mercredi 20 mars 2013

Retour sur les lectures de ces derniers mois...

Voyages immobiles, chronique n°25

Merci beaucoup pour votre enthousiasme et vos mots gentils sur ma collection de cols anciens, je n’ai pas répondu à tout le monde ce qui ne m’a pas empêchée de vous lire avec attention et plaisir. Mes maux de tête que je croyais résoudre par un changement de lunettes, sont toujours là et je réduis volontairement le temps passé sur l’ordinateur qui les aggrave...

patchwork

J’avais envie de vous faire découvrir ce recueil de nouvelles publié en 2007, 15 histoires de femmes issues de l’imaginaire de Pascale Bourdoncle. L’auteur est férue de patchwork et le titre est un clin d’œil à cette passion et reflète bien la diversité des univers et des personnalités dans lesquels elle nous entraine pour ces nouvelles...Une grande tendresse envers ses personnages, une belle attention à la nature, l’écriture est fine, poétique, d’une grande sensibilité et j’ai vraiment beaucoup aimé ces nouvelles. Ecrire était un rêve pour Pascale, elle a réalisé  ce rêve en publiant grâce à une édition associative, si vous êtes intéressés par ce livre qui mérite d’être découvert, contactez-la sur son adresse mail : lamarmottiere@orange.fr

DSC04123 (Flacon à parfum orphelin de son bouchon en verre taillé chiné dimanche...)

en souvenir d'andré

Vous savez que je suis fan des livres de Martin Winckler et celui-ci ne risque pas de me faire changer d’avis sur cet auteur humaniste qui ne cesse d’explorer dans chacun de ses livres de nouvelles voies pour une médecine plus humaine à l’écoute des patients. “En souvenir d’André” traite du sujet difficile (et d’actualité début 2013 avec un rapport remis au gouvernement) du suicide assisté. Comme toujours, c’est à travers un roman bien ficelé avec un rebondissement final poignant que l’auteur traite son sujet, le pays n’est pas précisé, ni l’époque bien qu’on puisse imaginer  un futur assez proche... les personnages sont terriblement attachants, il y a des histoires dans l’histoire et au final cela donne un roman magnifique, qui une fois la dernière page refermée vous accompagnera longtemps, générant forcément une réflexion sur la fin de vie, de notre vie, de celle de ceux qui nous entourent...Lu fin d’année 2012, ce livre a été un coup de cœur absolu et si vous n’êtes pas effrayés par le sujet , précipitez-vous dessus, vous ne le regretterez pas...

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le poids des secrets

“Le poids des secrets”, 5 petits volumes(une centaine de pages chacun), pour les cinq facettes d’une même histoire vue à travers cinq personnages dont la vie est liée, croisée avec à la base, des secrets que l’on découvre au fil des pages, sur fond d’histoire du Japon, la seconde guerre mondiale, la bombe de Nagasaki, les rapports difficiles entre Japon et Corée, et le racisme dont souffrirent les coréens exilés au Japon...Un auteur japonais que j’ai découvert, une écriture fine et sensible qui dit de façon légère des choses graves avec une attention constante à la nature et un ressenti des personnages énoncés avec cette simplicité qui donne le ton si particulier de l’univers de l’auteur (et pour autant que je puisse en juger, je n’en connais que trois, des auteurs japonais) . Ce n’est jamais pesant, c’est poétique et léger, très pudique, très doux... Un bonheur de lecture ...Si vous lisez le premier , vous n’aurez qu’une envie : lire la suite...

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cent ans

Une magnifique et envoutante saga familiale sur cent ans, les cent ans qui séparent Herjorg Wassmo de son arrière grand-mère Sara Suzanne née en 1842. Biographie romancée, rêvée, qu’importe, le résultat est une histoire éblouissante de femmes, d’amours, de déchirements dans une des régions les plus dures de la Norvège au nord du nord, les îles Lofoten, le Nordland dont les habitants sont l’objet de déconsidérations et  de moqueries de la part des habitants du sud, une région où le progrès est lent à arriver, où la vie quotidienne des femmes rythmée par la pêche, les grossesses nombreuses et pas toujours désirées, les coutumes, les saisons est loin de ressembler à un long fleuve tranquille...

“Ne laisse pas le temporel envahir ta vie. il faut lire Sara Suzanne !...” et le goût de la lecture se transmettra dans la famille à partir des lectures à voix haute de Sara Suzanne qui feront le bonheur de sa maisonnée...

En lisant ce livre j’ai pensé à une autre saga dont je ne vous ai pas parlé  (vous trouverez dans l’album de mes lectures 2012 un court résumé) “Karitas sans titre” et “Chaos sur la toile”  de Kristin Marja Baldusdottir. De vrais coups de cœur dont l’histoire se déroule en majorité dans un pays fascinant et dépaysant, l’Islande au début du XXe siècle guère plus avancé que le Nordland un demi siècle plus tôt, d’extraordinaires portraits de femmes là aussi...

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06h41

Quatrième de couveture:Le train de 06h41, départ Troyes, arrivée Paris. Bondé, comme tous les lundis matins. Cécile Duffaut, 47 ans, revient d’un week-end épuisant chez ses parents. Elle a hâte de retrouver son mari, sa fille et sa situation de chef-d’entreprise. La place à côté d’elle est libre. S’y installe, après une légère hésitation, Philippe Leduc. Cécile et lui ont été amants vingt-sept ans auparavant, pendant quelques mois. Cela s’est très mal passé. A leur insu, cette histoire avortée et désagréable a profondément modifié leurs chemins respectifs. Tandis que le train roule vers Paris et que le silence s’installe, les images remontent. Ils ont une heure et demie pour décider de ce qui les attend.

Un roman qui se dévore, j’aime beaucoup l’écriture de cet auteur qui excelle à dévoiler les sentiments intimes de ses personnages jusque dans leurs recoins les plus cachés... Le lecteur est à tour de rôle dans la tête  de l’un puis de l’autre chacun revient sur le passé, se penche sur le présent et tout est décrit avec une lucidité sans complaisance, à l’aube de la cinquantaine le bilan n’est pas celui que les grands adolescents d’autrefois auraient pu imaginer ... Plein de réflexions d’une grande justesse sur la vie, des personnages terriblement humains avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs contradictions...

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profanes

Assurément LE grand coup de cœur de ce début d’année ! J’avais beaucoup aimé en 2009 “Laver les ombres” du même auteur , beaucoup moins “Les insurrections singulières” en 2011, gros succès  de librairie pourtant et c’est avec un immense plaisir  que j’ai retrouvé ce qui m’avait tant plu dans “Laver les ombres” une écriture magnifique, palpitante comme une respiration, poétique, concise, précise, d’une langue soutenue...L’histoire est belle, représente un véritable hymne à la vie, un vrai credo de l’homme en l’homme ...Octave, nonagénaire, ancien chirurgien rassemble autour de lui quatre personnes dont il ignore à peu près tout mais que son instinct lui a fait choisir comme on compose une équipe, pour l’accompagner jusqu’au bout de sa vie. Ils ne se connaissent pas , ils vont se côtoyer, créer des liens  entre eux et avec la maison, personnage de l’histoire à part entière. Chacun va dépasser (soigner) des blessures tenues secrètes qu’ Octave a pressenties. Lui aussi a de grandes douleurs enfouies...

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jolie libraire dans la lumière

Laurent s’arrête devant une librairie frappé par l’image qui s’offre à lui: Maryline, la jolie libraire absorbée dans sa lecture, si belle dans la lumière qui tombe sur elle... il entre car il a envie de savoir quel est le livre qui retient toute l’attention de la jeune femme...

Une ode aux livres, au pouvoir des mots, au bonheur de lire...Un délicieux roman , une pépite très bien écrite et si d’aucuns pourraient y trouver quelques facilités stylistiques, un peu trop de pathos, une intrigue un peu cousue de fil blanc, qu’importe, ne boudez pas votre plaisir, vous les amoureux des livres, de temps en temps cela fait du bien de ne pas se prendre la tête et de lire une histoire optimiste  et rassembleuse dans laquelle on a envie de croire et dont le happy end nous met le sourire aux lèvres ...On en garde le souvenir ému d’un joli moment qu’il ne faut surtout pas manquer!

 

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les femmes du bus 678

Pour terminer ce billet, un film formidable que je n’avais pas forcément très envie de voir et qui pourtant m’a subjuguée, un film fort et courageux... Fayza, Seba et Nelly, trois femmes d’aujourd’hui, de condition sociale totalement différente, s’unissent pour combattre le machisme impuni qui sévit au Caire dans les rues, dans les bus et dans leurs maisons. Déterminées, elles vont dorénavant humilier  ceux qui les humiliaient. L’atypique inspecteur Essam mène l’enquête... Qui sont ces mystérieuses femmes qui ébranlent une société basée sur la suprématie de l’homme ?

Ne manquez pas l’interview du scénariste-réalisateur du film qui éclaire de façon passionnante, la genèse du film, celle qui l’a inspiré :la première femme à avoir oser porter plainte pour agression sexuelle en Egypte, son tournage, comment le film qui vient  de passer à la télévision est accueilli...Désormais, les agressions sexuelles sont enfin considérées comme des délits en Egypte !

♥ ♥ ♥

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vendredi 14 janvier 2011

Un joyeux méli-mélo...(Dont voyages immobiles 17)

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♪♪♪ ...Vous souhaiter d’abord une BELLE ANNEE 2011... ♪♪♪

Qu’elle soit pleine d’estime de soi, d’authenticité, de maturité, de respect, de simplicité, d’humilité, de plénitude, pour  un SAVOIR VIVRE qui vous rendra la vie plus BELLE !

Ces vœux m’ont été inspirés par un très beau poème de Kim Mc Millen, une femme écrivain du Colorado, publié en 2001 et attribué en général à Charlie Chaplin !

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Cartes de vœux maison, inspirées par celles de La maman des quatre de l’an dernier...

♥ ♥ ♥

Partager avec vous mon dernier coup de cœur littéraire de 2010 et mon premier coup de cœur cinéma de 2011...

la ballade de Lila K.

 

En lisant le billet que Véronique en avait fait, j’ai su instantanément que j’allais aimer ce livre. Elle me l’a prêté et c’est un vrai coup de cœur. J’avais beaucoup aimé “Une pièce montée” le précédent roman de Blandine Le Callet, un roman caustique et savoureux sur le thème  du mariage et les conventions et pesanteurs d’une certaine société bourgeoise.

Ici on n’est plus du tout dans le même registre, il s’agit d’un roman d’anticipation, selon les dires de l’auteur elle s’est contentée de pousser à l’extrême les tendances de la société actuelle  et je vous assure que le résultat vaut le détour, ne serait-ce que pour y réfléchir et éviter  peut-être d’en arriver là... Rien d’extraordinaire pourtant ce n’est pas de la science-fiction, c’en est d’autant plus glaçant... La ballade de LiLa K est un extraordinaire portrait d’enfant d’abord, de jeune fille ensuite, terriblement attachante qui lutte pour ne pas se laisser formater et découvrir ses origines, aidée par quelques personnages attachants eux aussi. Il faut lire ce livre, difficile d’en parler sans trop dévoiler et comme Véronique ou Aifelle ou Kathel je ne peux que vous inciter à découvrir ce petit bijou.

C’est Lila qui raconte son histoire, enlevée à sa mère pour être amené au Centre, mi pensionnat, mi prison dont elle ne sortira qu’à sa majorité. Surdouée, asociale, polytraumatisée, elle ne sait plus ni marcher, ni parler, elle n’a qu’une obsession, retrouver sa mère et sa mémoire perdue. Commence alors pour elle  un chaotique apprentissage au sein d’un univers ultrasécurisé où les livres n’ont plus droit de cité...

On découvre avec elle au fur et à mesure de ses découvertes, son histoire...Impossible de vous en dire plus sans trop en dire... une petite musique qui ne s’arrêtera pas de sitôt dans votre esprit, je vous l’affirme !

another year de mike leigh

Son très beau billet m’avait tellement interpellée que le jour même, découvrant un cinéma  (superbe dans une ancienne église, l’Utopia) à deux pas de chez la demoiselle de Bordeaux où je séjournais, je suis allée voir ce film et j’ai adoré...

Lisez son billet, il est tellement bien écrit que je pourrais difficilement faire aussi bien, tout y est juste...les acteurs sont formidables tellement proches de nous dans leur humanité, tellement loin des stars stéréotypées et botoxées d’Hollywood... un régal... ce film pose la question de savoir comment aider les autres, jusqu’à quel point... Découpé en quatre saisons, il donne à voir une année mais ce pourrait être la précédente ou la suivante tant on sent que les choses n'ont pas changé et ne changeront sans doute pas...  Mike Leigh filme avec  beaucoup d’empathie ses personnages et donne à voir la moindre de leurs émotions sur des visages cadrés serrés... Cécile a aimé aussi ce film...

♥ ♥ ♥

Vous dire qu’aujourd’hui cela fait DEUX ANS que Rose & Gris est entré dans ma vie et ...la vôtre ! Une aventure étonnante, exaltante, inimaginable ...

Envie de vous dire le plaisir, l’émotion souvent, les rires, l’inspiration permanente, l’étonnement de voir les connexions qui affluent de tant de pays... au tout début , je me disais ce doit être un hasard ou une erreur  et puis la régularité  de ces connexions ne laissant pas place au doute, alors, comme une enfant comptant ses bons points, je note avec gourmandise chaque nouveau pays apparaissant dans le décompte géographique...

Les abonnés, toujours plus nombreux, les visiteurs silencieux  eux aussi en nombre croissant, vos commentaires intéressés, souvent passionnants,  les mails personnels qui arrivent de temps en temps de personnes qui osent un jour me dire leur ressenti ...Les rencontres virtuelles , téléphoniques ou réelles, les amitiés qui se nouent, les gentillesses témoignées... je suis toujours émerveillée, jamais blasée , surtout pas blasée !

Envie de vous dire merci d’être là, merci pour tout ce que vous m’apportez, vous les blogueuses, merci à vous les lecteurs silencieux, merci à mes lectrices fidèles sans blog avec qui j’ai parfois noué de vraies relations, elles se reconnaitront...

Mais vous dire aussi les doutes, les interrogations parce qu’ils existent, tant de temps passé devant son ordinateur, pourquoi, pour qui ? qu’en restera-t-il ?  le jeu en vaut-il la chandelle en regard de ce temps, denrée si précieuse et si fugitive  qui me manque cruellement... tant de projets dans la tête et si peu de temps pour les réaliser...

Quand le doute s’installe, laisser juste faire le temps et laisser à l’envie celui de revenir car elle revient toujours !

et c’est avec bonheur que je vous propose aujourd’hui

d’embarquer avec moi pour une nouvelle année en ma compagnie...

♥ ♥ ♥

 

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jeudi 25 mars 2010

My blueberry nights...

affiche my blueberry nights

Après une rupture douloureuse, Lizzie (Norah Jones) se lance dans un périple à travers l'Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs, un rêve et un nouvel ami ( Jude Law) émouvant patron de bar, tout en cherchant de quoi panser son cœur brisé. Occupant des emplois de serveuse, Elizabeth se lie d'amitié avec des clients dont les désirs sont plus grands que les siens : un policier tourmenté et sa femme qui l'a quitté, une joueuse dans la déveine qui a une affaire à régler.
A travers ces destins individuels, Lizzie assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude et du vide, et commence à comprendre que son propre voyage est le commencement d'une plus profonde exploration d'elle-même...

Ce film de Wong Kar-Waï,  réalisateur de In the mood for love, débute de façon très lente et pourtant très vite on se laisse emporter par l’atmosphère, les lumières très particulières le plus souvent de nuit, et non pas l’histoire mais les histoires qui vont permettre à Lizzie  de tourner la page de son histoire d’amour et de pouvoir en commencer une autre. A un moment j’ai pensé à des personnages d’Anna Gavalda, car tous ceux qui croisent la route de Lizzie sont des paumés , des  fracassés de la vie... attachants comme le personnage interprété par Norah Jones dont c’est le premier rôle au cinéma. A travers ces rencontres, c’est vers elle-même qu’elle avance, vers celle qu’elle a envie d’être...Quand le film s’est terminé, nous avions oublié la lenteur du début  complètement sous le charme... une esthétique  envoutante, une musique très belle,  des personnages émouvants...Nous avons beaucoup aimé...

Edit de 13h55: une petite précision, ce film est sorti en salle début 2009 , c'est donc en dvd que nous l'avons vu...

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lundi 15 juin 2009

Un film...

 

l'échange

J’adore Clint Eastwood, vous le savez déjà  et il y a quelques jours nous avons vu ce film où il n’apparait pas en tant qu’acteur, il a seulement endossé la casquette du réalisateur...

Trois ans avant l'enlèvement et l'assassinat du bébé de l'aviateur Lindbergh un enfant de 9 ans disparaît à Los Angeles. Contrairement à ce qui se passera en 1932, l'affaire n'est pas immédiatement médiatisée et la mère de l'enfant se heurte à un mur lorsqu'elle se bat pour retrouver son fils. Il faut dire qu'elle n'est pas l'héroïne d'une nation, elle n'est qu'une modeste ouvrière.
Interprétée par  Angelina Jolie cette mère célibataire se retrouve dans un univers digne des romans de Franz Kafka. Confrontée à l'Etat sans qu'elle sache pourquoi,  on lui rend un enfant qu'elle ne reconnaît pas et se retrouve dans un asile de fous quand elle refuse ce fils qui n'est pas le sien....
C’est  le classique pot de terre contre le pot de fer...Clint Eastwood s’est emparé de cette histoire avec sa fougue habituelle  quand il s’agit de lutter contre l’injustice et de chercher  la vérité. L’interprétation est magistrale, A. Jolie est incroyable de vérité et bouleversante de dignité  dans sa quête inlassable et obstinée au mépris de sa propre sécurité... une très belle reconstitution historique, des costumes superbes (  l’élégance des femmes en ces années là !...)

C’est un film  dont vous sortirez bouleversé , une histoire qui ne peut pas laisser indifférent...

♥ ♥ ♥

petit echo de la mode 3 le petit écho de la mode n° 40 dimanche 4 octobre 1931

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vendredi 10 avril 2009

Gran Torino...

Ayant raté le passage de ce film chez nous, il semblait facile de se rattraper à Paris; eh bien une seule salle près de la gare de Lyon le proposait en VF...

Je ne sais pas vous, mais moi je suis fan des films de Clint Eastwood: Sur la route de Madison et Million Dollar Baby entre autres sont pour moi parmi les plus beaux films du cinéma américain...

gran_torinoVétéran de la guerre de Corée et ouvrier à la retraite d’une chaîne de montage chez Ford qui a donné le jour au modèle Gran Torino en 1972, Walt Kowalski (joué par Clint Eastwood) fait figure de résistant dans sa rue envahie par les Asiatiques. Sa maison est la seule à arborer le drapeau américain, la peinture est fraîche et dès qu’un brin d’herbe dépasse, il s’empresse de tondre la pelouse...Un vieux type aigri et hanté par ses souvenirs de Corée qui cultive la haine pour tout le monde y compris ses enfants, ses voisins laotiens, leurs bandes et les bandes noires ou latinos concurrentes. Après la mort de sa femme, il s’enferme chez lui à siroter des bières toute la journée en compagnie de sa chienne...Quelqu’un pour lequel à priori aucune sympathie n’est possible.

Le cinéaste montre les tensions entre deux mondes que tout semble opposer  et en confrontant ce vieillard asocial et son jeune voisin, un ado paumé dans ce monde de brutes, il décrit une histoire de transmission et de vieillesse bouleversante. Si la violence est omniprésente, il y a pourtant des scènes hilarantes... Le vieil asocial va prendre le jeune garçon et sa soeur sous son aile et ne supportant pas l’exploitation violente des plus faibles par les bandes organisées, il va, appliquant le principe œil pour œil, tout en faisant le moins de mal possible,  consacrer sa fin de vie à punir les méchants....

C’est la chronique d’un drame annoncé,  c’est formidablement joué, l’histoire est bouleversante, on se prend d’affection pour ce vieux bourru et ses jeunes voisins qui ont su trouver le chemin de son cœur, c’est souvent drôle, c’est fluide et rapide, on ne voit pas passer les presque deux heures du film(1h55)...J’ai adoré...

♥ ♥ ♥

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samedi 7 mars 2009

Deux jours à tuer...

Un film de Jean Becker avec Albert Dupontel, exceptionnel d'humanité, Marie-Josée  Croze et Pierre Vaneck...

A sa sortie, mon frère m'en avait parlé et dit "Va le voir, c'est magnifique", j'avais rarement entendu une telle émotion dans sa voix à propos d'un film, c'est donc avec impatience que j'attendais le DVD.

Antoine, la quarantaine, a tout pour être heureux: une belle épouse (Marie-Josée Croze), deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter, une jolie demeure et de l'argent. Mais un jour il décide de tout saboter en un week-end. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement?

Que dire sinon ce que m'avait dit mon frère ? Si comme moi vous ne l'aviez pas vu en salle, essayez de le voir de toute urgence ! Le Parisien avait écrit : "Humain, puissant et lumineusement émouvant"... Ajoutez à cela une interprétation formidable de justesse de tous les acteurs, Albert Dupontel magistral et poignant, un générique de fin qui vient prolonger le film avec un texte magnifique de Jean-Loup Dabadie dit par la belle voix de Serge Reggiani...

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mercredi 4 février 2009

Quatre Minutes

Envie de vous parler d'un film que j'ai beaucoup aimé, Quatre Minutes, révélation du cinéma allemand en 2007, dont j'avais entendu Luc Besson parler avec passion...

quatre_minutes

Depuis 60 ans Traude Krüger enseigne le piano à des détenues. Lorsqu'elle rencontre Jenny, toute jeune femme incarcérée pour meurtre, elle comprend qu'elle a affaire à une musicienne prodige. Elle décide de la présenter à un concours réservé aux jeunes musiciens.

L'affrontement entre ces deux femmes aux personnalités violentes est magistral. Elles sont toutes deux en prison, malgré les apparences, celle de Traude est morale...

Le film est âpre, rude, fort, comme les personnages principaux et secondaires, les décors sont gris, tristes, pour ne pas dire lugubres. Et pourtant, on est pris par cette histoire où la complexité des sentiments humains est exprimée avec virtuosité par les deux actrices, récompensées toutes deux par le German Award 2007 de la meilleure actrice. L'omniprésence de la musique( Mozart, Schuman et une bande son originale ) participe à la magie qui opère lorsqu'on regarde ce film construit d'ailleurs comme un morceau de musique, débutant pianissimo pour aller crescendo vers un final éblouissant qui donne son titre au film.

C'est un film d'une densité émotionnelle rare et d'une violente beauté, visuelle et sonore...Je ne suis pas près d'oublier ces deux femmes bouleversantes à la vie fracassée entre lesquelles passent des étincelles d'humanité et d'amour quand elles dévérouillent un tout petit peu la porte de leur coeur...

En fait vous l'avez compris, j'ai plus que beaucoup aimé, j'ai adoré ce film...

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