Canalblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Rose & Gris
Publicité
14 août 2009

Petit repas entre amis...

table bayadère

Soleil couchant sur la table que j’ai préparée pour recevoir des amis... Les couleurs des  rayures de la nappe des  Tissages de Luz et des petits photophores, qui ne seront allumés qu’en fin de soirée tant la lumière de cette belle journée d’été s’étire avec les heures et s’offre à nous avec générosité, répondent aux couleurs du marli de l’assiette...

Au menu, rillettes de saumon  pour l’apéritif, soupe au pistou  de Nicole (enfin mon interprétation de sa soupe, puisque je vous rappelle que je ne l’ai pas vue la préparer !), jambon pata negra et melon, et pour finir tarte à l’abricot...

rooibos et macarons

Enfin un Rooibos vert de Kusmi Tea accompagné de macarons offerts par nos amis, ceux de la maison Adam, dégustés par les convives du mariage de Louis XIV avec l’Infante d’Espagne Marie-Thérèse à Saint-Jean-de-Luz en 1660...bleu bayadère

Publicité
4 mai 2009

Ancienne suspension "Monte-et-baisse"...

Depuis notre emménagement, nous n’avions pas encore trouvé de luminaire

qui s’adapte facilement à la pente du toit  de notre cuisine et ...qui nous plaise.

C'est chose faite dorénavant, car voici ce qui nous attendait

au même stand que celui de la cage et de la boite à conserve ancienne...

Monte-et-baisse 2

En parfait état avec son joli fil d’origine et installée l’après-midi même...

(Je vous entends dire quelle chance d’avoir un mari bricoleur et disponible, non, non, c’est moi qui l’ai fait !)

♥ ♥ ♥

17 juin 2009

La grand-mère de Jade...(Voyages immobiles 9)

En ce moment je suis vraiment très occupée et le temps m’est un peu compté pour terminer divers  ouvrages que je pourrais vous montrer ,en partie au moins, bientôt...

Alors c’est ENCORE d’un livre dont je viens vous parler ...

Vous est-il déjà arrivé en prenant un livre, en regardant sa couverture puis en le retournant et en lisant la quatrième de couverture de savoir immédiatement qu’entre ce livre et vous, allait commencer une histoire d’amour ? que lorsque vous l’aurez commencé, plus rien ne comptera que cette lecture, et que rien ne vous en détournera? Séance tenante, vous vous plongez dans ce livre comme on plonge dans un bain chaud , voluptueusement et en savourant par avance toutes les  sensations à venir....

Eh bien voilà ce qui m’est arrivé avec “La grand-mère de Jade” et ce livre est tellement beau qu’il faut que je vous en parle alors qu’il est tout frais dans ma mémoire et que les personnages m’habitent encore...

la grand-mère de Jade

A la suite d’un malaise, la grand-mère de Jade, Jeanne dite Mamoune, doit être placée dans une maison de repos médicalisée,  et Jade, n’hésite pas une seconde ; elle va enlever sa grand-mère adorée et  l’emmener vivre à Paris avec elle. Finalement cette grand-mère au parfum de rose et de violette, elle la connait peu et  cette cohabitation va leur permettre de se découvrir l’une l’autre...

C’est un roman merveilleux à deux voix, celle de la petite fille , journaliste indépendante, trentenaire célibataire, elle vient de mettre fin à une relation de cinq ans, qui se pose beaucoup de questions sur le sens de la vie, qui a écrit un roman, refusé par les éditeurs et celle de la vieille dame de quatre vingt ans ,  quasiment jamais sortie de son village de montagne, qui va se révéler être une lectrice cachée, fine et érudite lui proposant timidement de la relire”je pourrais bien t’aider, moi” ... Car ce livre parle beaucoup de littérature, du plaisir d’écrire et de celui de lire.... les mots réunissent les deux femmes par delà les années qui les séparent et un dialogue passionnant s’engage entre elles... C’est un livre d’une grande tendresse, un livre qui fait du bien à celui qui le lit, je me suis sentie vibrer avec Jade, j’ai éprouvé les inquiétudes de Jeanne, j’ai ri avec elles deux, j’ai adoré les regarder vivre ... l’épilogue bouleversant m’a laissée chaos, lisez ce livre de toute urgence, c’est un bijou...

( edit. de 10h45: chaos, K.O.... vous m'aviez comprise, et finalement l'un n'est pas si loin de l'autre...)

Pour vous remercier de m’avoir lu jusque là,

un bouquet d’hortensias qui vient du jardin de mes beaux-parents...

hortensias

Et puis je dois vous dire que Nelly du Mas des Paillasses m’a décerné un prix pour mon blog, merci à toi, je suis très touchée...

your blog is super

 

 

je devrais nommer à mon tour des blogs, mais je déteste ce genre de mission, vos blogs sont tous formidables  !  Allez faire un tour dans mes liens, vous verrez, il y a de belles choses à voir, à penser, à créer, à rêver, à goûter...et la liste n’est pas exhaustive, il y en a plein que je ne connais pas encore mais que je vais découvrir et aimer ...

♥ ♥ ♥

Vendredi, c'est promis, c'est de ...couture  dont je vous parlerai !

 

5 mai 2009

Du bois au ...lin

Ce trio de chats en bois trouvé au détour d’une boutique lors d’un passage à Paris monte la garde sur le seuil depuis quelques années déjà, leur couleur s’est quelque peu délavée, mais je trouve leurs minois toujours aussi drôles...

chats en bois

Je ne sais pas pourquoi l’idée de les répliquer en tissu m’a un jour traversé l’esprit, des idées saugrenues  traversent parfois mon esprit en proie à un tourbillon d’idées générateur de nuits blanches... Et c’est ainsi qu’est né un trio de chats ... en lin.

chats en lin

L’arrivée à la maison d’un vrai matou en chair et en os  bien poilu étant prévue seulement pour la fin de l’été, je trompe mon impatience comme je peux...

médaille du matouchat

♥ ♥ ♥

29 mars 2009

Une Heure Magique...

Je vous avais bien dit que l’on pouvait donner une ambiance féerique à la maison

tout en faisant un geste pour la Terre, regardez plutôt...

Nous n’avions pas terminé notre repas quand 20h30 a sonné,

alors c’est ainsi que nous avons pris le dessert...

sur la table

 

Nous sommes ensuite passés au salon où nous attendait le lustre aux douze bougies,

une ambiance  douce  et chaleureuse...

lustre 12 bougies

Devant le foyer de la cheminée, lanternes, photophores et bougies toutes simples

ajoutaient leur lumière dansante...

devant la cheminée

Partout dans la pièce, d’innombrables petites flammes ont fait de cette heure sans électricité

une heure magique pleine de douceur et de quiétude...

lueurs magiques

Mon cher et tendre a joué le jeu et allumé la télévision pour le foot à 21h35 !

Merci à toi ♥

Publicité
13 février 2009

Histoire de lutrin...

Il y a quelques étés au Pays Basque, j'étais tombée amoureuse d'un lutrin ancien dans une vente aux enchères, renseignement pris sur l'estimation de son prix , j'avais décidé de tenter ma chance. C'était la première fois et mon coeur battait très fort quand j'ai enchéri... Las, plusieurs antiquaires se le sont disputé et le prix s'est envolé bien au delà de ce que le commissaire priseur m'avait laissé entendre, je m'étais fixé une limite depuis longtemps dépassée...Je n'en ai plus jamais revu, avec les chevalets anciens, les lutrins font partie de ces objets très convoités, donc rares, donc...chers.

lutrin

Peu après mon anniversaire, je suis rentrée chez Bois et Chiffons, et je suis tombée nez à nez avec ce lutrin patiné gris, qui ne s'est pas fait prier pour me suivre à la maison, où il a, illico presto, trouvé sa place...

autour_du_lutrin

En passant à côté, je tourne les pages du livre de photos que j'y ai installé et je pars en voyage...

 

 

 

23 février 2009

Mangez-moi...(Voyages immobiles 4)

mangez_moiIl y a quelque temps, une amie m'a demandé si j'avais lu ce livre, comme elle me connaît bien, je me suis dit qu'il devrait me plaire...

Ouvrir un restaurant  ? Quelle idée... C'est pourtant ce que va faire Myriam en mentant avec assurance à son banquier car elle n'a aucune expérience de restauration ni de gestion. Ce restaurant, ce sera aussi sa maison, car elle n'a pas les moyens de se loger autrement... Eviter la faillite, vivre en clandestine et garder le secret sur un itinéraire trop chaotique constituent l'exercice auquel elle se livre chaque jour.

La narration est morcelée entre le quotidien au restaurant, ses cauchemars et son passé douloureux. Bannie de chez elle pour une faute inavouable, Myriam est une collectionneuse de contradictions, un oxymore ambulant. Une âme errante qui n'aspire qu'à la stabilité, une téméraire qui déteste qu'on la surprenne...

L'auteur croque une galerie de personnages attachants qui gravite autour de Myriam, Vincent le fleuriste amoureux, Ben le serveur idéal, les jeunes lycéennes philosophes, les enfants du quartier, son frère Charles, son fils Hugo, qu'elle n'a pas vu depuis six ans absent physiquement mais si présent en filigrane dans sa vie...Tous participent de la même comédie humaine, lumineuse, mystérieuse: le monde d'Agnès Desarthe.

Dire que j'ai aimé ce livre serait bien faible ! J'ai adoré, j'ai dévoré ce portrait inoubliable d'une femme bouleversante aussi intransigeante avec elle-même qu'elle est généreuse avec les autres. Et elle est généreuse ! iI faut l'être pour cuisiner pour des inconnus "avec amour et par amour"... C'est une réflexion profonde sur la vie. L'écriture imagée d'Agnès Desarthe  se savoure comme un de ces plats évoqués dans l'histoire...C'est un livre plein de saveurs, d'odeurs, envoûtant, féérique...Il s'appelle "Mangez-moi" , évocation d'Alice au Pays des Merveilles, il aurait pu s'appeler "Aimez-moi". Vous l'aimerez ...

Merci, Michèle, de m'avoir conseillé ce bijou...

20 février 2009

Les déferlantes ...(Voyages immobiles 3)

41JFQbPEg0L__SS500_La Hague, ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu'il arrache les ailes des papillons. Sur ce bout du monde en pointe du Cotentin, vit une poignée d'hommes, aussi âpres que leur terre sur laquelle est venue se réfugier la narratrice depuis l'automne. Employée par le centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs.

La première fois qu'elle voit Lambert, c'est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui, le visage d'un certain Michel. D'autres au village ont pour lui des regards étranges. Comme Lili au comptoir de son bar ou Théo, son père, l'ancien gardien du phare..L'histoire de Lambert intrigue la narratrice et l'homme l'attire. Elle-même qui est venu là pour faire le deuil de l'homme qu'elle a aimé reconnaît en Lambert une souffrance.

Il y a tous les personnages autour, Max, un peu fêlé, Raphaël le sculpteur et sa soeur Morganne, monsieur Anselme, amoureux de Prévert, la Mère, vieille femme pétrie de silences et de souffrances...L'histoire du village, des personnages vont permettre à la narratrice de sortir un peu de sa douleur et lui permettre de se rouvrir à la vie. Lambert, cabossé aussi, respecte ses silences, ses sauvageries, il l'apprivoise patiemment.

Et l'auteur nous raconte en toile de fond une nature belle et sauvage qui façonne hommes et femmes qui  réussissent à s'en accommoder...

J'ai beaucoup aimé ce livre qui est un de mes meilleurs souvenirs de lecture de l'année écoulée. L'écriture de Claudie Gallay est à l'image de ce qu'elle décrit, parfois aussi âpre et forte. Les personnages sont tous magnifiques d'humanité, on ne s'y attache pas forcément facilement , mais au fil des pages j'ai été envoûtée par la beauté de l'histoire, des histoires. Il y a celle de la narratrice et celles du village...Il se dégage un climat très particulier de ce livre, que l'auteur crée avec une économie de mots étonnante compte tenu de l'effet produit: j'étais là-bas sur cette pointe battue par les vents, je sentais les odeurs de la lande... Un livre ensorcelant d'une densité exceptionnelle.

 

 

16 février 2009

Miserere...(Voyages immobiles 2)

 

MiserereLe roman débute dans l'église arménienne de Paris dont le chef de choeur, d'origine chilienne est retrouvé assassiné. Le modus opérandi relève du génie maléfique: la perforation inexplicable des tympans de la victime. Le titre prend alors toute son ampleur. Le Miserere d'Allegri composé vers 1630, était uniquement chanté par des voix d'enfants dont l'une était censé atteindre le son le plus pur. Le plus aigu. Très vite d'autres meurtres surviennent aux rituels macabres et les enquêteurs d'une part se rendent compte de disparitions inexpliquées d'enfants dans plusieurs chorales, acquièrent d'autre part la conviction que des enfants sont mêlés à ces meurtres. Les enquêteurs, parlons-en, un couple improbable formé de Lionel Kasdan, vieux briscard à la retraite, c'est lui que le prêtre appelle en premier, c'est « son » église, il va en faire une affaire personnelle, et Cédric Volokine, jeune russe affecté à la brigade des mineurs, toxico en pleine désintox, vont se démener en marge de l'enquête officielle pour percer le mystère...

Si l'histoire en elle-même est très sombre, avec un scénario très documenté mêlant fiction et faits historiques de l'histoire contemporaine, ce que j'ai préféré dans ce thriller, c'est la personnalité complexe, attachante des personnages principaux, les deux enquêteurs, qui portent leur propre fardeau de douleurs enfouies et qui se lancent dans cette enquête comme si leur propre vie en dépendait, de fait ils cherchent à exorciser leurs démons...

J'ai toujours aimé les polars et les thrillers, mais plus le temps passe et plus je m'interroge sur l'attraction que ce genre de livres exerce sur moi. Je déteste la violence, et il m'arrive après certains de ces romans de dire stop je ne lis plus çà, j'ai eu ma dose, il me faut maintenant du doux, du tendre, autre chose en tous cas. Et pourtant j'y reviens... Peut-être est-ce une manière d'exorciser la violence et la peur de la violence, de la maintenir à distance...

 

 

 

 

 

21 janvier 2009

Faire un pied de nez à un Méchant Gros Virus

Depuis lundi, un Méchant Gros Virus m'a prise pour cible, pas question de me laisser abattre, il me connait mal...

Mon programme de l'après-midi: un feu de cheminée,

plateau__5_

une moelleuse étole, une boite de mouchoirs,un livre

plateau__2_

une théière de rooibos...De quoi transformer un manque total d'énergie en vrai cocooning !

 

plateau

14 février 2011

La première fois que je l’ai vu....

C’était en mars presque jour pour jour un mois après la Saint-Valentin, il y a aura donc bientôt trente quatre ans...c’était le rallye de la Fac de sciences auquel je participais presque par hasard, n’appartenant pas à l’université en question et invitée à la dernière minute par une amie ...La première fois que moi je l’ai vu, c’est entre surplis et chasubles  dans une sacristie ! nous cherchions chacun la réponse à l’une des questions  qui nous permettrait d’avancer dans notre jeu de pistes...(Lui me dira ensuite m'avoir repérée dans un troquet où les équipes recevaient leurs feuilles de route...) ensuite je ne me rappelle pas grand chose, seulement que le soir après le repas, je l ’ai revu en train de  danser...

Mon cœur s’est mis à battre plus fort ...   Il s’est avancé vers moi et m’a invitée à danser...un slow. Notre histoire s’est scellée ce jour là...

Une joie immense m’habitait lorsque je suis repartie le lendemain dans la ville où j’étudiais...Elle devait irradier très fort car il n’a pas fallu longtemps à mes copines pour me demander “mais enfin qu’est-ce qu’il t’arrive ?” et moi de leur répondre avec une certitude tranquille les laissant médusées “J’ai rencontré l’homme de ma vie !”

Il est toujours l’homme de ma vie et aujourd’hui, j’avais envie de lui dire...

citation de goethe

♥ ♥ ♥

Un billet en écho à celui de Michelaise...

♥ ♥ ♥

16 juin 2010

Mini jardinière et petit album de poche...

J’ai chiné récemment  pour quatre euros une toute petite jardinière en métal ? régule ?(elle est assez lourde malgré sa petite taille) Je vous la montre avec un mini album de poche créé pour rassembler quelques photos envoyées par ma Grande à sa grand-mère...

minis jardinière et album photos

Souvenez-vous, lorsque j’avais fait une série de pochettes en cuir mauve, il y en avait une série pour ma belle-mère, Nanie, pour la fête des mères...

détails pochette Nanie

Petit complément de cadeau, j’ai repris le même liberty pour l’intérieur des couvertures  de l'album. C’est un simple accordéon avec à chaque extrémité une couverture rigide et un ruban pour le fermer... Il reste un peu de place pour quelques photos supplémentaires....

album photo Nanie détails

La petite jardinière est rayée, avec des traces foncées d’oxydation... En la retournant, je mes suis rendue compte que même le dessous est décoré...

  Jardinière avant patine

 

 

 

Je l’ai patinée, je ne suis pas entièrement satisfaite du résultat mais elle me plait bien quand même dans son nouvel habit que vous découvrirez...très vite, en compagnie d’une petite table   qui avait bien besoin d'une restauration...

♥ ♥ ♥

7 mai 2009

"Promenades"...

C‘est le nom d’un blog magnifique que j’ai envie de partager avec vous, si vous aimez la photo et  la nature, vous ne pourrez qu’être enthousiasmés. Pour vous donner une petite idée voici quelques photos , j’ai volontairement choisi des macros de fleurs que je trouve extraordinaires...

myosotis céanothe   

pissenlit 2 céanothe

pisssenlit céanothe 

 

 

orchis céanothe

Les photos sont accompagnées de textes courts et ciselés témoignant  d’un imaginaire  et d’un sens du merveilleux   trop rares dans notre société pour ne pas être soulignés . Céanothe, l’auteur du blog est une véritable artiste.

Allez à la découverte de ses photos et de ses textes, c’est un voyage que vous ne regretterez pas !

http://jocnature.canalblog.com

♥ ♥ ♥

2 mars 2009

Les petits et grands plaisirs du week-end...

D'abord samedi matin, court passage chez mes beaux-parents

d'où je suis repartie avec un bouquet d'hellébores aussitôt adopté par un facétieux lutin...

Hell_bores

Puis, le soir nous recevions des amis à dîner,

et Françoise-les-doigts-de-fée m'a offert:

Bo_te

Une BOITE hexagonale gainée de lin, avec mon monogramme brodé main !

Boite_d_tails_pf

Trois jolies bouteilles d'apéritif maison:

vin de noix, vin d'orange et vin de rhubarbe à déguster bien frappé...

Ap_ritifs_maison

Et pour clore la journée de dimanche,

après un repas au restaurant pour l'anniversaire de mon beau-père

c'est avec un bouquet de camélias

que je suis rentrée à la maison...

Cam_lias_pf

♥ ♥ ♥

 

14 juin 2011

Féminin...

 

DSC08669

 

Un petit sac infiniment féminin avec son laçage précieux,  bourse moderne à l’ esprit raffiné , de ceux que l’on n’utilise pas forcément ou alors pour y rassembler quelques trésors, pièces de lingerie, bijoux...Le plaisir de le contempler suffit à lui seul à justifier sa confection...Petit cadeau fait à ma Grande...

 sac emmanuelle détails

Un modèle d’Un Point C fou, le sac Emmanuelle librement interprété sans application de dentelle remplacée par un lin imprimé d’écritures... Des anneaux en fer noir, une tresse acienne pour le laçage, une longueur de nominette à ses initiales sur la poche intérieure et puis c’est tout... A la fois simple et sophistiqué juste par le jeu de ce laçage ...

sac emmanuelle détails 2

Je l’ai posé  sur une petite table en bois peint dans l’esprit XVIIIème, chinée à Arcangues il y a  quatre ans. J’aime son plateau fleuri, un peu précieux, ses pieds joliment galbés,  elle a trouvé naturellement place dans notre chambre, sa féminité s'y épanouit joliment...

Rose & Gris 4-13

C'est l’occasion de vous montrer une lanterne trouvée à Bordeaux en compagnie de Danièle, royalement surmontée d’une couronne et dont la forme très étroite  et haute m’a séduite...

DSC08668

lanterne détail couronne

♥ ♥ ♥

15 octobre 2010

Chic et romantique...

   chic et romantique 1

Elle a dressé un petit guéridon nappé de blanc près de la cheminée... Au retour du concert, ils y prendront un léger souper  gourmand accompagné de champagne, boisson romantique par excellence...Elle a sorti ses longs gants blancs et une étole chatoyante dont les reflets lui farderont délicatement les joues tandis que ses yeux brilleront autant sous l’effet du champagne que de l’amour...

chic et romantique 2

 

chic et romantique 4

Porcelaine et argenterie de famille, nappe blanche et serviettes de table teintes en gris perle chinées , acte notarié époque Charles X, flûtes à champagne Bubbles Saint-Louis, bougie Trudon...

chic et romantique 3

Etole empruntée à la demoiselle de Bordeaux, gants et  partitions chinés, peau d’agneau de Mongolie mauve chinée...

chic et romantique détails 

Parce que l’idée de gagner, si le sort m’était favorable, un tableau de  la talentueuse Marcela ne pouvait me laisser indifférente...

jeu de marcela

Juste à temps, je l’espère ...

DSC07094

♥ ♥ ♥

 

19 avril 2010

Les hôtes de mon jardin et un peu au-delà

Ce weekend, nous avons surpris les allées et venues d’un couple de bouvreuils affairés à construire leur nid dans notre haie... Cela faisait des années que je n'avais plus vu ce petit passereau magnifique ...

bouvreuil 1 pf

Cette première photo est prise depuis l’intérieur de la maison, à travers la fenêtre, de peur de l’effaroucher. Le mâle au plastron éclatant attend la femelle en train sans doute d’agencer leurs trouvailles dans la sapinette et dès qu’elle en sort, ils partent tous deux à tire d’ailes chercher de nouveaux matériaux et le même manège se reproduit chaque fois. Lui sort très vite de la haie et vient l’attendre dans l'olivier. Je n’ai jamais réussi à prendre la femelle, d’une vivacité stupéfiante , mais en restant parfaitement immobile à quelques mètres de l’olivier où le bouvreuil l’attend , j’ai réussi à prendre d’autres photos...

GIF BOUVREUIL3

Et quelques instants après, j’ai remarqué le manège d’un autre oiseau beaucoup moins sauvage, que je n’avais jamais vu de si près... Un rouge-queue titys ou rouge-queue noir ...

rouge-queue titys

Curieux celui-là, pas le moins du monde effarouché... tandis qu'entre deux ballets effrénés une hirondelle de cheminée perchée sur un fil électrique lançait son “zi-wit” dans le ciel au dessus du jardin ...

hirondelle de cheminée

Et il y a quelques jours,  grâce à M.Rose & Gris, j’ai pu prendre en photo un grand oiseau familier de nos campagnes que j’adore apercevoir au bord du ruisseau qui borde notre route, le héron cendré... mais autant les voitures peuvent circuler sans le déranger le moins du monde, autant dès qu’on s’arrête, il prend son envol... j’ai réussi à le prendre au zoom mais même loin quand il a vu que je restais là , il est allé encore plus loin...

héron cendré

Des petites choses toutes  simples qui embellissent mes journées lorsque je les observe,

j'ai eu envie de les  partager avec vous...

♥ ♥ ♥

19 mai 2010

Les couleurs...

Connaissez-vous Philippe Model  ? C’est un créateur multiple, connu pour ses chapeaux, chaussures et gants. Mais le réduire à cet univers  serait méconnaître bien d’autres facettes de son talent. Styliste, décorateur, scénographe, costumier... Un vrai touche à tout et surtout un coloriste hors pair.

Il vient de publier aux Editions du Chêne , dans la collection des Arts décoratifs, deux livres sur les couleurs et les papiers peints.

Dans le cadre d’un partenariat avec  Alapage livres de loisirs, j’ai eu le plaisir de recevoir le premier et c’est avec un vrai bonheur que je l’ai lu et que je viens vous en parler ici .

 

les couleurs de philippe model

Philippe Model  parle de la couleur comme un musicien parlerait de la musique, d’ailleurs il dit avoir pour la couleur, l’équivalent de l’oreille musicale, une mémoire exacte. Vous ne trouverez pas de recettes toutes faites pour mettre de la couleur dans votre maison, ni de diktat, l’auteur a un rapport complètement décomplexé par rapport à la peinture et à son utilisation. il explique succinctement comment il procède loin des idées reçues et des formatages, se fiant surtout à ses observations, ses sentiments , à son ressenti face aux couleurs.... Le livre comporte plus de photos que de texte mais j’ai trouvé celui-ci de grande qualité , plein de remarques judicieuses et d’observations intéressantes sur telle ou telle couleur, ou famille de couleur ...

Après un rapide rappel de l’évolution des “couleurs dans l’histoire”, “en partant du blanc”, dont il dit que nous sortons d’un siècle d’hégémonie, passant par les” couleurs en demi-tons”, dans lesquelles il inclut le gris et ses infinies variations, il nous amène après ses “patines en cours”,vers des “couleurs plus denses”, allant jusqu’aux “couleurs vives”, avec un chapitre sur “quelques bleus” pour finir par les “couleurs chaudes”...

Evidemment Philippe Model est un artiste et ses propositions ne sont pas forcément applicables telles que présentées, si elles montrent un goût très sûr dans l’assemblage des couleurs, et sont fascinantes par leur justesse, leur audace et  leur poésie , elles sont empreintes de ce petit grain de folie qui distingue la Haute Couture du prêt à porter... Mais justement en couture, le prêt à porter puise son inspiration dans la Haute Couture et c’est exactement de cela dont il s’agit ici: un formidable livre d’inspirations qui permet de voir la couleur différemment et  vous permettra peut-être d’oser la couleur dans votre intérieur...

Quelques photos, parmi celles que je préfère, une sélection non exhaustive...

chambre rose

du bleu sous le sable

 

patine à la cire sur porte peinte en bordeaux

  volet intérieur

 

variations sur du violet

listel turquoise sur murs marron

vibration chromatique

Un livre indispensable à lire et relire, à observer encore et encore avant de se lancer dans des travaux de peinture... J’espère vous avoir donné envie, merci à Mathias pour ce partenariat.

Un simple clic pour trouver ce livre “Les couleurs”  (clic) et plein d’autres dans la rubrique Livres déco  (re clic) de chez Alapage...

mules Philippe Model

Mules P.Model personnelles

16 février 2010

Premières chines de l'année 2010...

Un passage à mon dépôt-vente habituel et me voilà repartie avec un prie-dieu à tout petit prix, qui devrait avec un peu d’huile de coude  et de bonne volonté retrouver  un peu plus d’allant...  Posé dessus, un cadre ovale des années trente avec des motifs de roses et feuilles stylisées...J'aime beaucoup la photo du monsieur qui est dedans, datée de 1929, mais je veux juste récupérer le cadre pour le transformer...

prie-dieu et cadre ancien avec détails Si vous savez comment nettoyer la paille, je suis intéressée par la recette !

Et dans la même brocante que le cadre, j’ai trouvé un fer à repasser avec réserve de braises, accompagné d’une grille repose-fer. Cela faisait longtemps que j’avais envie d’un fer de ce type, pour accompagner mes deux fers classiques dont l’un était le fer à repasser de la grand-mère de M.Rose & Gris que je n’ai jamais vu repasser avec autre chose que ce fer qu’elle faisait chauffer sur le gaz... Jusqu’à sa mort, Mamie a refusé de se servir d‘un fer électrique ! Et je ne vous parle pas d’un temps reculé, ni d’une grand-mère isolée à la campagne, non, non, c’était il y a quelques années et à la ville...

linge anciens et vieux fers

 

Sur cette brocante, il y avait la marchande à qui j’avais acheté le fer Kabyle en décembre; sur la collection de 211 fers qu’elle avait récupérée, il lui en restait deux , l’un à réserve de braises avec un coq pour manœuvrer le couvercle qui valait presque six fois plus cher que celui que je venais de négocier sur un autre stand 25 € et un autre très ancien, tout en fer forgé du XVIIème siècle. Quand nous sommes repassés le soir, ce dernier était parti chez un collectionneur...  J’ai installé mes fers avec des serviettes anciennes et d’autres objets dans ma salle de bain , à défaut d’avoir comme Peggy, une blanchisserie à l’ancienne...

autour de mes vieux fers à repasser

En bas à droite sur la photo, un ensemble de sac, peigne et étui à rouge à lèvres avec miroir incorporé en argent et vermeil (ou or?) qui me vient de Maman... Je daterais cela des années quarante mais sans certitude...

DSC04379

♥ ♥ ♥

29 juin 2009

Parenthèse...

parce que nous sommes partis dans le sud-est pour aller fêter les trente ans de ma grande, en famille et entre amis, parce que nous y passons une semaine, que je ne vais pas avoir d’internet et qu’à mon retour je repars aussitôt  avec ma Cadette lui chercher un logement, car elle poursuivra ses études  à Bordeaux à la rentrée, je fais une petite pause...

DSC00991

 

Parce que depuis plus d’une semaine, pour préparer tout cela, je n’ai plus de temps libre, je vous remercie  ici de tous vos commentaires sur mes derniers messages  ! Comme toujours je les ai lus attentivement et appréciés, regrettant de ne pas pouvoir répondre à chacune comme d’habitude... Dès que je le pourrai, j’irai découvrir les blogs de celles que je ne connais pas, c’est promis...

Ces photos de fleurs de mon jardin pour vous...

 

fleurs du jardin pfEt à mon retour, avant de repartir... en vacances, je pourrais vous montrer une partie de ce qui m'a occupé l'esprit et les doigts ces derniers jours....

♥ ♥ ♥

11 mars 2009

Chat...

Vous avez remarqué comme les chats adorent s'installer près de vous lorsque vous lisez, travaillez...

Le mien ne déroge pas à cette règle, regardez plutôt:

chat_en_lin_3       chat_en_lin_2

 

 

chat_en_lin

Comment çà, ce n'est pas un vrai chat ?

Bon d'accord, CELUI-LA est en lin...

Je patiente comme je peux, en attendant d'en avoir un qui MiaULe, qui me suit dans la maison, qui met des pOilS partout, qui RoNrOnNe tellement fort qu'on dirait un mOteUr...!

♥ ♥ ♥ ♥ ♥

 

 

15 février 2012

L’oiseau découverte du weekend...

Un soleil radieux malgré le froid piquant nous a incité à promener aux alentours du village ce weekend. Samedi d’abord, nous sommes partis rejoindre le chemin Henri IV. Ce chemin que l’on peut parcourir à pied à cheval ou en vélo , interdit aux  voitures, relie Pau à Lourdes  sur 35 km et en dépit de son nom, est  largement antérieur  au règne d’Henri IV . Il offre une vue magnifique sur la chaîne des Pyrénées...

Dès la sortie du village, nous avons repéré dans un jardin, un oiseau superbe que nous n’avions encore  jamais vu ...

 DSC03888

 

Accompagné d’une bergeronnette à longue queue, nous l’avons d’abord cru isolé...

le vanneau et la bergeronnette

En réalité  comme nous allions très vite nous en rendre compte, c’était des bandes entières qui peuplaient les champs...Difficiles à approcher, car  immobiles dans les herbes des prairies, leur présence ne saute pas aux yeux et dès qu’il percevait notre présence, un guetteur lançait son cri provoquant des envolées désordonnées  les emmenant trop loin pour mon objectif...

envol 

Nous avons continué notre promenade, pu admirer les sommets enneigés ...

 DSC03964 

 DSC03965

avant de rentrer nous réconforter d’un chocolat chaud, d’un chausson aux pommes géant maison  et... de faire des recherches pour identifier  cet oiseau élégant que jamais nous n’avions vu dans nos contrées.

Il s‘agit du vanneau huppé, vanellus vanellus, petit échassier limicole, migrateur, se nourrissant essentiellement de vers de terre, d’araignées et de petits insectes, nichant au sol...

Le dimanche ,  nous sommes repartis vers une autre partie du village et là encore , ce sont des centaines de vanneaux que nous avons vus...

De loin, on pourrait croire qu’il est noir mais son plumage est magnifique, irisé avec du vert,  du beige, du blanc éclatant  pour le ventre et une partie du dessous des ailes... En témoignent ces plumes ramassées dans un champ...

 DSC04031

On n’imagine pas en le voyant au sol, sorte de gros pigeon, l’incroyable envergure de ses ailes déployées.

en vol 

Si vous voulez en apprendre beaucoup plus sur cet oiseau clic sur la photo ci-dessous empruntée avec l’autorisation de son auteur...

à coeur et à cris 

Ce jour-là un héron blanc était sur les lieux et partageait son espace avec ces oiseaux élégants...

 DSC04003 

Pas plus facile à approcher !

DSC04002

Je vous laisse avec ces plumes home made en papier ancien, et vous remercie de tous vos petits mots sur le post précédent, j’ai peu répondu, soyez-en ici remerciées  de tout cœur ! Je vous lis avec attention et un immense plaisir mais je n’ai pas toujours le temps nécessaire pour répondre à chacune de façon personnalisée et aussi visiter les blogs qui me tiennent à cœur...Le coussin à théière vous a beaucoup plu, lancez-vous, c’est agréable à réaliser (très facile si vous ne mettez pas de passepoil ) et si délicieux à utiliser...

DSC04028

♥ ♥ ♥

8 juin 2011

Le parfum des tilleuls en fleurs...(Voyages immobiles 21)

Quelquefois, on  fait des projets et il suffit d’un grain de sable dans les rouages des jours pour que ces projets soient annulés, repoussés ou tout simplement oubliés... Le grain de sable pour moi a été une opération en urgence d’un genou, trois jours où le temps s’est suspendu, mais comme vous le verrez plus loin , cela n’a pas eu que des désagréments... Impossible de vous répondre sur mon dernier post comme je l’avais projeté, impossible de bricoler dans la maison  avec l’aide de M.Rose & Gris qui avait pris des congés pour cela, impossible de ...

Qu’importe, lorsque je suis sortie de clinique, les tilleuls embaumaient, je ne sais même plus s’il faisait beau, dans mon cœur et ma tête, il faisait soleil et s’il n’y avait eu  les soins infirmiers et la rééducation, cela aurait pu n’être qu’une sorte de  parenthèse. Dans la chambre avec moi, une vieille dame de 83 ans avec une vilaine fracture, la pauvrine atteinte de Parkinson et d’Alzheimer était dans un monde quasiment inaccessible alors la côtoyer m’a permis de relativiser beaucoup de choses et de me dire en sortant que jamais les tilleuls n’avaient senti si bon, que  la vie était belle et qu’il fallait croquer dedans à pleines dents ...   Elle, est-ce qu’elle les aurait senti, les tilleuls ?

J’avais déjà lu deux livres dont je voulais absolument vous parler, cette histoire là m’a permis d’en lire trois autres !!! Sans scrupules, sans mauvaise conscience, voyager immobile dans des univers très différents, être là et pourtant ailleurs, gommer ce temps qui s’étire... quel plaisir !

la nonne et le brigand

♥ De Frédérique Deghelt, j’avais adoré “La grand-mère de Jade”, souvenez-vous, c’était un de mes coups de cœur de l’année 2009, ce début d’année, j’ai lu d’elle encore “La vie d’une autre”  et aujourd’hui c’est de son dernier opus dont je veux vous parler...

Lysange se lance dans une relation passionnée et torride avec Pierre , un photographe de guerre rencontré dans un aéroport et dans le même temps répond à la lettre d’un inconnu, Tomas qui lui propose de lui confier sa maison alors que lui-même part pour le Brésil. Dans cette maison, elle va trouver un cahier dont la première phrase lui semble s’adresser à elle: “Je ne savais  pas ce que c’était l’amour, je ne savais rien de ce qui nourrit et dévaste, alors sans ce savoir je n’étais qu’une petite chose lancée sur les routes et sans arme pour affronter la vie.” C’est le journal d’une nonne partie au Brésil ans les années 50.

Lysange  et Tomas vont peu à peu s’apprivoiser, elle est très intriguée par cet homme qui semble lui cacher quelque chose, et ses séjours dans la “cabane” du Cap-Ferret lui permettent de souffler un peu et de réfléchir à la passion dévastatrice qu’elle vit avec Pierre, une relation compliquée qu’elle n’a jamais connue... Elle  plonge aussi à chacun de ses séjours dans le journal de la nonne avec fascination...

Je ne veux pas trop en dire sur ce roman magnifique, je l’ai fait lire à ma belle-mère et comme moi, comme Véronique qui me l’a prêté et aussi Aifelle, j’ai adoré les pages du cahier de la religieuse et je les attendais avec impatience... Les pages où Lysange parle de sa passion, écrites dans une langue enfiévrée et décomplexée m’ont parfois agacée, mais c’est écrit d’une façon extraordinaire.  J’ai beaucoup aimé la relation avec Tomas et l’histoire qui se dévoile peu à peu, un personnage extrêmement attachant... La description du Brésil et du Cap-ferret est fantastique. J’ai adoré la fin de ce très très beau roman...

A la fin du livre, l’auteur a rassemblé les références des musiques qui l’ont accompagnée durant l’écriture de  cet ouvrage. J’ai aimé écouter ces musiques dont l’une  est intégrée à l’histoire. Et si vous avez envie d’en savoir plus sur le cheminement de l’auteur, lisez l’échange passionnant qu’elle a eu avec Françoise.

La forêt des 29 

♥ D’Irène Frain, cela faisait longtemps que je n’avais rien lu et j’ai dévoré cet ouvrage,  basé sur des faits réels forcément romancé mais absolument passionnant parce que les descendants de cette histoire existent, elle les a rencontrés et parce que cette histoire d’écologistes avant l’heure est tout simplement stupéfiante. Elle se passe en Inde il y a plus de cinq siècles. Dans ce pays aimé des poètes, les puissants ont tout saccagé. Pour leurs constructions mirifiques (il s’agit du Rajasthan, lieu touristique s’il en est pour ses palais incroyables), ils ont déboisé les forêts, méprisé les forces de la terre et du ciel. Le vent s’engouffre dans les villages, la sécheresse s’installe, le fossé entre les riches et les pauvres devient intolérable, la misère rode, la vie est en danger. Pourtant chacun courbe l’échine.

Un jeune paysan va refuser la fatalité. Rejeté par les siens Djambo a rejoint le peuple des Errants, connu la faim, la soif, la passion, l’inanité des rêves d’abondance.Avec quelques vagabonds, il fonde une communauté dont la survie tient à 29 principes simples. Leur ligne directrice: le respect de la nature et de tous les êtres humains. Ces principes vont permettre au Pays de la mort de ressusciter.

Ce qui est fabuleux, c’est qu’il y a encore de nos jours au XXIème siècle des gens qui vivent selon ces principes, les Bishnoïs, 29 en hindi.  Lisez ce livre, une épopée extraordinaire qui vous happe dès le début, Irène Frain est une conteuse hors pair et qui ne peut que toucher  tant la démarche de Djambo est juste et trouve une résonance encore à l’heure actuelle dans tous les pays. Il prônait l’abolition des castes, l’égalité des hommes, la protection de la nature et de tout ce qui est vivant... Alors que la planète entière se rend compte qu’on ne peut pas impunément faire n’importe quoi  ainsi qu’on l’a fait durant des décennies, ce récit  prend une dimension universelle qu’il faut entendre d’urgence. Lisez ce livre, allez voir le site d’Irène Frain, regardez les photos , les vidéos qu’elle a ramené de son enquête au Rajasthan et pour les parisiens ou ceux qui auront la possibilité d’y aller, jusqu’au 14 juin, les Bishnoïs  sont dans le métro à la station Montparnasse avec une fresque photographique gigantesque de Frank Vogel, pour les autres une vidéo ici. Enfin, un documentaire de 52 mn  passera sur France 5 le 11 juin à 16h.

julius winsome

♥ Julius Winsome, quinquagénaire, vit solitaire dans un chalet au cœur de la forêt du Maine. Fils et petit-fils d'anciens combattants qui lui ont transmis leur horreur de la violence, Julius ne chasse pas, contrairement aux hommes virils de la région. Il préfère chérir ce que son père aimant lui a légué : les milliers de livres qui tapissent son chalet et le Lee-Enfield, ce fusil rapporté par son grand-père anglais des tranchées de la Première Guerre mondiale. Son unique compagnon est son chien Hobbes. La mort de ce dernier, abattu par un chasseur, déclenche chez cet homme doux une fureur meurtrière. Les halles crépitent alors dans la forêt enneigée. Julius Winsome est l'histoire tendue et émouvante d'un " étranger" à la fois hypersensible et détaché, amoureux de la langue et misanthrope. Avatar du Meursault de Camus, qui tuait "à cause du soleil ", Julius Winsome tue à cause de la neige, symbole de pureté et de deuil. Écrit dans un style puissant et poétique, ce récit d'amour, de vengeance et de mort est à l'image du paysage, âpre, froid, cinglant. C'est aussi un hymne à la nature et à ses créatures sauvages.

 Que dire de plus que cette quatrième de couverture, sinon allez vite à la rencontre de Julius, cet homme fascinant que l’on n’arrive jamais vraiment à blâmer alors même il fait montre d’une sauvagerie implacable qui contraste tellement  avec ce qu’il est, avec ce qu’il aime profondément... Il fait froid dans le Maine l’hiver( c’est l’état d’origine de la race de ma princesse Maine-coon), installez -vous avec un plaid douillet tant les descriptions vous transporteront là-bas dans ce chalet  en plein hiver. Julius s’installe dans le fauteuil de son père en savourant un livre et un thé dans une jolie porcelaine et estime avoir de la chance. Ecoutez-le raconter sa vie solitaire et son enfance ... c’est un livre au charme puissant, une écriture d’une grande sobriété, un personnage éminemment attachant... De nombreux extraits chez  Véronique (c’est encore elle qui me l’a prêté !) et  L’or des chambres .

trois vies chinoises

♥ Par l’auteur de “Balzac et la petite tailleuse chinoise” paru en 2000 que j’avais beaucoup aimé.

C’est un petit livre stupéfiant d’une noirceur absolue qui décrit la vie (brisée) de trois adolescents vivant sur une île curieusement nommée Ile de la Noblesse alors que c’est l’île dépotoir de la Chine moderne industrielle, où l’on stocke et recycle les déchets électroniques. Un lieu d’une pollution inimaginable où l’eau  intoxique la végétation et les hommes. Trois destins dont le seul lien est d’habiter sur ce lieu maudit. Trois contes féroces qui dénoncent les méfaits de la civilisation.

Dans le premier, un gamin d’une douzaine d’années qui en parait 70, atteint de la progeria, maladie génétique qui se manifeste par un vieillissement prématuré est acheté par le directeur de la prison à sa tante. Il est enfermé dans un entrepôt désaffecté et soumis à une série d’exercices dont il se réjouit, persuadé qu’il est qu’il  va se produire  bientôt dans un cirque prestigieux et connaitre ainsi la gloire...

Dans le deuxième, la fille du gardien du réservoir d’eau (désaffecté !) s’entraine au patinage artistique  pour éblouir son père qui veut faire d’elle une championne. Sa mère qui souffre d’un empoisonnement au plomb disparait. Lorsque la jeune fille trouve un os au fond de l’eau, elle en tire des conclusions qui briseront sa vie et celle de sa famille...

Dans le troisième conte, un adolescent tente à travers la peinture et la photo de dépasser et de sublimer les conditions atroces dans lesquelles il a grandi avec un frère fou dont la mère a forgé elle-même la chaine.

Comment vous dire ce que j’ai éprouvé ? ce livre est un véritable coup de poing, court, dense, d’une sobriété  et d’une efficacité redoutable il dépeint des tragédies et pourtant il y a une poésie et une humanité terrible qui s’en dégage. M. Rose & Gris n’a pas aimé, si je vous en parle  ici c’est que c’est assurément un livre qui ne laisse pas indifférent, un livre qu’on n’oublie pas de sitôt qui amène à une réflexion sur les déchets de notre civilisation et la capacité exceptionnelle de l’être humain à transcender  l’horreur ...

les chaussures italiennes 

♥  A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l'archipel. Depuis qu'une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s'est isolé des hommes. Pour se prouver qu'il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s'y immerge chaque matin. Au solstice d'hiver, cette routine est interrompue par l'intrusion d'Harriet, la femme qu'il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer. Le temps de deux solstices d'hiver et d'un superbe solstice d'été, dans un espace compris entre une maison, une île, une forêt, une caravane, Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l'amour et la rédemption.

Un très gros coup de cœur pour ce livre-là, merci  encore à Véronique ! J’ai adoré cette histoire et pourtant on ne peut pas dire en soi qu’il soit attachant,  cet homme reclus volontaire sur son île, en 12 ans , pas une fois il n’a autorisé le facteur , la seule personne qu’il voit quotidiennement à pénétrer chez lui ne serait-ce que le temps d’un café ! Quand il l’ausculte, car c’est un malade imaginaire qui se découvre chaque jour ou presque de nouveaux maux, c’est dehors sur un banc... Les personnages sont tous insolites, en rupture de société condamnés à l’incompréhension, à la solitude , à la mort, à la violence. Ils n’en sont pas moins profondément humains et attachants, les portraits de femmes, étonnantes, sont très réussis. L’atmosphère est particulièrement étrange,  la nature omni présente,  et tout superflu est gommé de l’environnement et de la vie des personnages. La venue de Harriet va être le point de départ d’une véritable renaissance pour le héros qui va enfin affronter ses souvenirs et regarder sa vie en face, faire face à ses démons, cesser de se mentir à lui-même et aller vers la rédemption en ayant, enfin, des relations d’amour avec les autres... Il n’accepte pas facilement ce bouleversement dans son existence et  prend la fuite plus d’une fois, de toutes façons la fuite , c’est l’histoire de sa vie !  Si en apparence les choses sont assez noires, les personnages sont tous des handicapés de la vie, de la communication, il y a des moments de grâce absolue dans ce livre magnifique... Elle pensait que je l’aimerais plus qu’elle, elle avait raison, elle commence à bien connaître mes goûts, Véronique! Si le cœur vous en dit, allez lire ce qu’elle en a pensé justement, c’est là.

Merci de m’avoir suivi jusque là, je termine en vous offrant quelques fleurs de mon jardin:

 verveines, magnolia et clématite...

verveines

magnolia

clématiteclématite 2

J'ai découvert Hugh Coltman dans la liste des musiques de F.Deghelt...

24 juillet 2010

Lectures en partage...(Voyages immobiles 15)

Pour beaucoup, les vacances sont synonymes de temps pour soi et de temps pour la lecture qu’un quotidien trop chargé ne permet pas , voici  mes deux premières lectures de vacances, de jolis moments...Merci à Françoise de m’avoir donné envie de lire le premier...

 

la relieuse du gué

Mathilde délaisse une carrière prometteuse de diplomate pour ouvrir un atelier de reliure dans un village de Dordogne. Cuirs, fibres de bois, feuilles d’or et pigments accompagnent désormais le quotidien de la jeune femme qui restaure avec passion et minutie les ouvrages qu’on lui confie.

Un matin alors que la pluie bat le pavé de la ruelle, un visiteur franchit le seuil de l’atelier.Un homme d’une beauté renversante et enveloppé d’un parfum de fougère et de terre fraîche. Celui-ci lui remet un livre ancien pour restauration, et disparait .

“Un bon relieur est quelqu’un qui ne lit pas” disait le grand-père de Mathilde. Et pourtant, comment résister à la tentation de plonger dans ce mystérieux ouvrage relié à l’allemande, offrant des dessins représentant un fanum, antique lieu de culte gallo-romain, et dissimulant dans sa reliure une liste de noms à l‘origine inconnue ?

Lorsqu’on prend le livre en mains, on a la surprise des pages roses, un peu déroutant d’abord, c’est un détail qu’on oublie vite au profit du contenu du roman. J’ai beaucoup aimé cette histoire pour deux raisons: indépendamment de “l’ enquête” dans laquelle se lance Mathilde pour connaitre l’origine du livre et de son mystérieux propriétaire   qui l’a subjuguée par sa présence, j’ai presque envie de dire son aura, tout autant que  par le mystère qui l’entoure, le cadre, une ruelle d’artisans aux personnalités originales et le métier de l’héroïne, la reliure, m’ont vraiment transportée ailleurs d’une façon très agréable. Le style est clair et limpide, l’auteur(elle-même relieuse) parle de son métier d’une façon attachante, attirante (c’est un de ces métiers d’art qui m’ont toujours attirée...) et on est vraiment transporté dans son atelier... J’ai beaucoup aimé les personnages qui l’accompagnent, campés d’une façon réaliste et plus vrais que nature, le boulanger chaleureux, la cordonnier excentrique, l’horloger décalé, jusqu’aux deux épicières méchantes commères...

Ajoutez à cela, la passion de l’héroïne pour Cyrano, dont les vers scandent l’histoire sans que cela ne soit ni pesant ni artificiel comme je l’ai craint un instant ( c’est noté en quatrième de couverture)...Au contraire les vers choisis sont toujours en concordance parfaite avec  l’histoire et viennent élégamment lui faire écho. Une fois le livre reposé, il reste en tête une petite musique délicieuse et la sensation d’avoir passé un moment vraiment agréable à suivre la destinée des personnages...

“Je tressaillis quand le téléphone sonna. C’était ma mère. Ce fut difficile de parler de tout et de rien. Si je lui avais dit que j’étais en deuil d’un homme dont je ne connaissais pas le nom et dont j’étais pourtant pour l’instant l’unique héritière, elle m’aurait dit ”ma chère fille, tu es comme ton grand-père, tu attends toujours de la vie, des choses extraordinaires”

♥ ♥ ♥

quand souffle le vent du nord

A cause d’une simple lettre en trop dans une adresse mail, Léo Leike reçoit des mails de résiliation d’abonnement destinés aux éditions Like. Au troisième, il signale poliment à l’auteur, une femme qui signe Emmi Rothner, qu’elle s’est trompée, elle s’excuse. Pourtant l’adresse de Léo reste dans les contacts d’Emmi et plusieurs mois après, lors d’un banal envoi de vœux groupé, il reçoit à nouveau un mail d’Emmi auquel il répond avec humour. Commence alors une correspondance  qui l’amènera, lui, à écrire “Vous êtes comme une deuxième voix en moi qui m’accompagne au quotidien.” tandis qu’elle admet ”Quand vous ne m’écrivez pas pendant trois jours, je ressens un manque.”

Emmi est mariée et heureuse, Léo se remet à grand-peine d’un chagrin d’amour. De plus en plus attirés l’un par l’autre, Emmi et Léo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre...

Der Spiegel avait écrit à propos de ce  roman traduit de l’autrichien ”Un des dialogues amoureux les plus enchanteurs et les plus intelligents de la littérature contemporaine”.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman  qui revisite la carte du tendre  à la façon d’un roman épistolaire; ce sont les mails tels qu’ils arrivent chez leur destinataire, qui forment la trame du roman avec juste l’indication de l’intervalle de temps écoulé depuis le précédent mail. Cela se lit vite, les mails à l’exception de quelques uns sont très courts, c’est souvent drôle, percutant, on sait peu de choses au début de la vie des deux héros, on connait juste leur état d’esprit et l’histoire qui prend naissance au fil des mails est parfaitement crédible. Une relation de plus en plus intime se noue grâce aux mots  et seulement aux mots et ressenti des destinataires. Toute la gamme des sentiments amoureux y passe et à l’instar des protagonistes, on vibre, on sourit, on trépigne, on soupire... Le suspense est maintenu jusqu’au bout, se rencontreront-ils ou pas ?

En tant que blogueuse, je sais combien des sympathies spontanées peuvent pousser à des relations plus personnelles  et  tout en lisant avec jubilation cette histoire bien ancrée dans la réalité du XXIème siècle, c’est en même temps  avec un œil amusé et un certain recul que je l’ai fait et  je crois que cela a ajouté à mon plaisir !

La demoiselle de Bordeaux et M. Rose et Gris  ont eux aussi succombé au charme de cette histoire d’amour par mails interposés... Laissez-vous tenter, vous ne le regretterez pas !

♥ ♥ ♥

Bravo à Françoise qui a trouvé avec quoi j’ai rempli mon cœur en grillage :

Beaucoup ont pensé au tamaris, mais il s’agissait du COTINUS ou arbre à perruque, cet arbre étonnant dont les inflorescences vaporeuses forment un nuage rose au dessus du feuillage !

cotinus ou arbre à perruque  (photo prise sur internet)

♥ ♥ ♥

29 juillet 2009

Le temps des confitures...

Bien que l’on puisse faire des confitures presque toute l’année, je les associe plus volontiers à l’été et lorsque je pense vacances, je pense aussi confitures et donc à tout ce qui faut pour les faire : une grande marmite, des pots, des épices, de la belle vanille en gousses bien grasses et de chaque marché je ramène des fruits ...

prunes rouges et jaunes   

Cette fois-là, j’ai jeté mon dévolu sur de petites prunes; arrivée sur le marché un peu tard, j’ai pris tout ce qui restait dans les cagettes...

J’ai commencé par faire un moelleux clafoutis en mélangeant les deux variétés...

clafoutis aux prunes

J’utilise depuis des années une recette de Christian Constant, de l’époque où il était chef pâtissier du Crillon. Recette donnée pour un clafoutis aux mirabelles, mais que j’utilise avec bonheur avec les cerises et les abricots tout autant qu’avec les prunes.

clafoutis gros plan

C’est une pâte fondante et goûteuse  que j’ai un peu adaptée:

100g de poudre d’amandes, 4 œufs, 160g de  sucre (la recette initiale en comportait 200g) , 2 cuillères à soupe de maïzena, 6 cuillères à soupe de crème (de soja pour moi) . Battre le tout et verser sur les fruits dénoyautés, enfourner 25 à 30 mn à 180° en chaleur tournante. Des proportions faciles à diviser  par deux si vous avez peu de fruits... Je garnis abondamment le fond de mon plat mais je suis bien incapable de vous dire quelle quantité de fruits j’utilise...

Le reste des prunes m’a servi pour faire quelques pots de confiture...

confiture de prunes

Après quelques heures de macération avec le sucre (600g par kilo de fruits dénoyautés),la vanille et le jus de citron, une courte ébullition et le repos d’une nuit, deux cuissons séparées de 20 mn pour les jaunes et 30 mn pour les rouges, un peu d’agar-agar pour aider la gélification tout en gardant le goût du fruit frais grâce à la cuisson courte et voilà du régal en bocal pour le petit déjeuner ou le goûter...

confitures de prunes et dominos anciens Sur un dessus de coussin ancien de famille, un jeu de domino chiné sur le marché d’Aix en Provence, en ébène et os, et  deux verres chinés dans une petite brocante de village en Bigorre.confitures détails

Avec en prime le parfum voluptueux des noces des fruits et du sucre qui envahit la maison, la satisfaction de remplir soigneusement les pots un à un à ras bord, le plaisir gourmand de goûter la confiture encore chaude  en raclant les parois de la marmite et de la louche, celui enfin d’aligner les pots sur l’étagère aux confitures...

* * *

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>
Publicité
Archives
Publicité