant sa naissance, par une missionnaire en Afrique. Cette lettre évoque un événement dont elle n'a jamais entendu parler. « Que personne ne s'avise de juger nos actes. Quelqu'un prétendrait-il que nous nous sommes substituées à Dieu ? Que nous avons usurpé le droit de condamner morts et vivants ?...Je ne regrette rien, et vous ne le devez pas non plus. »

Pressentant que chercher à savoir de quoi parle cette lettre pourrait l'aider à se reconstruire, Inga va peu à peu reconstituer l'histoire et aller au devant d'un secret familial bien gardé.

A la voix d'Inga, se superpose celle de sa grand-mère Rakel, quelques cinquante ans auparavant alors qu'elle se sait condamnée par une leucémie, qui se remémore ce qui s'est passé en 1916...

Un roman magnifique sur l'amour, le deuil, l'amitié, la mémoire, la réconciliation... des personnages profondément humains et attachants, envers qui j'ai éprouvé immédiatement de l'empathie, de très beaux portraits de femmes et d’hommes amoureux...Une écriture sans pathos, précise, très agréable ... Un vrai coup de cœur que je tenais à partager avec vous, un roman à lire absolument...

Merci Françoise, c'est grâce à toi que j'ai lu ce livre...

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le piano désaccordé

Celui-ci, dévoré un soir m’a empêchée de m’endormir de suite tant sa lecture m’a bouleversée. Un court roman généreux, tendre , un hymne à la vie et un cri d’amour magnifique d’une fille à sa mère.

Elodie a vingt ans , elle est insouciante comme sa mère, 48 ans, pianiste réputée pour son talent et sa fantaisie. La maladie d’Alzheimer va faire une entrée grimaçante dans leur existence. Mais Elodie n’a pas dit son dernier mot...

“Je suis bouleversée, mais j’ai une certitude lumineuse et sauvage. Cette maladie est inacceptable, je la méprise de toutes mes forces et je la narguerai avec des armes qu’elle ne connait pas. Je lui balancerai des torpilles d’amour, des rafales d’imagination et des milliers de pétards bourrés de bonheur”

Il faut lire ce petit bijou dont les protagonistes, Elodie, mais aussi Rosita, dame de compagnie cap-verdienne toute en générosité et humanité, et Boris , le chef d’orchestre qui n’a jamais su dire je t'aime, réinventent au jour le jour la partition du bonheur...

(Et j’ai repensé aussitôt à ce petit, tout petit livre sur le même thème de la maladie d’Alzheimer, effrayante maladie qui touche des gens de plus en plus jeunes, lu il y a plus de dix ans, celui  de Christian Bobin “La présence pure” où il raconte ses visites à son père atteint de cette maladie dans une maison de long séjour, et où avec une immense tendresse et toute la poésie qui le caractérise, il observe les malades et leur restitue toute leur humanité... un très beau livre aussi . Différent... Il ne se révolte pas contre l’inéluctable et se contente d’aimer son père   dans son essence même ce que traduit parfaitement le titre du livre. C’est beau, très accessible, plein de poésie, apaisant, enrichissant... A lire aussi évidemment!)

 

♥ ♥ ♥ ♥ ♥

19 février 2010

Petites pochettes en série...

Peu avant Noël, exaspérée de retrouver certains papiers en vrac dans mon sac et de chercher mon téléphone en vain pour décrocher à temps,  ce sac  que j’adore, un seau de belle profondeur violet  avec quelques années de bons et loyaux services à son actif, étant beaucoup trop profond pour être vraiment fonctionnel, j’avais décidé de faire un étui à portable et une pochette qui viendrait compléter celles que j’avais déjà et qui visiblement ne suffisaient plus à contenir mon petit bazar...

pochettes cath

Depuis de nombreuses années je ne mettais plus une veste-chemise en peau  mauve, mais je l’avais gardée en me disant que j’en ferais bien quelque chose un jour et bien ce jour était arrivé et séance tenante y tailler quelques bricoles utiles devenait une urgence absolue. J’ai donc cousu une pochette et un porte téléphone discrètement suspendu à l’anse du sac par une cordelière de lin. Je viens de leur adjoindre un porte-chéquier, le mien était tellement usé que j’ai eu honte de ne pas m’en être rendue compte plus tôt !  Le tout doublé dans le seul tissu à peu près assorti que j’ai trouvé dans ma réserve... le reste d’une robe de ma cadette ...   

Et sur la lancée, j’ai continué à tailler dans ma chemise, d’autant plus qu’à Bordeaux en janvier, j’avais choisi des liberty bien assortis... Je n’avais pas d’aiguille spéciale cuir, j’ai utilisé une aiguille pour jean...La seule difficulté résidait dans le fait de ne  rien pouvoir épingler ... je me suis aidée de scotch  pour le porte chéquier !

pochettes Nanie pf

Pochette, petit porte-carte et étui à mouchoir...

pochette 2 papillons

Trousse avec poche intérieure, étui à mouchoirs et à portable...

pochette monogramme G

Pochette, trousse, étui à mouchoirs et tout petit porte-monnaie avec les  toutes dernières chutes utilisables de peau...

Et voilà quelques cadeaux d’avance... et une reconversion réussie pour ma chemise!

MERCI pour vos commentaires que j'ai lu avec un immense plaisir  et un merci tout particulier à celles qui m’ont donné leur recette pour restaurer la paille de mon prie-dieu ici et par mail...

♥ ♥ ♥

7 septembre 2009

Bibliothèque...

Des mosaïques de toutes les couleurs ont enchanté la blogosphère presque tout l’été, Muriel  de "Poudre de riz" a eu l’idée de choisir un thème pour chacun des blogs à qui elle propose de jouer... Pour moi, BIBLIOTHEQUE...

bibliothèque

Pendant toute mon enfance et mon adolescence, Maman acheta des livres reliés en cuir chez des éditeurs d’art me constituant ainsi à défaut de trousseau classique, un trousseau intellectuel qui lui tenait beaucoup à cœur... je n’ai jamais eu mon mot à dire quant au choix des titres de ces ouvrages, j’étais bien trop jeune  au départ pour mettre mon grain de sel... et j’avais en grandissant  interdiction de lire certains d’entre eux jugés sans doute trop licencieux... c’est ainsi que je dus attendre d’avoir quinze ans révolus pour enfin lire Alexandre Dumas et que lorsque j’aurais enfin eu le droit de lire Les histoires d’amour de l’histoire de France, je n'en avais plus envie depuis belle lurette...et je ne les ai jamais lues !  Ces livres font partie de ma vie, j’ai grandi avec et ils ont toujours été dans le paysage,  je suis passée de l’admiration de l’enfant, à l’indifférence respectueuse, puis à la considération affectueuse que l’on a pour des objets qui vous accompagnent depuis longtemps et véhiculent un cortège de souvenirs...

livres éditions d'art pf

Au deuxième étage, j'ai installé des rayonnages pour tous les livres d’enfants, ados,  cuisine (il y en a aussi à la cuisine !), bricolage, jardinage, encadrement...avec un oreiller XXL rempli de billes de polystyrène et teint maison,  confortable à souhait pour s'installer

bibliothèque du dortoir

Finalement les seuls livres que je n’ai pas à la maison , ce sont les innombrables romans que je lis à longueur d’année, mais que j’ai renoncé à acheter et à stocker depuis longtemps, pour la simple raison que je déteste relire...et que sinon nous serions envahis...

Depuis quelques années, lorsque j’en ai l’occasion, j’aime acheter des livres anciens, livres de cuisine, d’éducation des enfants ou de savoir vivre qui recèlent des choses savoureusement décalées et cocasses parfois...Ceux-là se posent un peu partout dans la maison selon l'inspiration...

vieux livres sur le guéridon à l'entrée

 

livres anciens pf

La Famille Fenouillard a été sauvée de la décharge par mon mari ainsi qu’un autre livre”L’homme à l’oreille cassée” que j’ ai oublié ici...

Depuis mon adolescence, me suivent les Sonates de Beethoven en deux volumes, de deux éditions différentes, l’une de 1915 et l’autre sans doute un peu postérieure puisqu’annotée à la main à l’intérieur “été 1921”, le hasard a voulu qu’elles se complètent et qu’ainsi j’ai les trente deux sonates au complet...

sonates de Beethoven

Enfin je collectionne les vieux missels... j’aime leur patine, témoin  d’un temps où la piété s’accompagnait de ces petits livres indispensables, offerts à la première communion parfois et compagnons de toute une vie...

missels

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18 avril 2009

Une vieille ferme orléanaise...

Dans le numéro de mars de Maison et Travaux, j’ai beaucoup aimé un reportage sur une vieille ferme du XVI ème siècle réhabilitée avec goût et dotée d’un jardin magnifique qui ouvre ses portes au public à la belle saison , d’une pépinière ouverte toute l’année ainsi que d’une boutique avec une sélection d’objets déco style campagne... Le reportage porte surtout sur l’aménagement intérieur de la maison, je vous laisse découvrir quelques pages...

reportage maison et travaux reportage maison et travaux 2

 

reportage maison et travaux 3 reportage maison et travaux 4

 

reportage maison et travaux 5 reportage maison et travaux 6

 

Une ambiance chaleureuse au décor simple et raffiné, mélange de brocante et de contemporain, tout ce que j’aime, qui respire le bonheur de vivre.

Pour ceux qui habitent dans la région d’Orléans :

*** Les Jardins de Roquelin ***

 

www.lesjardinsderoquelin.com

23 avril 2009

Lustres...

Avez-vous remarqué, quand on repeint un plafond et qu’il y a un petit défaut, on a l’impression qu’on ne va voir que cela...ce qui est faux, au quotidien on ne lève pas suffisamment les yeux et d’ailleurs on en oublie aussi ce qui habille une pièce tout autant qu’un meuble: les luminaires...

C’est Elvézia qui a eu cette jolie idée, photographier les lustres de la maison ...

lustre A-L

Celui-ci  appartient à ma fille aînée, chiné dans une toute petite brocante, avec ses coupelles et ses gouttes en opaline turquoise , installé dans la chambre d’amis , il en a déterminé la décoration...lin et turquoise !  Une chance pour moi qu’elle n’ait pas pu le placer chez elle...

lustre à bougies

Celui-ci nous accompagne depuis quelques années, dans notre précédente maison, où il n’y avait aucun plafonnier, il était placé au dessus de la table de salle à manger et nombreux ont été les repas pris à la douce lumière des bougies, ce qui confère tout de suite à une soirée une atmosphère un peu magique...

lustre ancien

Celui-ci acheté déjà patiné provient d’une chambre d’hôtes en Provence qui a fermé et vendu mobilier et luminaires...

lustre benoit vieubledCelui-là enfin de l’artiste orléanais Benoit Vieubled en fer forgé et cristal de roche éclaire nos repas et impose sa présence baroque et décalée  en parfaite harmonie avec les poutres centenaires ...

* * *

2 avril 2009

Mon banc...

Il y a un coin dans mon jardin que j’affectionne particulièrement, c’est celui de mon banc. J’en ai rêvé de ce banc, celui-là, pas un autre, pendant longtemps et depuis des années maintenant qu’il occupe un coin de mon jardin, sa vue me procure toujours autant de plaisir...

Vous en aviez aperçu un petit bout dans une de mes mosaïques de printemps, depuis  il a fait sa toilette de printemps avec un passage au nettoyeur haute pression...Car juste à côté de lui il y a le restaurant gastronomique des oiseaux et mon banc, c’est aussi leur banc ! Ils y pépient, ils y attendent leur tour, ils s’y font la cour, ils y cassent la graine...

Alors forcément à la fin de l’hiver, le banc a pris une vêture de fientes et toute velléité de s’y installer pour quiconque d’étranger à la gent ailée est vite découragée...

banc de jardin

Je le vois de ma cuisine et j’adore observer le ballet des mésanges, moineaux, rouge gorge, merles et tourterelles qui se succèdent à un rythme effréné quand la mangeoire est pleine...

Ce n’est pas que je m’y installe souvent, mais j’aime  que ce banc soit là comme une invitation à venir me poser  pour écouter bruire les bambous ou lire...

* * * * *

25 mars 2009

Chaufferette...

Chiné l'an dernier avec ma belle-mère

ce joli objet curviligne gainé de cuir dont la partie supérieure,

en  métal argenté délicatement ouvragé,

coulisse pour donner accès à trois petits paquets

qui semblent remplis de poudre de charbon...

chaufferette

 

 

S'il  semble évident qu'il s'agit d'une chaufferette à mains de poche,

je me demande bien comment on s'en servait...

Qui pourrait me renseigner ?

♥ ♥ ♥

17 septembre 2010

Le verglas d’été...

Jusqu’à hier midi, je n’avais jamais entendu  parler de verglas d’été... Il s’agit d’un phénomène peu connu des automobilistes. Après une période de sécheresse, la route devient grasse avec les dépôts accumulés d’hydrocarbures, de gomme des pneus, de suies d’échappement et la première averse  rend alors la chaussée aussi glissante que s’il y avait du verglas, une vraie patinoire... il faut plusieurs heures de pluie importante pour laver la route et écarter ce danger. La seule parade est d’accentuer les distances de sécurité et de réduire notablement sa vitesse.

******

J’accompagnais la Demoiselle  à Bordeaux en vue de sa rentrée universitaire lundi , il bruinait à peine, la chaussée était à peine humide et dans une côte avec des virages accentués entre Pau et Aire sur l’Adour, zone réputée à risques, j’ai perdu le contrôle de la voiture qui s’est déportée sur la gauche alors qu’une voiture arrivait en face, paniquée j’ai donné un coup de volant vers la droite ... la voiture est partie en tête à queue pour finir renversée sur le bas-côté heurtant au passage un  panneau de signalisation...

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Nous en sommes sorties indemnes, il faut maintenant digérer cette violente frayeur...Un bon cocooning s’impose pour dissiper les tensions de nos corps, qui nous semblent être passés sous un rouleau compresseur, et celles de nos esprits...La voiture(sa voiture !) elle, risque de finir sa vie à la casse...

*****

Elle ne tient qu'à un fil...

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