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Rose & Gris
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18 juin 2012

Une carte, une pochette...

Je suis fan des demoiselles de Gaëlle Boissonnard, vous le savez et une copinaute aussi qui m’envoie régulièrement une de ces cartes préférant souvent ainsi la conversation épistolaire au commentaire du blog. Et vendredi, j'en ai reçu une, qu'elle a choisie tout spécialement parce qu’elle trouvait qu’elle “collait” bien à mon blog, à mes couleurs et à mes goûts...

Elle était loin d’imaginer à quel point...

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Posée sur un immense torchon d’office récemment chiné et aussitôt passé à la poudre magique (mélange de lie de vin n°51 et de violet intense n°30 avec un peu plus de violet)  et un bouquet d’hortensias tout juste cueilli chez mes beaux-parents, la demoiselle  est en parfaite harmonie avec les serviettes de table que je viens de teindre... Vous vous souvenez de cette chine fabuleuse à domicile, j’avais pris 18 serviettes de table (pour 3 euros) sans trop en attendre des miracles vu leur “tristitude” et  j’avais réussi à en récupérer 12 en parfait état... Je les ai teint en dégradé ...

DSC01777 

(mélange égal de lie de vin et de violet intense, la différence avec le torchon est importante mais la matière n’est pas du tout la même, ceci explique aussi cela !)...

monogrammes détails couleurs

Et cette fameuse carte, une des nouveautés printanières de la dessinatrice, j’avais eu un coup de foudre pour elle il y a quelque temps déjà et j’avais immédiatement imaginé une pochette où elle viendrait se poser...

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J’avais envie de froufrous, de quelque chose de très féminin et je n’avais pas eu beaucoup à réfléchir pour trouver des associations qui me ravissent: un lin gris, une bande de dentelle grise reçue en cadeau, un satin uni pour la bandoulière et le passepoil,   un joli fleuri pour doubler la pochette, une poche intérieure bordée d’un très joli ruban froncé pour le portable (même lin gris que l’extérieur, la couleur des photos du bas n'est pas exacte!), un petit fond amovible de double épaisseur de jeffitex habillé du même tissu que la doublure de la bandoulière, un petit volant  de liberty assorti à la robe de la demoiselle, un peu de ouatine pour la tenue...

pochette Gaelle Boisssonard 1

Tu vois Danielle, tu ne pouvais pas mieux choisir et cette carte est l’une de mes préférées parmi ma collection !

 DSC01780-001

♥ ♥ ♥

Petit message personnel:

Lucile, je pense fort à toi aujourd'hui...

♥ ♥ ♥ 

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24 février 2012

Ma V.I.P. ( Very Intelligent Pocket )...

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Via Abracadacraft (une mine d'idées, plein de blogs à découvrir, des portraits de blogueuses aussi, si vous ne connaissez pas encore , allez-y séance tenante !!!) et Isa M., j’avais trouvé un très bon tuto pour un “organiseur” de sac permettant de rassembler peu ou prou tout ce qui est indispensable dans un sac à main et  de changer de sac en un tournemain sans rien oublier...Dans la vitrine d'un magasin de maroquinerie hier, j'ai noté avec amusement qu'une marque existante proposait ce type de "pochette" sous le nom de VIP: Very Intelligent Pocket et comme le nom d'organiseur ne me plaisait pas trop, voilà donc ma pochette rebaptisée V.I.P....

Le tuto d’origine vient de ce blog.

Cadeau idéal m’a-t-il semblé pour ma Grande dont c’était l’anniversaire. J’avais chiné en octobre 2010 quelques pièces de cuir d’agneau dont ce vert souple à souhait et très sensuel à manipuler...A l’extérieur , trois poches d’un côté et deux de l’autre doublées du même tissu que l’intérieur de la pochette centrale...

organiseur de sac détails poches extérieures

A l’intérieur, une poche avec fermeture éclair, deux poches encadrant un porte-cartes et une attache porte clef ou autre bidule...Doublure en toile enduite Artiga, collection hiver 2011-2012, j’ai joué sur les différentes rayures et bordure de biais liberty Tatum...

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Et puis j’ai complété, pour utiliser au maximum les chutes de cuir car j’avais placé les pièces principales de la grande pochette organiseur au milieu de la peau plus régulière dans son grain et son épaisseur. Outre un étui à mouchoirs en toile enduite que vous avez vu sur la première photo , j’ai fait une pochette doublée de liberty à fermeture éclair, une petite bourse avec un bouton recouvert de cuir (sportif la couverture du bouton en cuir,  mais le résultat en vaut la peine!!!) et un étui molletonné pour son téléphone ...maroquinerie AL détails

M’étant trompée dans les dimensions de l’étui à portable, je l’ai récupéré pour le mien et  je peux vous dire  que c’est un plaisir de manipuler ce cuir souple et doux au quotidien... J’ai eu beaucoup de plaisir aussi à coudre ces ouvrages, en tremblant un peu de rater une couture car le cuir ne permet ni bâti ni erreur... Pour une fois , j’ai cousu ...lentement !

♥ ♥ ♥

anémones

♥ ♥ ♥

29 mai 2012

Couleurs de Provence...

Petit aparté pour vous remercier de vos nombreux commentaires sur le billet précédent.  Je suis ravie que vous ayez apprécié d’apprendre l’histoire de ces mannequins mythiques qui nous font toutes rêver...Votre enthousiasme et  votre  intérêt sont pour moi un plaisir toujours renouvelé et une fabuleuse motivation ...

Une escapade de quelques jours en Provence et dans la Drôme pour conjuguer retrouvailles familiales et exposition-vente de Villeneuve les Avignon. La découverte émerveillée d’une profusion de fleurs qui font de chaque sortie un enchantement... Le  bleu des iris, ici le long de l’allée de platanes d’un château viticole,  une vision féérique et grandiose... Le rouge des coquelicots, une explosion  de gaieté  qui aurait ravi Monet... Le vert cru des vignes et des jeunes raisins et celui plus doux des céréales ondoyant au gré du mistral...Le jaune éclatant et ensoleillé des odorants genêts...Le bleu lumineux d’une fragile petite fleur qui recouvre des pans entiers de collines (des bragalous ou aphyllante de Montpellier dite encore "oeillet bleu de Montpellier" merci Dadou)...Les camaïeux de rose des pivoines, reine incontestée du marché aux fleurs de la place de l’Hôtel de Ville d’Aix...

sannesIris 4DSC01166 coquelicotsvignescéréalesDSC01343 sDSC01577 pivoines 

Ma mise en page est inspirée par celles d’Anne que j’aime beaucoup . Si vous ne la connaissez pas, allez vite lui rendre visite, vous découvrirez une artiste aux multiples talents, des textes fins et ciselés, de belles photos et un partage généreux de ses carnets de voyage...

♥ ♥ ♥

14 mai 2012

Stockman & Cie... la suite !

Vous avez tous constaté comme moi qu’en matière de chines il y a parfois des hasards stupéfiants qui mettent sur votre chemin en plusieurs exemplaires et en peu de temps quelque chose que vous avez cherché durant des mois voire des années sans trouver... C’est ainsi qu’un TROISIEME mannequin est entré dans ma maison !!! Un vrai Stockman plus ancien encore que la svelte silhouette de la décharge, à la toile noire et à la silhouette caractéristique  de la fin du XIXe siècle, le ventre creusé, la taille très fine, inspirée de celle de l'impératrice Eugénie...

Je vous présente Adélaïde...

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L’histoire des mannequins est passionnante et étroitement liée à celle  des vêtements féminins. Saviez-vous que les premiers mannequins étaient en osier, puis en fil de fer  et enfin  en carton cousu, molletonné et recouvert de tissu. C’est  à un tailleur pour dame, Alexis Lavigne, inventeur du mètre ruban et d’une école de couture qui existe toujours sous le nom d’Esmod, que l’on doit cette invention qui va révolutionner le monde de la couture et ensuite  l’industrie du vêtement lorsqu’interviendra un de ses anciens élèves, Frédéric Stockman, qui fera passer la fabrication des mannequins d'un stade artisanal à industriel en les standardisant.  Mannequins hommes et femmes sont numérotés, le chiffre correspond à la moitié du tour de poitrine, pour les enfants, le chiffre fait référence à l’âge. Si en 1865, M.Lavigne vendait une cinquantaine de bustes par an, en 1900, plus de 30 000 sont écoulés dont la majorité porte la signature Stockman...

Si vous voulez en savoir plus sur cette réussite exemplaire, lisez cet article  passionnant...

(Merci à Peggy  de “La malle ô bidulles” chez qui j’avais trouvé ce lien.)

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Sur cette belle silhouette, un autre de mes cols, en organdi brodé et dentelle de Valenciennes fermé par un bouton en métal ancien orné d’une fleur de fuchsia, un long sautoir en  rocaille de  jais début XXe donné par ma belle-mère et un chapelet en nacre chiné. C’est la reine Victoria qui lança la mode des bijoux de deuil en jais, cette matière fossile proche du charbon composée à  70-75% de carbone pur dont la dureté permet le polissage. Il y avait des mines de jais ou “jayet” en France  et toute une industrie, notamment en Ariège, qui déclinera avec différents facteurs, entre autres la perte des coutumes de deuil et la concurrence de nouveaux matériaux: le verre teinté de Bohême,  la galalithe puis le plastique... Le jais était utilisé pour des bijoux  ainsi que  de nombreuses parures et plus couramment pour les boutons jusqu’en 1930.

Stockman détails

Adelaïde veille sur le palier de repos de l’escalier à côté d’un miroir. Une fine guirlande  de roses drapée sur celui-ci accentue le romantisme de l’ensemble ainsi qu’une bourse en  toile de soie brodée doublée de moire rose chinée récemment à Tarbes, d’une fraîcheur exceptionnelle et dont le rapprochement avec le mannequin s’est imposé comme une évidence...Un plaisir chaque fois que nous empruntons l'escalier...

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Grâce à Angélique, brodeuse émérite, j'ai appris que cette jolie bourse ancienne est brodée au point de Beauvais, un point très solide qui nécessite un vrai savoir-faire dans le maniement du crochet nécessaire à son exécution... Une découverte pour moi, car j'ignorais l'existence de ce type de broderie...

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Dès 1890 les pieds tournés en chapelet des mannequins destinés à être posés au sol (une succession de boules, voir la publicité en début du post précédent, les deux mannequins de droite ont un pied en chapelet) commencent à laisser place au pied en balustre qui est devenu et resté depuis, le standard...

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Un jour, peut-être trouverai-je un Stockman enfant, ou un buste de comptoir idéal pour présenter encore un de mes cols ou encore un de ces fabuleux mannequins prolongés par une jupe d’acier tels que celui de droite sur la photo ci-dessous...

mannequins littleemmaenglishhomehttp://littleemmaenglishhome.blogspot.com

Les prénoms que j'ai donnés  à mes mannequins n'ont pas été choisis au hasard,

 ce sont des prénoms usités dans ma famille fin XIXe et début XXe siècle !

frise stockman pf 

♥ ♥ ♥

9 mars 2012

Quelques lectures envoûtantes...

Voyages immobiles, chronique n°22

Cela fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de lecture, non que je n’ai pas lu ces derniers mois (sans doute un peu moins que d’habitude) mais parce que, mis à part le dernier livre lu en 2011, il en est beaucoup qui ne m’ont pas plus marquée que cela et  dont je n’avais pas envie de parler...En revanche ceux qui suivent...

♥ Room, mon dernier coup de cœur de 2011

room

Comment vous parler de ce livre et vous donner envie de plonger illico dans sa lecture  sans trop vous en dévoiler si par chance vous n’avez pas encore lu quelque chose à son propos ?

L’histoire est racontée par un petit garçon de cinq ans, Jack, avec ses mots irrésistibles de drôlerie, inventés pour nombre d’entre eux ou simplement traduction enfantine de mots compliqués mais tellement plus parlants dans sa version à lui. Sa Maman est le centre de son univers, univers dont on comprend très vite qu’il se résume à la Chambre dont il n’est jamais sorti, où tout  est personnalisé,  Monsieur Lit, Madame table et Petit dressing où Jack va dormir chaque nuit quand arrive Grand méchant Nick...Sa vie avec sa Maman est très codifiée, très ritualisée mais aussi pleine de fantaisie et de joie de vivre. Jack est un petit garçon très intelligent dont vous vous souviendrez longtemps...

De sa maman aussi, vous vous souviendrez, très jeune mère courage qui trouve en elle des ressources incroyables pour élever ce petit garçon et lui construire une vie la plus normale possible:  des temps de lecture, d’apprentissage, de jeux, de repas, de corvées, de tendresse infinie... Au delà de l’histoire forte, dérangeante, bouleversante, magnifique malgré ce qui se cache derrière, ce livre pose plein de questions sur la liberté, la maternité, la relation fusionnelle mère-enfant...

A lire absolument...

♥ Fugue, le premier coup de cœur de 2012

 Fugue

Le jour de la rentrée scolaire, ses enfants tous scolarisés pour la première fois, Clothilde se retrouve seule dans sa grande et belle maison. Que va-t-elle faire de ce temps libre désormais, trouver un travail peut-être, reprendre la musique ... sa réflexion est interrompue par l’appel de la directrice de l’école, sa fille  Madeleine a fugué... Elle part accompagnée de son chien qui l’emmène jusqu’aux bords de la rivière ...Clothilde hurle le nom de sa fille avant de la découvrir de l’autre côté de la rive saine et sauve...La petite fille est retrouvée, mais Clothilde a perdu sa voix... et là commence vraiment l’histoire, passionnante de cette femme qui envers et contre tous refuse les traitements (injections, psychiatre...)et trouve sa voie différemment en passant par sa voix chantée. Car si elle ne peut pas parler , elle peut chanter et sa voix chantée est sublime... C’est l’histoire  d’une page qui se tourne dans la vie d’une femme, pourtant en apparence très heureuse mais  à un moment charnière justement, dans l’incompréhension totale de son entourage, mari, amies, père... Seuls les enfants s’accommodent de cette maman qui communique différemment avec eux désormais... Il règne dans ce roman une très belle ambiance, où la musique est omniprésente et envoûtante... L’histoire est magnifique, elle se finit bien, et j’aime çà, pourtant elle aurait pu mal finir ! Un portrait de femme émouvant, des personnages secondaires attachants, des lieux superbes, un village aux vieilles pierres dominé par une abbaye où Clothilde va chanter, un second roman beaucoup plus abouti et profond que le premier (La relieuse du gué) qu’au demeurant j’avais déjà beaucoup aimé...

Plongez au cœur de cette fugue sans hésiter, vous y passerez un merveilleux moment !

♥ Les oreilles de Buster

les oreilles de buster

Eva, 56 ans, cultive ses rosiers, partage sa vie avec Sven, papote aves ses amies, s’occupe d’une vieille dame plus qu’acariâtre et le soir venu, se sert un verre de vin et écrit au long de nuits d’insomnie dans un cahier offert par sa petite-fille pour son anniversaire...Elle commence à raconter son enfance et sa jeunesse aux côtés d’un père aimant mais faible et d’une mère, belle, égocentrique et destructrice qui ne l’aime pas et n’a de cesse de l’humilier jusqu’à sa rencontre avec un jeune marin anglais John avec qui elle vivra une très belle histoire d’amour...Elle n’en sera pas “sauvée” pour autant ... Eva raconte doucement le fil de sa vie, ses choix, ses erreurs. Les rapports complexes entre mère et fille sont terrifiants, les sentiments d’amour et de haine sont dépeints avec une très grande puissance et pourtant ne croyez pas que ne se dégage de ce roman que  la violence des sentiments, il y aussi beaucoup de sérénité, de douceur, de tendresse, d’humour aussi... Bien des surprises vous attendent au détour des pages, j’avais du mal à le lâcher  et n’eussent été un besoin impérieux de dormir et des occupations incontournables( cela m’arrive de lire une journée entière si je le peux ) je l’aurais lu d’une seule traite. A chaque fois que je le reprenais, c’était avec une grande tendresse pour Eva...Le titre vous parait énigmatique ?

Lisez-le et vous saurez tout des oreilles de Buster et de leur rôle dans l’histoire !

♥ Rien ne s’oppose à la nuit

Rien ne s'oppose à la nuit

Dans ce roman bouleversant qui m’ a chamboulée, Delphine de Vigan essaie de dessiner le portrait de sa mère  Lucile suicidée en 2008 et de comprendre comment cette famille, sa famille, en apparence si joyeuse, fantasque, haute en couleurs a pu engendrer de tels drames. Car les suicides, les accidents se sont succédés... L’auteur essaie de trouver sa vérité, questionne les proches, lit des écrits, entend des témoignages et se questionne elle-même sur l’écriture, sur la matière de son roman, car c’est sa vérité qui ne ressemble peut-être pas à celle de sa sœur ou de ses tantes, d’où la qualification de roman, pourtant c’est bien de sa vie, de son enfance livrée à elle-même, de l’enfance de sa mère, mais que sait-on de l’enfance de ses parents ? de la vie de ses grands-parents, couple hors-norme et fortes personnalités dérangeantes ( un grand-père ogre qui brisera tous ses enfants, une grand-mère, incroyable femme dévouée à son mari jusqu’au sacrifice des siens et paradoxalement lumineux personnage ) dont il s’agit... Un sujet pas évident et pourtant quelle délicatesse, quelle pudeur, quel respect... Elle dresse le portrait d’une femme infiniment attachante avec ses failles, ses secrets, ses non-dits, son mystère car quoiqu’elle ait pu apprendre sur elle, cette femme, sa mère restera à jamais un mystère... Un texte qui a résonné très fort en moi et m’a laissée à certains moments pantelante, sonnée et que j’ai profondément aimé. Je n’oublierai pas de sitôt Lucile et sa famille...

♥ La liste de mes envies

La liste de mes envies

Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être...

Ce court roman qui caracole en tête des ventes, phénomène littéraire vendu dans douze pays avant même sa parution, dont les droits cinématographiques ont été aussitôt achetés, cache sous son “pitch” un brin racoleur, un petit bijou à la portée universelle. Second roman de l'auteur plusieurs fois primé pour le premier, dans une langue simple mais avec un sens aiguisé de la formule qui fait mouche à chaque fois, se dessinent devant nous le portrait inoubliable et terriblement attachant de Jocelyne, un roman sensible et tendre dont l'argent n’est pas le sujet principal contrairement à ce qu’on pourrait croire, et au final une histoire plutôt noire. Qui n’a pas rêvé de toucher le gros lot et de changer de vie ? Pourtant l’argent n’achète  pas tout, il y a des choses gratuites qui, elles, sont...essentielles !

Un petit bijou , je vous dis, dont il serait dommage de vous priver...

♥ ♥ ♥

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2 mars 2012

Valentine’s hoop...

Un charmant petit tableau à suspendre pour inscrire un mot doux, installer une photo... que sais-je encore, offert pour la Saint-Valentin, mais à utiliser sans modération à tout moment !

Via Pinterest, j’ai découvert les “happy hoops” de Pillipilli et si j’ai bien compris (my english is not perfect !), ce modèle avec pinces permettant de suspendre quelque chose est sa contribution au livre “Zakka style”. Ce que je vous montre en est mon interprétation ...

Vous ne savez pas ce qu’est le Zakka, je vous rassure je ne le savais pas non plus jusqu’à ce que Domi l’explique avec précision là... chez Angel Mélie, vous trouverez aussi une rubrique Zakka bien fournie... J’avoue que j’aime beaucoup l’esprit  Zakka ... 

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Un cercle à broder (hoop) un peu de lin, quelques chutes de tissu imprimés, liberty et autres, de la ficelle de lin épaisse et des pinces cœurs recouvertes de liberty, un molleton mince , un peu de tissu noir à pois pour le dos, un bouton à message, un ruban pour suspendre,  un zeste de patience (et aussi de colle sur les cercles )pour installer le tout  et voilà "my Valentine's hoop" est prêt...

happy hoop 

Pour la photo je l’ai suspendu sur un des deux porte-chapeaux chinés il y a quelques mois, métalliques(en nickel pour les pieds ?), finement travaillés,  ce qui est plutôt rare... Ma belle-mère, modiste n’en avait jamais vu, à l’atelier, elle utilisait des porte-chapeaux en métal, mais lisses ...

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gros plan sur leurs têtes...

porte-chapeaux détails

Pour découvrir une interview (en anglais) de Katrien, la créatrice des holly hoops :

www.heartmadeblog.com/blog/interview-katrien-van-deuren-from-pilli-pilli

et pour découvrir ses créations ravissantes, son blog:  http://abitofpillipilli.blogspot.com/

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Mésange bleue et Fauvette à tête noire (la femelle a une calotte rousse !)

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6 septembre 2011

Mes voyages immobiles de l’été 2011...

Chronique n°21

Parmi toutes les lectures de cet été, il en est que j’ai envie de partager avec vous... Impossible de toutes les chroniquer, retrouvez les autres dans l’album de mes lectures 2011...

L'armée furieuse

♥ Je suis fan des livres de Fred Vargas et celui-ci ne m’a pas déçue. Il faut lire au moins  une fois un Fred Vargas si on aime les romans policiers, pour se faire une idée du monde si particulier de cet auteur. Personnellement, j’adore ses personnages récurrents, Adamsberg le commissaire lunaire qui suit ses intuitions à son rythme, en dehors de toute logique parfois, un homme attachant et surprenant, plus fragile qu’on ne l’attendrait, Danglard, un puits d’érudition porté sur la bouteille, Violette et tous les autres aux personnalités complexes et insolites... les histoires sont toujours incroyablement bien ficelées et érudites,  et c’est avec un plaisir immense que je rentre dans cet univers où finalement  l’atmosphère compte autant que l ’intrigue.  La magie, la superstition et les croyances populaires ont la part belle dans ces romans, mais aussi une somme d’informations historiques ou scientifiques jamais pesantes ( ne l’oublions pas, l’auteur était  archéozoologue au CNRS  et spécialiste de la peste) qui nous donnent un plaisir de lecture qui n’appartient qu’à elle...

Dans L’armée furieuse, l’équipe de police criminelle va se débattre avec deux affaires: d'un côté, une sombre histoire de meurtres dans le Calvados, nourrie par une légende médiévale ; de l'autre côté, l'incendie criminel d'une Mercedes avec, au volant, le PDG d'un grand groupe industriel...(L’Express,le 11/05/2011)

L'amour est une île ♥ DeClaudie Gallay, j’avais adoré “Les déferlantes “et aussi “Seule Venise”, j’ai donc ouvert celui-ci avec une attente précise. Ceci explique-t-il cela, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire, elle m’agaçait, et tout en retrouvant les personnages un peu abrupts, un peu décalés, un peu marginaux de l’auteur, l’atmosphère très particulière de l’histoire qui se passe en 2003 à Avignon pendant le festival perturbé par les grèves des intermittents du spectacle conjuguée à une histoire humaine assez noire et pessimiste ont donné à ma lecture un ressenti particulier. J’étais tentée d’abandonner et en même temps, une sorte de fascination me poussait à continuer. Et si je vous en parle ici,  c’est que contre toute attente, c’est une fois la dernière page refermée que je me suis rendue compte de la puissance de ce roman dont la petite musique m’a obsédée des jours et des jours. Et avec le recul, je me suis dit que oui , définitivement oui j’ai aimé ce roman...  En fait, on y retrouve ce qui faisait la grande force des Déferlantes, une écriture sobre et efficace, des personnages complexes et attachants dont le portrait se dessine peu à peu, l’art de rendre palpable une atmosphère survoltée dans la canicule de cet été-là, mille petits riens qui fignolent à petites touches une histoire cette fois-ci  plutôt noire et sans espoir... Et pour avoir été à Avignon plusieurs années pendant le festival, j’ai apprécié  de retrouver cette atmosphère si particulière  bien que vue ici côté coulisses...

Loin des tempêtes de La Hague, dans la touffeur de l'été avignonnais, la romancière souffle sur des braises, celles de la passion qui a animé jadis les deux héros du livre, un metteur en scène et une comédienne célèbre qui se croisent le temps du festival. Claudie Gallay n'a pas choisi une année au hasard. Elle campe son action au cœur de l'été 2003, lorsque les intermittents bloquèrent les spectacles. «Le festival de toutes les violences, se souvient l'auteur, qui habite à quelque quarante kilomètres de là. Pendant un petit moment, les portes de la ville furent totalement fermées, créant une situation totalement inédite. On évoque souvent la douceur du Sud à tort. Quand le mistral souffle comme aujourd'hui, Avignon peut être aussi rude que La Hague.» (Le Figaro, 18/08/2010)

le cherche bonheur

♥ John et Ella vivent ensemble depuis plus de cinquante ans. Une existence comblée par la naissance de deux enfants. A 80 ans, ils sont désormais au crépuscule de leur vie. Ella est atteinte d'un cancer généralisé et John de la maladie d'Alzheimer. Un jour, lassée des interventions chirurgicales et de la surveillance médicale, consciente qu'il s'agit de leur dernière opportunité de faire quelque chose d'un peu fou, Ella convainc John de partir sur les traces de leur bonheur passé. Lorsqu'ils sillonnaient les routes avec leurs enfants à bord de leur camping-car, le « Cherche-bonheur ». Sans prévenir leur entourage, formellement opposé à ce voyage inconsidéré, ils décident de refaire l'un des plus beaux périples de leur vie, reliant Détroit, dont ils sont originaires, à Disneyland en Californie, par la mythique Route 66. Le trajet est ponctué de péripéties : crevaison, braquage, contrôle policier… Le couple en est quitte pour quelques sensations fortes. Mais c'est également l'occasion de se remémorer des souvenirs et de faire de nouvelles découvertes, de nouvelles rencontres… Il n'est jamais trop tard pour partir à la conquête de son bonheur !(présentation de l'éditeur)

Quelle merveilleuse histoire que celle-ci ! avec un humour ravageur  et une lucidité poignante, Ella revient sur sa vie, le passé, le présent... L’avenir, elle a envie d’en garder la maitrise... L’auteur nous offre une réflexion profonde sur le vieillissement, le sens de la vie, une très belle histoire d’amour aussi. Le sujet n’a rien d’une fantaisie et pourtant d’un bout à l’autre , ce roman est d’une drôlerie incroyable  qui contient l’émotion juste ce qu’ il faut, pourtant l’émotion est là à chaque page,  et c’est entre gorge serrée et éclats de rire  que l’on avance dans l’histoire jusqu’à une fin inéluctable et évidente et que  l’on se surprend à se dire   “je voudrais avoir ce courage là”. Une lecture que j’avais conseillée à Françoise et qu’elle a beaucoup aimé aussi...

♥ ♥ ♥

Pour terminer cette chronique, j’ai envie de vous parler de deux livres très différents l’un de l’autre,  que je trouve inclassables, il faut les lire, c’est tout.

Ce sont chacun d’une façon différente, deux petits bijoux...

le poids du papillon

♥ De celui-ci, court roman d’une soixantaine de pages, qui raconte l’affrontement d’un braconnier et d’un chamois, je vous dirai seulement que c’est un moment de poésie pure, un moment de grâce d’une beauté extraordinaire avec derrière le conte, une réflexion sur l’homme, l’animal et la nature. Le poids du papillon est suivi d’une nouvelle que j’ai complètement oubliée, tant j’étais sous le charme du premier texte. Moi qui relis rarement, je crois que celui-ci, je le relirai...

Quelque part dans les Alpes italiennes, un chamois domine sa harde depuis des années. D’une taille et d’une puissance exceptionnelles, l’animal pressent pourtant que sa dernière saison en tant que roi est arrivée, sa suprématie est désormais menacée par les plus jeunes. En face de lui, un braconnier revenu vivre en haute montagne, ses espoirs en la Révolution déçus, sait lui aussi que le temps joue contre lui. À soixante ans passés, sa dernière ambition de chasseur sera d’abattre le seul animal qui lui ait toujours échappé malgré son extrême agilité d’alpiniste, ce chamois à l’allure majestueuse. Et puis, face à ces deux forces, il y a la délicatesse tragique d’une paire d’ailes, cette « plume ajoutée au poids des ans ».                               Le poids du papillon, récit insolite d’un duel entre l’homme et l’animal, nous offre une épure poétique d’une très grande beauté. Erri De Luca condense ici sa vision de l’homme et de la nature, nous parle de la montagne, de la solitude et du désir pour affirmer plus que jamais son talent de conteur, hors du temps et indifférent à toutes les modes littéraires.(présentation de l’éditeur)

On peut se dire au revoir plusieurs fois

♥ De lui, j’aimais ses chroniques dans Psychologies magazine, je m’étais passionnée pour  “Guérir”, son premier livre et cette approche tellement novatrice qu’il avait de la médecine,  j’avais applaudi toutes ses idées sur l’alimentation, consciente que c’est une part capitale de notre santé, sur l’importance de l’environnement, la nécessité de trouver le calme intérieur...

Ce livre testament, une centaine de pages écrit par un homme qui se sait condamné à plus ou moins court terme, est la formidable leçon de vie d’un grand humaniste. Sa sincérité, son humilité, sa générosité y éclatent une dernière fois. C’est un livre émouvant  et  plein d’espérance... Il est parti en étant sûr que les choses devront changer, la médecine s’humaniser, les hommes revenir à une vie plus respectueuse du vivant,  puissions-nous entendre son message ...

♥ ♥ ♥

Entre deux averses, monsieur rose & Gris a entrepris de canaliser la vigne vierge qui grimpe à l’assaut de la grange. Dès mi-juillet, elle avait commencé à revêtir sa parure automnale  et j’ai eu plaisir à réaliser quelques couronnes que l’humidité ambiante permettra de conserver quelques jours...

vigne vierge

1 juillet 2011

Maine-Coons...

Lorsqu’Elfie, princesse maine-coon

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rencontre Diégo, prince de la même race,

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cela donne

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Une maman chat fière de sa portée de cinq chatons ! et quelques semaines plus tard...

la tribu

une joyeuse tribu bien compliquée à prendre en photos, trop occupée à jouer pour poser,

 il y a toujours un chaton qui n’est pas devant l’objectif !!!

les filles

Je vous présente l’espiègle Gabriella, dite Gaby,  Gaëline la charmeuse et Garance la belle timide

les gars

le tendre Gaspard et Gatsby le conquérant...

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Gaby partira avec la demoiselle de Bordeaux qui ne sera pas de Bordeaux encore longtemps, Gaëline  restera à la maison, Gaspard partira chez l’éleveuse d’Elfie et Garance et Gatsby sont à vendre !

♥ ♥ ♥

Mille mercis pour vos commentaires sur le précédent billet !

Je n’ai pas pu vous répondre, j’étais partie quelques jours pour une très  belle escapade

 dont je vous parlerai plus tard...

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17 mars 2011

Lectures bienfaisantes ...(Voyages immobiles 19)

Lundi dernier, j’ai eu à faire un choix : M.Rose & Gris m’a ramené  deux livres que j’avais très envie de lire. Par lequel commencer ? si je suivais ma raison, je prenais celui qui est une suite d’un livre précédemment lu et beaucoup aimé, que j’attendais de lire  pour vous en parler et ensuite je pourrais passer à l’autre...Ce que j’ai fait dans un premier temps, mais la tentation d’ouvrir le second était si grande qu’à mi-lecture, j’ai craqué et j’ai entamé la lecture du second livre. Une façon de retarder ainsi le moment de lire la dernière page aussi, car je ne sais pas vous, mais quand j’aime un roman , j’ai beaucoup de mal à en distiller la lecture, je me dis parfois que je lis trop vite, mais c’est plus fort que moi, si j’aime j’ai un mal fou à décrocher...  Alors avec l’illusion qu’ils seraient ainsi moins vite engloutis tous les deux, j’ai fait ce qui ne m’est jamais arrivé de toute ma vie de lectrice, j’ai lu deux livres en alternance! les histoires en étaient tellement différentes que cela n’a pas nui à ma lecture ni au plaisir que j’ai pris à chacune...

♥ Le mec de la tombe d’à côté

Katarina Mazetti

Une rencontre improbable entre deux êtres que tout  sépare en apparence et un lieu improbable pour une rencontre amoureuse, voilà qui donne son titre à ce roman paru en 2006. En effet Désirée, bibliothécaire, citadine , habitant un appartement tout blanc et aseptisé, rencontre  en allant sur la tombe de son mari  un mec dont l’apparence autant que la tombe kitsch et tape-à-l’œil sur laquelle il vient se recueillir, l'agacent. Benny depuis le décès de sa mère vit seul à la ferme familiale avec ses vaches laitières. A chaque rencontre chacun exaspère l’autre sans que jamais ils n’aient échangé un mot jusqu’à ce qu’un sourire naissant en même temps sur leurs lèvres  vienne changer la donne, qu’ils en soient mutuellement éblouis  et que débute une histoire d’amour passionnée et cocasse.

"Et juste à cet instant, il m'a regardée. Lui aussi souriait. Et...Impossible de décrire ce sourire-là sans plonger dans le monde merveilleux des vieux standards de bal musette. Dedans, il y avait du soleil, des fraises des bois, des gazouillis d'oiseaux et des reflets sur un lac de montagne. Le Forestier me l'adressait, confiant et fier comme un enfant qui tend un cadeau d'anniversaire dans un paquet malmené."

Je ne vous donnerais pas de détails sur ce qui les oppose,  c’est aussi ce qui fait le sel de l’histoire,  racontée par Désirée et Benny tour à tour et elle est vraiment savoureuse...  Si les personnages peuvent paraitre caricaturaux parfois  je les ai trouvés justes et sous l’apparente légèreté de l’histoire, se profilent des questions profondes, qu’est-ce qui attire deux êtres, l’amour peut-il dépasser l’appartenance sociale, qu’est-on prêt à sacrifier vraiment par amour  ? Humour, tendresse, finesse d’analyse... La fin est  une vraie surprise qui laisse présager une suite... J’ai vraiment adoré ce livre, qui a été adapté avec succès au théâtre.

  Le caveau de famille

Et c’est donc par cette suite que j’ai commencé lundi . Alors difficile de raconter quoi que ce soit de l’histoire sans déflorer la première pour ceux qui ne l’auraient pas encore lue. Je peux vous dire que j’étais ravie de retrouver Désirée et Benny ainsi que les personnages secondaires , plutôt savoureux eux aussi, Märta, l’amie de Désirée, Violette et Bengt-Göran, les voisins de Benny, et  de lire la suite de leurs tribulations. On y retrouve la même construction, avec des alternances de point de vue, c’est drôle, grinçant, caustique...Grâce à un  avant-propos de l’auteur, on pourrait lire directement “Le caveau de famille” , mais ce serait dommage de se priver du plaisir jubilatoire de lire “Le mec de la tombe d’à côté” qui est , à mon avis, supérieur à sa suite. Mais attention, je n’ai pas été déçue, loin de là, mais ce deuxième opus plus sombre n’a pas l’effet de surprise du premier, par rapport au ton employé, à la drôlerie des situations, aux  portraits des protagonistes, on passe à autre chose...

Si vous lisez le premier  ou que vous l’avez déjà lu , vous aurez forcément envie de lire celui-ci et vous passerez un excellent moment !

 Salon du livre à Paris du 18 au 21 mars: Katarina Mazetti sera présente sur le stand des éditions Gaïa, si vous avez envie de la rencontrer ainsi que d'autres auteurs nordiques, c'est le moment!

♥ Coup de cœur absolu pour “La couleur des sentiments”

la couleur des sentiments

Elle m’avait bien dit que j’allais aimer et à lire la quatrième de couverture , je le savais aussi d’avance... c’est pour cela que j’étais si impatiente de le commencer et que que je n’ai pas attendu d’avoir terminé “ Le caveau de famille”...

Autre temps , autre lieu pour cette histoire, un premier roman magistral qui a conquis l’Amérique avec 2 millions d’exemplaires vendus !

Quatrième de couverture: ”Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. peut-être même s’exiler dans un autre état, comme Constantine, qu’on n’a plus revue  ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan, l’ont congédiée.

Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans est partie sans même lui laisser un mot.

Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires, personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins et écrire en grand secret une histoire bouleversante.”

 Tour à tour dans la tête et les pensées d’Aibileen, de Minny ou de miss Skeeter, j’ai vibré, j’ai ri, j’ai été émue par cette histoire magnifique de femmes courageuses dans une époque trouble. Les noirs ont conquis certains droits mais dans la pratique c’est autre chose. Les Blanches confient l’éducation de leurs enfants aux Noires depuis des générations mais pour rien au monde elles ne partageraient les mêmes toilettes ! On est en encore  à la veille des grands mouvements libérateurs des noirs américains, Martin Luther King n’a pas encore fait son rêve et c’est une société pétrie de contradictions que nous décrit ce livre. Les portraits de femmes sont émouvants  et sonnent juste, les sentiments très complexes  que partagent les protagonistes sont merveilleusement rendus,  amour, haine, attirance, répulsion, méfiance, confiance... les sentiments ne sont jamais simples...L’analyse en est très fine et sensible, et ce roman est bouleversant. Aibileen si attachée à baby  Mae Mobley qu’elle élève, à qui elle apporte la tendresse que sa mère n’est pas capable de lui donner,  Minny et Célia sa patronne, une Blanche complètement paumée rejetée par la bonne société de Jackson, et  Skeeter,  cette jeune fille blanche qui écoute son cœur  sont des personnages inoubliables. ce qu’elles font n’est pas seulement dangereux pour les bonnes, Skeeter met en péril sa propre place dans cette société où les femmes une fois trouvé un bon parti, s’occupent de ventes de charité, de bridge et de cancans et clouent au pilori toute tentative pour sortir des rails, sous la houlette hargneuse, méchante, jalouse et raciste  de Miss Hilly. Pourtant secrètement  de jolies histoires prennent vie car de vrais liens d’amour  sont tissés entre les familles blanches et noires,  et l’histoire écrite par les trois héroïnes va révéler les choses et plus rien ne sera comme avant...

La postface de l’auteur est très émouvante, elle y confie des souvenirs d’enfance et explique que l’idée de ce livre est venue du fait que la bonne qui l’avait élevée jusqu’à 16 ans est morte avant qu’elle ait eu la possibilité de lui demander ce qu’on ressentait quand on était une  bonne Noire  travaillant dans une  famille de Blancs du Mississippi et qu’elle avait passé des années à imaginer ce qu’aurait été sa réponse...

C’est un bonheur de lecture où j’ai vibré à chaque page, un gros coup de cœur ! Précipitez-vous sur ce livre!

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Merci

à toutes pour vos commentaires sur le dernier message, je n’ai pas répondu, cela ne veut en rien dire que je ne savoure pas tous vos petits mots, c’est juste parfois impossible !  Votre présence, votre fidélité, votre  enthousiasme, votre  amitié et la chaleur de vos petits mots  ici ou dans ma boite mail me font chaud au cœur...Merci à VOUS !

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3 décembre 2010

CalendrierS de l’Avent...

Souvenez-vous, l’an dernier, j’avais eu l’idée de reprendre la tradition du calendrier de l’Avent qui avait accompagné  l’enfance de mes filles, pour ma cadette, qui avait quitté cette année-là le foyer familial pour vivre à Bordeaux. (clic pour un petit saut dans le temps )...

Et, nostalgie  quand tu nous tiens ! ma grande avait exprimé l’envie d’en avoir un, elle aussi, l’année suivante, c’est à dire cette année...

J’ai préféré attendre d’être sûre qu’elle ait enfin reçu son paquet avant de vous montrer les réalisations de cette année et merci le facteur il avait délivré l’avis de passage à quelqu’un d’autre, il n’est donc arrivé que hier soir à destination. Celui de la cadette attendait  sagement le 1er  sur sa cheminée depuis ce weekend, car nous lui avons porté à domicile...

A-L

Enfin vous montrer les réalisations, c’est beaucoup dire car vous ne verrez que les emballages, surprise  quotidienne oblige ! Pour ma grande, j’ai repris le principe du cintre ancien personnalisé et  sans le savoir j’ai assorti les étiquettes à sa déco de Noël ! Pour la cadette, les petits paquets se sont regroupés dans une cagette tout simplement, elle pourra ensuite l’utiliser à sa guise...

L

A l’intérieur des petites choses, faites maison, achetées , chinées au fil de mon inspiration tout au long de l’année... Pas évident de trouver 24 petits cadeaux variés pour des jeunes femmes ! L’ère de la petite friandise ou du petit jouet étant révolue, c’est un peu Noël qui commence dès le premier décembre !

Calendriers de l'avent 2010 détails

(Etiquettes tamponnées avec des foam stamps de scrap, cagette Casa, cintre chiné et patiné à la cire à blanchir de Libéron, cœur en céramique de Myriam, , étiquette métal  boutique Bergamote à Pau et étiquette lin  brodée par Virginie)

Et pour matérialiser ce doux  décompte qui nous rapproche chaque jour de Noël,comme on effeuille un éphéméride, nous avons nous aussi notre calendrier de l’Avent ! Sur une idée de Florence, vue sur son blog l’an dernier, tellement simple et efficace  que je n’y ai rien changé...

calendrier de l'Avent

calendrier de l'avent détails

Une petite étiquette porteuse d’une photo prise dans l’année coulisse sur une ficelle de lin tendue au dessus du vieil évier illuminé par  la fameuse couronne du grand suédois pour laquelle j’ai  enfin craqué cette année...

faux cols et lunettes détails

Sous une petite cloche, un trio de faux cols chinés et les lunettes de mon grand-père

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23 août 2010

Escapade parisienne...

A l’occasion d’un repas d’anniversaire, nous avons fait une courte escapade vers la capitale.  Une échappée à deux, d’autant  plus agréable que des amis nous ont hébergés bien qu’eux-mêmes soient alors en vacances sur la côte basque ! Ils ne sont pas sur Paris depuis très longtemps et nous ne connaissions pas leur appartement, malgré leur absence , nous les y avons retrouvé et nous avions l’étrange sensation d’être dans un environnement à la fois familier et différent, c’était chaleureux, serein et rassurant, loin de du caractère impersonnel des grandes chaines d’hôtel...Merci encore à vous Michelle et Christophe.

Pas de balades dans Paris, Françoise ou Christian font cela bien mieux que je ne saurais le faire, mais je veux simplement vous montrer quelques détails architecturaux de la rue où habitent nos amis dans le XVII ème. Je me suis régalée devant ces immeubles tous plus beaux les uns que les autres, édifiés de 1910 à 1913.

Mascarons au dessus des portes d’entrée...

portes

Guirlandes végétales...

portes 2

Au dessus des fenêtres...

fenêtres

D’autres détails...

détails

Une vue plus large pour ce médaillon entre deux fenêtres en saillie arrondie sur une façade...

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Cette façade, elle, me fait penser à un théâtre...Je ne me lasse pas d’admirer cette harmonie...

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Harmonie qui doit beaucoup aux innombrables règlements d’urbanisme qui ont régi les constructions , très restrictifs et parfaitement respectés, ainsi que je l’ai appris dans un livre formidable pour qui veut avoir une autre vision de la ville et porter un regard éclairé sur les façades, livre dont m’avait parlé mon amie et que connait bien aussi Françoise :

grammaire des immeubles de Paris

 

Enfin, vous savez combien j’aime les fleuristes parisiens, alors une mosaïque de roses d’une toute petite boutique, petit clin d’œil  amical à celle qui me l’a fait découvrir...roses 5

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2 août 2010

Fronton...

Longuement cherché, plutôt rare dans notre région, c’est à Bordeaux sur les Quinconces en mai, que j’ai enfin trouvé LE fronton qu’il me fallait ...Sous le pallier de repos de l’escalier est en effet aménagé un vestiaire, discrètement masqué par un simple rideau de lin et j’avais vu chez un cousin, dans une configuration presque identique, un fronton posé au dessus des portes du rangement aménagé sous un escalier, idée qui m’avait beaucoup plu...

fronton

Je l’ai repatiné couleur lin, car le gris n’allait pas pas plus avec le rideau qu’avec les boiseries (la photo ne donne pas à voir la couleur telle qu’elle était en réalité et on dirait qu’il n’y a aucune différence entre l’avant et l’après !!!) et voilà en situation ce que cela donne...

le vestiaire sous le pallier

Sur une idée de mon beau-père, je l’ai simplement fixé à l’aide de deux chevilles à bois  à l’arrière, moitié dans le fronton , moitié dans la poutre, fixation invisible et  réversible si mon fronton avait la bougeotte, sait-on jamais...

fronton entrée détails

1 avril 2010

Ni tout à fait la même...

Je vous propose de  vous montrer,  dans le cadre du défi photographique de Clarélis, une photo du paysage que je vois du deuxième étage de ma maison. Ce sera toujours le même angle de vue, du moins j’essaierai, et selon la lumière, la saison, ce ne sera ni tout à fait la même ni tout à fait une autre...

Je photographie très souvent cette vue et pourtant je n’y ai pas pensé tout de suite lorsque j’ai cherché un sujet pour participer , me demandant ce qui pouvait dans mon paysage suffisamment changer pour que ce soit intéressant... et mon sujet était là sous mes yeux...je vous l'ai, du reste montré déjà plusieurs fois ! J'espère que ce rendez-vous auquel je ne fixe pas de périodicité vous plaira, ce sont des images sans autre prétention que d’essayer de vous faire partager des moments parfois fugaces où j’ai trouvé le paysage beau...

logo de clarelis

 

16 mars 2010 9h34

le 16 mars,  9h34

30 mars 2010 7h56

le 30 mars, 7h56

Pour retrouver les autres participantes, rendez-vous chez Clarélis !

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Bon anniversaire Marie-Christine!

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Avec toute mon affection et des bises en attendant dimanche!

31 juillet 2009

Le remplaçant d'Agnès Desarthe...(Voyages immobiles 10)

image

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Souvenez-vous, je vous avais raconté combien j’avais aimé le roman d’Agnès Desarthe “Mangez-moi”, et pendant ma semaine en Provence, j’ai lu “Le remplaçant” avec curiosité, avidité , plaisir et émotion...  Cet écrivain a un vrai talent de conteuse, de celui qui vous subjugue dès les premiers mots, que l’on écoute avec passion et qui vous transporte ailleurs le temps d’une histoire...

A l’origine, ce livre était une commande de son éditeur pour cette collection « Figures libres », consacrée à des vies exemplaires et il aurait dû être centré sur Janusz Korczak,  pédagogue polonais qui dirigeait l’orphelinat du ghetto  de Varsovie avant de mourir à Treblinka avec les enfants qu’il avait refusé d’abandonner.

« Le problème, avec les livres, c’est qu’ils n’obéissent pas à leur auteur. On choisit un héros et voilà qu’un personnage secondaire brigue le premier plan, on construit une histoire mais une demi-page d’écriture s’empresse de la déconstruire. […] Ce livre, celui que j’étais en train d’écrire, était censé être un portrait du pédagogue polonais, mais dès les premières pages, le lapsus a œuvré. J’ai su très rapidement qui allait prendre la place de Korczak dans ce récit, se superposer au personnage d’origine, profiter d’une vague ressemblance et de coïncidences historiques pour s’immiscer dans le projet, le faire dévier, le détourner irrémédiablement ».

Et c’est ainsi que le grand-père ”remplaçant” de la narratrice, celui avec qui sa grand-mère a refait sa vie, le vrai grand-père étant mort à Auschwitz, va devenir le personnage central de cette histoire. Bouz, Boris, Barouch, B.B.B., ou encore Triple B “avait le bon goût de ne pas être à la hauteur du disparu ; ni aussi beau, ni aussi intelligent, ni aussi poétique que le mort qu’il remplaçait. On avait perdu au change, et c’était parfait ainsi, moins culpabilisant. La médiocrité du nouveau permettait d’honorer convenablement la mémoire de l’ancien “. Mais ce grand-père de cœur, a une qualité immense, c’est un conteur  qui a le don d’inventer sa vie, de la broder, de la magnifier et c’est une histoire de transmission entre le grand-père et la petite fille, celle de l’invention. Bien sûr la figure de Janusz Korczak apparait et ce sont des pages bouleversantes du livre mais  ce qui m’a le plus touchée, c’est le portrait en filigrane de l’auteur , de sa création littéraire aussi qui se dessine derrière celui de cet anti-héros qu’est le “remplaçant”...

Ce court roman est magnifique ...

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27 octobre 2009

Cadeau de naissance pour un petit Jules...

La meilleure amie de ma Grande, son amie d’enfance, la fille de la marraine de ma Cadette a mis au monde un petit garçon prénommé Jules. Je lui ai préparé une panière à ma façon...

la panière de Jules

Toujours la même base que là et là, une panière de chez Casa, assez foncée au départ, patinée avec la cire effet blanchi de Libéron et habillée de lin. Le thème décoratif de la chambre de ce petit bonhomme étant un nounours, j’ai choisi un ours nommé “l’irrésistible” de Joëlle Wolff pour le dessus de la panière. J’avais commandé à Myriam de Rouge petit-cœur, un cœur en céramique orné d’un “J”( car j'avais eu l'insigne privilège de connaitre l'initiale du prénom du Bébé...), attaché avec une fine cordelière de lin, il permet de soulever le couvercle. Habillage de lin et application de cotonnade dans des tons très doux de bleu et beige, poches intérieures, élastique recouvert, ruban  passé dans un entre-deux de lin et application d’un nounours matelassé à l’intérieur du couvercle (modèle trouvé dans  le livre “Patchwork et appliqué brodé “de Delphine Mongrand), charnières faites avec de la tresse de lin d’encadrement , montage caché par des boutons de nacre...

la panière de Jules détails pf

Dans la panière j’ai mis deux petits sachets remplis de lavande pour parfumer  les tiroirs du bébé, merveilleuse lavande au pouvoir apaisant...

senteur lavande pour Jules 

Et un pochon blanc avec des chaussons...

Mais pas n’importe quels chaussons, pas des chaussons tout simples, non!

Des bottines d’ange  tricotés par Mademoizel' Lo .

Je les avais admiré chez Belette et je n’ai pas résisté à la tentation de glisser ces quelques grammes de poésie pure dans ma panière...

les bottines d'ange

bottine d'ange profil

“Toi  l’enfant  de  nos  rêves,

tu  as  nagé  longtemps

dans  un  abri  bien  sombre

où  l’eau  perlait  de  roses.

Entendais-tu  au  loin

le  refrain  des  sirènes?

As-tu  croisé  parfois

des  étranges  navires

et  des  vaisseaux  de  reines?

Un  jour, l’eau  s’est  enfuie,

tu  as  quitté  la  mer

les  vagues  de  ta  mère

sans  le  moindre  radeau...

...Tant  d’enfants  sur  la  terre

ont  vécu  cet  instant

depuis  des  millénaires.

Mais  pour  nous,  tu  es  un,

tout seul dans un regard,

seul  parmi  des  milliards.”

Ann  Rocard , 

extrait  de “ Naissance , poème  pour  un  enfant  d’aujourd’hui”

l_irr_sistible_de_Jo_lle_Wolff

12 mars 2009

Le père de la petite...(Voyages immobiles 6)

le_p_re_de_la_petiteParis, 1944. Une petite fille de quatre ans vit dans l'insouciance de la guerre, heureuse et libre, seule avec une mère qu'elle adore. Lorsque revient le père, qu'elle n'a jamais vu, prisonnier de guerre libéré, l'existence de celle qui s'appelle France, prénom choisi par le père avant de partir au front,pour l'enfant à naître, mais qu'on appelle « la petite », est bouleversée.

Pour cet intrus qui lui prend sa mère et entend imposer son autorité, elle éprouve d'abord de la haine, de l'effroi aussi devant sa dureté, sa violence, son étrangeté. Puis, avec tout l'excès dont est capable un enfant, elle se met à l'aimer d'un amour absolu, exclusif, un peu fou. Mais elle va être à l'origine d'un drame familial dont l'ombre se dessinait dès les premières pages du livre...

Qu'est-ce qu'un père? C'est la question qui court tout au long de cette remontée de souvenirs poignants mais distanciés, écrits à la troisième personne et dans une grande économie de style. La réponse, lumineuse, nous sera donnée dans les tous derniers mots du texte.

Ce roman autobiographique est le premier d'une jeune romancière de 65 ans. Elle obtiendra le grand prix des lectrices de Elle pour son second ouvrage, La femme de l'allemand en 2007.

J'ai beaucoup aimé ce petit livre, où toute l'histoire est racontée du point de vue de l'enfant, une petite fille sensible, observatrice, indomptée élevée par une mère fantasque et permissive, sans aucune contrainte, dont tout l'univers se résume à cette entité, le couple mère/fille. Quand le père revient ce couple-là vole en éclat, elle découvre quelqu'un qu'elle ne connaissait pas cachée derrière sa mère, la femme amoureuse... Et puis elle va apprivoiser et sa peur et son père et délaissant sa mère, envers qui elle ressent une rancune profonde même si elle ne sait pas mettre de mots sur ce sentiment, elle va basculer effectivement de la haine à l'amour fou...L'histoire est découpée en chapitres courts, en instantanés où tout se joue dans la tête de l'enfant ou dans de courtes scènes familiales. La finesse d'analyse doit sans doute un peu aux études de psychologie de l'auteur parallèlement à son métier de professeur de littérature et beaucoup à sa capacité à retrouver son regard d'enfant pour faire vivre ses souvenirs...Pendant cent cinquante pages, le lecteur a quatre ans et ressent plein d'empathie pour cette petite fille dont la vie va être changée pour toujours...

21 février 2009

Thé gourmand...

Pause cocooning avec un thé gourmand pour une belle journée d'Anniversaire...

th__gourmand

 

Prendre une boîte basique en métal, un joli papier fleuri de scrap, quelques accessoires,

de la gaze stérile, un bon thé bio de belle origine, un soupçon de patience,

une grosse pincée d'envie de faire plaisir

et de réjouir les pupilles

avant les papilles...

 

bo_te_de_th_

 

Puis, préparer des biscuits délicatement parfumés

à la vanille, au fenouil et à l'huile d'olive

qui se marieront agréablement

au thé...

biscuits_au_fenouil

S'installer et déguster...

Joyeux Anniversaire, Nicole !

 

4 janvier 2010

Coussins...

Je m’étais bien gardée de dire à mes filles que j’avais cousu pour le salon et qu’avec cette nouvelle parure de canapé associée aux décorations de Noël c’est toute la pièce qui semblait transformée...

DSC03684

Lorsque nous avions acheté ce canapé houssé de lin, j’avais derrière la tête l’idée de lui offrir une parure de saison en lui cousant une housse d’hiver  en laine bouillie dans une couleur joyeuse et chaude qui siérait bien à la froidure hivernale... Faute d’avoir pu réaliser ce projet, j’ai opté pour un boutis en velours figue piqué main du géant de la vpc assorti de deux taies d’oreiller que j’ai simplement retaillées, et j’ai complété par des coussins  création maison en velours ras d’un ton un peu plus clair associé à un imprimé fleuri et à une serviette ancienne passée dans un bain de teinture...

coussins et boutis velours mosaïque la photo ne restitue pas la vraie couleur du monogramme qui est plus claire que sur le gros plan et moins acidulée que sur les autres photos... le damassé, comme le velours offre une couleur changeante selon la lumière...

les deux plus petits coussins  sont en réalité destinés à une petite banquette près de la cheminée...

DSC03686 

Et comme il me restait encore un peu de tissu j’ai réalisé un petit coussin berlingot

assorti d’un sachet de lavande qui embaume

dès qu’on fait bouger le coussin...

 

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Edit de  l'après-midi: je suis d'une étourderie impardonnable, fin 2009 Violette et Domino m'avaient toutes deux décerné un prix,MERCI à elles, je suis touchée plus que mon oubli pourrait le laisser penser...

prix_2009_blog_domino_sphotos_et_violette

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18 mars 2009

Le printemps arrive...

De retour du jardin après une journée magnifique, je vous livre quelques photos...

Les premières jacinthes se colorent de jour en jour, les narcisses à petite coupe sont ouverts depuis ce matin, Gertrude l'oie, débarassée des herbes folles qui l'envahissaient, va enfin pouvoir garder à nouveau le jardin, le lilas bourgeonne à toutes branches, la vigne vierge s'est couverte des boutons rouges annonciateurs du feuillage, quelques buis sont passés sous ma cisaille, la première fleur d'iris a déployé ses pétales de soie froissée, une petite composition de charme a pris place sur le banc autour d'un pot de primevères sauvages, un narcisse à grande coupe laisse apercevoir timidement son coeur, les frondes de fougères tout de velours vêtues hésitent encore à se déployer, une petite plante grasse dont j'ai oublié le nom, invisible pendant l'hiver, a réapparu en multiples rosettes vert-bleuté, et la baignoire d'enfant de ma belle-mère s'est déplacée avec ses pensées d'un coin de jardin à un autre...

le_printemps_arrive_pf

Sans attendre la date officielle du printemps,

j'ai installé le grand parasol pour me faire croire que

çà y est le beau temps est vraiment là...

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23 décembre 2009

C'est Noël... !

car les filles sont arrivées...Voici ce qu’elles ont découvert, une décoration très sobre, des touches de couleur çà et là, des bougies, des petits détails ...

jacinthes, lierre et médicis

Face à l’entrée, quelques jacinthes blanches en compagnie de petits lierres ont investi le  vase médicis, sur chaque marche de l’escalier, une verrine avec une bougie mauve,

mon sapin 2009

 

le sapin, bien sûr, sapin auquel elles tiennent très fort, mes tentatives d’annonce de sapin alternatif entrainent des protestations horrifiées, sapin installé dans une vieille lessiveuse en zinc, assez aéré, il a fallu que chaque décoration soit installée sur des bouts de branches solides, car Miss Elfie, a trouvé là un terrain de jeu formidable et elle a vite cassé plusieurs boules...

sapin 2009 détails

Tout à côté dans le vieil évier, j’ai installé la crèche que l’enfant Jésus rejoindra le 24 au soir devant mes petites maisons illuminées...

ma crèche 2009

 

Sur la table du salon, une coupe en zinc avec d’autres jacinthes et un  petit cœur  en céramique de Myriam tandis que sur un guéridon à côté quelques boules mercurisées et violettes illuminent de leur éclat un vieux pot à confiture...

les jacinthes de la table basse

mercurisé et violet

Au-dessus de la table basse, le lustre à bougies a retrouvé une nouvelle jeunesse en se parant d’un gris beaucoup plus doux et  en harmonie avec la maison que son noir d’origine, et pour les fêtes il a épousé  une fine guirlande de roses d’ un beau camaïeu de violet qui sort ainsi d’un long sommeil...

lustre aux bougies version grise

J’ai chiné récemment deux devant de taies d’oreiller, jamais terminées. L’une d’elles, passée dans un bain de poudre de perlin pimpin dylonesque me servira de surnappe pour l’apéritif  avec sans doute ces petits bols ou  cassolettes...

surnappe teinte en burgundy

J’allais oublier, parmi mes plantations de bulbes cette année, j’ai trouvé des ornithogales, joliment nommées aussi “étoiles de Bethléem”, de circonstance, non?

étoiles de Béthléem

A la salle à manger, le lustre s’amuse de petites boules violettes mates ou brillantes...

lustre de la salle à manger

tandis que le dessus de cheminée se pare d’une guirlande lumineuse qui serpente entre bougies, jacinthes ( elles devraient être violettes !)anges et branches plâtrées...

DSC03907

Le temps est venu de profiter de la présence de mes filles, le temps de l’émotion, des rires et de la découverte des présents préparés avec amour pour chacun, des repas gourmands partagés dans la convivialité et la joie d’être ensemble...

Le temps pour moi de vous laisser jusqu’au seuil de la nouvelle année,

de vous souhaiter un

TRESbranches plâtrées de Noël

 

et de refermer le portail sur l’intimité familiale...

couronne sur portail

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2 octobre 2009

Deux livres en partage...(Voyages immobiles 11)

 

d_autres_vies_que_la_mienne

 

♥ Plusieurs jours après avoir tourné la dernière page, je vis encore avec les protagonistes de ce récit extraordinaire...

Emmanuel Carrère se trouve au Sri Lanka en 2004 pour des vacances dont il pressent que ce seront les dernières pour son couple au bord de la rupture. Il est le témoin du tsunami qui laisse l’île exsangue et fait des milliers de victimes dont une petite Juliette de 4 ans avec les parents et grand-père de laquelle il avait sympathisé à l’hôtel. Ce dernier l’interpelle au lendemain de la catastrophe ”toi qui est écrivain, tu vas écrire un livre sur tout çà ? tu devrais(...) moi, si je savais écrire, je le ferais”. Très peu de temps après, en France, la sœur de sa compagne, Juliette 30 ans( étrange hasard de cette similitude de prénom) meurt d’un cancer. Et ce sont ces vies: d'une part, celles de Delphine et Jérôme, les parents de l’enfant, celle de Philippe, le grand-père, d'autre part, celles de Juliette  magistrat et de Patrice, son mari, dessinateur de bandes dessinées et utopiste invétéré, qui ont trois petites filles, celle d’Etienne, magistrat lui aussi, collègue et ami  de Juliette, boiteux comme elle à la suite d’un cancer, épris de justice  comme elle avec qui il combat les organismes de crédit arrogants qui malmènent les plus fragiles et les plus démunis, ce sont donc toutes ces vies auxquelles Emmanuel Carrère va prêter sa plume pour un ouvrage de commande, qu’il va commencer puis laisser de côté pour écrire “Un roman russe”, impérieuse et vitale nécessité pour lui de mettre au jour les fantômes et secrets de famille avant de le  reprendre . Et en le menant à son terme,  il trouvera dans l’ouverture aux autres, enfin,  la possibilité pour lui de s’ouvrir à l’amour et à une certaine forme de sérénité ... Tout au long du récit de ces deux tragédies étrangères l’une à l’autre, il livre ses réflexions et l’écho en lui de ces rencontres intenses avec des personnalités d’une humanité bouleversante et d’une richesse humaine exceptionnelle. Sans jamais tomber dans le pathos ou le voyeurisme,  ce livre est un hymne à la vie magnifique, d’une rigueur et d’une honnêteté intellectuelle admirable. D’autres vies que la sienne certes, mais  ces vies croisées en sont indissociables et contribuent bel et bien à la constituer...

 

le_choeur_des_femmes

 

♥ Quelques temps auparavant, j’avais lu le dernier Martin Winckler.  Si vous aviez aimé ses précédents livres, “la maladie de Sachs” étant sans doute le plus connu puisqu’il avait fait l’objet d’une adaptation cinématographique, vous ne pourrez pas ne pas aimer ce roman généreux, foisonnant, émouvant, bouleversant aussi, une ode aux femmes et un plaidoyer pour une médecine plus proche des patients, pour une écoute plus attentive des soignants... ce sont là les thèmes chers à Martin Winckler, récurrents dans l’ensemble de ses écrits jusque dans les romans policiers... ne pas oublier qu’avant tout, il a exercé la médecine  pendant 25 ans et n’a eu de cesse de s’élever contre le mandarinisme et la soi disant toute puissance des médecins souvent trop imbus de leur savoir et trop formatés par la faculté pour entendre vraiment leurs patients et voir en eux autre chose qu’un cas médical  sorti du contexte de l’être humain dans sa globalité.

Jean Atwood, brillante interne des hôpitaux, futur professeur en  chirurgie gynécologique doit, avant d’obtenir le poste qu’elle convoite, passer par un stage de six mois dans un service de Médecine  de la femme, dirigé par un médecin généraliste à la réputation  sulfureuse, Franz Karma, chantre d’une médecine modeste, à l’écoute  de ses patientes qui l’adorent, entouré d’un personnel entièrement dévoué qui l’appelle par son prénom... du jamais vu pour cette interne carrièriste, aux dents longues qui n’a pas de temps à perdre à écouter les nanas lui raconter leurs jérémiades, elle ce qu’elle veut, c’est  du scalpel, des écarteurs,  des compresses, des maladies des vraies... la confrontation ne se passera pas du tout comme elle avait imaginé et elle  va être amenée à réviser ses positions et ses à-priori ...Ce roman fourmille de mille histoires, que l’on suit comme un feuilleton, il résonne de voix de femmes entendues par milliers.  Martin  Winckler n’a rien perdu de sa colère et de sa fougue contre la misogynie qui règne dans ces services qui devraient être au service de la femme et où les médecins se comportent  en dieux tous puissants, c’est un roman écrit dans une langue formidablement juste,  “qui parle, pleure, chante, s'enflamme, crie et passe sans crier gare par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. “(Télérama)...

J’adhère totalement aux idées de cet humaniste qu’est le docteur Marc Zaffran alias Martin Winckler et j’ai adoré ce pavé de 608 pages qui se dévore de façon addictive  et dessine à travers les histoires  chorales qui le composent le portrait de ce que pourrait bien être le médecin idéal...

Ce sont là deux livres très différents que je vous propose, qui m’ont enthousiasmée et émue, qui ont en commun une profonde générosité, des portraits humains vrais ou imaginés exceptionnels et une très belle écriture... Pour vous remercier de m'avoir lue jusque là et vous souhaiter un excellent weekend, je vous offre cette photo de ma clématite qui fleurit pour la quatrième fois de la saison...

cl_matite_d_but_octobre

♥ ♥ ♥

28 août 2009

Le Rose, acte II...

Elvézia, de la Source d'Angèle, m’a proposé de voir la vie en rose... Le défi pour moi a été de trouver des objets roses différents de ceux que je vous avais montré pour justifier le nom de mon blog (clic), et je n’ai eu aucun mal à  le faire, assurément je vois la vie en rose au quotidien !!!

le Rose

Un pichet en faïence anglaise, des boutons de rose bio à utiliser en cuisine, des verres à peine rosés et une guirlande de cœurs en nacre, une rose Pierre de Ronsard cueillie avant la pluie, quelques roses ramenées du marché, des torchons basques, des sous-tasses en forme de marguerite dont les tasses sont cassées depuis longtemps avec  une tablette de chocolat d’un artisan japonais installé au pays basque (un packaging formidable...), mon sécateur à fleurs coupées, un petit carré Pucci, un cache-pot,  un carnet avec une jolie citation de  Jules Renard ”L’accent circonflexe est l’hirondelle de l’écriture”( je crois que je l’ai acheté autant pour sa couleur que pour sa citation) et... mon téléphone portable .

A votre tour!

♥ ♥ ♥

16 octobre 2009

Carnets d'automne: les marrons d'Inde,les noix et Mattin Partarrieu...

Je ramasse les marrons d’Inde qui tombent en ce moment avec un plaisir enfantin ... ces drôles de fruits non comestibles s’apparentent pour moi  aux galets ramassés sur la plage, j’aime en toucher les rondeurs lisses et brillantes... j’aime la coque tantôt  piquante  tantôt lisse à l’extérieur, et  moelleuse et tendre à l’intérieur, un petit nid douillet où le fruit a lentement muri bien protégé de toute agression, une vraie matrice...

marrons d'inde

En allant commander mon bois chez un agriculteur du village, j’ai  d’abord admiré ce noyer majestueux, solidement campé sur d’énormes racines affleurant la surface,   puis ramassé quelques noix...

le noyer pf

jusque là rien de bien extraordinaire, sauf que de l’autre côté du chemin il y a un autre noyer, et là surprise, il donne les plus grosses noix  que j’ai jamais vues...

noix gros plan

noix sur plat Partarrieu

Je vous les présente sur un plat en céramique signé du peintre basque Mattin Laurent Partarrieu. Un peintre découvert il y a plus de quinze ans  au Pays Basque, dont j’aime beaucoup les tableaux ... en général de très grands formats que nous avons plaisir à aller voir tous les ans à St Jean  de Luz dans la galerie Hordago qui l’expose en exclusivité.

hommage à la goulue  soirée au piano bar  au mois d'août à St Jean de Luz  au balcon rue d'Alesia

A propos de Mattin Partarrieu, Robert Doisneau disait de lui qu'il :"montrait la comédie du quotidien avec un regard amusé et tolérant..." et  j’ajouterais volontiers, plein de tendresse ...

Nous  avons trouvé une année ce plat, pièce unique d’une toute petite série de céramique, nous avons aimé les couleurs monochromes (si bien accordées à la saison et à ces carnets d’automne) et la galerie de visages si typiques de Partarrieu qui en orne le bord...

Partarrieu détails

Pour vous remercier de vos  visites et  commentaires toujours plus nombreux et attentifs, ce cœur garni d’une liane de baies rouge vif, cueillie dans une haie et que, malgré mes recherches, je n’ai pas réussi à identifier... J’avais pensé à du bois-joli, la baie en elle même y ressemble mais il ne se présente pas sous forme de liane, ce n’est pas non plus de la douce-amère qui, elle, est une liane...

liane de baies rouges

♥ ♥ ♥

Edit de 15h40: je savais bien en faisant appel à votre sagacité que je trouverai le nom de ma liane, c'est Domi qui me l'a suggéré et elle a raison, c'est du tamier commun ou "herbe aux femmes battues" ou encore "racine de feu" ou "raisin du diable" ou "vigne noire"... Dans le sud de la France, son nom occitan est reponchon qui se prononce "repountchoun". La baie juteuse est toxique, d'où ses surnoms populaires...

Merci Domi !

21 août 2009

Arcangues, suite...

Plus encore que le village charmant  et l’église, c’est le cimetière que j’aime... un lieu extraordinaire par sa situation,  la richesse de son patrimoine funéraire et son atmosphère unique...

Un de ces lieux où l’on ressent une impression d’harmonie et de paix, plus que dans tous les autres cimetières que je connais, un peu comme dans ces grands cimetières américains , vastes parcs ombragés où les sépultures sont installées directement dans l’herbe...Du cimetière d’Arcangues, la vue sur la campagne basque et les montagnes, dont l’emblématique Rhune, est magnifique. De nombreux arbres donnent un petit air de Toscane au lieu, et hormis celles qui enserrent l’église, les tombes sont installées dans l’herbe sur les différents niveaux qui descendent doucement et s’ouvrent sur l’espace environnant...

cimetière la vue cimetière jardin

Plusieurs bancs sont parsemés sur le site et invitent à la réflexion , à la méditation ou tout simplement au repos dans ce lieu qui respire la sérénité ...

cimetière bancs et escaliers pf

Ce cimetière est l’un des plus riches  du Labourd ( une des sept provinces basques), du point de vue du patrimoine funéraire, il rassemble en effet la plus grande collection de stèles discoïdales basques avec des sculptures riches en symboles solaires et en motifs végétaux, symboles de vie ...

rangées de stèles discoïdales

 

Les pierres moussues sont les témoins précieux  et émouvants du temps passé...où les  croyances ancestrales voisinaient avec les signes chrétiens, et offrent au visiteur curieux et attentif un univers complexe et passionnant à décrypter... Ce cimetière-là plus que tout autre est encore le reflet de ce que furent les cimetières basques intimement mêlés à la vie des familles, des jardins où résonnaient les cris joyeux des enfants et les rebonds de la pelote sur le fronton...

cimetière détails pf

Ce cimetière est connu aussi pour être la dernière demeure de Luis Mariano, (1914-1970) fleurie abondamment toute l’année à l’instar de celles d’autres célébrités au Père Lachaise ou au cimetière de Montmartre...

luis mariano

tombe Luis Mariano

La semaine prochaine, je vous montre du bleu et du rouge pour faire suite au jeu proposé de blog en blog...Je suis très en retard, mais qu'importe, je vais faire mienne la devise de Pierre de Coubertin, l'essentiel est de participer...je vous souhaite un très beau week-end...

♥ ♥ ♥

16 mars 2009

Douillette cagette...

pour  ranger mes petits coupons de tissus ...

cagette

D'abord un peu de cire à blanchir (Libéron) passée au chiffon et lustrée après séchage

habillage de lin uni et imprimé façon toile de Jouy,

monogramme, jours et bouton de nacre anciens,

coeurs assortis en gri-gri:

cagette_d_tails_pf

Le couvercle, renforcé d'un carton bois glissé entre les deux épaisseurs,

bénéficie d'une charnière en tresse de lin:

charni_re_dos    

Voilà une transformation qui me plaît beaucoup...

C'est curieux,

j'ai envie de coudre, tout à coup...

cagette_entr_ouverte

♥♥♥

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