Rose & Gris

jeudi 9 mai 2013

Fleurs de pommier et guirlande florale...

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L’éphémère beauté et l’exquise délicatesse des fleurs  de pommier juxtaposée à la rusticité et à  la légendaire longévité de ces belles toiles à torchons d’autrefois... Une composition  tout en contraste pour le plaisir de l’œil...

Histoire aussi de vous faire un petit coucou, je ne vous oublie pas mais je suis au jardin, ou je chine, ou encore je me promène avec Mr Rose & Gris, bref pas de temps pour l’ordinateur !

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Posée sur le guéridon, une ravissante image pieuse envoyée en guise de carte de vœux, peut-être par une religieuse ?

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et une pile de torchons anciens, enfin quelques uns, parmi les derniers chinés, les autres sont allés renforcer les équipes de ceux qui remplissent quotidiennement leur bon et loyal usage...

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Il y a quelque temps j’ai réalisé pour une amie une guirlande de fleurs artificielles pour décorer le haut de son armoire, la hauteur sous plafond ne lui permettant pas d’y installer sa corniche...

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La matière première : une guirlande de roses trouvée en jardinerie, un bouquet  de pivoines et deux petits bouquets composés que j’ai déstructurés et répartis sur la longueur...

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La voici en place...

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Rose & Gris 71-002

 

A bientôt...

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vendredi 19 avril 2013

Syringa vulgaris, le lilas commun...

Qu’importe la remontée des températures et la renaissance de la nature, tant que je n’ai pas un bouquet de lilas dans la maison, j’ai l’impression que le printemps n’est pas vraiment là... Et la floraison de cet arbuste dont la couleur et le parfum désuet m’enchante est pour moi le signe tangible plus que tout autre que le printemps est enfin installé...

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Saviez-vous que cet arbuste originaire du sud-est de l’Europe a été introduit en France en 1575 par un diplomate flamand, Ogier Ghislain de Busbecq, qui s’était vu offrir des plants par Soliman le magnifique lorsqu’il était en poste en Turquie. Cependant sa culture ne se développera que 300 ans plus tard avec les travaux de la famille Lemoine à Nancy qui créera de la fin du XIXe siècle à 1968, date de la fermeture de l’entreprise, 214 variétés de lilas commun encore appelé lilas français...

Le lilas fait partie de la même famille botanique que l’olivier, le forsythia, le jasmin, le frêne et le troène: les oléacées...

♥ ♥ ♥

Cette semaine j’ai cueilli une grande brassée de l’odorant arbuste et je l’ai réparti dans toute la maison, je vous montre, ce sera l’occasion de vous présenter quelques objets chinés ces derniers mois...

J’en ai mis à la cuisine dans une bouteille “la lorraine”...

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à la salle à manger sur le coin de la cheminée où il répond en douceur aux couleurs d’un pichet artisanal délicatement fleuri et aux couleurs fanées d’un plateau trouvé chez Cas*...

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suspendu à la crémone de la fenêtre dans un coffin en zinc longtemps cherché...

(petite précision pour celles et ceux qui ne savent pas ce qu'est un coffin: c'est un étui pour la pierre à aiguiser la faux qui se portait à la ceinture, il y a un crochet recourbé à l'arrière que l'on ne voit pas sur la photo, il peut être en zinc, en bois ou en corne)

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coffin et compotier

Juste en dessous, un compotier à piédouche avec un ravissant motif fleuri rose en terre de fer sans autre marque de fabrique, qui m’a été proposé pour 2 euros ! Et sur l’appui de fenêtre à droite vous pouvez voir une lanterne de garde-barrière SNCF en laiton et cuivre. (La belle-mère du monsieur qui me l’a vendue était garde-barrière à Biarritz, j’adore connaitre un petit bout de l’histoire des objets que je chine...)Je vous la montre lors de son acquisition...

lanterne sncf dans son jus

Avec un peu d’huile de coude et de patience, la voici maintenant... Un ingénieux système de clé en dessous de la lanterne permettait de faire pivoter la lampe à pétrole et d’envoyer la lumière vers la vitre rouge à l’arrière ou la vitre transparente à l’avant selon les besoins...

lanterne sncf nettoyée

Enfin dans le grand bocal où j’avais installé ma composition de Pâques, sur un guéridon Napoléon III en métal, un bel ouvrage de ferronnier ...

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guéridon NIII

J’en ai mis aussi au salon, sur la table console devant la fenêtre, dans le broc de toilette “Jardinière” de Sarreguemines...

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Sur la table à côté du broc, trois adorables moules cœur chinés 20 centimes et suspendue au pied de lampe, une vraie pampille d’église...

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Dans le petit pichet rose émaillé près du portrait de Maman, juste deux thyrses (nom des panicules floraux du lilas, c’est joli ce nom, je trouve )...

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Enfin sur la petite console, trois bouteilles, une inflorescence par bouteille...

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Entre les bouteilles, deux beaux objets forgés du XVIIIe siècle, une mouchette et une clé ...

clé et mouchette

De l’autre côté sous la lampe,  un buste de femme chiné 4 euros dans un vide-maison... le voici tel que je l’ai ramené chez moi, très encrassé...

buste de femme dans son jus

Après nettoyage, la majeure partie de la peinture était partie, il ne me restait pas d’autre solution que de le repeindre et j’ai décidé de lui donner un coup de jeune en lui donnant des couleurs autres que celles d‘origine, je l’ai ensuite ciré sauf le visage qui garde ainsi un velouté que j’aime beaucoup...

buste repeint

 

La pluie est arrivée, mais qu’importe, ma maison embaume le lilas, le soleil reviendra, c’est sûr, le lilas me l'a dit...

manet5 Edouard Manet, Lilas dans un vase, 1882

♥ ♥ ♥

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samedi 30 mars 2013

Pâques...

Pendant des années j’ai fait un arbre de Pâques avec des branches de bouleaux aux délicates feuilles froissées  vert acidulé et des œufs de toutes sortes, c’était la tradition à la maison bien avant que les magazines en montrent mais avec mes greffiers, joueurs comme savent l’être des chats, voilà la tradition brutalement mise à mal car je préfère ne pas sortir mes œufs que de les voir éclater pour cause de coup de patte un peu brutal ! Il faut dire que certains ont près de 30 ans et j’ai envie de pouvoir les transmettre à mes filles...J’ai pourtant toujours eu un chat à la maison, mais toute la différence est que désormais ils sont trois voire quatre comme en ce moment et c’est bien connu,  en groupe on est beaucoup plus dissipé !!!

Une image vue sur Pinterest m’a donné une solution...

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Un gros bocal “Jardin d’Ulysse “(trouvé chez Bergamote à Pau), un peu de mousse du jardin, quelques muscaris blancs dans un petit verre camouflé sous la mousse, une cloche  Rêves d’argile, un nid et quelques coquilles d’œufs de caille, deux plumes, une petite étiquette ancienne écrite à la plume pour la date et un de mes œufs préférés peint à la main d’un pied de violette suspendu à une branche de noisetier tortueux sur laquelle est posé un bulbe de muscari...

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Pour parfaire la déco, posés sur le grand plateau habillé d’une nappe à thé pliée, un agneau Rêve d’argile, un autre nid avec des œufs sous cloche, un bougeoir habillé de mousse dans laquelle se sont nichées quelques fleurons de jacinthes du jardin...

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Sur les serviettes en cadeau d’invités seront posés des œufs en fil de fer. Cela faisait longtemps que j’avais envie de me mettre à cette technique très admirative des  réalisations de Vox Populi, de celles de Trois fois rien et de Rêve de lune, j’ai imaginé un mélange de fil de fer, papiers anciens (partitions datant vraisemblablement de 1850 imprimées sur vergé, rassemblées en recueil relié, chiné pour 2 euros en très mauvais état si bien que je peux couper sans scrupules dedans !) dentelles anciennes et fleurs de cire récupérées sur une couronne de mariée 1930 chinée(elle aussi abimée), petite étiquette ancienne écrite à la plume pour le plaisir...

 Pâques 2013

En attendant de prendre place sur la table, ils ont rejoint dans une corbeille en tissu fleuri les œufs en chocolat qui seront posés à côté de l’assiette sur un petit pot à semis légèrement blanchi avec une étiquette prélevée sur le même recueil de partitions ...

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Des fleurs un peu partout pour faire rentrer le printemps dans la maison et apporter un esprit festif et joyeux...

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Tandis qu’au jardin, les pensées si malmenées par l’hiver trop pluvieux reprennent un peu de vigueur et les premiers bulbes et boutons floraux racontent encore timidement que le printemps est bien là...

printemps 2013 

Joyeuses Pâques  !

Profitez en famille ou entre amis de ces moments chaleureux et précieux,

des petites bulles de bonheur...

L’idée de l’œuf suspendu dans un bocal vient de ce blog...

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mercredi 20 mars 2013

Retour sur les lectures de ces derniers mois...

Voyages immobiles, chronique n°25

Merci beaucoup pour votre enthousiasme et vos mots gentils sur ma collection de cols anciens, je n’ai pas répondu à tout le monde ce qui ne m’a pas empêchée de vous lire avec attention et plaisir. Mes maux de tête que je croyais résoudre par un changement de lunettes, sont toujours là et je réduis volontairement le temps passé sur l’ordinateur qui les aggrave...

patchwork

J’avais envie de vous faire découvrir ce recueil de nouvelles publié en 2007, 15 histoires de femmes issues de l’imaginaire de Pascale Bourdoncle. L’auteur est férue de patchwork et le titre est un clin d’œil à cette passion et reflète bien la diversité des univers et des personnalités dans lesquels elle nous entraine pour ces nouvelles...Une grande tendresse envers ses personnages, une belle attention à la nature, l’écriture est fine, poétique, d’une grande sensibilité et j’ai vraiment beaucoup aimé ces nouvelles. Ecrire était un rêve pour Pascale, elle a réalisé  ce rêve en publiant grâce à une édition associative, si vous êtes intéressés par ce livre qui mérite d’être découvert, contactez-la sur son adresse mail : lamarmottiere@orange.fr

DSC04123 (Flacon à parfum orphelin de son bouchon en verre taillé chiné dimanche...)

en souvenir d'andré

Vous savez que je suis fan des livres de Martin Winckler et celui-ci ne risque pas de me faire changer d’avis sur cet auteur humaniste qui ne cesse d’explorer dans chacun de ses livres de nouvelles voies pour une médecine plus humaine à l’écoute des patients. “En souvenir d’André” traite du sujet difficile (et d’actualité début 2013 avec un rapport remis au gouvernement) du suicide assisté. Comme toujours, c’est à travers un roman bien ficelé avec un rebondissement final poignant que l’auteur traite son sujet, le pays n’est pas précisé, ni l’époque bien qu’on puisse imaginer  un futur assez proche... les personnages sont terriblement attachants, il y a des histoires dans l’histoire et au final cela donne un roman magnifique, qui une fois la dernière page refermée vous accompagnera longtemps, générant forcément une réflexion sur la fin de vie, de notre vie, de celle de ceux qui nous entourent...Lu fin d’année 2012, ce livre a été un coup de cœur absolu et si vous n’êtes pas effrayés par le sujet , précipitez-vous dessus, vous ne le regretterez pas...

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le poids des secrets

“Le poids des secrets”, 5 petits volumes(une centaine de pages chacun), pour les cinq facettes d’une même histoire vue à travers cinq personnages dont la vie est liée, croisée avec à la base, des secrets que l’on découvre au fil des pages, sur fond d’histoire du Japon, la seconde guerre mondiale, la bombe de Nagasaki, les rapports difficiles entre Japon et Corée, et le racisme dont souffrirent les coréens exilés au Japon...Un auteur japonais que j’ai découvert, une écriture fine et sensible qui dit de façon légère des choses graves avec une attention constante à la nature et un ressenti des personnages énoncés avec cette simplicité qui donne le ton si particulier de l’univers de l’auteur (et pour autant que je puisse en juger, je n’en connais que trois, des auteurs japonais) . Ce n’est jamais pesant, c’est poétique et léger, très pudique, très doux... Un bonheur de lecture ...Si vous lisez le premier , vous n’aurez qu’une envie : lire la suite...

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cent ans

Une magnifique et envoutante saga familiale sur cent ans, les cent ans qui séparent Herjorg Wassmo de son arrière grand-mère Sara Suzanne née en 1842. Biographie romancée, rêvée, qu’importe, le résultat est une histoire éblouissante de femmes, d’amours, de déchirements dans une des régions les plus dures de la Norvège au nord du nord, les îles Lofoten, le Nordland dont les habitants sont l’objet de déconsidérations et  de moqueries de la part des habitants du sud, une région où le progrès est lent à arriver, où la vie quotidienne des femmes rythmée par la pêche, les grossesses nombreuses et pas toujours désirées, les coutumes, les saisons est loin de ressembler à un long fleuve tranquille...

“Ne laisse pas le temporel envahir ta vie. il faut lire Sara Suzanne !...” et le goût de la lecture se transmettra dans la famille à partir des lectures à voix haute de Sara Suzanne qui feront le bonheur de sa maisonnée...

En lisant ce livre j’ai pensé à une autre saga dont je ne vous ai pas parlé  (vous trouverez dans l’album de mes lectures 2012 un court résumé) “Karitas sans titre” et “Chaos sur la toile”  de Kristin Marja Baldusdottir. De vrais coups de cœur dont l’histoire se déroule en majorité dans un pays fascinant et dépaysant, l’Islande au début du XXe siècle guère plus avancé que le Nordland un demi siècle plus tôt, d’extraordinaires portraits de femmes là aussi...

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06h41

Quatrième de couveture:Le train de 06h41, départ Troyes, arrivée Paris. Bondé, comme tous les lundis matins. Cécile Duffaut, 47 ans, revient d’un week-end épuisant chez ses parents. Elle a hâte de retrouver son mari, sa fille et sa situation de chef-d’entreprise. La place à côté d’elle est libre. S’y installe, après une légère hésitation, Philippe Leduc. Cécile et lui ont été amants vingt-sept ans auparavant, pendant quelques mois. Cela s’est très mal passé. A leur insu, cette histoire avortée et désagréable a profondément modifié leurs chemins respectifs. Tandis que le train roule vers Paris et que le silence s’installe, les images remontent. Ils ont une heure et demie pour décider de ce qui les attend.

Un roman qui se dévore, j’aime beaucoup l’écriture de cet auteur qui excelle à dévoiler les sentiments intimes de ses personnages jusque dans leurs recoins les plus cachés... Le lecteur est à tour de rôle dans la tête  de l’un puis de l’autre chacun revient sur le passé, se penche sur le présent et tout est décrit avec une lucidité sans complaisance, à l’aube de la cinquantaine le bilan n’est pas celui que les grands adolescents d’autrefois auraient pu imaginer ... Plein de réflexions d’une grande justesse sur la vie, des personnages terriblement humains avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs contradictions...

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profanes

Assurément LE grand coup de cœur de ce début d’année ! J’avais beaucoup aimé en 2009 “Laver les ombres” du même auteur , beaucoup moins “Les insurrections singulières” en 2011, gros succès  de librairie pourtant et c’est avec un immense plaisir  que j’ai retrouvé ce qui m’avait tant plu dans “Laver les ombres” une écriture magnifique, palpitante comme une respiration, poétique, concise, précise, d’une langue soutenue...L’histoire est belle, représente un véritable hymne à la vie, un vrai credo de l’homme en l’homme ...Octave, nonagénaire, ancien chirurgien rassemble autour de lui quatre personnes dont il ignore à peu près tout mais que son instinct lui a fait choisir comme on compose une équipe, pour l’accompagner jusqu’au bout de sa vie. Ils ne se connaissent pas , ils vont se côtoyer, créer des liens  entre eux et avec la maison, personnage de l’histoire à part entière. Chacun va dépasser (soigner) des blessures tenues secrètes qu’ Octave a pressenties. Lui aussi a de grandes douleurs enfouies...

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jolie libraire dans la lumière

Laurent s’arrête devant une librairie frappé par l’image qui s’offre à lui: Maryline, la jolie libraire absorbée dans sa lecture, si belle dans la lumière qui tombe sur elle... il entre car il a envie de savoir quel est le livre qui retient toute l’attention de la jeune femme...

Une ode aux livres, au pouvoir des mots, au bonheur de lire...Un délicieux roman , une pépite très bien écrite et si d’aucuns pourraient y trouver quelques facilités stylistiques, un peu trop de pathos, une intrigue un peu cousue de fil blanc, qu’importe, ne boudez pas votre plaisir, vous les amoureux des livres, de temps en temps cela fait du bien de ne pas se prendre la tête et de lire une histoire optimiste  et rassembleuse dans laquelle on a envie de croire et dont le happy end nous met le sourire aux lèvres ...On en garde le souvenir ému d’un joli moment qu’il ne faut surtout pas manquer!

 

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les femmes du bus 678

Pour terminer ce billet, un film formidable que je n’avais pas forcément très envie de voir et qui pourtant m’a subjuguée, un film fort et courageux... Fayza, Seba et Nelly, trois femmes d’aujourd’hui, de condition sociale totalement différente, s’unissent pour combattre le machisme impuni qui sévit au Caire dans les rues, dans les bus et dans leurs maisons. Déterminées, elles vont dorénavant humilier  ceux qui les humiliaient. L’atypique inspecteur Essam mène l’enquête... Qui sont ces mystérieuses femmes qui ébranlent une société basée sur la suprématie de l’homme ?

Ne manquez pas l’interview du scénariste-réalisateur du film qui éclaire de façon passionnante, la genèse du film, celle qui l’a inspiré :la première femme à avoir oser porter plainte pour agression sexuelle en Egypte, son tournage, comment le film qui vient  de passer à la télévision est accueilli...Désormais, les agressions sexuelles sont enfin considérées comme des délits en Egypte !

♥ ♥ ♥

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mercredi 6 mars 2013

Ma collection de cols...

Avant de vous parler de cols, de broderies..etc, je voulais juste vous montrer un petit changement sur Léopoldine. J’ai remplacé l’embout de cou (tenon) tout plat qui trahissait son origine récente par une toupie chinée et peinte. C’est une suggestion que j’avais faite à une amie pour un de ses mannequins, relativement récent lui aussi et croyez-vous que j’y aurais pensé pour moi ? c’est une fois le billet publié que l’idée est revenue et moi, je trouve que cela change tout...

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♥ ♥ ♥

J’ai gardé pendant des années un col ancien donné par ma belle-mère, que j’ai fini par monter en 2009 sur une housse pour habiller un banal cintre en bois, c’était au début de mon blog (vous pourrez l’y voir sur une autre porte). Je lui vois plein de défauts, mais il est toujours là sur la poignée ancienne   de la porte de la salle à manger et j’aime le savoir là...

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J’ai eu envie de recommencer mais je n’avais pas d’autre col, j’ai donc commencé à en chercher lors  de mes chines. Et c’est ainsi que peu à peu j’ai commencé une collection, vous en avez déjà vu deux : Un très grand en dentelle d’Irlande installé sur Valentine(à voir ou revoir ici ) et un autre en organdi et Valenciennes sur Adélaïde (ici). En voici quelques autres...

♥ Fine toile de lin et broderie anglaise et large cintre ciré en blanc avec un cœur Rouge petit cœur à mon initiale

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♥ Broderie anglaise toujours, Valenciennes incrustée et en bordure, cintre atypique en métal et porte-jupe en bois ciré blanc avec une plaque numérotée en faïence

col 1

♥ Gros lin rustique, de ces lins tissés autrefois à la ferme, avec un superbe travail de broderie et un présentoir en bois chiné récemment, maintenu par une délicate petite broche offerte par une amie

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Celui-ci est posé sur ma table de chevet, tandis que les deux premiers sont installés sur les persiennes qui nous servent de tête de lit en compagnie d’un troisième cintre qui accueille une de mes  guimpes en tulle brodé.

Vue d’ensemble...

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♥ Broderie mécanique sur tulle, vaporeux et volanté offert par ma sœur sur cintre en bois simple avec olive et double crochet

col 3

♥ Broderie anglaise sur un lin un peu moins rustique que celui du col posé sur mon chevet et même cintre à double crochet, avec une chaude patine cirée, étiquette maison 

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Tous deux sont posés sur le côté d’une armoire de famille...

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♥ Enfin un petit col écru en dentelle de Luxeuil (merci Frédérique de m'avoir renseigné sur cette dentelle !) récemment retrouvé enfoui dans mes trésors  et cintre d’enfant peint en off-black avec une marguerite de verre et une pièce trouée sur ficelle de lin

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a pris place pour l’instant sur la poignée de la porte

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♥ Ravissant petit col sur toile de lin, brodé de  papillons aux angles du dos et présentoir de magasin réglable, chiné dimanche avec un collier de cristal ayant appartenu à Maman...

présentoir réglable et col papillons

Je ne lui ai pas encore trouvé sa place définitive, le voici sur la cheminée de ma chambre

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♥ ♥ ♥

Vous êtes toujours là ?

Pour vous en remercier, je vous offre ce bouquet d’hellébores du jardin de Nanie...

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et un délice savoureux et moelleux pour le goûter ou la fin d’un repas léger, recette à trouver

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Faute d’airelles, j’ai utilisé un mélange de fruits rouges surgelés(cerises, mûres, myrtilles)

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dimanche 24 février 2013

La petite-fille de Valentine...

Vous souvenez-vous, lorsque je vous avais présenté Valentine, Anatole et Adélaïde j’avais rêvé tout haut de trouver un jour un mannequin enfant. Or, il y a quelque temps, ma voisine vient me voir et me montre une photo prise avec son portable dans un magasin de linge du village voisin qui liquidait avant fermeture définitive, en me disant “j'ai vu çà, j’ai pensé que tu serais intéressée”... "çà", c'était des mannequins ...Je suis allée les voir, je suis repartie, j'ai hésité, je suis revenue et j’en ai finalement emporté un à la maison, en taille enfant évidemment. Oh ce n’était pas de ces  mannequins anciens aux formes fabuleuses qui font tant rêver, mais des mannequins de l’usine voisine ( celle de la marque Petit Boy qui avait fermé ses portes quelques années auparavant) que le propriétaire du magasin en liquidation avait alors rachetés...

mannequin enfantUn corps en polystyrène recouvert d’une housse de jersey écru, un support en inox, un pied et un embout de cou en bois verni blond... bof, bof mais au vu des prix pratiqués pour les vrais mannequins anciens taille enfant tellement rares qu’ils en deviennent mythiques et qu’ils dépassent de beaucoup la barrière psychologique  de prix que je mets à certaines choses, comme dirait  Marlène, je me suis dit que l’investissement de 15€ que je venais de faire ne pouvait que m’apporter du plaisir ...après transformation évidemment !

le Petit Echo de la Mode

Vous l'avez compris, je me suis amusée avec un collage d’articles d’un Petit Echo de la Mode de 1928... J’ai utilisé des morceaux de papier suffisamment grands pour être lus en partie au moins, publicités, infos pratiques, lectures ou articles de fond , regardez le nom de la chronique d’éducation sur la photo centrale tout en bas de la mosaïque, “Le jardin des âmes”, n’est-ce pas joli et poétique ? un vernis mat à tableaux sur le collage, la tige support métallique remplacée par une tringle en bois au bon diamètre, le pied poncé et le tout peint en off-black puis ciré , je vous présente

Léopoldine ...

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Elle a trouvé place sur le palier de repos aux côtés d’Adélaïde et selon mon humeur sera vêtue ...ou non de cette ravissante petite blouse entièrement cousue et plissée main chinée il y a déjà longtemps...Je l’aime aussi beaucoup dans le simple appareil de son habit du Petit Echo de la Mode et sa jolie silhouette cache dorénavant bien son origine industrielle du XXe siècle, ne trouvez-vous pas ? blouse plissée

Pour avoir un avant-goût de printemps, en attendant que fleurissent ceux qui parsèment le jardin, j’ai installé dans le légumier de mon arrière-grand-mère, des bulbes de muscaris au doux coloris bleu...j’adore ces délicates petites clochettes...

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mardi 19 février 2013

Comment les hasards de la brocante me ramènent à Eugénie...

Avant de vous montrer l’un de mes derniers coups de cœur en brocante, quelques images bienfaisantes de ciel bleu lors d’une courte promenade dimanche matin dans les environs...

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Se réjouir de voir que le gave de Pau a retrouvé de belles couleurs...Plus loin sur le piémont, se croire transportés en Nouvelle-Zélande dans le Fiordland National Park tant  la mousse est omniprésente, du sol au tronc des arbres en passant par les pierres...

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forêt moussue DSC03773

En redescendant vers la maison, admirer les signes avant-coureurs du printemps comme ces chatons épanouis qui font le bonheur des abeilles et des paons de jour qui se saoulent de nectar à n’en plus finir...

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♥ ♥ ♥

Ne pas vous faire languir plus longtemps...

chaise NIII

Coup de foudre immédiat lorsque je l’ai vue... savez-vous ce que c’est ? et pourquoi je vous parle d’Eugénie ?

En faisant des recherches, je suis à nouveau tombée sur elle...Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le tabac connut un extraordinaire engouement et devint dans la haute société, le symbole de l’élégance masculine et d’un certain art de vivre. Tout naturellement dans ces cercles, la nécessité d’avoir une pièce consacrée à “l’art” de fumer apparut et après le dîner , il était de bon ton pour les messieurs de quitter les dames et de passer au fumoir le temps d’un cigare ou de quelques cigarettes. Le plus éminent des fumeurs était l’empereur lui-même et l’impératrice Eugénie avait pour le tabac une grande aversion, de là à penser qu’elle fut à l’origine de la création de ces pièces dans les résidences impériales et par là même dans toute la haute société, il n’y a qu’un pas...

Et ma chaise, alors ? C’est une chaise fumoir Napoléon III...

On s’y installait à califourchon et on s’appuyait confortablement sur l’accoudoir pour fumer...d’où la forme particulière du “dossier” qui n’en est pas un de cette chaise...restaurée par mon brocanteur préféré, il a bousculé les genres et hardiment utilisé des matériaux dont le contraste fait tout le charme de la chaise: morceau de sac de La Poste pour l’accoudoir et cuir velours pour l’assise tandis que le dessous du siège est tendu de cuir lisse noir.

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L’envie de lui réaliser un petit cale-reins, puisqu’elle sera utilisée dans une position classique, s’est  imposée à moi et voici donc ma chaise en situation au coin de la cheminée...

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♥ ♥ ♥

DSC03826 Mousse ramenée ce matin-là installée au pied des dernières jacinthes dans l’entrée...(cône en zinc chiné)

♥ ♥ ♥

Merci à vous pour vos commentaires sur le billet précédent, je n’ai que peu répondu, des maux de tête incessants me font réduire le temps que je passe sur l’ordinateur, mais soyez assurés que vos messages et votre présence sur ces pages me font infiniment plaisir...

 

 

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lundi 4 février 2013

La villa Eugénie...

 29 30 janvier biarritz-001 Alors qu’elle n’est encore qu’une enfant, celle qui deviendra la dernière impératrice des français,  Eugénie, passe ses vacances à Biarritz et tombe sous le charme de la côte basque. Après son mariage avec Napoléon III en 1853, le couple vient passer l’été à Biarritz et l’empereur est conquis à son tour . Il fera construire en 1854 en dix mois un palais pour y loger la cour: la villa Eugénie.

crédit photo internet

Et pendant 16 ans, le couple impérial honorera son rendez-vous estival avec Biarritz. A la mort de l’empereur, la villa devenue propriété d’Eugénie, est mise en vente et transformée d’abord en Hôtel-Casino avant de devenir en 1893, l’Hôtel du Palais. Ravagé par un incendie en 1903, il est alors reconstruit avec une aile supplémentaire, et prend l’allure qu’on lui connait  en forme de “E” en hommage à celle qui l’a inspiré. Depuis 2011, l’hôtel fait officiellement partie des douze Palaces de France...

crédit photo internet

Lieu mythique, qui a vu défiler tout le Gotha européen jusque dans les années 20, remplacé aujourd’hui par de nombreuses célébrités, écrivains, acteurs, hommes politiques, le palais au bout de la grande plage de Biarritz fait rêver petits et grands, biarrots ou touristes...

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Suivez-moi, j’ai eu le privilège d’y passer la nuit...

En rentrant, comment ne pas être sous le charme, car au delà d’une décoration assez chargée et fastueuse, ici à l’opposé des hôtels à l’atmosphère impersonnelle, les lieux ont vraiment une âme et avec un peu d’imagination, on se trouve très vite transportés dans une autre époque... 

intérieur PalaisLa salle du restaurant principal, une avancée en rotonde sur la terrasse dominant l’océan offre un spectacle toujours renouvelé et magique...

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De nuit, les spots éclairant la côte offrent une vue imprenable sur les vagues qui heurtant les rochers, éclatent, rebondissent et  jaillissent en gerbes furieuses d’eau et d’écume à plusieurs mètres de hauteur parfois...Mieux vaut alors ne pas trop s’approcher du bord de la terrasse...

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J’ai aimé me promener dans les couloirs jalonnés  de ces somptueuses jarres de la poterie basque Goïcoechea remplies d’orchidées par brassées, fouler les tapis bordés d’abeilles impériales, rencontrer ici et là de délicats fauteuils, comme une invitation à se reposer, souvenir du temps où les ascenseurs n’existaient pas...

  couloirs

J'ai aimé lire sur les portes des suites, les noms des célébrités qui ont fréquenté l’hôtel et y ont laissé leur empreinte, regarder les innombrables photos anciennes, gravures qui ornent les couloirs et témoignent de l’histoire de l’Hôtel...

noms des suites

J'ai aimé savourer le luxe discret et cossu d’un linge de toilette blanc, épais, mousseux, monogrammé, fourni en abondance, le confort d’une penderie dont la tringle s’éclaire à l’ouverture des portes et aux cintres en bois en nombre, le luxe d’une robinetterie parfaite et pourtant sans ostentation ni bling-bling, la chambre éclairée, le lit ouvert pour vous accueillir le soir au retour de votre promenade, le confort absolu de la literie...

luxe et monogramme

 

et le lendemain matin savourer le buffet somptueux du petit-déjeuner, plaisir de l’œil, plaisir des papilles, mais je n'avais pas pris mon appareil photo, plus soucieuse de vivre le moment que de l'immortaliser ! 

Ici règnent l' amour du travail bien fait et la quête de l’excellence, pas de place pour les jean-foutres ni les paresseux, l’à peu-près n’a pas droit de cité et chaque client  est un prince ou se sent comme tel...

portrait eugenie ter 

Ce qui me ramène à Eugénie, l’une des plus belles femmes de son temps selon les critères de l’époque, savez-vous qu’elle a beaucoup œuvré pour faire progresser la cause des femmes? Elle intervint personnellement pour que soit signé le diplôme du baccalauréat de Julie-Victoire Daubié, première femme à l’obtenir, elle remit à Rosa Bonheur la  légion d’honneur, pour la première fois remise à une femme et obtint que  Madeleine Brès puisse s’inscrire en faculté de médecine lui permettant ainsi de devenir la première française médecin ...

Les trois portraits d’Eugénie sont de Franz Xaver Winterhalter (1805-1873) portraitiste attitré du Gotha de son époque. Le tableau suivant, du même peintre, l’Impératrice Eugénie entourée de ses dames d’honneur (1855) se trouve au château de Compiègne.

L'impératrice Eugénie entrourée de ses dames d'honneur 1855

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vendredi 25 janvier 2013

2013...

Il est encore temps de vous souhaiter le meilleur pour 2013 !

Que cette année nouvelle soit douce et légère, qu’elle vous garde en bonne santé et que chaque jour vous puissiez savourer un petit confetti de bonheur et à la fin de l’année, vous dire que " c’était une belle année" ! Que vous puissiez ne pas perdre de vue vos rêves et  garder votre cœur d’enfant  ...

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Après un premier envoi de belles photos des Pyrénées, un très vieux livre de musique  et des roues chiffrées chinés, du masking tape, des cartes et enveloppes de toutes les couleurs m’ont servi cette année à préparer mes cartes de vœux. J’aime cette tradition en perdition et j’y passe quelques heures avec bonheur... Puisque mes plumes de papier vous avaient bien plu, c’est donc une plume de papier, à chaque fois différente,  qui a été la messagère de mes vœux ...

2013

La date anniversaire de ce blog est passée mais comment ne pas  vous remercier d’être là derrière votre écran à me lire depuis ...4 ans ! Je n’en reviens pas moi-même quand je pense au moment où j’ai créé ce blog, sans imaginer tout ce qu’il allait m’apporter.

Quatre ans de ballades entre campagne, mer et montagne pour vous montrer des coins aimés ou partager avec vous mes découvertes...

Quatre ans de créations diverses,  grâce à la stimulante créativité  et au vivier d’idées de  la blogosphère...

Quatre ans de trouvailles chinées  montrées, restaurées, racontées, mises en scène...

Quatre ans de lectures aimées et partagées avec vous, qui êtes de plus en plus nombreux à me suivre dans mes voyages immobiles, à échanger avec moi , ce qui me fait un immense plaisir...

Quatre ans de liens tissés doucement, bien réels, de vraies belles amitiés pour certains qui n’auraient jamais existé sans cette aventure fabuleuse. Je n’aime pas les chiffres et les statistiques mais devant certains je reste émerveillée comme au tout début devant la diversité géographique de mes lecteurs, issus de 112 pays ! devant le nombre de mes abonnés qui s’accroit régulièrement même lorsque je ne publie pas  ! 

Merci à vous pour ces quatre ans partagés 

je vous emmène avec moi pour une cinquième année que j’espère riche, passionnée  et féconde...

fleurs

J’avais envie de changement, de clarté, d’espace ...Je m’étais surtout rendu compte et cela me chagrinait,  que le fond gris de mon blog apparaissait sous des nuances que je n’aimais pas du tout selon les ordinateurs  !

Par ailleurs pour alléger les lieux, j’ai regroupé tous mes liens sur un blog dédié, j’en ai rajouté plusieurs que je suivais par Netvibes mais que j’avais oublié  de mettre ici, j’ai aussi supprimé tous ceux qui n’existent plus... Vous y accèderez par la colonne de droite D'un clic à l'autre

Un très grand merci à tous ceux qui se sont manifestés par un petit mot avec tact et délicatesse à l'occasion du décès de mon beau-père, merci aussi à toutes celles qui ont osé m'envoyer leurs voeux, j'ai reçu les uns et les autres avec plaisir et émotion...

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vendredi 7 décembre 2012

Henri...

Dimanche dernier, le premier dimanche de l'Avent 2012, j’avais allumé la première bougie... prévu d’écrire un billet sur l’esprit de Noël qui rentrait tout doucement dans la maison... sur mes dernières lectures aussi parce qu’elles étaient tellement belles qu’il était impensable pour moi de ne pas vous en parler (vous aviez été nombreuses à me dire trouver l’inspiration pour choisir vos cadeaux parmi les derniers titres que j'avais lus)...Dimanche dernier, idées et inspirations se carambolaient dans ma tête...

Mais le soir, brutalement, sans préavis, Henri a entamé son dernier voyage...Nous l’avons accompagné jusqu’au matin où il nous a définitivement quittés...

Henri était un homme bienveillant, sociable, curieux,  généreux, gourmand et gourmet, volontaire, à l’esprit alerte ... Henri était mon beau-père ...Mais il était beaucoup plus que cela pour moi, nous partagions une grande complicité et une infinie tendresse. Lecteur fidèle et attentif de ce blog,  il m’en commentait en direct chacun des billets...Mes trouvailles de brocante étaient souvent pour lui l’occasion de raconter ses souvenirs...Depuis trente-cinq ans, avec pudeur et délicatesse,  il était pour moi le père que je n'ai pas connu...

Il va  terriblement me manquer... comme il va manquer à son fils, à ses petites-filles pour lesquels il a été un père et un grand-père attentif et aimant... Que dire du vide immense qu’il laisse pour Nanie... Ils s’étaient connus à la maternelle et ils étaient mariés  depuis plus de  soixante ans...

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♥ ♥ ♥

Passez de belles fêtes de Noël, savourez le bonheur d’être avec ceux que vous aimez...

Je vous retrouve plus tard...

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jeudi 22 novembre 2012

Lectures...

Voyages immobiles, chronique n°24

Avant tout, vous dire merci pour vos commentaires sur le précédent billet, ravie d’avoir réveillé quelques souvenirs chez certains et certaines d’entre vous et peut-être d’avoir pu faire découvrir le son si particulier du gramophone à d’autres. Merci pour vos compliments, mais il ne s’agissait pas là d’une véritable restauration, puisque j’aurais été bien incapable de toucher au mécanisme s’il n’avait pas marché, plutôt d’une remise en beauté et çà, vous en êtes capables vous aussi ...

♥ ♥ ♥ MERCI d’être là et de me lire, merci pour votre fidélité ♥ ♥ ♥

J’ai beaucoup lu ces derniers temps  et vous trouverez la liste complète dans l’album de mes lectures 2012, je ne vais vous parler  ici que de mes coups de cœur...

nos vies désaccordées

♥ J’avais beaucoup aimé d’elle son premier roman, “les Heures silencieuses” et c’est peu dire que celui-ci est encore plus beau... Une magnifique et dérangeante histoire d’amour...

François, pianiste de renommée internationale apprend un jour que Sophie, la femme qu’il a follement aimé et quitté dans des circonstances dramatiques de sa vie, est internée dans les Pyrénées. Il va tout quitter pour la retrouver et tenter de la sauver. On apprend peu à peu quelle a été leur histoire,  l’enfance de François, son ascension dans le monde des concertistes. Il dit de lui-même qu’il n’aurait pas aimé se rencontrer et pourtant malgré certains comportements très lâches envers lesquels je n’éprouve aucune sympathie, la fragilité, les failles , l’amour fou pour Sophie  en font un personnage attachant et on suit  son cheminement  avec l’espoir qu’il arrivera à reconstruire quelque chose...Des passages très poétiques alternent avec les retours en arrière, une construction assez musicale en adéquation avec le monde du personnage principal...Un très beau roman...

novecento pianiste

♥ 84 pages de pur bonheur ! une fable merveilleuse pour raconter l’histoire de Novecento, enfant né et abandonné sur un paquebot transatlantique, qui jamais ne mettra le pied sur la terre ferme et naviguera sans relâche, devenant le plus grand pianiste jamais connu, fantasmant sur la terre et ne pouvant se résoudre à quitter le navire... L’ histoire racontée par son meilleur ami trompettiste est un long monologue, un pur moment de bonheur et de poésie, l’écriture en est tout simplement magnifique, ne vous privez pas de ce joyau de littérature...

 

mississippi

♥ Un premier roman d’une puissance et d’une beauté incroyable... pourtant un sujet difficile s’il en est, celui de la ségrégation et de la violence inouïe de ces blancs arrogants membres du KKK, mais pas que...Il est question de couple, de passion, d’amour, de destin... C’est avant tout le beau portrait de femmes et d’hommes dans le delta du Mississippi dans les années 40. Laura épouse Henry Mac Allan qui l’arrache à la ville et l’emmène sur des terres qu’il a achetées, en les découvrant elle sait d’instinct qu’elle n’y sera pas heureuse, pourtant elle s’accommode d’une vie difficile sous le regard de Papy, le père d’Henry, vieillard égoïste, raciste, borné, haineux... A côté d’eux , il y a une famille de noirs qui  travaillent sur la plantation : Hap et sa femme Florence, qui travaille comme bonne chez Laura et comme  sage-femme pour les autres femmes noires de la région. Leur fils ainé Ronsel, revient de la guerre en France en même temps que le jeune frère de Henry, Jamie... Ronsel a découvert en Europe qu’il pouvait être traité comme un homme  et non comme un rebut de l’humanité, il a découvert la liberté de penser, de s’exprimer, d’aimer... le retour dans le Mississippi va être rude...C’est un roman choral où chacun des six personnages principaux prennent la parole pour raconter leur point de vue tout en faisant avancer l’histoire. C’est un premier roman terriblement maîtrisé qui me donne envie de suivre cet auteur,  le genre de roman qu’il est difficile de lâcher une fois entamé...

 

la lettre qui allait changer...

 

♥ Harold Fry est un être transparent et falot dont le couple qu’il forme avec sa femme Maureen, semble s’être délité au fil du  quotidien et des années. Il reçoit un jour une lettre d’une ancienne collègue, Queenie, qu’il n’a pas revue depuis 20 ans alors qu’elle lui avait rendu service juste avant de disparaitre, lettre dans laquelle elle lui apprend qu’elle est en train de mourir d’un cancer et lui dit adieu. Bouleversé mais incapable de répondre autrement que par de pauvres mots jetés sur une carte, il va dépasser la boite aux lettres de son quartier et prendre une décision pour le moins inattendue qui ne cadre pas avec son personnage, il téléphone au centre de soins palliatifs et demande qu’on lui dise qu’il est en route, qu’il arrive... à pied, soit près de 800 kms à parcourir, il la supplie de l’attendre , de rester en vie...En marchant, Harold va retrouver des sensations depuis longtemps oubliées, va voir affleurer à sa mémoire des souvenirs enfouis et ce voyage va lui permettre de se pardonner et de se retrouver... c’est savoureux, émouvant, drôle et j’ai pensé à un autre formidable roman qui fait du bien en le lisant “Le cherche-bonheur “.Le sujet n’a rien à voir et pourtant j’y ai tout de suite pensé...

Accompagnez Harold dans sa marche, suivez l'évolution de Maureen aussi au fur et à mesure qu’Harold avance, des personnages terriblement attachants, humains, délicieusement anglais mais si proches finalement...vous ne le regretterez pas...

avenue des géants

♥ Marc Dugain s’est inspiré de l’histoire vraie d’un tueur en série américain (Ed Kemper toujours emprisonné en Californie)qui a défrayé la chronique dans les années 60-70 pour écrire ce roman absolument époustouflant, brillant, passionnant... Al Kenner est un géant de 2,20m au QI supérieur à celui d’Einstein, doté d’hypermnésie, mais c’est surtout un être brisé, humilié par une enfance terrible, un paria à la lucidité terrifiante...Au début du roman, il est interné et raconte à son psy comment il en est arrivé là, puis il sort de l’hôpital et nous entraine avec lui dans .sa quête tragique vers un impossible amour maternel et une intégration tout aussi impossible dans la société... Il est question de grands espaces, de moto, d’oxygène et d’angoisses ...Formidablement écrit, il y a un véritable suspense et le personnage forcerait presque l’empathie, mais... Lisez-le c’est  un roman magnifique, il raconte des choses terribles sans jamais tomber dans le voyeurisme ou le gore et écrit la plupart du temps à la première personne du singulier, il nous permet d’approcher au plus près les pensées intimes d’un être monstrueusement... fascinant ! Véronique en a parlé plus longuement...

 

certaines n'avaient jamais vu la mer

♥ Ce court roman raconte  à la première personne du pluriel la destinée  de jeunes japonaises envoyées au début du XXe siècle à San Francisco. Elles vont rejoindre leur époux, japonais lui aussi ,émigré depuis longtemps, elles ne l’ont jamais vu et mettent en lui tous leurs espoirs et leurs rêves de vie meilleure. Au terme d’une traversée éprouvante, reléguées dans les cales, elles arriveront enfin et affronteront un mari souvent bien différent de sa photo et une réalité bien loin de ce qu’elles avaient imaginé ... et le pire est encore à venir avec la guerre et la paranoïa des américains qui verront en tout japonais un espion potentiel. C’est un roman fascinant,basé sur un épisode méconnu et oublié de l'histoire américaine, écrit sur un mode incantatoire qui lui donne une force extraordinaire,  je l'ai lu d’une traite, quasiment en apnée...

♥ ♥ ♥

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mardi 30 octobre 2012

La voix de son maître...

Lors de notre dernière chine, dans un coin, une boite fermée m’a intriguée, en assez mauvais état, avec des manques dans la moleskine et de nombreuses traces de rouille sur les ferrures, mais ce qu’elle avait à l’intérieur m’a suffisamment enthousiasmée pour que je passe outre sa piteuse allure...

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Et c’est avec une immense joie qu’après quelques heures de travail , patient décrassage, dérouillage des parties métalliques à la paille de fer extra-fine, cirage de la boite, ré-argenture de la manivelle et de la fermeture, remontage de l’équerre d’ouverture du couvercle, j’ai pu installer et faire fonctionner mon ... Gramophone !

gramophone de face et de profil

Car c’est bien d’un gramophone “La voix de son maître” qu’il s’agit. Je n’ai pas de souvenir personnel de cet appareil, bien que mon père en ait possédé un, mon frère me l’a confirmé et lui s’en souvient, mais lorsque j’étais enfant, Maman écoutait encore des 78 tours. Elle était fan d’opérettes qu’elle avait vues pour la plupart avec sa grand-mère à Paris et j’étais plus familiarisée avec La belle-Hélène(1864), La vie parisienne(1866), La Périchole(1868) , La fille de Madame Angot(1872), Les mousquetaires au couvent(1880), Véronique(1898), Là-haut et le Pays du sourire(1923), L’auberge du cheval blanc (1930) et les voix de Maurice Chevalier, Georges Thill ou du célèbre couple Marcel Merkès et Paulette Merval qu’avec les musiques et chanteurs en vogue dans les années 60...Et ce sont tous ces souvenirs qui ont resurgi, un pan joyeux de mon enfance car nous entonnions souvent à tue-tête nos airs préférés au moment le plus inattendu ou dans les lieux les plus insolites...

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Le petit chien au gramophone,  sans doute le logo  le plus connu et célèbre du monde !  Francis Barraud, peintre anglais(1856-1924) avait recueilli Nipper, le petit chien de son frère après le décès de celui-ci ainsi qu’un phonographe avec de nombreux enregistrements de sa voix. Un jour qu’il avait mis en marche l’appareil il remarqua l’intérêt manifesté par l’animal qui semblait reconnaitre... la voix de son maître. Il en fit un tableau dont le directeur de la Compagnie du gramophone de Londres  acquit les droits   et c’est ainsi que le petit chien eut la destinée que l’on sait...L’étiquette est assez abîmée mais suffisamment lisible pour attester  de son origine....

gramophone détails

Le gramophone-valise fut produit en grande quantité entre 1920 et 1950 et fut un très grand succès populaire. Henri, mon beau-père m’a raconté qu’il était chargé de remonter la manivelle lorsqu’il était enfant et que les adultes poussaient les meubles pour danser au son du gramophone...Il a trouvé place chez moi sous le vieil évier du salon juste à côté du portrait de Maman, posé sur une boite qui en le rehaussant, permet à la manivelle de fonctionner...

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Juste à côté un piège à guêpes éclairé d’une guirlande, une jolie idée de Marie et à droite, deux merveilleux volumes reliés en cuir de La mode Parisienne de 1893 et 1894 que je vous ouvrirai un jour si vous le souhaitez ainsi que deux cintres anciens trouvés derrière les volets, l’un nettoyé et simplement ciré pour mettre en valeur la jolie veinure  de son bois et l’autre en bois plus ordinaire, blanchi avec la base gris foncé. Chacun a reçu un petit cabochon émaillé chiffré...

♥ ♥ ♥

Envie d’un peu de nostalgie ou pour les plus jeunes de découvrir une de ces chansons désuètes  et le son très particulier de cet instrument ? alors cliquez pour démarrer l’enregistrement ...

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jeudi 11 octobre 2012

Une chine un peu particulière(2) et des petits bouts de la maison...

Vous vous souvenez de  ces cadres ramenés de Toulouse ? là, sur la photo plutôt devant...

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Le tout petit ovale en résine a été peint en off-black de F&B et a accueilli une toute petite gravure chinée à Bruxelles...

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Le grand cadre ovale bombé a subi le même sort et s’est révélé être vraiment un très vieux cadre et non un de ces cadres au verre bombé à l’entourage en plastique que l’on trouve couramment sur les brocantes en ce moment remplis de fleurs artificielles, datant probablement des années  60, qui font le bonheur des bricoleuses qui s’empressent de les démonter pour récupérer le verre bombé et en faire de superbes compositions. Non, celui-ci a un verre tout bullé et irrégulier soufflé bouche, très bombé et surtout sa fixation  sur le cadre en bois est faite avec un osier cloué ...

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Je n’ai donc pas démonté le verre pour peindre la baguette !

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Je vous le remontrerai lorsque j’aurai enfin réalisé la composition que j’ai en tête..Quant à la petite huile sur bois, même traitement pour la baguette par trop clinquante et nettoyage de la peinture.

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J’aime ses couleurs qui s’harmonisent parfaitement avec tout ce qui habite le palier des chambres, regardez...

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La couleur de la baguette répond à celle des piétements des mannequins situés juste en face... mais attardons-nous sur le petit chiffonnier où depuis peu a pris place la boite d’une couronne de mariée, récupérée à la poubelle, celle de ma voisine Madeleine. Comment ne pas faire une toute petite place à ce vestige émouvant d’un beau jour, pieusement conservé jusqu’alors et qui  s’est fondu si facilement dans le décor chez moi...

couronne de mariée

Juste à côté protégé par le globe, un porte-chapeau Napoléon III en bois noirci chiné à Lourmarin au printemps...

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...accueille un délicat et étonnant bonnet chiné à Villeneuve les Avignon... Une sorte de fine soutache d’un seul tenant  dessine des motifs ensuite reliés par un savant  et incroyable travail de jetés, de brides, de nœuds et de roues ...

bonnet

Je vous disais que la couleur du cadre faisait écho à celle du piétement des mannequins, les voilà...

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C’est l’occasion de vous montrer une délicieuse petite broche  Art déco au motif automnal de marronnier, feuille et fruits, chinée cet été, que j'ai agrafée sur  le col de  Valentine ...

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et Anatole  a reçu un plastron plissé bien empesé sur lequel j’ai cousu de tous petits boutons de ... bottines noirs!

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En installant la petite huile sur bois, j’ai réorganisé les cadres du lieu et désormais dans la montée de l’escalier vers le deuxième, se trouvent côte à côte trois cadres bien différents  auxquels je suis très attachée...

cadres vers le 2e

Un dessin d’Alphonse Mucha que j’adore, encadré en 99, une carte de Saint-Valentin américaine en relief  encadrée avec un lavis sur hausse et entre les deux une peinture sur soie  de 87 dont j’aime toujours autant les couleurs et le motif ... Finalement, même si  mes goûts ont évolué, je suis restée fidèle à certaines couleurs  et lorsque nous avons aménagé dans cette maison, y trouver les portes de chambre de ce bleu que j’aime tant a été jubilatoire...Juste en face de ces trois cadres, une autre peinture sur soie de la même époque toujours dans les mêmes harmonies...

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Enfin,  un motif en bois sculpté chiné il y a un bon moment  est enfin passé sous mon pinceau et vient ponctuer le haut d’un des placards grillagés du salon...

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(Sous une belle lumière matinale, l’off-black prend une teinte gris-bleuté et pourtant c’est bien la même couleur que les cadres...) 

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♥ ♥ ♥

Merci à vous pour vos messages sur le précédent billet, merci pour votre enthousiasme, vos mots gentils, votre présence  et votre fidélité sur ces pages.

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jeudi 20 septembre 2012

Une chine un peu particulière (1)...

C‘est une jolie histoire, une de celles que toutes les chineuses voudraient vivre. Cela commence par un bavardage à bâtons rompus avec un ami et sa maman, on parle des vacances, du plaisir de chiner sur brocantes et vide-greniers (toute l'année !), et cette dame nous parle de sa voisine lui disant encore il y a peu, être désolée, ne pas avoir l’usage ni savoir que faire des affaires de sa maman, ne pas vouloir faire appel à un brocanteur... Qui sait si vous y trouveriez des choses à votre goût ? Mise en contact, rendez-vous pris et fin août, nous voilà devant une petite maison, destinée à la démolition, dont la propriétaire est décédée depuis déjà 10 ans  et dans laquelle il reste beaucoup, beaucoup de choses... Visite de la maison, du grenier en compagnie d’un couple charmant avec qui nous avons beaucoup bavardé,  et quand il s’est agi de parler de sous “ non, nous n’avons besoin de rien, et vous n’avez presque rien trouvé” m’a-t-elle dit, désolée, elle aurait voulu que j’en emporte plus ! Mon plaisir et mon enthousiasme l’avait convaincue que les objets choisis non seulement échapperaient ainsi à la décharge promise mais trouveraient une seconde vie  qu’elle avait cessé d’espérer  pour eux.

Rien trouvé ? Jugez plutôt, je ne dirais pas cela en ces termes !

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Deux bocaux carrés-arrondis avec leur couvercle en bakélite... l’un d’eux accueille désormais ma provision d’amandes et de noisettes... Délicieux pour la santé ces fruits secs, avez-vous déjà essayé de faire tremper quelques amandes dans un peu d’eau pendant la nuit ? Au matin, vous les pèlerez très facilement et surtout vous aurez l’impression de croquer des amandes fraîches, en prime le trempage qui équivaut à une pré germination, aura réactivé enzymes, vitamines et nutriments pour votre plus grand bénéfice...

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Toujours côté cuisine, deux oubliés sur la photo de groupe, un bocal de conserve ”La Lorraine”  sans son système de fermeture, avec le chardon sur le corps du bocal et sur le couvercle. Une amie m’en avait offert un sur un vide-grenier mais la tribu de chatons est passé par là l’an dernier et si solide que soit ce verre, il n’a pas résisté...Et un gros bocal “L’idéale” qui lui, possède toujours son système de fermeture. Ils entourent une petite (1/2l) carafe chinée pour moi cet été par ma grande...

bocaux verre vert

En haut à droite de la première photo, un des bocaux est posé dans une soupière elle-même posée sur un grand plat rond du même service: Groseilles de Sarreguemines de ce  bleu ancien caractéristique, au très joli décor de groseilles et groseilles à maquereau. L’ensemble accueille trois mini potimarrons dont la couleur claque à côté de la faïence et met en valeur sa douceur...

Groseilles de Sarreguemines

 

Devant, entre le vieux livre et la lanterne,  un tout petit pichet, une fois nettoyé, reçoit aussitôt un bouquet de fleurs du jardin dont les nuances de rose en font chanter la couleur... Un de ces petits bouquets de hasard, en fonction des fleurs du moment, trouvées  ici dans le jardin, une autre fois sur les talus... Roses, érigerons, gauras et anémones du Japon pour un bouquet sans prétention...

pichet grès et fleurs 

Dans une lessiveuse en zinc qui elle, rejoindra le jardin en attendant un usage ponctuel dans la maison, soigneusement protégée par du journal froissé, j’ai ramené de la verrerie....

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Un flacon en cristal taillé, il y en avait plusieurs dans le service complet que me proposait la dame, mais je n’aurais su où le ranger, une adorable petite carafe en verre rose émaillé de fleurs  et six verres à digestif joliment gravés de feuilles de vigne et grappes de raisin avec un filet doré atténué par les années, qui feront  de ravissantes verrines pour l’apéritif...

verrerie détails

Ma plus belle trouvaille dans le grenier, une superbe lanterne -de fiacre ?- à bougie, je l’ai juste soigneusement nettoyée...

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découvrant ainsi les vitres biseautées et arrondie pour celle de côté, la cordelette de suspension qui s’est révélée être une tresse de cuivre (je comprends mieux sa solidité !) et le système à ressort interne pour maintenir la bougie. Je lui cherche une place pour la mettre en valeur,  c’est trop risqué de simplement la poser avec mes matous qui risqueraient de la renverser d’un coup de patte ! et on ne peut pas dire qu’elle soit très stable posée sur son fût central à la base arrondie...

lanterne détails

J’ai commencé à nettoyer le moulin à café, un Peugeot... J’ai peu de place pour la déco dans ma cuisine mais j’ai une petite idée qui me permettra d’exposer quelques objets chinés et évidemment je réserverai un espace à ce moulin de grand-mère...A suivre  !

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Le portrait d’une toute jeune fille sur un carton avec le cadre gaufré (la dame ne savait absolument pas qui c’était) et une adorable petite broche...

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trouvée au milieu d’une boite de médailles pieuses de toutes origines...

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Et encore un cintre qui une fois poncé n’attend plus que sa patine, un vieux, très vieux dictionnaire historique des hommes célèbres par “le génie, les talents, les vertus, les erreurs...” de 1818  à la reliure très fatiguée dont les pages me serviront pour de futurs bricolages... Pour finir, trois cadres en cours de patine que je vous montrerai plus tard...

Voilà le “presque rien” que nous avons ramené à la maison !

♥ ♥ ♥

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mardi 11 septembre 2012

Mes lectures de l’été...

D’abord vous dire combien vos messages pour saluer mon retour sur la toile m’ont fait plaisir et même si j’ai répondu à chacune, vous l’écrire sur ces pages parce que cela  fait partie de ces petites choses qui font le sel de la vie et qu’ainsi je rajoute à postériori grâce à vous un paragraphe délicieux  à la liste de mes plaisirs de rentrée...Merci !

♥ ♥ ♥

Voyages immobiles , chronique n°23

Chose promise,  chose due, néanmoins vu le  nombre de livres lus, je ne vais pas vous en faire une critique détaillée, simplement essayer de vous dire rapidement pourquoi j’ai aimé, et certains plus que d’autres...Avant de partir en vacances, il y a eu une longue période où rien ne trouvait grâce à mes yeux  et si j’ai lu, c’était sans passion hormis un court premier roman dont il faut absolument que je vous parle bien qu’il fasse pas vraiment partie des lectures de l’été...

 les heures silencieuses

Inspiré par un tableau d’Emmanuel de Witte, c’est un premier roman lumineux et délicat qui dessine un touchant portrait de femme en 1667 à travers quelques pages  de son journal intime... C’est tout simplement très beau, porté par une belle langue... 

 

levy musso

Des années que je n’avais pas lu un Marc Levy ou un Guillaume Musso et je dois dire que les deux ont été un agréable moment de lecture, une histoire pleine de poésie pour Le Voleur d’ombres et une bonne surprise pour L’appel  de l’ange avec des personnages attachants, une histoire bien ficelée, du suspense... Mais je vous avoue qu’à part avoir passé un bon moment en les lisant, il ne m’en reste rien ce qui n’est pas le cas de...

 

 trilogie des Neshov T 2 et 3

J’avais lu en aout 2011 La terre des mensonges, le premier tome de cette saga familiale norvégienne et j’avais beaucoup aimé. Une histoire de non-dits, une famille écartelée, de fortes personnalités... C’est avec grand plaisir que je les ai retrouvés dans les deux autres tomes de la trilogie... Une écriture au scalpel pour une histoire sans happy end à laquelle il est difficile de s’arracher, Anne B. Radge excelle dans les portraits de ses personnages et l’art d’établir une atmosphère étouffante pourtant parsemée de moments d’une drôlerie décalée et réjouissante...

 

tout çà pour quoi

Je ne sais pas si vous aviez lu du même auteur “Il faut qu’on parle de Kevin”, personnellement j’avais adoré et j’ai beaucoup apprécié aussi l’adaptation qui en a été faite au cinéma  avec Tilda Swinton. J’attendais donc avec impatience de lire Tout çà pour quoi...

C’est un livre écrit au vitriol qui dénonce le système de santé américain et ses ravages sur la classe moyenne, analyse la place de l’argent dans notre vie, raconte la descente aux enfers morale et financière  d’une famille aux prises avec la maladie de la mère. C’est brillant et vous ne serez pas prêts d’oublier Shep et Glynis, sa femme, Jackson, son meilleur ami qui connait bien lui aussi le système de l’intérieur car sa fille ainée souffre d’une maladie rare( inoubliable portrait d’une adolescente en révolte, condamnée à court terme). La dernière partie est magnifique et apporte une bouffée d’oxygène à un moment où on ne s’y attend plus. J’ai beaucoup aimé cette fin d’où certains personnages sortent apaisés, grandis et changés  à jamais... C’est un livre coup de poing qui ne fait pas dans la dentelle, elle ne nous épargne rien et on n’en sort pas indemne mais c’est puissant et efficace...

 

rompre le charme

 

Aucun préjugé sur  cet auteur d’abord connue pour sa vie privée avant de se faire un nom en écrivant des pièces de théâtre à succès. Elle écrit là sur sa mère et le mot de charme est à prendre au sens de sortilège. Je l’ai lu jusqu’au bout, et vous ne savez que je ne me force jamais si je n’aime pas,  pourtant en refermant le livre j’avais un sentiment d’écriture brouillonne et de n’être jamais vraiment rentrée dedans, de l’avoir lu à distance... En fait il n’aurait pas fallu avoir lu avant “Rien ne s’oppose à la nuit “ de D. de Vigan autrement plus puissant, poignant et magnifique sur un thème somme toute assez similaire...Cela ne veut pas dire que celui-ci n'est pas bon...

 

le facteur des Abruzzes

 

Ce n’est que récemment que j’ai découvert que cette histoire étrange, mélange de réalité et d’imaginaire, a pris naissance dans des évènements survenus dans la vie de l’auteur... Cela se passe dans une communauté albanaise complètement perdue depuis une centaine d’années dans un village reculé des Abruzzes. Des mœurs complètement archaïques, où il est question de dette  de sang, de vendetta,  de virginité, de honte... des personnages hauts en couleurs, Mourad le boulanger qui propose le mariage à toute femme qui passe, Ismaël le libraire kosovar musulman isolé dans ce village de chrétiens analphabètes qui le méprisent autant qu’il les méprise, et Yussuf le facteur qui fait sa tournée même s’il n’a pas de lettres à distribuer et qui les distribue d’ailleurs selon des critères de priorité qui n’appartiennent qu’à lui (Laure, l’héroïne/l’auteur se verra ainsi remettre une lettre écrite dix ans auparavant par son mari !!!) ...C’est une histoire étonnante à découvrir en se laissant porter par une écriture très poétique (L’auteur a obtenu le Goncourt de la poésie pour l’ensemble  de son œuvre en 2011)

le fils 

Michel Rostain écrivain et metteur en scène de théâtre lyrique et musical   a perdu son fils âgé de 21 ans d’une méningite foudroyante en 2003. Avec ce livre, dont le narrateur est le fils disparu, l’auteur fait un récit subtil et intense de ce deuil terrible pour lequel un ami lui a dit “ On peut vivre avec çà”. Et à travers la voix ironique et tendre de son fils  il signe là un vrai hymne à la vie. La demoiselle de Bordeaux qui l’a lu avant moi, l’a beaucoup aimé, j’ai eu un peu plus de mal à le lire parce que trop d’empathie  pour ce père me bouleversait malgré la distance, l’humour et la dignité de ce témoignage sans pathos ni plainte...Avec le recul, et j’en ai quelquefois besoin pour remettre en place idées et émotions au sortir d’un livre, je me dis qu'il fait partie de ces livres forts qu’on  n’est pas prêt d’oublier...

 

le sel de la vie

Une lettre écrite à un ami, un monologue qui détaille sur 80 pages une longue liste de ces menus plaisirs, ces émotions, ces images, ces moments fugitifs de grâce qui superposés les uns aux autres construisent notre personnalité. Dans l’esprit de “La première gorgée de bière et autre plaisirs minuscules” de P. Delerm, mais d’une façon différente puisque Delerm explique, décortique longuement  ses plaisirs minuscules, alors qu'ici il s’agit seulement d’une énumération sans justification ni explication, par association d’idées qui lui sont personnelles mais qui peuvent résonner et faire sens en chacun de nous ...En quelque sorte une belle méditation sur ces petits riens qui font le sel de la vie...A lire sans modération, à grappiller un peu, beaucoup, passionnément...

 

 1Q84

J’ai gardé pour la fin la saga de Murakami dont je suis en train de lire le troisième livre. Je n’avais jamais rien lu de cet auteur, et j’ai plongé avec délice dans l’univers de 1Q84, cette année parallèle à 1984, un univers en décalage subtil mais non moins vivant où brillent deux lunes, où règnent d’étranges lutins, les Little People. On suit l’histoire parallèle de Aomamé et de Tengo, ils ont été ensemble à l’école primaire durant deux années, ne se sont jamais revus, on pressent qu’il leur faudra se retrouver, mais où? quand ? Je préfère ne rien vous dévoiler de cette œuvre hypnotique et fascinante. J’aime vraiment beaucoup l’écriture de Murakami, les portraits ciselés qu’ils dresse de ses personnages, l’atmosphère étrange qu’il installe au fil des pages où la normalité la plus absolue et  presque la plus banale côtoie le merveilleux. Mais ne vous y trompez-pas, le monde qu’il décrit n’est pas un monde tendre, c’est un monde de sectes, de fanatisme religieux, de violence, de sexe dont il parle avec poésie et douceur tout autant qu’avec crudité ...  Mais il parle aussi d’amour pur,  de solitude, d’écriture...Envoûtant !

Merci de m’avoir suivie jusque là, je suis sûre que chacun pourra trouver son bonheur parmi cette moisson de titres, j’espère vous avoir donné envie d’en découvrir  quelques uns, bonne lecture !

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♥ ♥ ♥

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lundi 3 septembre 2012

Le sel de la vie...

Aimer la fin des vacances et le retour à la maison, les petits matins frais qui annoncent la fin de l’été, retrouver mon jardin encore fleuri grâce aux bons soins d’une voisine, aimer être accueillie par les anémones du Japon aux graciles  corolles,

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aimer cueillir une brassée de cosmos sur le bord de la route, un de ces petits plaisirs de la rentrée dont je ne me lasse pas,

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poser à côté du bouquet, quelques torchons anciens chinés et une serviette brodée, et laisser vagabonder mon esprit sur ces matières si belles et la manière de les utiliser en les mettant en valeur et en rendant hommage à celles et ceux qui les ont tissées, cousues, brodées,

matières été 2012

  aimer cueillir la lavande plantée cette année, la mettre à sécher sur un tamis ancien, puis l’égrener en imaginant les futurs sachets qui viendront l’habiller pour ensuite embaumer les armoires,

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installer un énorme broc de toilette chiné cet été sur la table dehors à côté de la soupière, aimer cette association,

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aimer classer les photos de l’été, se réjouir de ces instantanés qui fixent durablement dans le souvenir les détails de doux moments en famille, comme ce joyeux pique-nique vespéral, sur les hauteurs au dessus de Sare,

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la lumière onirique d’une balade matinale sur la plage un jour,

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les couleurs intenses de l’eau et du ciel un autre jour,

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aimer m’apercevoir que la canicule tant détestée a au moins eu un avantage:

celui de me permettre de nombreux voyages immobiles

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J’ai emprunté à Françoise Héritier le titre de son livre pour ce  billet, je vous en parlerai avec celles de mes lectures que j’ai préférées dans mon prochain billet...A très vite!

♥ ♥ ♥

 

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lundi 16 juillet 2012

Retrouver son âme d’enfant...

“Allo, Mme D. êtes-vous toujours intéressée par la boîte dont nous avions parlé ?...Eh bien, tout dépend du prix que vous en voulez bien sûr... 20 euros ...Alors oui avec grand plaisir !!!”

C’était  une quinzaine de jours après ce fameux vide-maison, la dame devait voir avec ses filles si elles étaient intéressées, elles ne l’ont pas été si bien que...

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♥ Revenir toute excitée avec LA boîte, la vider et la nettoyer d’abord, elle était recouverte d’une épaisse couche de poussière accumulée au fil des années dans la cave, laver le contenu ...

La teinter pour enlever ce côté neuf du bois blanc alors qu'elle doit avoir 50 ou 60 ans voire plus...(teinte effet grisé de Libéron)

Fabriquer un couvercle, trouver exactement les initiales de son ancienne propriétaire sur une serviette de table chinée ailleurs, capitonner les parois intérieures de lin avec un passepoil sur le bord...

détails boite

♥ Enfin la regarnir joyeusement de son contenu, en cherchant la meilleure disposition,  imaginer la petite fille qui avait un jour reçu ce cadeau et joué sans doute des heures avec et qui avant moi déjà, rangeait soigneusement dans cette boite...

sa dînette !

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♥ Tailler et ourler à la main dans un torchon irrécupérable trouvé dans la même maison, deux torchons à la mesure de la dînette ( les assiettes font 12,5 cm de diamètre, le grand plat ovale mesure 18 cm de long), les marquer de ruban chiffré...

Une fois trouvé l'agencement idéal, se régaler à ressortir toutes les pièces une à une pour mieux vous les montrer !

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♥ Dresser un inventaire et l’inscrire sur une étiquette collée à l’intérieur du couvercle (image Graphic fairy ), s’émerveiller que toutes ces pièces aient passé les ans sans dommages ou presque, car mis à part le compotier qui avait dû voler en éclat et qui est tout “raccommodé”,  une anse de tasse cassée, un léger fêle sur le saladier, le reste est en parfait état... Elle devait y tenir à sa dînette la petite Marie !

dînette détails

(Il manque sûrement des pièces: des tasses notamment, peut-être un pichet aussi et une cafetière, car les services de poupée d’autrefois reprenaient  en miniature les grands services de table alors en usage ...)

♥ Imaginer que parfois, je dirais “je suis très occupée” mais qu’en réalité je serais en train de jouer avec la dînette de Marie, ouvrir la boîte, sortir quelques pièces, partir dans une douce rêverie, et puis qui sait, chiner un jour des couverts de poupée...

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Mille Mercis

pour vos adorables messages sur mes petits espaces de rêverie au jardin,

je vous y accueillerais bien volontiers le temps d’une tasse de thé et d’un échange informel et amical...

Le temps est venu d’une pause estivale, je vous souhaite un bel été et je vous dis

à bientôt ...

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mardi 10 juillet 2012

Invitation à une douce oisiveté...

Les beaux jours étant enfin là, il fallait que je me dépêche de mettre en service ce petit lit chiné chez les compagnons l’automne dernier qui attendait encore que je me décide quant à son sort...Le laisser se rouiller ? J’en ai un à l’intérieur de la maison. Le repeindre en blanc (sa couleur d‘origine)? Non, je l’ai repeint en gris, comme les boiseries de la maison et le pied du guéridon bistrot qui est à côté a subi le même sort...

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Ensuite je me suis attaquée à  sa garniture afin de le rendre douillet et accueillant...

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Du chanvre, du lin, du jute... Un grand napperon rond chiné m’a inspiré pour un grand coussin rond bien moelleux, le napperon teint et retaillé doublé d’un reste de chemise ancienne teinte dans une autre nuance, un passepoil rayé, un entourage en lin anglais de chez Cabbages & Roses rapporté de Londres par ma grande... J’ai adopté la méthode proposée dans le dernier Marie-Claire Idées  pour ce type de coussin, il est ainsi déhoussable facilement et  me permettra le repassage facile et efficace du centre brodé: la bande froncée est coulissée derrière tout simplement par dessus le coussin intérieur.

Un grand coussin rectangulaire dans un immense et solide torchon de chanvre trouvé dans le vide-maison dont je vous ai parlé il y a quelque temps, sur la rayure atypique duquel j’ai cousu, sur une face, un ruban d’Aurélia qui n'en laisse apparaître que la crénelure, un effet décoratif  sympa, je trouve...

Deux coussins carrés, dos en chanvre et face avant en lin anglais et un petit coussin rectangulaire dont la face avant a été  taillée dans un sac à café “chiné” chez mon torréfacteur  sont venus compléter ce coussinage. Je me suis amusée à lui faire un passepoil en lin anglais, trouvant le contraste entre les deux matières intéressant et son dos est réalisé avec deux chutes de chanvre différents  et fermé par deux boutons de nacre joliment incurvés chinés  et une grosse ficelle de lin nouée...Un ruban et une pièce de lin imprimé d’Aurélia se sont posés sur le jute ainsi qu’un cœur en zinc noué de satin violet...

Le tout est posé sur un matelas de mousse houssé d’un vieux drap en chanvre brodé à mes initiales  dont j’ai refait la couture centrale en la renforçant (couture rabattue) et en la déplaçant pour la garder au milieu du matelas et surtout pour garder en vue les initiales qui étaient tout au bord du drap...

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A défaut d’arbre et d’ombrage bienfaisant, c’est un parasol qui apporte un peu  de protection à cet espace où il fait bon s’installer le matin quand la grange étend encore sur lui son ombre  fraiche et le soir quand l’ardeur du soleil s’adoucit...J’ai planté juste derrière trois pieds de lavande dont le parfum en fin de journée sera un petit bonheur pour qui viendra s’installer là...

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♥ ♥ ♥

Ce matin-là, j’avais cueilli quelques têtes d’hortensias, car en 48 heures de chaleur intense elles avaient commencé à griller comme en  plein mois d’août, pour les rentrer dans la fraicheur de la maison où elles m’offriraient encore quelque jours,  leur délicatesse et leur douceur...

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Une brassée de rose à mauve clair  rassemblés dans le Médicis au pied de l’escalier et deux fragiles têtes de cette variété que j’aime tant, les pétales très clairs ourlés de rose plus foncé et  tiges et nervures rouges, ont été rejoint par trois branches de lavandin dans un vase ampoule en verre...

bouquets d'hortensias ♥ ♥ ♥

Sur ma lancée, j’ai fabriqué un grand coussin dans le sac à café, doublé de tissu rayé et deux autres carrés rayés doublés toile de Jouy coordonnée, ils rendent plus accueillant le banc dans le jardin derrière la cuisine...(un des coussins carrés est installé devant le mur de la maison sur un banc de  pierre)

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Ensuite, j’ai cousu...

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Je vous raconterai cela une autre fois !!!

édit de 9h35: 

Hélas , le beau temps qui était bien là quand j'ai pris ces photos s'est envolé depuis,et le petit lit est resté vide depuis de nombreux jours, car les coussins passent la nuit à l'abri de l'humidité, le matelas sous housse dans la grange, les coussins du lit sur mon canapé, les autres dans la grange aussi... je ne me hasarderais pas à les laisser en permanence dehors ! Le Béarn est une région très très verte, très très arrosée !!!

♥ ♥ ♥

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lundi 2 juillet 2012

Pochettes aux demoiselles (suite)...

Ce n’est pas sur une mais sur trois cartes de Gaëlle Boissonnard que j’avais craqué ce printemps et moi qui n’aime pas faire deux fois la même chose, je me suis lancé le défi de réaliser trois pochettes différentes sur un même schéma...

 Pour vous présenter la seconde, j’ai associé du rose et du gris !!!

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Six serviettes  de table chinées il y a trois ans, teintes  ces jours-ci avec le rose fuchsia n°29 (une cuillère à soupe ? j’ai oublié le dosage exact.. Tu devrais noter ! me dit chaque fois monsieur Rose & Gris et il a raison ...) Un joli monogramme inscrit dans un losange, une incrustation  dans un angle, une double rangée de jours sur tout le tour et un lin granité très agréable à l’œil et au toucher...A côté un faitout en tôle émaillée grise en parfait état hormis le couvercle où quelques éclats sont les  témoins de ses bons et loyaux services passés...

serviettes rose soutenu 

La pochette est en lin rose, la demoiselle est transférée sur un carré de tissu à pâquerettes sur fond gris de la Droguerie, lui-même posé sur une bande échantillon de tissu brodé violine donné par ma sœur. Et comme j’ai bordé cette bande d’un galon fleuri, pas de passepoil pour cette pochette-là pour ne pas la surcharger... le même petit imprimé pâquerettes a été utilisé pour doubler la bandoulière et la pochette...Une discrète touche de bleue sur la carte reprise par un bout de biais entre deux autres rubans sur le côté...Cette fois-ci le froufrou est dans le même lin rose que la pochette...

pochette rose détails pf

Pour la troisième , il se trouve que j’avais d’abord eu un coup de foudre pour un biais à la Droguerie et que cette carte là s’associait parfaitement avec ce biais, pour une pochette dans les couleurs estivales, ensoleillée par l’orange et rafraichie par le bleu turquoise, une couleur que j’aime depuis toujours porter l’été...

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Sur fond de lin naturel, la demoiselle qui danse avec les étoiles et la lune dans sa robe de nuage est posée sur un coton satiné turquoise, que l’on retrouve en doublure de la pochette et de sa bandoulière. Ce carré est posé sur une superbe dentelle ancienne sur tulle blanche, qui fait écho à la robe de la demoiselle,  dentelle bordée d’un simple croquet blanc.Tu la reconnais, Monica ? Le biais qui m’avait inspiré m’a servi à faire le froufrou et à border la poche intérieure...

Chèche emprunté à la demoiselle de Poitiers pour la similitude parfaite de ses couleurs avec les miennes !

pochette lin naturel 

Sur la première photo vous pouvez voir une toute petite tasse  et sa sous-tasse. Je vais vous raconter son histoire, je ne l’ai pas chinée, pourtant elle est ancienne et elle a fait un très long voyage...

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Mon grand-père maternel, professeur de philo-latin-grec était aussi principal de collège et il avait reçu toute une année un ou deux étudiants chinois qui avaient vécu au pensionnat du collège. Ce sont eux qui avait apporté en cadeau cette tasse, enfin j’imagine  un service complet mais elle est la seule rescapée, c’est maman qui à l’époque était enfant, dans les années 20-30, qui m’a raconté l’histoire et transmis la fameuse tasse, elle y tenait beaucoup...Il faut dire que dans ces années-là côtoyer des étudiants chinois devait paraitre sacrément exotique, les échanges  estudiantins ne connaissaient pas la même vogue et la même facilité que maintenant... Ce n'était pas des collégiens, comment mon grand-père avait-il été amené à les recevoir ? comment le contact avait-il été noué ? Je ne le sais pas, je peux juste imaginer...

♥ ♥ ♥

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lundi 25 juin 2012

Retour de chine...

 Vous me dîtes souvent que j’ai un œil de lynx, je vous en remercie, mais il faut que je vous fasse une confidence, j’ai la chance d’avoir un mari atteint du même virus de la chine que moi. Il est très attentif et déniche souvent des merveilles que je n’avais pas vues, quand je m’attarde devant un stand, il file en éclaireur sur les autres pour ne pas laisser partir ailleurs la huitième merveille de la chine, celle qu’on espère tous,  qui nous fait mettre un réveil le dimanche matin et partir parfois dans le froid ou sous la pluie. S’il pense l’avoir trouvée, il revient vite me chercher. Ce n’est donc pas avec mes deux yeux seulement que je chine, ce sont quatre yeux aiguisés qui scrutent les étals ! Alors permettez moi de lui dire  ici merci: merci à toi sans qui les chines du dimanche n’auraient pas la même saveur, merci pour ton enthousiasme et ta patience...♥ !

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Trouvé sur le même vide-grenier que le morceau de frise (dont finalement je pense qu’il n’est pas en zinc à cause de sa malléabilité, mais en plomb ce qui veut peut-être dire qu’il est beaucoup plus ancien !) ces deux petites nappes à thé en lin brodé à 1 euro pièce. L’une a déjà revêtu son habit de couleur mauve et l’autre attend mon bon vouloir...Un très joli travail de broderie ajourée et de d’œillets minuscules, un monogramme dans un angle et à l’opposé un motif de richelieu rond, une guirlande de feuilles découpées et d’œillets remplace les jours et fait le tour des nappes, un  travail minutieusement exécuté...

nappes à thé détails

Un samedi nous avons fait dans un village voisin, un vide-maison dans une ambiance sympathique et atypique car les gens qui l’organisaient,  légataires de la maison, découvraient en même temps que nous le contenu des armoires et de la cave. Tandis que nous mettions de côté ce qui nous nous souhaitions peut-être acheter, eux mettaient de côté ce qu’ils souhaitaient garder pour eux. Nous étions les seuls acheteurs ! Dans une armoire, j’ai trouvé 4 morceaux inégaux de bandes festonnées main pour une longueur totale de 4m...

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et deux grands draps en lin avec couture centrale et un monogramme magnifique, bien que mon armoire commence à déborder, à 10 euros pièce, impossible de les laisser, je suis sûre que vous serez d’accord avec moi !

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Admirez l’extraordinaire qualité de la broderie, son épaisseur, sa régularité...C’est sans doute l’un des plus beaux monogrammes de tous ceux que j’ai chiné au regard de cette perfection...

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J’ai trouvé six assiettes à dessert Digoin de la série Aquitania, que je vous présente en compagnie d’autres assiettes chinées précédemment et que je ne vous avais pas encore montrées...

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En haut les Digoin Aquitania, en bas à droite cinq assiettes plates Digoin modèle Cannes chinées sur un vide-grenier à Lourdes et juste à côté deux petites assiettes aux iris de Gien datant de 1878 chinées à Poitiers pour 2 euros (avec une petite assiette de Sarreguemines ). L’association des petites Digoin et des Gien est très jolie sur une table car les couleurs sont absolument identiques...

faïences 

Pour rester dans la vaisselle, voici une soupière chinée 3 euros il y a quelques mois. Elle est assez abimée à l’intérieur, mais cela ne me gène pas je ne l’ai chinée que pour l’installer sur la table de jardin où elle fait merveille avec les chaises bleues et la cabane rouge à proximité... Le modèle s’appelle Marie mais la marque est illisible, est-ce une Digoin ? peut-être pourrez-vous me le dire...

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Revenons à  notre vide-maison, c’est dans la cave que nous avons déniché le plus de choses, comme ces pots à confiture de petite taille, exactement ceux dont les prix s’envolent en brocante de façon excessive, six coniques, les plus recherchés et un droit, tous différents mais de taille à peu près identique, idéale pour les desserts ou les petites sauces, voire même les  petites salades en entrée ...

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 et ce très joli bocal des années 50/60 avec son couvercle en bakélite, joint intérieur en liège et ses étiquettes d’origine, le seul à les avoir conservés parmi les nombreux bocaux présents...

bocal la poule au pot

Les anciens propriétaires des lieux vendaient de l’épicerie sur les marchés jusqu’à ce que les premiers supermarchés arrivent et de ce passé,  restait aussi un carton de papeterie publicitaire. Des protège-cahiers et blocs-notes de la chocolaterie Lanvin,  des blocs-notes de la fromagerie Bel (La vache qui rit née en 1921) , et  de la fromagerie Grosjean qui concurrençait directement la Vache qui rit avec sa Vache sérieuse  née en 1926 ! Pendant des années, la guerre des deux vaches fit rage jusqu’à ce que la justice interdise en 1959 à Grosjean de commercialiser sa Vache sérieuse. Ce fut la plus grosse affaire  de contrefaçon à laquelle dut faire face la fromagerie Bel...

papeterie publicitaire

Les murs de la cave étaient entièrement tapissés de caisses en bois de chicorée Leroux, nous en avons ramené deux,  elles sont nettoyées et l’une d’elles est en cours de transformation.  A suivre donc...

 

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♥ ♥ ♥

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