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Rose & Gris
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1 avril 2009

Nouvelle Cagette...

Parce qu’elle avait apprécié la mienne et que c’est son anniversaire aujourd'hui,

voici ce que j’ai préparé pour MC, ma précieuse et fidèle amie  ...

cagette en rose

Une cagette patinée comme la mienne et habillée de lin avec des applications en toile de Jouy rose cette fois-ci. J’ai amélioré l’intérieur avec quatre poches sur le tour intérieur de la cagette, et j’y ai ajouté un petit étui à ciseaux avec un cœur grigri  à y accrocher, et  une petite trousse doublée de lin ...

cagette rose intérieur

J’ai pensé qu’elle pourrait y ranger ses ouvrages de broderies en cours, j’ai donc brodé une étiquette avec le mot Broderies au point de Boulogne, étiquette appliquée sur le couvercle de la cagette... J’avais envisagé de demander à une autre amie brodeuse de le faire, mais j’ai mis un point d’honneur à le faire moi-même... Je suis plutôt contente du résultat pour une première fois...

Cagette en rose détails pf

 

JOYEUX ANNIVERSAIRE  et MILLE BISES !!!

♥ ♥ ♥

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12 août 2009

Balade océane...

la plage au petit matin

Le matin de bonne heure, vers 6 heures au soleil, seuls les engins de nettoyage sont passés sur la plage, les “festayres” bayonnais dorment encore sur le sable ou les pentes herbeuses alentour, il fait doux et la lumière s’intensifie de minute en minute...

paysage marin

(sur les photos ci-dessous, une heure a pu s’écouler entre certaines prises de vue, d’où la différence de couleur du ciel)

balade océane

 

 

Les mouettes, sur les rochers, se reposent de leur nuit agitée,

les mouettes

car si l’on en croit les empreintes sur  le sable, il y a eu assemblée générale de la gent ailée sur la plage, allées et venues et conciliabules en grand nombre...

empreintes d'oiseaux pf

Plus loin, sur une autre plage,  un groupe d’apprentis surfeurs s’apprêtent à prendre leur cours...

groupe d'apprentis surfeurs

Dans quelques heures, la plage sera à nouveau envahie de vacanciers heureux et bien décidés à profiter des joies de l’océan. jusque tard le soir ... La marée effacera ensuite toute trace de passage et demain, de nouveau s’ouvrira une page vierge où chacun pourra écrire l’histoire de ses vacances...

algues vertes et rouges

19 août 2009

Arcangues...

Lorsque je suis en vacances sur la côte basque,

il y a un lieu où j’aime revenir régulièrement, c’est Arcangues.

L’histoire de ce petit bourg labourdin est étroitement liée à la famille des seigneurs d’Arcangues connue depuis le XIIème siècle.

blason d'Arcangues

Le cœur du village où toute circulation est interdite ressemble un peu à un décor  d’opérette... Il correspond en fait à une volonté délibérée de mettre en scène élégamment les éléments attendus du village basque mythique, c’est ainsi que se côtoient autour du fronton de pelote, la mairie et les écoles, l’auberge avec ses tables de schiste ,

l'auberge du fronton tables de schiste pf

l’église, le presbytère, la maison des servantes de Marie et enfin le cimetière.

eglise d'arcangues

La légende d’Arcangues:

[Primitivement on avait décidé de bâtir l'église sur une colline autre que celle sur laquelle elle est actuellement. Mais les " laminak ", ces petits lutins farceurs qui peuplent les légendes du Pays Basque en avaient décidé autrement et avaient, eux, choisi l'emplacement actuel.
Si bien que lorsqu'on commença à déposer des matériaux sur le lieu primitivement choisi, les " laminak ", dans la nuit, les transportaient sur la colline de leur choix. On a prétendu aussi que ce n'étaient pas les " laminak " qui étaient intervenus ainsi, mais des anges et c'est pourquoi le village aurait un peu leur nom.]

  clocher gros planSi l’église date de 1516, le clocher subit plusieurs transformations avant d’aboutir  à son aspect actuel qui date de 1961.

 

 

Voyons l’intérieur...

eglise chevet

eglise galeries

Particularité unique en Europe, les églises basques de l’ancien diocèse de Bayonne présentent des galeries de bois, à deux ou trois étages, disposées sur les deux côtés et le fond de la nef unique, elle-même couverte d’un lambris caréné et peint. Ces galeries du XVIIème siècle passent pour les plus anciennes de cette province, elles reposent sur des consoles richement décorées. Comme les balcons d’un théâtre, les galeries font face à l’autel surélevé  et sont dévolues aux hommes tandis que les femmes prient en bas ...

église arcangues détails intérieur pf

 

La prochaine fois, je vous parle de  l’endroit que je préfère à Arcangues...

♥ ♥ ♥

5 août 2009

De nouveaux pensionnaires...

ont élu domicile dans mon jardin:

J’avais déjà un rouge-gorge perché sur une branche, qui veille les hortensias près du vieux mur...

le premier rouge-gorge

Je croyais ce petit oiseau fidèle compagnon du jardinier farouchement solitaire, mais de façon tout à fait exceptionnelle un deuxième individu s’est installé côté cuisine à côté d’un ligustrum sur tige  et il plastronne fièrement au dessus d’une ardoise idéale pour les petits mots et autres pensées...

rouge-gorge près cabane bleue

Tandis qu’aussi incroyable que cela puisse paraître, un troisième petit effronté refuse obstinément de quitter le rebord de la cheminée de ma chambre au prétexte qu’il s’était bien plu sur un rebord de cheminée semblable devant un miroir à côté d’une clématite sauvage... Il ne manquerait plus qu’il me demande d’installer un miroir...!

rouge-gorge sur la cheminée

Enfin, grâce à mon amie Marie-Christine,  une gracieuse libellule  habituellement si insaisissable et fantasque s’est curieusement arrêtée en vol au dessus d’un hortensia rose vif... pour mon plus grand plaisir. Qui sait, peut-être de vraies libellules leurrées de loin par sa silhouette viendront-elles musarder dans mon jardin...

libellule 2

 

Ai-je besoin de vous dire que j'adore ces créations d’Arrosoir et Persil qui apportent une touche de poésie délicieuse aux jardins ou aux terrasses...? Vous l'aviez déjà compris...

pensée sur ardoise

georges le rouge-gorge

 

 

 

17 juillet 2009

Surprenante rencontre...

 

devinette qu'est-ce

Pour répondre à tous ceux qui aimeraient avoir l’adresse de ce lieu magique dans le Lubéron, voici l’adresse du site des propriétaires:

http://www.location-en-luberon.com/

Je vous souhaite de pouvoir y passer quelques jours enchanteurs...

Le matin de bonne heure, cinq heures trente au soleil, il fait encore une douce fraicheur avant que le soleil n’écrase tout sous ses rayons ardents, ma sœur en promenant dans le chemin des vignes trouve cette énorme  et magnifique ... chenille !

saturnia pyri 

 

N’est-elle pas mignonne avec ses bottines roses et noires, son boutonnage turquoise qui la fait ressembler à un mini cactus ambulant voire à une figue de barbarie mutante ?

A son dernier stade de développement, environ 10 à 12 cm de longueur (je n’ai pas eu le réflexe de photographier ma main à côté pour avoir une idée de sa taille), c’est la chenille du Grand Paon de nuit, le plus grand papillon d’Europe, d’une envergure de 15 cm !

grand paon de nuit

Je ne suis pas fan de ces bestioles, mais avouez que passer à côté de cette étonnante créature sans vous la montrer  aurait été dommage, et la répulsion naturelle qui est la mienne devant les chenilles en général, a cédé le pas à la curiosité et à la stupéfaction devant tant de complexité...architecturale et chromatique !

La prochaine fois, je vous parle de choses colorées, mais ...comestibles !

* * *

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13 juillet 2009

La Petite Bastide...

Pour notre semaine dans le sud-est, nous avions loué en famille une petite bastide,

un peu à l’écart du village de Vaugines,

perdue dans les chênes verts, les oliviers, les vignes et les abricotiers...

la bastide au couchant 

Un intérieur très épuré, assez monacal, mêlant des matériaux bruts, béton au sol et sur le plan de travail de la cuisine, boiseries anciennes ou refaites de façon très sobres des portes, fer des fenêtres, simples branches scellées dans le mur comme potences ou des matériaux nobles comme le verre, le lin ou le chanvre...

la bastide à l'intérieur Une atmosphère très zen, très dépouillée, mais à y regarder de plus près, une foule de petits détails lui donnant un charme infini comme des empreintes de feuilles dans le béton, des bouchons de carafe ou des pieds de verre scellés dans les murs en guise de patères (une vieille tradition  observée par la propriétaire dans les très vieilles  maisons du Lubéron), un peu partout angelot, ex-votos et autres sujets religieux tout à fait dans l’air du temps de la déco nordique viennent apporter une touche baroque discrète, çà et là les vieilles faïences , l’argenterie, les terres cuites vous donnent l’impression d’être dans une maison de famille...

la bastide petits détails

 

Dans le jardin, une multitude de chaises et de tables, de vieux lits anciens en fer permettent de se rassembler ou de s’isoler, en fonction du moment ou de ses envies...

La prochaine fois , je vous montre la “chapelle”, une chambre supplémentaire, à deux pas...dans le jardin...

* * *

Pendant mon absence, une pluie d’étoiles s’est posée sur les blogs et sur le mien en particulier grâce à Mamika du blog En Provence et Bérénice de l’R de rien, tendance campagne:

award stars light

MERCI, vous me faites rosir de plaisir... Je vous invite à découvrir les blogs que j’ai en lien, ils le valent tous bien !!!

10 juillet 2009

Albums photos en lin et ...sur lin...

Une amie de ma grande, m’avait demandé il y a quelque temps si je pouvais lui réaliser trois albums photos pour offrir à sa maman, sa belle-maman et à son mari... Voilà donc un des ouvrages de ma folle semaine avant mon départ dans le sud-est... Les destinataires des cadeaux  les ayant reçus, je vous  en dévoile  une partie...

pochettes albums textile

album et pochette

Chaque petit album environ 15 cm par 14 cm  possède une couverture molletonnée et six pages intérieures avec des photos  sépia en 9 x 9 cm sauf une plus grande qui a pris place sur l’intérieur du dos de la couverture...il se ferme par un petit bouton recouvert de lin home-made et une bride en lin. J’ai fait des pochettes  pour protéger les albums toujours en lin molletonné avec des applications de tissu ancien pour les mamans, doublées de tissu blanc, et simplement doublée de lin imprimé toile de Jouy noire donc plus sobre pour son mari...

album textile

 

 

Vous pourriez me dire que vous voyez quatre pochettes sur la première photo... vous avez raison !

J’ai fait un quatrième album avec des photos en couleurs, car ce sont celles que personnellement je préférais... je me suis donc fait plaisir en réalisant ce quatrième album pour l’offrir à cette jeune femme  en espérant qu’il lui fera plaisir ...

album textile 2

Cette pochette est doublée d’un petit imprimé  qui s’harmonise avec les vêtements portés par la maman et la petite fille sur les photos...

albums textile détails 2 pf

Elle a beaucoup aimé mon travail  (puis-je parler de travail alors que c’est un vrai bonheur de laisser libre cours à ma créativité ?...) j'en suis très heureuse...

♥ ♥ ♥ ♥ ♥

31 mars 2009

La chine du weekend...

Samedi, brocante à la ville et dimanche, vide-greniers dans un village voisin du nôtre...

retour de chine

Trois jolies bouteilles anciennes en verre soufflées bouche toutes irrégulières et un peu bancale pour la plus petite, avec un culot très profond, dans un beau dégradé de vert, aussitôt transformées en vases, une bouteille en faïence avec un système de fermeture comme sur les bouteilles de limonade (une bouillotte comme me l'a signalée une lectrice ! merci Dadou), une serviette de toilette en lin avec un beau monogramme en rond comme j’aime, un vieux numéro de Marie-Claire Idées avec des idées sympas de récup de linge ancien, des boutons de nacre, certes pas anciens, mais dans de jolies couleurs pour un prix riquiqui (3€) et  un très vieux cadre ancien que j’ai bien envie de laisser dans son jus tant il a de charme...

retour de chine détails

♥ ♥ ♥

DSC09014

21 janvier 2009

Plaisir quotidien...

Un rêve longtemps caressé, concrétisé depuis que nous avons emménagé dans une maison ancienne qui nous a offert l'espace et la hauteur de plafond idéale pour accueillir une...armoire ancienne

 

armoire_b_arnaise

Nous avons cherché, eu un coup de foudre; elle a pris place chez nous comme si elle avait toujours été là, et depuis, c'est un plaisir chaque fois renouvelé d'aller y chercher la vaisselle plusieurs fois par jour.

Plaisir des yeux: la finesse du travail, la chaleur de la couleur du noyer... Plaisir des doigts: chaque fois que je l'ouvre ou la referme, c'est doux, sensuel un bois patiné par l'usage...  C'est émouvant de vivre avec un meuble qui a des siècles d'histoire...C'est un privilège.

armoire_d_tails

 

 

 

 

 

 

 

 

21 juillet 2010

Dans mon jardin...

 

Aujourd’hui, je vous montre quelques petits coins de mon jardin que j’aime particulièrement.

♥ La cabane à outils

Vous l’aviez aperçue à côté du rouge-gorge d’Arrosoir et Persil, à l’époque elle était bleue délavé.

rouge-gorge près cabane bleue-1 

Depuis un certain temps j’avais envie de rouge et alors la voilà maintenant dans son nouvel atour...

la cabane rouge

 

 

Rouge basque ou rouge nordique, d’une façon ou d’une autre,  elle me fait voyager. Elle fait écho au nichoir installé dans le lilas en face, rouge d’origine, lui ...

nichoir

♥ Les hortensias

Ils sont la plus belle parure du jardin et s’ils ont terriblement souffert cet hiver (certains sont à moitié morts, d’autres comme ceux que vous apercevez au fond du jardin écroulés sous le poids des fleurs sur la première photo avec la cabane bleue, n’en ont pas une cette année) la plupart nous ont offert une floraison abondante et généreuse ...

hortensias 

 

 

hortensias du passage

Certains pieds avec des tiges rouges, produisent des fleurs d’une grande délicatesse, très pâles au début de la floraison, elles foncent un peu ensuite mais elles gardent toujours une élégance qui me fait penser à un teint diaphane que rehaussent des joues juste rosies d’émotion ou de plaisir, que n’ont pas les grosses touffes généreuses et échevelées des autres pieds...

hortensias détail

♥ Les dames-jeannes

Dans un hors-série Rustica spécial décoration du jardin, j’avais remarqué une suggestion pour animer les jardins, y installer des dames-jeannes. Le premier vide-grenier qui a suivi ma lecture m’a offert la possibilité d’essayer en y trouvant une belle bouteille de 25 litres, en verre blanc. Et sur le suivant, j’en ai trouvé une plus petite mais plus ancienne, soufflée bouche, joliment ventrue...

les dames-jeannes

Mon beau-père m’a donné la troisième, verte,  qui vient compléter la série...Elles reflètent le ciel, le soleil et viennent éclairer le coin de la terrasse...

dames-jeanne détails

♥ L’échelle en bambou

Une échelle en bambou, utilisée peu de temps comme porte-serviettes a trouvé très vite place au  jardin, contre un mur. Elle sert parfois de support à une décoration éphémère comme celle que j’ai faite au retour de chez une amie...

échelle bambou

coeur rose

Juste pour le plaisir d’une devinette,  sauriez-vous dire de quoi j’ai empli mon cœur en grillage ? (Réponse dans le prochain post)

♥ La belle Hosta

Je suis plutôt piètre jardinière et mes plantations se révèlent souvent hasardeuses et vouées à l’échec, aussi c’est avec un grand plaisir que j’ai vu cette hosta prendre ses aises dans sa potée et je ne me lasse pas d’admirer son feuillage chaque fois que je passe devant ...

hosta

C’est une plante vendue pour son feuillage dont on dit que les fleurs sont insignifiantes, pourtant je trouve qu’elles mériteraient plus de considération, certes elles sont discrètes mais ne sont-elles pas aussi jolies que bien d’autres ?

hostas fleurs détails

♥ L’érigéron

Une de mes plus belles réussites est sans conteste la plantation de quelques pieds d’érigéron. Je n’ai pas grand mérite, sa capacité à coloniser rapidement l’espace en fait sans aucun doute une plante inratable ! J’aime ce côté spontané et fouillis qui estompe les limites  et adoucit de ses centaines de fleurs passages, bordures et creux de pierre...

Erigeron pf

♥ ♥ ♥

MERCI !!!

pour l’accueil que vous avez fait à ma besace, je n’en reviens pas de votre enthousiasme... MERCI à toutes les nouvelles abonnées, je vous souhaite autant de plaisir à me lire que j’en ai à vous montrer et raconter ces mille petites choses qui ensoleillent ma vie au quotidien ...

Bientôt, je vous montre mes premières chines estivales, quelques ouvrages divers que je n’ai pas encore eu le temps de vous présenter et plein d’autres choses encore...

Ce sera sur un rythme un peu aléatoire, vacances obligent...

cabane détail 

♥ ♥ ♥

4 décembre 2009

Calendrier de l'Avent...

Lorsque les filles étaient petites, elles avaient leur calendrier de l’Avent bien sûr, une jolie coutume qui permet tout doucement d’avancer vers Noël et amplifie encore  le caractère exceptionnel de cette période. Se réveiller chaque matin et découvrir une petite surprise ou douceur est tellement agréable.

Pour ma cadette, la demoiselle de Bordeaux, j’ai imaginé un calendrier de l’Avent qui va lui permettre de faire rentrer chez elle un peu de l’atmosphère de Noël et d’autres bricoles qui vont venir compléter sa déco quotidienne ...

calendrier de l'Avent

J’avais vu dans un magazine cette idée d'utiliser un cintre et cela m’avait bien plu... Il fallait surtout qu’elle puisse l’installer facilement chez elle, il  lui suffira de le poser sur une tirette d’une de ses fenêtres. Cintre ancien patiné et chiné, agrémenté d’un médaillon en terre cuite émaillée de chez Végétal et Minéral (ouvrir un de leurs jolis paquets est un vrai régal, rempli d’odeurs et de surprises agréables...) avec un nombre qui fera sens pour elle, un bout de dentelle et  de la ficelle de lin  pour suspendre les plus ou moins petits paquets ... Et dans les paquets, me direz-vous ?  La curiosité est un vilain défaut, votre maman ne vous l’a pas appris ?  Trêve de plaisanterie, elle regarde mon blog, alors, si je veux préserver la surprise quotidienne, impossible de vous montrer quoi que ce soit ...

calendrier de l'Avent détails

 

Triko lantah story  §2

J’avance tout doucement... quand j’y pense !  Sous la surveillance attentive de miss Elfie, toujours partante pour les travaux manuels, un coup de patte sur les aiguilles, un autre sur la pelote... puis elle s’installe à côté de moi et regarde chacun de mes mouvements, intriguée par le cliquetis régulier des aiguilles. Et puis qui sait, si la pelote s’échappe, elle pourrait peut-être lui courir après !!!

DSC03399

DSC03400

A ce jour, 200 mailles sur mes aiguilles et environ 85 g de laine à tricoter encore...

La question rituelle de mes filles à cette période est  " Quelle couleur cette année, Noël ?" Quelquefois je réponds tout de suite , quelquefois l'inspiration ne me vient qu'en faisant le sapin, assez tard en général dans le mois, d’autres fois comme cette année j'aime bien les faire languir un peu... je répondrai à leur question dans mon prochain message....

♥ ♥ ♥

30 juin 2014

En 4 mois, il y a eu....

Presque 4 mois en effet que je ne suis pas venue ici! Des travaux, des occupations multiples, le besoin de me recentrer et l’envie de ne pas toujours courir après le temps, de faire les choses à mon rythme m’ont éloignée de l’ordinateur...Ce qui ne m’a pas empêchée de faire des découvertes, lire, chiner encore et toujours. Alors si vous le voulez bien, si vous avez un peu de temps devant vous je vais vous raconter un peu de ces quelques mois, suivez-moi, je vous emmène...

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birds on a wire

D’abord je veux partager avec vous une découverte musicale: Un disque superbe, étonnant, inclassable, un disque de reprises, voix et violoncelle. La voix de velours, c’est celle de Rosemary Standley, la chanteuse franco-américaine de Moriarty, elle est accompagnée au violoncelle et au chant par Dom La Nena, toute jeune artiste brésilienne.

”Birds on a wire” est un songbook fantasque et gourmand (Télérama) où l’alchimie évidente du duo est extraordinaire, on écoute ce disque comme on égrènerait un album de souvenirs, car elles revisitent des mélodies et textes fameux de Monteverdi à Léonard Cohen en passant pas John Lennon ou Tom Waits. On rêve, on sourit, on est ému aux larmes, on ferme les yeux, on est transporté ailleurs...”All the world is green” (Tom Waits) est une merveille que j’écoute en boucle, qui me fait frissonner et m’émeut de façon indicible...

 C'est la musique que vous entendez ici...(Patience, le morceau démarre tout en douceur !) 

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Au jardin...

IMG_6898

Au mois  de mai, j’ai adoré voir fleurir et s’épanouir ces  iris achetés en Provence il y a deux ans, bien installés maintenant qui m’ont fait la surprise alors que j’avais acheté uniquement deux pieds rose et pourpre, de faire prospérer une belle variété de bleu, si étroitement imbriquée aux bicolores que j’ai renoncé à les séparer...

Rose & Gris 8-021

L’an dernier j’avais eu l’opportunité de chiner dans un vide-grenier quatre superbes et authentiques vasques médicis du XIXe siècle, en provenance des jardins de l’ancien séminaire et lycée du village voisin. Elles sont passées sous mon pinceau et ornent maintenant la murette séparant la cour de la piscine. J’ai choisi de ne rien y mettre, je trouve qu’elles se suffisent à elles-mêmes... 

Rose & Gris 8-016

Le printemps a vu éclore d‘innombrables semis spontanés de pensées et d’érigeron dans la cour, qui sont venus colorer et poétiser le gravillon gris tristounet...

Rose & Gris 8-017

Cette année la générosité de mon rosier grimpant Pierre de Ronsard a été sans limites et enfin il s’est montré opulent et croulant sous les fleurs, il a mis des années à vraiment s’installer et je désespérais parfois, lorsqu’ailleurs j’en voyais  lourds de fleurs, de  voir le mien un jour aussi beau...Pour les sauver de la pluie, j’en ai fait avec bonheur plein de bouquets au fil des jours ici et là dans la maison...

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Au fil des chines

Parmi mes trouvailles, deux petits cadres que je trouve exquis.

Le premier chiné à Aix-en-Provence, ovale en bois avec un filet intérieur en laiton et un verre bombé d‘origine, met en valeur une peinture sur celluloïd, une carte postale, découpée pour la faire rentrer dans le cadre. Ces cartes postales en celluloïd, la première matière plastique artificielle dont l’origine remonte à 1856 ont été très en vogue au tout début du  XXe siècle. J’ai peint le cadre en off-black de F&B...

Rose & Gris 8-014

Il a trouvé place dans mon entrée au-dessous d’un autre petit cadre chiné au Pays Basque, rond, marqueté, contenant lui une aquarelle de roses dans un vase bleu (dans l’esprit des sublimes aquarelles de Blanche Odin, qui sait peut-être un ou une de ses élèves ?) et juste au-dessus cet autre petit cadre en résine peint dans la même couleur, déjà montré, contenant une petite litho ancienne chinée à Bruxelles...

Rose & Gris 8-024

Le deuxième cadre chiné, à poser, est beaucoup plus ancien. Le voici dans son jus tel que je l’ai trouvé...

Rose & Gris 8-015

Une sorte de résine, peut-être du gutta-percha ou de l’ébonite, toutes deux issues d’une sève d‘arbre, très utilisées sous Napoléon III. Le montage du cadre, son joli pied, le décor très important me laisse penser qu’il s’agit bien d‘un cadre de cette époque. Trouvé dans un vide-grenier pour 7 euros, le vendeur ignorait qu’avec juste un peu de cirage à chaussures, ce petit objet raffiné retrouverait sa splendeur et que les détails de son ornementation seraient aussi bien mis en valeur...J’y ai installé la photo de ma trisaïeule maternelle (l’arrière-grand-mère de ma mère), Adélaïde prise en 1881, elle avait alors 47 ans. Le cadre est posé sur un mouchoir en lin orné d‘une rangée de somptueux jours brodés en provenance du même vide-grenier et il est accompagné d‘un lorgnon pliable, contemporain et du cadre et de la dame, le tout chiné ce printemps...

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Impossible de vous raconter mes chines sans vous montrer la plus jolie trouvaille qu’il m’ait été donné de faire en vide-greniers. La personne qui la vendait était plutôt en retard et finissait de s’installer alors que nous allions quitter le vide-grenier. Un brocanteur pro rodait autour de la voiture.

J’ai juste aperçu un panneau fleuri, sans trop réfléchir j’ai demandé :combien? -10 euros -je prends !!!

IMG_6719

Et ensuite seulement j’ai découvert avec ravissement ce paravent de cheminée à quatre vantaux articulés en double sens, avec des panneaux de bois peints à l’huile  d‘une jolie facture ! Juste un léger nettoyage et il a trouvé place dans la cheminée  de la salle à manger... Une de ces aubaines dont  rêve tout chineur devenue si improbable dans les vide-greniers actuels où vêtements et jouets occupent 95% des étals...

Cadeau de mon amie Brigitte, cette superbe cloche du jardin de sa grand-mère! Elle est magnifique et j’en rêvais depuis longtemps  sans vraiment espérer en trouver, c’est un objet plutôt rare chez nous... Elle  a trouvé place dans la salle à manger où elle voyage de la table à la commode selon mon inspiration. Trop belle pour l’installer dehors et qu’elle se salisse ou risque un choc fatal: elle a conservé sa boule-poignée ce qui est rare car les jardiniers les cassaient pour les ranger en les empilant...

IMG_7029

Sur cette photo elle abrite un pichet Moulin des Loups et un service à café Boulogne de Digoin ainsi qu’une poupée ancienne en bois chinée chez mon amie Jeanine. Je ne suis pas collectionneuse et je ne m’intéresse pas spécialement aux poupées, me gardant bien de mettre le doigt dans un engrenage que je sais addictif, n’est-ce pas Jeanine ? Mais celle-ci, comment dire? j’ai eu un coup  de foudre tout simplement. Ce n’est pas qu’elle soit extrêmement belle, mais elle a un je ne sais quoi dans le regard qui m’a parlé directement au cœur...

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*****

Voyages immobiles

L’été approche et je sais que vous êtes nombreuses à attendre  un billet de lecture. J’ai mis à jour l’album photos de mes lectures 2014 et vous y trouverez des idées. Je ne vous parlerai pas de toutes ces lectures, ce billet est déjà bien assez long. Je vous donne juste mes trois préférées :

                          la singulière tristersse du gâteau au citron            

♥ Le jour de ses neuf ans, Rose Edelstein mord avec délice dans le gâteau au citron préparé pour l'occasion. S'ensuit une incroyable révélation : elle ressent précisément l'émotion éprouvée par sa mère, alors qu'elle assemblait les couches de génoise et de crème. Sous la douceur la plus exquise, Rose perçoit le désespoir. Ce bouleversement va entraîner la petite fille dans une enquête sur sa famille. Car, chez les Edelstein, tous disposent d'un pouvoir embarrassant : odorat surpuissant ou capacité de se fondre dans le décor au point de disparaître. Pour ces superhéros du quotidien, ce don est un fardeau. Chacun pense être affligé d'un mal unique, d'un pouvoir qu'il faut passer sous silence. Comment vivre lorsque les petits arrangements avec la vérité sont impossibles ? Comment supporter le monde lorsque la moindre bouchée provoque un séisme intérieur ?

Comme le singulier gâteau de Rose, les livres d'Aimee Bender sont recouverts d'un succulent glaçage, fait d'humour et de fantaisie. Dans ce texte plein de charme, proche des films de Wes Anderson, elle met l'imagination au pouvoir et prouve qu'elle est l'un des auteurs les plus originaux du paysage littéraire américain.

J’ai beaucoup aimé cette histoire tout à fait singulière, avec ses personnages attachants et fantasques. Sous la fantaisie, une fine observation des caractères et des situations rend la lecture agréable et captivante une fois accepté l’étrangeté des faits !

 

 

en cas de forte chaleur

♥ ♥ Dans un Londres écrasé de chaleur, Robert Riordan disparaît. Pour percer le mystère, les Riordan devront briser les tabous et les remords qui les désunissent. Mais en auront-ils le courage ? Après le sublime Cette main qui a pris la mienne, récompensé du Costa Award, Maggie O'Farrell signe un très beau roman, chargé de délicatesse et de grâce littéraire, le magnifique portrait d'une famille irlandaise inoubliable.

J’ai vibré à l’unisson des personnages de cette histoire  de famille où les sentiments complexes d‘une fratrie, les silences des parents, les non-dits résonnent si vrai... Une histoire inoubliable comme il est dit en quatrième  de couverture !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le collier rouge

♥ ♥ ♥ Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d'une caserne déserte.
Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit.
Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère.
Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes.
Trois personnages et, au milieu d'eux, un chien, qui détient la clef du drame...
Plein de poésie et de vie, ce court récit, d'une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité.

Pas grand chose à ajouter à cette quatrième  de couverture, si ce n’est que pour moi c’est le roman parfait: 150 pages auxquelles il n’y a rien à ajouter, rien à enlever. La concision, la sobriété de l’écriture est parfaite et campe à merveille toute une époque, toute une atmosphère...  Les caractères des personnages, leur profonde humanité se dessinent autant à travers ce qui est dit qu’à travers ce qui ne l’est pas...En cette année  de centenaire de la guerre de 14-18, où personnellement j’ai appris beaucoup de choses, Jean-Christophe Rufin nous offre un roman magnifique à côté duquel il ne faut pas passer, un vrai bijou.

*****

Merci de m'avoir suivi jusque là !

Je vous souhaite de passer un bel été, je vous retrouve en septembre!

 IMG_7886 Rhododendrons sur le Hautacam, vallée d‘Argelès-Gazost, le 21 juin 2014

19 janvier 2011

Un dimanche après-midi au plateau du Benou...

Cela faisait dix ans , peut-être plus, que nous n’étions pas partis un dimanche vers le plateau du Benou, dans la vallée d’Ossau...

Une visite chez elle, dans le village juste en dessous, m’avait donné l’irrépressible envie de monter , là-haut sur le plateau... Lorsque les filles étaient petites,  nous y allions souvent le dimanche après-midi, curieusement nous n’y avons jamais pique-niqué à l’instar des nombreux citadins qui viennent en nombre y chercher air pur, grands espaces et paysages somptueux...

Il y avait ce jour là un écobuage dûment surveillé par les pompiers, beaucoup de monde mais  absorbé et dilué par l’espace immense, quelques troupeaux disséminés, quelques promeneurs croisés avec qui on échange un bonjour, courtoisie propre à la montagne qui  m’amuse chaque fois et puis ce fut un grand plaisir de remettre nos pas sur le chemin des bergeries ...

écobuage

 

 

 

 

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Il y a des arbres magnifiques sur le plateau, dont plusieurs forêts de mélèzes, j’aime  leurs amusants petits cônes qui s’accrochent encore aux branches dénudées alors que les épines sont depuis longtemps tombées...

forêt de mélèzes forêt de mélèzes 2

Un tilleul séculaire à la frondaison imposante  ...

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Le plateau situé à environ 900 mètres d'altitude est un haut lieu du pastoralisme et de nombreuses bergeries parsèment  le site, si les unes sont entretenues voire restaurées, il ne reste parfois  que les murs des autres...

toits et murs de bergeries

♥ ♥ ♥

29 août 2011

Retour qui n’en est pas vraiment un puisque je pars à nouveau...

 

♥ Rentrer de vacances et trouver le jardin en  friche après cinq semaines d’absence, passer des heures à tout remettre en état, déplorer la mort de quelques plantes, se réjouir à l’inverse de découvrir les anémones du Japon fleuries... Il leur aura fallu plus d’une année pour vraiment s’installer et déployer leur charme gracile au dessus du vieux mur...

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♥ Profiter des beaux jours enfin là, sans aller sur l’ordinateur et ne renouer avec le monde des blogs que petit à petit... Ramener du bois une grosse poignée de girolles pour enchanter un repas et ne pas résister à la tentation de ramener aussi un peu de mousse pour composer un petit paysage éphémère et poétique... Installer sur le lit moelleux et vert un petit faune en train de rendre leur  liberté à quelques petits oiseaux...

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Imaginer ce monde lilliputien  dans le grand compotier du service de mon arrière grand-mère pour un centre de table différent  qui nous invite dans un monde imaginaire...

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♥ Profiter   de la générosité estivale des tomates et de petits prix au marché pour emprisonner leur parfum dans quelques bocaux pour ensoleiller les plats d’hiver, lorsqu’elles auront disparu des étals...

coulis de tomates 2011

♥ Se préparer à repartir dès demain quelques jours pour accompagner la demoiselle de  Bordeaux faire sa rentrée cette année à ... Poitiers.  Embarquer dans les bagages moult provisions  et douceurs maison, ainsi que  la petite minette, Gaby, qui désormais partagera sa vie...

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♥ Réfléchir à tout ce que je veux partager avec vous de cet été qui pour avoir été plutôt maussade, n’en a pas été moins riche en:

 Chines diverses et variées dont je vous donne là un (tout)petit aperçu ...

aperçus chines été 2011 3 aperçu chines été 2011

 

Promenades à l’intérieur du Pays Basque à la découverte des richesses architecturales et religieuses de cette région qui n’en finit pas de nous séduire année après année et nous offre encore de belles découvertes...

 aperçus balades été 2011aperçus balades été 2011 2

 

 

Lectures dont vous pouvez trouver les titres dans l’album des Lectures 2011 et dont je vous reparlerai dans ces pages pour certaines d’entre elles...

♥ Vous dire à très vite dès mon retour de Poitiers pour un programme éclectique et vous laisser en compagnie d’une jolie demoiselle de mon jardin...

calopteryx virgo femelle 

Une libellule, qui si vous cliquez pour l’agrandir prend un visage inquiétant avec ses yeux métalliques et ses puissantes mandibules, ses pattes bardées de poils que l’on imagine piquants et dont le nom aux consonances préhistoriques colle à merveille à la prédatrice qu’elle est : Calopteryx virgo femelle . Il n’en reste pas moins que ses couleurs mordorées et  irisées, ses ailes en apparence  fragiles mais à l’architecture parfaite en font une merveille de la nature...

 ♥ ♥ ♥ ♥  ♥

8 juillet 2011

Juste quelques chines ...

Je vous montre aujourd’hui quelques chines récentes, ou pas, que je n’avais pas pris le temps de photographier...C’est un inventaire à la Prévert que je vous propose là, car il n’y a pas de lien entre tous ces objets si ce n’est de m’avoir plu...

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♥ Un simple tamis en bois et maille de fer en assez bon état , qui me servira de base pour quelque  future mise en scène et un vieux cadre qui ira agrandir ma collection-accumulation (souvenez-vous...)  dont la moulure  fleurie, bien que craquelée par l’âge,  ne présente pas de manque comme c’est souvent le cas...Et pour l'instant , je les laisse tels que je les ai trouvés ou reçus ces cadres, je les aime dans leur jus, dans leur authenticité, avec les marques du temps...

moulure et tamis détails 

♥ Quelques cartouches émaillés chiffrés, récupérés sur une horloge en étain, chinée 8 euros juste... pour ses fameux cartouches ! Ils ont déjà pour certains trouvé place  ici et là dans la maison sur des cônes en zinc, un globe, des petites chaises d’enfant...etc

objets numérotés

♥ Une baratte de ménage, objet que je regardais depuis un certain temps  sans avoir encore cédé à mon envie, bien m’en a pris car je l’ai trouvée auprès d’un collectionneur pour une somme très raisonnable en regard des prix habituellement demandés pour ce genre d’objet  même lorsqu’il manque le bocal d’origine...Le mécanisme est en fonte et fonctionne parfaitement. En fait, c’est le cadeau de fête des mères de ma grande !

 baratte de ménage

♥ Un sachet de boutons de roses de Provins dans son emballage d’origine avec l’étiquette de la pharmacie. Les pétales ont perdu depuis longtemps leur couleur d’origine,  mais ce paquet a trouvé place tel quel dans ma salle de bains... La mythique rose de Damas, rosa gallica officinalis, ancêtre de toutes nos roses, ramenée de Terre Sainte par les croisés a fait dès le le XIIIe siècle la fortune de Provins qui devint l’un de principaux centres de culture en Europe ... Cultivée au départ pour ses vertus médicinales, elle est ensuite recherchée pour sa beauté ornementale; utilisée pour fleurir les autels dans les églises, elle fera partie de tous les jardins de curé. Le rosier de Provins originel était à fleurs rouges et étamines dorées...

roses de provins

♥ Enfin une nappe en lin damassé, trouée hélas mais achetée pour son double  monogramme superbe ( au centre de la nappe, deux fois “ER”) et les six serviettes que la vendeuse voulait à tout prix vendre avec,  bien que leur  monogramme  ne soit pas identique !  Et parce que la nappe était trouée, j’ai eu l’ensemble pour 10 euros ! Le travail de broderie est magnifique , comme je l’aime avec de forts contrastes et différents types de points...

 

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J’avais envie de rose pâle aussi les serviettes sont-elles passées à la machine avec un peu de poudre de perlin-pimpin et les voilà prêtes à embellir  ma table...Et pour le plaisir, je leur ai fabriqué une étiquette indiquant leur quantité et qualité et je les ai ficelées de lin brut. Inutile de préciser que ce sont des serviettes d’une taille qui pourrait faire pâlir de jalousie les torchons actuels, vous vous en seriez douté !

serviettes en lin damassé rose

Le temps des vacances arrive et je trouverai enfin  celui de trier et choisir tranquillement les photos de mon voyage que je vous montrerai donc plus tard que je ne le pensais ...Pour celles à qui j’ai promis un  tuto, je n’ai pas oublié, j’ai juste manqué de temps, ce sera donc pour la rentrée...

Je vous souhaite un bel été haut en couleurs, avec du soleil dans le ciel et le cœur, de douces soirées qui se prolongent, des retrouvailles amicales et familiales, et de l’énergie à engranger pour le restant de l’année...

roses, fenouil et lavande 

♥ ♥ ♥

9 juin 2010

Histoire de persiennes...

Mais non ,

ne soyez pas déçus à la lecture du titre du billet,

c’est bien dans ma chambre que je vais vous emmener !

Auparavant il faut que je vous montre une acquisition faite il ya plus de deux ans, de vieilles persiennes dont  je rêvais depuis longtemps...

 

vieilles_persiennes

Elles étaient extrêmement sales, grises certes mais d’un gris qui ne me convenait pas pour l’usage que je voulais en faire. Après décapage à l’acide, patients grattages de finition dans les rainures par monsieur Rose & Gris, séchage plus d’un an, elles ont enfin pris place ... dans ma chambre ! Le décapage nous avait offert la jolie surprise de les découvrir en chêne et nous leur avons simplement passé une couche de cire à blanchir qui a mis la veinure du bois en valeur et adouci leur contact.

porte_chambre_entr_ouverte

Les persiennes ont trouvé place en tête de lit sur un mur repeint couleur lin qui les met parfaitement en valeur...

chambre

 

d_tails_chambre

Un aperçu de plus près du bois ciré, coussins chinés et offerts, sachet de lavande offert, drap chiné, tableau de famille, housse de boite à mouchoirs home made, mes lectures du moment et leurs marque-pages offerts... (Non, non, je ne lis pas que des livres dont la couverture est bleue, mais le hasard lorsque j’ai pris la photo a bien fait les choses ! Du reste la housse de couette n’est pas toujours bleue non plus ...)

Voilà, je vous ai dévoilé un petit pan de cette pièce reposante et intime  où j’aime m'endormir et me réveiller...

Soyez gentil, fermez la porte en repartant...

c_ne_MA

♥ ♥ ♥ ♥ ♥

18 novembre 2010

Quelques jours au bord de l’océan...

Cette semaine là (du 7 au 14 novembre) qui enregistrait de grandes marées a vu l’océan se déchainer jusqu’à sortir des limites qui lui sont habituellement imparties, envahissant la promenade de la grande plage de Biarritz jusqu’aux magasins et restaurants, laissant des tonnes de sable qu’il faudra plusieurs jours pour enlever...Quelques images en noir et blanc, prises entre deux averses furieuses et des coups de vent de folie...

vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir

paquet d'eau au port

paquet d'eau détail

côté grande plage et phare

Puis il y a eu une trouée dans le ciel en colère...

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L’océan continuait de frapper sans relâche tout ce qui s’opposait à lui...et les digues du port paraissaient bien fragiles...

port des pêcheurs

Le vendredi , c’était grand bleu au dessus de nos têtes !

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Les allées au dessus de la Milady  étaient remplies de promeneurs, la douceur de l’air ne laissait plus rien paraitre de la froidure qui l’avait précédée, seuls vestiges des jours passés, les moutonnements de l’océan, à perte de vue...

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Perché sur un rocher, un fier cormoran déploie ses ailes au soleil...

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cormoran zoom

 

 

 

 

 

Nous avons pu déjeuner en terrasse sur la plage d’Ilbarritz, à La plancha, d’un merlu à l’espagnole. Bonheur de  se sentir revivre dans la chaleur d’un soleil doux et caressant, tout le monde était dehors ce jour-là, il y avait pour les retardataires , trois quart d’heure d’attente pour avoir une place au soleil...

Pourtant malgré ce ciel obstinément bleu jusqu’en fin de journée, une brume de mer  intense est restée toute la journée, perceptible sur mes photos à cet espèce de voile qui les nimbe...

la villa Belza dans la brume

mais plus encore dès qu’on prend un peu de hauteur comme sur cette vue depuis nos fenêtres...

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Et dans cette atmosphère, le château du Baron de L’Espée  sur son promontoire est encore plus fantomatique et énigmatique...

chateau d'Ilbarritz

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6 avril 2010

Brocante de mars...

Le dimanche, peu à peu, retrouve ses vide-greniers dans les villages alentour et nous, le plaisir de partir de bonne heure, celui d’embrasser rapidement  des yeux les lieux, de sonder l’atmosphère; il règne une joyeuse animation le matin, dans les salles de vide-greniers ou dehors si le temps le permet autour du gymnase ou de la salle des fêtes, c’est l’heure du premier café juste après l’installation, quelquefois certains bancs sont encore vides; on ne cherche rien en particulier, on est juste là en attente du coup de foudre...  fouiller dans les cartons, prendre un objet dans ses mains, le tourner,  retourner, finalement le reposer , se dire allons voir ailleurs...

Les vide-greniers  sont quelquefois décevants, plus vide vestiaires que greniers, mais il y a les brocantes, mensuelles, semestrielles avec plus ou moins d’exposants, mais toujours de belles choses pour les yeux, des rencontres et des conversations intéressantes  et la plupart du temps des merveilles qui nous font craquer...

Voilà nos coups de cœur de mars...

globe ancien

Un globe Napoléon III ovale sur une base rectangulaire, j’en rêvais depuis longtemps sans en trouver et dans la semaine en passant en voiture devant une boutique où j’ai parfois fait des trouvailles, ”Les égoïstes”, j’avais aperçu deux globes ! Je savais que les propriétaires auraient un stand sur une grande brocante et j'espérais  que leurs globes n'auraient pas encore trouvé preneur...L’autre était rond, j’ai préféré cette forme peu commune me semble-t-il...J’ai laissé le reste  de papier doré qui décorait sa base, très usé, dans son jus...

sous le globe

Installé dès notre retour, sur le vieil évier, à l’abri des pattes de la princesse qui pourrait  facilement le faire basculer avec ses gouts d’escalade... et il a tout de suite accueilli une petite composition dédiée au printemps et à la fête de Pâques ...(Petit clin d'œil à Ovar et à ses tournicotis...)

sous le globe 2

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Et puis sur un stand, nous avons été attirés par çà...

Dans un petit coin de mon esprit, c’est quelque chose que j’avais pensé  chiner... un jour, si l’occasion s’en présentait. J'étais loin d’imaginer qu’elle viendrait si vite !

chaise baumann détails

 

Une chaise haute d’enfant  à l’assise et au dossier cannés en parfait état, il manque juste deux barreaux sur le repose-pied.

Le suisse Emile Baumann s’est installé dans le Doubs en 1901 dans une ancienne saboterie, pour exploiter le premier brevet de chaise transformable pour enfant, par la suite profitant de la vogue du bois tourné initiée par Thonet, la fabrique Baumann aura jusqu’à 250 types de chaises à son catalogue et connaitra une grande prospérité ,pour finalement fermer définitivement en 2003.

 

chaise baumann installée 

Installée dans un angle de la salle à manger, je trouve que cette chaise apporte un supplément d’âme à la pièce...J’ai posé dessus un bavoir brodé qui appartenait  à M.Rose & Gris bébé et le hochet chiné l’an dernier a pris naturellement place sur le bavoir...

publicité baumann

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Enfin un chemin de table chiné  cinq euros dans un vide-grenier, un travail de toute beauté avec des jours d’une qualité exceptionnelle et des motifs de roses en richelieu, sur lequel j’ai posé  des monogrammes divers, pas encore lavés ni repassés, dans leur jus trouvés sur une brocante  dont la vendeuse, une dame charmante m'a offert la fois suivante deux mouchoirs brodés abimés, invendables pour elle, mais véritable trésor à récupérer pour moi...(NB: les mouchoirs ne sont pas sur la photo !)

chemin de table et monogrammes  détail d'une broderie

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1 avril 2010

Vent des Coeurs...

Voici ce que j’ai confectionné pour la vente de Vent des Cœurs

  les mardi 13 et mercredi 14 avril prochain

tous les détails en bas de page là

sac cabas pour Vent des coeurs

Un grand sac-cabas en gros lin avec une base en solide toile transat basque, une poche extérieure, doublé de coton enduit beige à pois blancs, une poche intérieure, un lien attache-clés, grandes anses pour un  porter épaule  en tresse de lin, une étiquette et un cœur en gri-gris amovibles . Le fond est renforcé par un molleton spécial  qui donne une meilleure tenue...et j’oubliais, une petite trousse assortie fermée par un zip !

cabas Vent des Coeurs détails

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24 juillet 2009

La cigale...

Evidemment qui dit séjour au sud sous-entend chaleur et ...cigales. Enfin sous-entend pas vraiment au sens propre car ces omniprésentes cigales, font un tel raffut à certains moments de la journée que nous qui ne sommes pas habitués, nous interrompions parfois de parler tant on aurait dit qu’elles haussaient le ton, histoire de couvrir nos voix et de nous faire savoir que nous étions chez elles...

cigale mimétisme

Il faut reconnaitre que, si on ne peut que  les entendre à moins d’être vraiment très sourd, leurs stridulations atteignant les 150db, les voir relève du coup de chance, de la patience doublée d’un bon talent d’observation, de tout cela à la fois sans doute aussi.. Ma sœur, douée de toutes ces qualités nous a permis de photographier l’individu en le repérant malgré son mimétisme étonnant sur un tronc de chêne vert...

cigale macro

Un bel exemplaire de cicada orni, ou cigale de l’orne (variété de frêne) avec sa livrée ressemblant à un masque africain.. La spécificité des cicacidés c’est à dire des vraies cigales est la totale transparence de leurs ailes...

ailes transparentes de la cigale

2 avril 2012

Haranbeltz ...

En faisant du tri dans mes photos, je me suis rendue compte que je ne vous avais pas parlé d’un lieu extraordinaire visité l’été dernier. Au printemps 2011 nous avions saisi au vol quelques images de l’émission “Des racines et des ailes”  sur ce lieu, la chapelle Saint-Nicolas  d’ Haranbeltz(ou  Harambels ) et nous étions promis d’aller la voir, ce que nous avons fait cet été... Je vous emmène donc en Basse-Navarre, sur la commune d’Ostabat-Asme...

chapelle d'Harambels

Avant de vous montrer l’intérieur de la chapelle dont vous voyez ci dessus le profil très caractéristique avec son clocher trinitaire et son abri de sonneur adossé en bois,  il faut que je vous raconte un peu l’histoire de ce lieu, à la croisée de trois des quatre chemins de Saint-Jacques de Compostelle, et dont l’originalité réside en son appartenance à quatre familles, descendantes des communautés de donats, ces frères et sœurs hospitaliers qu’on retrouve dans toute la France médiévale mais qui ont survécu jusqu’à la Révolution  au pays basque. Les donats étaient des laïcs qui avaient néanmoins prononcé des vœux, de chasteté, consistant à ne pas se remarier en cas de veuvage, de pauvreté, qui les empêchaient seulement de désigner leurs héritiers choisis par la communauté, et d’obéissance à leur chef élu, le Prieur. On trouve mention du Prieuré d’Harambels dès 1059. Ces communautés agricoles et familiales ont joué un rôle primordial dans le fonctionnement des établissements hospitaliers et des hôpitaux qui accueillaient les pèlerins. Il aurait fallu pouvoir vous montrer une photo aérienne  pour que vous vous rendiez compte de la situation des lieux inchangée depuis le Moyen Age, une clairière, la seule  au milieu des bois assez sombres de la vallée qui l’entoure et qui lui a donné son nom (haran en basque, c’est le val et  beltz, c’est noir)

Fin 1784, un édit du roi Louis  XVI dissout les communautés de donats et à la Révolution, l’église est confisquée. A l’époque,  de l’ancienne communauté, il reste quatre familles qui vont racheter leur propre bien à l’Etat !  C’est ainsi  que les descendants de ces quatre familles, héritiers de mille ans d’histoire, sont toujours les propriétaires indivis de la chapelle Saint-Nicolas ce qui nous permet aujourd’hui de pouvoir voir ce joyau qui aurait sans nul doute disparu si elle n'était restée propriété privée et  sans cette étonnante histoire...

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Le portail est la partie la plus ancienne qui soit parvenue jusqu’à nous, il serait daté du XIIe ou XIIIe siècle, surmonté d’un Chrisme  et d’une croix de Malte.

De l’ancien hôpital qui jouxtait l’église et dont une eau-forte d’Odilon Redon atteste l’existence encore en 1866, il ne reste qu’une porte lourdement ferrée ouvrant sur le champ voisin...

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A l’intérieur de la chapelle, le contraste avec l’extérieur extrêmement simple et rustique est total. La facture du retable est en date du  8 juin 1736. C’est naïf, voire simpliste,  coloré, relativement hétéroclite mais il y règne une atmosphère tout à fait particulière  qui nous a charmés et à laquelle la ferveur qui a présidé à la décoration du lieu n’est sans doute pas étrangère...

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Le panneau central reprend la légende de saint Nicolas et des trois enfants...

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La voûte devait vraisemblablement être peinte en bleu étoilé d’or un tout petit bout préservé a été retrouvé), mais un curieux décor de fausses briques à joints blancs est venu remplacer le décor originel, en pied de voûte des peintures  des évangélistes et d’autres saints...

peintures

Un bas relief intéressant qui semble d’origine romane mais...des recherches ont fait apparaitre qu’il date du milieu du XVIIIe siècle, il a été peint “à la façon” du XIIIe ! mais surtout il est sûrement d’origine locale car la Vierge est assise sur un coffre typiquement basque. Il aurait été réalisé par le même auteur que le bas-relief de Saint-Nicolas...

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Ce lieu a été récemment restauré de juin 2008 à décembre 2010 avec le concours  de l’Etat et de la Région et ouvert aux visites  de façon assez large, nous avions été accompagné par l’un des habitants du hameau propriétaire de la chapelle et passionné par son histoire et avons quitté à regret ce hameau paisible. Si ce n’était la présence de voitures, d’engins agricoles et les fils électriques, on aurait pu croire que le temps s’y est arrêté...Pendant notre visite, un pèlerin est passé, mais il fallait qu’il marche encore un peu pour atteindre désormais le gîte le plus proche...

hirondelles

Pour en savoir plus:http://www.lesamisdharanbeltz.fr/wordpress/

♥ ♥ ♥

18 juin 2013

La Douelle: le cabaret des cultures de Monica...

Loin de Paris et de ses fastes culturels, il ne faut pas croire que la province s’endort. Nombreux sont ceux qui font bouger les choses et tentent de nous émerveiller pour peu qu’on veuille bouger un peu de chez soi... Monica est de ceux-là. Chez elle, juste à côté de sa maison, elle a créé un lieu atypique dédié à toute forme de culture, théâtre, musique, contes, poésie, spectacles pour enfants, expositions, conférences, ateliers...

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Avant de vous parler du lieu, il faut que je vous parle de Monica (c’est sous le pseudo de Monica que je l’ai connue et c’est ainsi que je l’appelle toujours). Lectrice de la première heure de mon blog, je l’ai rencontrée à Bordeaux en automne 2009. A l’époque elle travaillait encore dans l’entreprise qu’elle avait fondée avec son époux, depuis elle a pris sa retraite et rapidement m’a parlé de son projet un peu fou de créer une salle de spectacle à côté de chez elle. Une ancienne petite maison vinicole à l’abandon, en partie de terre battue avec pressoir à vin et tonneaux, où une famille avec sept enfants s’était installée dans les années 50 jouxtait en effet sa propre maison, un lieu où tout était à créer et auquel  l’imaginative et passionnée Monica a donné une seconde vie inattendue...

les travaux de la Douelle

J’avais vu les lieux avant toute intervention et je peux vous dire que l’ampleur de la tache me faisait douter du réalisme du projet et qu’il lui a fallu pas mal d’imagination et d’obstination pour en faire ce qu’elle en a fait: un lieu chaleureux et accueillant loin de tout formatage, où elle a mis beaucoup d’elle-même, une salle intimiste, où les soirées spectacles précédées ou suivies d’un verre de l’amitié doivent avoir une saveur et une convivialité inégalable...

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Suivez-moi, nous allons pousser la porte de la Douelle, passer dans le sas d’entrée où déjà la déco bien personnelle anonce la couleur ...Caisses à vin (nous sommes dans une région viticole ô combien célèbre, le bordelais...)vieux livres, ancienne palette de peintre, dames-jeannes dans leur habit de corde ou d’osier et lourde porte de récup (elle partait à la décharge pour être remplacée par du ...PVC!)

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La dame de la Douelle

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Monica nous accueillera dans sa belle tenue de maitre de cérémonie, coiffée d’un superbe chapeau claque et nous rentrerons dans la salle aux murs en pierre blonde, aux poutres blanchies, où les chaises de bistrot chinées  nous attendent confortablement rembourrées d’un coussin bleu...

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la Douelle: la salle

Vous serez surpris par les toilettes, Monica grande chineuse en a fait un lieu de commodités surprenant et chaleureux...

la Douelle de Monica-002

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Derrière la scène , elle a aménagé une pièce qui sert de loge aux artistes...

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et sur le côté de la scène, derrière le rideau devant lequel une sphère armillaire  a pris place, il y a un passage qui permet d’accéder au jardin, où les artistes peuvent se détendre et prendre un verre dans un endroit calme et agréable avec une bordure de lavandes magnifiques dignes du sud-est...

la Douelle :côté jardin

actuellement sur les murs exposition du peintre Maurice Gouet

peintures

prochainement sur scène:

affiche du 22 Juin 2013

Je laisse le dernier mot à Monica, à qui il a été demandé “pourquoi ce lieu ?”

“Faire de la Culture un plaisir de proximité, avec un programme éclectique né d'envies, de rencontres pour échanger et s'émouvoir.

Renouveler l'idée d'une Culture populaire qui crée un lieu dans le partage et qui fait tomber la barrière invisible, celle qui existe entre la scène, la salle, les artistes et le public.

Mettre en avant des Artistes Locaux et l'occasion de découvrir que la Culture appartient à Chacun, qu'elle n'est pas lointaine et inaccessible, mais au contraire qu'elle est là : tout près, chez notre voisin, et finalement  chez NOUS !

Monick OTT

Douellement Vôtre !”

♥ ♥ ♥

Peut-être vous demandez-vous ce que signifie ce nom, la Douelle ?

C'est une pièce de bois d'environ 90 cm sur 5 à 10 cm de largeur,  de chêne la plupart du temps,  travaillée par le merrandier, elle s'appelle d'abord un merrain avant de subir diverses opérations qui la transformeront en douelle, et alors elle servira avec d'autres à la fabrication de la paroi des tonneaux ! Vous pouvez en voir une à l'extérieur juste à droite de la porte de la Douelle, sur une autre enfouie sous les fuchsias sur le chemin du jardin, Monica a écrit à l'intention des artistes"Détendez-vous!"

Pour en savoir plus sur la fabrication des tonneaux (clic)

Si vous êtes dans la région bordelaise (Tabanac se situe sur la rive droite à environ 20 mn de Bordeaux)et avez envie d'une soirée qui sorte de l'ordinaire, alors  la Douelle vous attend !

Pour suivre l’actualité de la Douelle: 

https://www.facebook.com/LaDouelleCabaretDesCultures

 

20 mars 2013

Retour sur les lectures de ces derniers mois...

Voyages immobiles, chronique n°25

Merci beaucoup pour votre enthousiasme et vos mots gentils sur ma collection de cols anciens, je n’ai pas répondu à tout le monde ce qui ne m’a pas empêchée de vous lire avec attention et plaisir. Mes maux de tête que je croyais résoudre par un changement de lunettes, sont toujours là et je réduis volontairement le temps passé sur l’ordinateur qui les aggrave...

patchwork

J’avais envie de vous faire découvrir ce recueil de nouvelles publié en 2007, 15 histoires de femmes issues de l’imaginaire de Pascale Bourdoncle. L’auteur est férue de patchwork et le titre est un clin d’œil à cette passion et reflète bien la diversité des univers et des personnalités dans lesquels elle nous entraine pour ces nouvelles...Une grande tendresse envers ses personnages, une belle attention à la nature, l’écriture est fine, poétique, d’une grande sensibilité et j’ai vraiment beaucoup aimé ces nouvelles. Ecrire était un rêve pour Pascale, elle a réalisé  ce rêve en publiant grâce à une édition associative, si vous êtes intéressés par ce livre qui mérite d’être découvert, contactez-la sur son adresse mail : lamarmottiere@orange.fr

DSC04123 (Flacon à parfum orphelin de son bouchon en verre taillé chiné dimanche...)

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en souvenir d'andré

Vous savez que je suis fan des livres de Martin Winckler et celui-ci ne risque pas de me faire changer d’avis sur cet auteur humaniste qui ne cesse d’explorer dans chacun de ses livres de nouvelles voies pour une médecine plus humaine à l’écoute des patients. “En souvenir d’André” traite du sujet difficile (et d’actualité début 2013 avec un rapport remis au gouvernement) du suicide assisté. Comme toujours, c’est à travers un roman bien ficelé avec un rebondissement final poignant que l’auteur traite son sujet, le pays n’est pas précisé, ni l’époque bien qu’on puisse imaginer  un futur assez proche... les personnages sont terriblement attachants, il y a des histoires dans l’histoire et au final cela donne un roman magnifique, qui une fois la dernière page refermée vous accompagnera longtemps, générant forcément une réflexion sur la fin de vie, de notre vie, de celle de ceux qui nous entourent...Lu fin d’année 2012, ce livre a été un coup de cœur absolu et si vous n’êtes pas effrayés par le sujet , précipitez-vous dessus, vous ne le regretterez pas...

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le poids des secrets

“Le poids des secrets”, 5 petits volumes(une centaine de pages chacun), pour les cinq facettes d’une même histoire vue à travers cinq personnages dont la vie est liée, croisée avec à la base, des secrets que l’on découvre au fil des pages, sur fond d’histoire du Japon, la seconde guerre mondiale, la bombe de Nagasaki, les rapports difficiles entre Japon et Corée, et le racisme dont souffrirent les coréens exilés au Japon...Un auteur japonais que j’ai découvert, une écriture fine et sensible qui dit de façon légère des choses graves avec une attention constante à la nature et un ressenti des personnages énoncés avec cette simplicité qui donne le ton si particulier de l’univers de l’auteur (et pour autant que je puisse en juger, je n’en connais que trois, des auteurs japonais) . Ce n’est jamais pesant, c’est poétique et léger, très pudique, très doux... Un bonheur de lecture ...Si vous lisez le premier , vous n’aurez qu’une envie : lire la suite...

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cent ans

Une magnifique et envoutante saga familiale sur cent ans, les cent ans qui séparent Herjorg Wassmo de son arrière grand-mère Sara Suzanne née en 1842. Biographie romancée, rêvée, qu’importe, le résultat est une histoire éblouissante de femmes, d’amours, de déchirements dans une des régions les plus dures de la Norvège au nord du nord, les îles Lofoten, le Nordland dont les habitants sont l’objet de déconsidérations et  de moqueries de la part des habitants du sud, une région où le progrès est lent à arriver, où la vie quotidienne des femmes rythmée par la pêche, les grossesses nombreuses et pas toujours désirées, les coutumes, les saisons est loin de ressembler à un long fleuve tranquille...

“Ne laisse pas le temporel envahir ta vie. il faut lire Sara Suzanne !...” et le goût de la lecture se transmettra dans la famille à partir des lectures à voix haute de Sara Suzanne qui feront le bonheur de sa maisonnée...

En lisant ce livre j’ai pensé à une autre saga dont je ne vous ai pas parlé  (vous trouverez dans l’album de mes lectures 2012 un court résumé) “Karitas sans titre” et “Chaos sur la toile”  de Kristin Marja Baldusdottir. De vrais coups de cœur dont l’histoire se déroule en majorité dans un pays fascinant et dépaysant, l’Islande au début du XXe siècle guère plus avancé que le Nordland un demi siècle plus tôt, d’extraordinaires portraits de femmes là aussi...

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06h41

Quatrième de couveture:Le train de 06h41, départ Troyes, arrivée Paris. Bondé, comme tous les lundis matins. Cécile Duffaut, 47 ans, revient d’un week-end épuisant chez ses parents. Elle a hâte de retrouver son mari, sa fille et sa situation de chef-d’entreprise. La place à côté d’elle est libre. S’y installe, après une légère hésitation, Philippe Leduc. Cécile et lui ont été amants vingt-sept ans auparavant, pendant quelques mois. Cela s’est très mal passé. A leur insu, cette histoire avortée et désagréable a profondément modifié leurs chemins respectifs. Tandis que le train roule vers Paris et que le silence s’installe, les images remontent. Ils ont une heure et demie pour décider de ce qui les attend.

Un roman qui se dévore, j’aime beaucoup l’écriture de cet auteur qui excelle à dévoiler les sentiments intimes de ses personnages jusque dans leurs recoins les plus cachés... Le lecteur est à tour de rôle dans la tête  de l’un puis de l’autre chacun revient sur le passé, se penche sur le présent et tout est décrit avec une lucidité sans complaisance, à l’aube de la cinquantaine le bilan n’est pas celui que les grands adolescents d’autrefois auraient pu imaginer ... Plein de réflexions d’une grande justesse sur la vie, des personnages terriblement humains avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs contradictions...

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profanes

Assurément LE grand coup de cœur de ce début d’année ! J’avais beaucoup aimé en 2009 “Laver les ombres” du même auteur , beaucoup moins “Les insurrections singulières” en 2011, gros succès  de librairie pourtant et c’est avec un immense plaisir  que j’ai retrouvé ce qui m’avait tant plu dans “Laver les ombres” une écriture magnifique, palpitante comme une respiration, poétique, concise, précise, d’une langue soutenue...L’histoire est belle, représente un véritable hymne à la vie, un vrai credo de l’homme en l’homme ...Octave, nonagénaire, ancien chirurgien rassemble autour de lui quatre personnes dont il ignore à peu près tout mais que son instinct lui a fait choisir comme on compose une équipe, pour l’accompagner jusqu’au bout de sa vie. Ils ne se connaissent pas , ils vont se côtoyer, créer des liens  entre eux et avec la maison, personnage de l’histoire à part entière. Chacun va dépasser (soigner) des blessures tenues secrètes qu’ Octave a pressenties. Lui aussi a de grandes douleurs enfouies...

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jolie libraire dans la lumière

Laurent s’arrête devant une librairie frappé par l’image qui s’offre à lui: Maryline, la jolie libraire absorbée dans sa lecture, si belle dans la lumière qui tombe sur elle... il entre car il a envie de savoir quel est le livre qui retient toute l’attention de la jeune femme...

Une ode aux livres, au pouvoir des mots, au bonheur de lire...Un délicieux roman , une pépite très bien écrite et si d’aucuns pourraient y trouver quelques facilités stylistiques, un peu trop de pathos, une intrigue un peu cousue de fil blanc, qu’importe, ne boudez pas votre plaisir, vous les amoureux des livres, de temps en temps cela fait du bien de ne pas se prendre la tête et de lire une histoire optimiste  et rassembleuse dans laquelle on a envie de croire et dont le happy end nous met le sourire aux lèvres ...On en garde le souvenir ému d’un joli moment qu’il ne faut surtout pas manquer!

 

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♥les femmes du bus 678

Pour terminer ce billet, un film formidable que je n’avais pas forcément très envie de voir et qui pourtant m’a subjuguée, un film fort et courageux... Fayza, Seba et Nelly, trois femmes d’aujourd’hui, de condition sociale totalement différente, s’unissent pour combattre le machisme impuni qui sévit au Caire dans les rues, dans les bus et dans leurs maisons. Déterminées, elles vont dorénavant humilier  ceux qui les humiliaient. L’atypique inspecteur Essam mène l’enquête... Qui sont ces mystérieuses femmes qui ébranlent une société basée sur la suprématie de l’homme ?

Ne manquez pas l’interview du scénariste-réalisateur du film qui éclaire de façon passionnante, la genèse du film, celle qui l’a inspiré :la première femme à avoir oser porter plainte pour agression sexuelle en Egypte, son tournage, comment le film qui vient  de passer à la télévision est accueilli...Désormais, les agressions sexuelles sont enfin considérées comme des délits en Egypte !

♥ ♥ ♥

22 novembre 2012

Lectures...

Voyages immobiles, chronique n°24

Avant tout, vous dire merci pour vos commentaires sur le précédent billet, ravie d’avoir réveillé quelques souvenirs chez certains et certaines d’entre vous et peut-être d’avoir pu faire découvrir le son si particulier du gramophone à d’autres. Merci pour vos compliments, mais il ne s’agissait pas là d’une véritable restauration, puisque j’aurais été bien incapable de toucher au mécanisme s’il n’avait pas marché, plutôt d’une remise en beauté et çà, vous en êtes capables vous aussi ...

♥ ♥ ♥ MERCI d’être là et de me lire, merci pour votre fidélité ♥ ♥ ♥

J’ai beaucoup lu ces derniers temps  et vous trouverez la liste complète dans l’album de mes lectures 2012, je ne vais vous parler  ici que de mes coups de cœur...

nos vies désaccordées

♥ J’avais beaucoup aimé d’elle son premier roman, “les Heures silencieuses” et c’est peu dire que celui-ci est encore plus beau... Une magnifique et dérangeante histoire d’amour...

François, pianiste de renommée internationale apprend un jour que Sophie, la femme qu’il a follement aimé et quitté dans des circonstances dramatiques de sa vie, est internée dans les Pyrénées. Il va tout quitter pour la retrouver et tenter de la sauver. On apprend peu à peu quelle a été leur histoire,  l’enfance de François, son ascension dans le monde des concertistes. Il dit de lui-même qu’il n’aurait pas aimé se rencontrer et pourtant malgré certains comportements très lâches envers lesquels je n’éprouve aucune sympathie, la fragilité, les failles , l’amour fou pour Sophie  en font un personnage attachant et on suit  son cheminement  avec l’espoir qu’il arrivera à reconstruire quelque chose...Des passages très poétiques alternent avec les retours en arrière, une construction assez musicale en adéquation avec le monde du personnage principal...Un très beau roman...

novecento pianiste

♥ 84 pages de pur bonheur ! une fable merveilleuse pour raconter l’histoire de Novecento, enfant né et abandonné sur un paquebot transatlantique, qui jamais ne mettra le pied sur la terre ferme et naviguera sans relâche, devenant le plus grand pianiste jamais connu, fantasmant sur la terre et ne pouvant se résoudre à quitter le navire... L’ histoire racontée par son meilleur ami trompettiste est un long monologue, un pur moment de bonheur et de poésie, l’écriture en est tout simplement magnifique, ne vous privez pas de ce joyau de littérature...

 

mississippi

♥ Un premier roman d’une puissance et d’une beauté incroyable... pourtant un sujet difficile s’il en est, celui de la ségrégation et de la violence inouïe de ces blancs arrogants membres du KKK, mais pas que...Il est question de couple, de passion, d’amour, de destin... C’est avant tout le beau portrait de femmes et d’hommes dans le delta du Mississippi dans les années 40. Laura épouse Henry Mac Allan qui l’arrache à la ville et l’emmène sur des terres qu’il a achetées, en les découvrant elle sait d’instinct qu’elle n’y sera pas heureuse, pourtant elle s’accommode d’une vie difficile sous le regard de Papy, le père d’Henry, vieillard égoïste, raciste, borné, haineux... A côté d’eux , il y a une famille de noirs qui  travaillent sur la plantation : Hap et sa femme Florence, qui travaille comme bonne chez Laura et comme  sage-femme pour les autres femmes noires de la région. Leur fils ainé Ronsel, revient de la guerre en France en même temps que le jeune frère de Henry, Jamie... Ronsel a découvert en Europe qu’il pouvait être traité comme un homme  et non comme un rebut de l’humanité, il a découvert la liberté de penser, de s’exprimer, d’aimer... le retour dans le Mississippi va être rude...C’est un roman choral où chacun des six personnages principaux prennent la parole pour raconter leur point de vue tout en faisant avancer l’histoire. C’est un premier roman terriblement maîtrisé qui me donne envie de suivre cet auteur,  le genre de roman qu’il est difficile de lâcher une fois entamé...

 

la lettre qui allait changer...

 

♥ Harold Fry est un être transparent et falot dont le couple qu’il forme avec sa femme Maureen, semble s’être délité au fil du  quotidien et des années. Il reçoit un jour une lettre d’une ancienne collègue, Queenie, qu’il n’a pas revue depuis 20 ans alors qu’elle lui avait rendu service juste avant de disparaitre, lettre dans laquelle elle lui apprend qu’elle est en train de mourir d’un cancer et lui dit adieu. Bouleversé mais incapable de répondre autrement que par de pauvres mots jetés sur une carte, il va dépasser la boite aux lettres de son quartier et prendre une décision pour le moins inattendue qui ne cadre pas avec son personnage, il téléphone au centre de soins palliatifs et demande qu’on lui dise qu’il est en route, qu’il arrive... à pied, soit près de 800 kms à parcourir, il la supplie de l’attendre , de rester en vie...En marchant, Harold va retrouver des sensations depuis longtemps oubliées, va voir affleurer à sa mémoire des souvenirs enfouis et ce voyage va lui permettre de se pardonner et de se retrouver... c’est savoureux, émouvant, drôle et j’ai pensé à un autre formidable roman qui fait du bien en le lisant “Le cherche-bonheur “.Le sujet n’a rien à voir et pourtant j’y ai tout de suite pensé...

Accompagnez Harold dans sa marche, suivez l'évolution de Maureen aussi au fur et à mesure qu’Harold avance, des personnages terriblement attachants, humains, délicieusement anglais mais si proches finalement...vous ne le regretterez pas...

avenue des géants

♥ Marc Dugain s’est inspiré de l’histoire vraie d’un tueur en série américain (Ed Kemper toujours emprisonné en Californie)qui a défrayé la chronique dans les années 60-70 pour écrire ce roman absolument époustouflant, brillant, passionnant... Al Kenner est un géant de 2,20m au QI supérieur à celui d’Einstein, doté d’hypermnésie, mais c’est surtout un être brisé, humilié par une enfance terrible, un paria à la lucidité terrifiante...Au début du roman, il est interné et raconte à son psy comment il en est arrivé là, puis il sort de l’hôpital et nous entraine avec lui dans .sa quête tragique vers un impossible amour maternel et une intégration tout aussi impossible dans la société... Il est question de grands espaces, de moto, d’oxygène et d’angoisses ...Formidablement écrit, il y a un véritable suspense et le personnage forcerait presque l’empathie, mais... Lisez-le c’est  un roman magnifique, il raconte des choses terribles sans jamais tomber dans le voyeurisme ou le gore et écrit la plupart du temps à la première personne du singulier, il nous permet d’approcher au plus près les pensées intimes d’un être monstrueusement... fascinant ! Véronique en a parlé là plus longuement...

 

certaines n'avaient jamais vu la mer

♥ Ce court roman raconte  à la première personne du pluriel la destinée  de jeunes japonaises envoyées au début du XXe siècle à San Francisco. Elles vont rejoindre leur époux, japonais lui aussi ,émigré depuis longtemps, elles ne l’ont jamais vu et mettent en lui tous leurs espoirs et leurs rêves de vie meilleure. Au terme d’une traversée éprouvante, reléguées dans les cales, elles arriveront enfin et affronteront un mari souvent bien différent de sa photo et une réalité bien loin de ce qu’elles avaient imaginé ... et le pire est encore à venir avec la guerre et la paranoïa des américains qui verront en tout japonais un espion potentiel. C’est un roman fascinant,basé sur un épisode méconnu et oublié de l'histoire américaine, écrit sur un mode incantatoire qui lui donne une force extraordinaire,  je l'ai lu d’une traite, quasiment en apnée...

♥ ♥ ♥

2 juillet 2012

Pochettes aux demoiselles (suite)...

Ce n’est pas sur une mais sur trois cartes de Gaëlle Boissonnard que j’avais craqué ce printemps et moi qui n’aime pas faire deux fois la même chose, je me suis lancé le défi de réaliser trois pochettes différentes sur un même schéma...

 ♥ Pour vous présenter la seconde, j’ai associé du rose et du gris !!!

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Six serviettes  de table chinées il y a trois ans, teintes  ces jours-ci avec le rose fuchsia n°29 (une cuillère à soupe ? j’ai oublié le dosage exact.. Tu devrais noter ! me dit chaque fois monsieur Rose & Gris et il a raison ...) Un joli monogramme inscrit dans un losange, une incrustation  dans un angle, une double rangée de jours sur tout le tour et un lin granité très agréable à l’œil et au toucher...A côté un faitout en tôle émaillée grise en parfait état hormis le couvercle où quelques éclats sont les  témoins de ses bons et loyaux services passés...

serviettes rose soutenu 

La pochette est en lin rose, la demoiselle est transférée sur un carré de tissu à pâquerettes sur fond gris de la Droguerie, lui-même posé sur une bande échantillon de tissu brodé violine donné par ma sœur. Et comme j’ai bordé cette bande d’un galon fleuri, pas de passepoil pour cette pochette-là pour ne pas la surcharger... le même petit imprimé pâquerettes a été utilisé pour doubler la bandoulière et la pochette...Une discrète touche de bleue sur la carte reprise par un bout de biais entre deux autres rubans sur le côté...Cette fois-ci le froufrou est dans le même lin rose que la pochette...

pochette rose détails pf

♥ Pour la troisième , il se trouve que j’avais d’abord eu un coup de foudre pour un biais à la Droguerie et que cette carte là s’associait parfaitement avec ce biais, pour une pochette dans les couleurs estivales, ensoleillée par l’orange et rafraichie par le bleu turquoise, une couleur que j’aime depuis toujours porter l’été...

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Sur fond de lin naturel, la demoiselle qui danse avec les étoiles et la lune dans sa robe de nuage est posée sur un coton satiné turquoise, que l’on retrouve en doublure de la pochette et de sa bandoulière. Ce carré est posé sur une superbe dentelle ancienne sur tulle blanche, qui fait écho à la robe de la demoiselle,  dentelle bordée d’un simple croquet blanc.Tu la reconnais, Monica ? Le biais qui m’avait inspiré m’a servi à faire le froufrou et à border la poche intérieure...

Chèche emprunté à la demoiselle de Poitiers pour la similitude parfaite de ses couleurs avec les miennes !

pochette lin naturel 

Sur la première photo vous pouvez voir une toute petite tasse  et sa sous-tasse. Je vais vous raconter son histoire, je ne l’ai pas chinée, pourtant elle est ancienne et elle a fait un très long voyage...

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Mon grand-père maternel, professeur de philo-latin-grec était aussi principal de collège et il avait reçu toute une année un ou deux étudiants chinois qui avaient vécu au pensionnat du collège. Ce sont eux qui avait apporté en cadeau cette tasse, enfin j’imagine  un service complet mais elle est la seule rescapée, c’est maman qui à l’époque était enfant, dans les années 20-30, qui m’a raconté l’histoire et transmis la fameuse tasse, elle y tenait beaucoup...Il faut dire que dans ces années-là côtoyer des étudiants chinois devait paraitre sacrément exotique, les échanges  estudiantins ne connaissaient pas la même vogue et la même facilité que maintenant... Ce n'était pas des collégiens, comment mon grand-père avait-il été amené à les recevoir ? comment le contact avait-il été noué ? Je ne le sais pas, je peux juste imaginer...

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