lundi 02 novembre
Triko-lantah story...
Il y a quelque temps miss Face 2 rat a lancé un défi sur le tricot. Devant tant de compétences exposées sur les blogs en matière de tricot, elle s’est dit que toutes celles qui tricotent peu ou pas ou mal se sentiraient moins seules si elles tricotaient en même temps un ouvrage au choix et montraient de façon régulière, c’est à dire au début de chaque mois leur progression , ou pas ...
Je ris encore toute seule de l’expression incrédule , voire horrifiée de M. Rose & Gris lorsque j’ai annoncée, “Christelle a lancé un jeu , j’y participe, je vais tricoter !” J’ai entendu alors un “tu ne vas pas le faire!” du ton assuré et définitif de celui qui sait...
Comme me l’a dit la dame de la boutique où j’ai acheté ma laine, lorsque je lui ai raconté l’anecdote, il avait dit exactement ce qu’il fallait pour qu’évidemment je lui démontre qu’il avait tort... cela fait entre 28 et 30 ans que j'e n’ai pas tricoté, non que je ne sache pas , mais je n’aime pas cela, trop long, trop répétitif... etc
J’ai néanmoins décidé de tricoter ce fameux châle que toute la blogosphère tricoteuse a fait en moult exemplaires et dans toutes les couleurs possibles, un Trendy châle tout au point mousse, impossible de se prendre la tête, facile...
Monter les mailles, positionner le fil sur les doigts, c’est revenu comme si j’avais fait cela toute ma vie, se rappeler comment on fait les augmentations, moins évident, après conciliabules téléphoniques et recherches internet, j’ai adopté ce qui me plaisait le plus à l’œil, un jeté tricoté en maille torse le rang suivant... et je me suis jetée à l’eau enfin au tricot...
Alpaga et plumette coloris mûre
Pour ce projet et tous les autres qui attendent, je vous abandonne, histoire de retrouver un peu de TEMPS, ce temps si précieux qui m’échappe un peu trop à mon goût, histoire de me ressourcer en dehors de l’ordinateur qui envahit un peu trop ma vie et me laisse l’impression de ne plus rien maitriser, pour continuer à partager avec plaisir avec vous mes coups de cœur et mes enthousiasmes, les petits bonheurs du quotidien, j’ai besoin de m’éloigner pour mieux revenir...
Merci de votre fidélité, de vos messages, à bientôt !
♥ ♥ ♥
vendredi 30 octobre
Carnets d'automne: Une histoire de migrations, de couronnes et de prix...
Photo prise sur internet
Avec l’automne reviennent les grands vols d’oiseaux migrateurs. J’aime particulièrement ceux des grues cendrées. Nous avons la chance dans les Pyrénées d’être sur le passage de ces magnifiques oiseaux. J’aime entendre leur cri caractéristique,un "krooh" perçant et nasillard, au printemps c’est la promesse à venir du beau temps et du radoucissement des températures, en automne, c’est le signe que la belle saison est terminée (même si l’été indien nous réserve le plus souvent une arrière-saison magnifique...) dans les deux cas, ces passages m’emplissent de joie. Ce rituel saisonnier a pour moi quelque chose de rassurant... De nombreuses légendes sont attachées à cet oiseau dont celle-ci:
la grue porte en Grèce le nom d’oiseau de Palamède, car selon la mythologie grecque, c'est en observant la disposition invariable de leurs vols que Palamède aurait eu l’idée des lettres V et Y ...
Si cet automne des vols ont été signalés en Gironde le 28 octobre, en revanche, dans ma salle à manger, ce sont les cucurbitacées qui ont entrepris une migration de la commode à la cheminée, leur nombre s’accroissant, elles se sont installées plus à leur aise pour une composition bien de saison avec la complicité d’une bruyère...
Certaines ont été mangées et d’autres sont venues élargir le cercle, buttercup, bien vert devant la bruyère, giraumon ou chapeau turc à gauche, bleue de Hongrie à droite, sucrine du Berry, devant le giraumon, petites coloquintes si jolies quoique non comestibles...
Après mes cueillettes dans la montagne, et mes compositions de couronnes et cœurs, j’ai récidivé afin de profiter des belles couleurs des hortensias du jardin dans la maison, et avec l’aide précieuse d’Elfie, toujours au coeur de évènements, j’ai composé pour offrir (et pour moi ...! ) d’autres couronnes et coeurs... En voici un petit aperçu:
Mia, du blog “De broc... en patine” propose de montrer la décoration de sa porte d’entrée aux couleurs de l’automne...En ce moment des bruyères accompagnent les lauriers jusqu’à ce que je les hiverne et qu’une décoration de Noël vienne prendre le relais...
Enfin, il y a déjà quelques jours que Françoise du blog “Autour du puits” m’a décerné un prix...
Merci Françoise, je suis touchée ... Si vous ne connaissez pas son blog, je vous invite à aller lui rendre visite. Elle se définit comme “une épicurienne, passionnée de lecture, musique, jardinage, qui aime bien aussi cuisiner... ” .J’ajouterai qu’elle fait des photos magnifiques... J’aime beaucoup l’esprit de son blog !
Je suis sensée vous révéler 7 choses...Difficile de me plier à cet exercice, je n’aime pas parler de moi et je l’ai déjà fait le 10 mars de cette année, je ne vois pas que vous raconter de plus...
Enfin je dois choisir 7 blogs, voilà un exercice bien compliqué tant cet univers recèle de trésors, de compétences et de beauté qui en font toute la richesse...
Les cuisines de Garance ” cuisine entre ciel et terre, simple cooking & living” pour l’exceptionnelle qualité des textes et des photos qui témoigne d’un art de vivre où tout n’est que beauté et simplicité, vérité des produits et des émotions
Domino’s fotos “les mots qu’on dit avec les yeux, photos et citations en partage” pour ses citations magnifiques justement entre autres de Christian Bobin dont elle est une inconditionnelle et ses réflexions sur la vie
Des fils et une fille, pour l’originalité de ce blog où Valérie présente ses ouvrages de couture, broderie, cartonnage...avec le texte d’une chanson toujours en adéquation avec son sujet
Au pays des merveilles de Christelle. Elle, c’est avec des images de graphistes contemporains qu’elle accompagne ses messages d’une grande douceur, pleins de poésie et d’élégance... je suis fan !
Chiffonnière d’étoiles pour l’extraordinaire talent de chineuse de Marlène qui a un œil aiguisé pour repérer les belles choses et un talent fou pour leur redonner une seconde vie
Rêve de fil de Sidonie pour la beauté, le raffinement et la douceur de ses ouvrages brodés, aux grilles souvent réinventées par elle dans les couleurs qu’elle affectionne
Enfin, Grisante harmonie pour le talent incroyable d’Isabelle à dénicher des sites d’artistes qu’elle nous offre en partage dans un blog d’une belle esthétique et d’une grande douceur. Même si elle se fait plus rare en ce moment, son blog regorge de nombreux liens à découvrir dont certains sont époustouflants
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mardi 27 octobre
Cadeau de naissance pour un petit Jules...
La meilleure amie de ma Grande, son amie d’enfance, la fille de la marraine de ma Cadette a mis au monde un petit garçon prénommé Jules. Je lui ai préparé une panière à ma façon...
Toujours la même base que là et là, une panière de chez Casa, assez foncée au départ, patinée avec la cire effet blanchi de Libéron et habillée de lin. Le thème décoratif de la chambre de ce petit bonhomme étant un nounours, j’ai choisi un ours nommé “l’irrésistible” de Joëlle Wolff pour le dessus de la panière. J’avais commandé à Myriam de Rouge petit-cœur, un cœur en céramique orné d’un “J”( car j'avais eu l'insigne privilège de connaitre l'initiale du prénom du Bébé...), attaché avec une fine cordelière de lin, il permet de soulever le couvercle. Habillage de lin et application de cotonnade dans des tons très doux de bleu et beige, poches intérieures, élastique recouvert, ruban passé dans un entre-deux de lin et application d’un nounours matelassé à l’intérieur du couvercle (modèle trouvé dans le livre “Patchwork et appliqué brodé “de Delphine Mongrand), charnières faites avec de la tresse de lin d’encadrement , montage caché par des boutons de nacre...
Dans la panière j’ai mis deux petits sachets remplis de lavande pour parfumer les tiroirs du bébé, merveilleuse lavande au pouvoir apaisant...
Et un pochon blanc avec des chaussons...
Mais pas n’importe quels chaussons, pas des chaussons tout simples, non!
Des bottines d’ange tricotés par Mademoizel' Lo .
Je les avais admiré chez Belette et je n’ai pas résisté à la tentation de glisser ces quelques grammes de poésie pure dans ma panière...
“Toi l’enfant de nos rêves,
tu as nagé longtemps
dans un abri bien sombre
où l’eau perlait de roses.
Entendais-tu au loin
le refrain des sirènes?
As-tu croisé parfois
des étranges navires
et des vaisseaux de reines?
Un jour, l’eau s’est enfuie,
tu as quitté la mer
les vagues de ta mère
sans le moindre radeau...
...Tant d’enfants sur la terre
ont vécu cet instant
depuis des millénaires.
Mais pour nous, tu es un,
tout seul dans un regard,
seul parmi des milliards.”
Ann Rocard ,
extrait de “ Naissance , poème pour un enfant d’aujourd’hui”

jeudi 22 octobre
Carnets d'automne: promenade en montagne et cueillettes végétales...
L’envie de cueillir de la bruyère a été le prétexte samedi dernier à une balade vers la montagne toute proche. Il faisait beau après une gelée matinale, nous avions pu déjeuner dehors au soleil et j’imaginais déjà le paysage au devant duquel nous allions, avec cette qualité de lumière si particulière qui n’appartient qu’à l’automne...


Pour parcourir une dizaine de kilomètres, nous avons mis du temps, nous arrêtant pour prendre des photos, cueillir du buis qui pousse en abondance dès le piémont, exploité autrefois pour les perles des chapelets, caresser un baudet du Poitou et son compagnon, un petit âne pyrénéen, (j’ai eu beau l’appeler, lui dire des mots doux, il a refusé obstinément d’être sur la photo en restant tête baissée derrière le grillage, vous savez comment c’est un âne, têtu ...) choyés ces deux là, avec une toison soyeuse témoin de brossages réguliers
admirer les dernières fleurs, les courageuses qui s’obstinent à prolonger l’été et celles qui annoncent que l’automne est bien là, cueillir et savourer les dernières myrtilles ...

Plusieurs arrêts pour ramasser du lichen, longtemps convoité sans en trouver, le premier ramassé le fut dans des buissons d’épineux qui défendirent chèrement leur jolie parure... Nous prenions de l’altitude, mais toujours pas de bruyère, des cristaux de givre sur les bas-côtés qui n’avaient pas fondu en dépit du soleil...
Nous entrions dans une zone pastorale où les troupeaux viennent en estive , témoin la présence d’abreuvoirs captant çà et là l’eau vive et ruisselante en abondance dans nos montagnes ...
Nous avons enfin trouvé des bruyères mais elles étaient presque toutes fanées, seules les extrémités des branches étaient encore colorées. J’ai repéré du houx avec de nombreuses boules déjà bien rouges, mais je doute qu’à la fin de l’année la route soit accessible...Avant d’arriver au col permettant le passage vers une autre vallée, celle où j’ai grandi, nous avons traversé une hêtraie, les couleurs étaient magnifiques, mais il était déjà tard et la lumière insuffisante pour vous montrer l’or de la forêt ...

Arrivés au sommet vers 18 heures, le col de Spandelles à 1378m, le froid est devenu d’un coup plus piquant, il faisait 4°... De l’autre côté,là bas au loin devant nous, le Pic du Midi de Bigorre, émergeant au dessus des nuages...

Nous sommes rentrés, heureux de cette balade vivifiante qui a convoqué dans nos esprits et nos coeurs des souvenirs chéris, car le jour de nos fiançailles, nous étions montés par l'autre versant passer un moment en famille dans ce paysage magnifique, et autour de nous il y avait des êtres aimés aujourd'hui disparus ...
J’ai rassemblé mon butin et préparé ces couronnes qui commencent à fleurir sur les blogs et annoncent si joliment que la fin de l’année est proche et qu’il fait bon rentrer dans la maison...
Une structure de branchages tressés a servi de base à une couronne de buis sur laquelle un papillon en raku blanc est venu se poser. Je ne sais pas du tout comment vieillit le buis , restera-t-il bien vert en séchant ? cette couronne sera celle de la porte d’entrée jusqu’au début de l’Avent...
Les graines vaporeuses et légères venues garnir un simple fil d’alu souple de 2 mm de diamètre se sont posées à l’abri du vent au dessus de la cheminée de la salle à manger...
La bruyère est venue s’enrouler sur la même base pour une couronne plus festive avec sa bougie miniature et sa pampille ...
Il me restait juste assez de fleurs pour un petit cœur, histoire de vous remercier pour vos visites et commentaires si nombreux! Je suis hélas depuis quelque temps déjà comme l'a dit si joliment Marlène, la Chiffonnière d'étoiles, comme le lapin d'Alice, à la poursuite du temps qui me file si vite entre les doigts que je n'ai pas pu vous répondre...
♥ Merci ! ♥
Et le lichen ? ...vous verrez plus tard !
lundi 19 octobre
Le plaid de la Princesse Elfie...
Dès son arrivée à la maison, Elfie a adopté le fauteuil de notre chambre pour ses petites siestes et ses nuits. J’ai donc décidé de confectionner un petit plaid rien que pour elle tout en pensant à lui...
Un morceau de vieux drap, du lin uni et fleuri, un joli monogramme, du molleton pour le rendre bien moelleux, une piqûre pour matelasser la bordure...
Un ouvrage immédiatement adopté sitôt installé sur le fauteuil de la princesse, car depuis qu’elle est là, c’est SON fauteuil, je n’y dépose plus les vêtements le soir, car tout étant prétexte à jouer, mieux vaut éviter et donc elle en a dorénavant l’usage exclusif ... quand je vous dis que c’est une princesse !
D’ailleurs elle aime bien s’appuyer sur un coussin qui se trouvait là avant son arrivée et celui de son plaid, j’en profite pour vous le montrer. J’avais trouvé l’idée il y a quelques années dans une boutique de déco à Aix en Provence. La face avant est réalisée dans une serviette de table entière, un simple système de plis réguliers lui donnent du relief et met en valeur le monogramme, tout en la ramenant à une taille raisonnable ...pour un coussin. C’est très simple à réaliser, il faut juste être très méticuleuse pour que les plis soient bien parallèles...
Elle est pas belle , la vie ?
♥ ♥ ♥
vendredi 16 octobre
Carnets d'automne: les marrons d'Inde,les noix et Mattin Partarrieu...
Je ramasse les marrons d’Inde qui tombent en ce moment avec un plaisir enfantin ... ces drôles de fruits non comestibles s’apparentent pour moi aux galets ramassés sur la plage, j’aime en toucher les rondeurs lisses et brillantes... j’aime la coque tantôt piquante tantôt lisse à l’extérieur, et moelleuse et tendre à l’intérieur, un petit nid douillet où le fruit a lentement muri bien protégé de toute agression, une vraie matrice...
En allant commander mon bois chez un agriculteur du village, j’ai d’abord admiré ce noyer majestueux, solidement campé sur d’énormes racines affleurant la surface, puis ramassé quelques noix...
jusque là rien de bien extraordinaire, sauf que de l’autre côté du chemin il y a un autre noyer, et là surprise, il donne les plus grosses noix que j’ai jamais vues...
Je vous les présente sur un plat en céramique signé du peintre basque Mattin Laurent Partarrieu. Un peintre découvert il y a plus de quinze ans au Pays Basque, dont j’aime beaucoup les tableaux ... en général de très grands formats que nous avons plaisir à aller voir tous les ans à St Jean de Luz dans la galerie Hordago qui l’expose en exclusivité.
A propos de Mattin Partarrieu, Robert Doisneau disait de lui qu'il :"montrait la comédie du quotidien avec un regard amusé et tolérant..." et j’ajouterais volontiers, plein de tendresse ...
Nous avons trouvé une année ce plat, pièce unique d’une toute petite série de céramique, nous avons aimé les couleurs monochromes (si bien accordées à la saison et à ces carnets d’automne) et la galerie de visages si typiques de Partarrieu qui en orne le bord...
Pour vous remercier de vos visites et commentaires toujours plus nombreux et attentifs, ce cœur garni d’une liane de baies rouge vif, cueillie dans une haie et que, malgré mes recherches, je n’ai pas réussi à identifier... J’avais pensé à du bois-joli, la baie en elle même y ressemble mais il ne se présente pas sous forme de liane, ce n’est pas non plus de la douce-amère qui, elle, est une liane...
♥ ♥ ♥
Edit de 15h40: je savais bien en faisant appel à votre sagacité que je trouverai le nom de ma liane, c'est Domi qui me l'a suggéré et elle a raison, c'est du tamier commun ou "herbe aux femmes battues" ou encore "racine de feu" ou "raisin du diable" ou "vigne noire"... Dans le sud de la France, son nom occitan est reponchon qui se prononce "repountchoun". La baie juteuse est toxique, d'où ses surnoms populaires...
Merci Domi !
lundi 12 octobre
Couture et décoration pour la demoiselle de Bordeaux, suite...
M. Rose & Gris s’absentant pour son travail, je suis partie cette semaine avec Elfie à Bordeaux emportant avec moi diverses petites choses pour la demoiselle...
Un vide-poches pour déposer ses clés dans l’entrée sur le petit meuble à chaussures, un simple carré ouatiné, piqué sur une base de quinze centimètres au centre afin de faciliter la pliure au fer à repasser, deux œillets dans chaque coin, une cordelière de lin...
Une housse pour la planche à repasser afin de la protéger de la poussière et essayer de transformer en plaisir le moment où il faut aller la chercher et celui de la ranger... (pour transformer le repassage lui-même en plaisir, ce n’est pas gagné...)
Deux petits panneaux décoratifs sur bois pour meubler un grand pan de mur blanc côté cuisine, juste avant le mur rouge au dessus du plan de travail...
Enfin, devant l’impossibilité de faire passer par la porte d’entrée de l’appartement, le sommier acheté chez le Suédois, nous avions dû nous résoudre à prendre un sommier en kit et donc à acheter une boiserie de lit pour l’accueillir. La plus basique qui ne nous plaisait pas, mais ce n’était pas grave, j’avais une idée pour la transformer... La voici avant...
après...
Un épais ouatinage enfilé sur la tête de lit suivi d’une housse en gros lin, un ourlet quatre coutures, difficile de faire plus simple... moi, je préfère et vous ?
Quelques jours auparavant, j’avais trouvé une petite lampe que son abat-jour rose pâle et ses papillons découpés désignaient comme la lampe de chevet idéale...puisqu’une envolée de papillons s’est posée dans cet appartement , de la pendule aux murs en passant par les assiettes...
Et j’avais emporté quelques hortensias du jardin qui l’accueilleront pendant quelques jours à ses retours de cours...
♥ ♥ ♥
mardi 06 octobre
Carnet d'automne: les courges...
La fin de l’été voit déjà arriver certaines courges sur les étals et le mois d’octobre voit s’élargir l’offre avec d’autres variétés qui viennent prouver pour autant qu’il le faille, la magnificence et la prodigalité de cette saison...
Sous le nom de courge sont regroupées plusieurs espèces botaniques. appartenant au genre cucurbita. Jusqu'au XVIIIe siècle, en France, le terme « courge » a désigné les calebasses, et ce n'est que dans le courant du XIXe siècle qu'il s'est imposé pour désigner nos courges actuelles, c'est-à-dire les potirons et citrouilles.
En haut à gauche, la butternut ou doubeurre, excellente en gratin associée à la pomme de terre à la façon d’un gratin dauphinois, ou ajoutée dans une soupe de légumes à laquelle elle va apporter un moelleux et un goût incomparable, au centre le potimarron au goût subtil de châtaigne que j’aime en velouté, rehaussé d’une touche de crème, en bas à droite le pâtisson ou artichaut de Jérusalem, un délice farci après une pré-cuisson entier à la vapeur, de sa propre chair associée à une brunoise de champignons et de carottes, revenue doucement , légèrement crémée, reversée dans le pâtisson soigneusement évidé et mis à gratiner avec un peu de gruyère. Au dessus du pâtisson, le patidou que je connais moins mais que je ne vais pas manquer de goûter et enfin cette citrouille plissée et verruqueuse à souhait avec cette couleur vert-bleu est une variété italienne la buen gusto de Horno, une découverte de mon dernier marché dont la chair est orange vif, bonne crue râpée, cuite sous toutes les formes.
Quelques bogues encore vertes de châtaignes sont venues apporter une touche de vert tendre qui fait le lien avec les pétales des hortensias que j’ai rentrés dans la maison pour profiter de leurs couleurs douces et surprenantes, des couleurs tendres alors qu'ils sont en fin de vie...
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vendredi 02 octobre
Deux livres en partage...

♥ Plusieurs jours après avoir tourné la dernière page, je vis encore avec les protagonistes de ce récit extraordinaire...
Emmanuel Carrère se trouve au Sri Lanka en 2004 pour des vacances dont il pressent que ce seront les dernières pour son couple au bord de la rupture. Il est le témoin du tsunami qui laisse l’île exsangue et fait des milliers de victimes dont une petite Juliette de 4 ans avec les parents et grand-père de laquelle il avait sympathisé à l’hôtel. Ce dernier l’interpelle au lendemain de la catastrophe ”toi qui est écrivain, tu vas écrire un livre sur tout çà ? tu devrais(...) moi, si je savais écrire, je le ferais”. Très peu de temps après, en France, la sœur de sa compagne, Juliette 30 ans( étrange hasard de cette similitude de prénom) meurt d’un cancer. Et ce sont ces vies: d'une part, celles de Delphine et Jérôme, les parents de l’enfant, celle de Philippe, le grand-père, d'autre part, celles de Juliette magistrat et de Patrice, son mari, dessinateur de bandes dessinées et utopiste invétéré, qui ont trois petites filles, celle d’Etienne, magistrat lui aussi, collègue et ami de Juliette, boiteux comme elle à la suite d’un cancer, épris de justice comme elle avec qui il combat les organismes de crédit arrogants qui malmènent les plus fragiles et les plus démunis, ce sont donc toutes ces vies auxquelles Emmanuel Carrère va prêter sa plume pour un ouvrage de commande, qu’il va commencer puis laisser de côté pour écrire “Un roman russe”, impérieuse et vitale nécessité pour lui de mettre au jour les fantômes et secrets de famille avant de le reprendre . Et en le menant à son terme, il trouvera dans l’ouverture aux autres, enfin, la possibilité pour lui de s’ouvrir à l’amour et à une certaine forme de sérénité ... Tout au long du récit de ces deux tragédies étrangères l’une à l’autre, il livre ses réflexions et l’écho en lui de ces rencontres intenses avec des personnalités d’une humanité bouleversante et d’une richesse humaine exceptionnelle. Sans jamais tomber dans le pathos ou le voyeurisme, ce livre est un hymne à la vie magnifique, d’une rigueur et d’une honnêteté intellectuelle admirable. D’autres vies que la sienne certes, mais ces vies croisées en sont indissociables et contribuent bel et bien à la constituer...

♥ Quelques temps auparavant, j’avais lu le dernier Martin Winckler. Si vous aviez aimé ses précédents livres, “la maladie de Sachs” étant sans doute le plus connu puisqu’il avait fait l’objet d’une adaptation cinématographique, vous ne pourrez pas ne pas aimer ce roman généreux, foisonnant, émouvant, bouleversant aussi, une ode aux femmes et un plaidoyer pour une médecine plus proche des patients, pour une écoute plus attentive des soignants... ce sont là les thèmes chers à Martin Winckler, récurrents dans l’ensemble de ses écrits jusque dans les romans policiers... ne pas oublier qu’avant tout, il a exercé la médecine pendant 25 ans et n’a eu de cesse de s’élever contre le mandarinisme et la soi disant toute puissance des médecins souvent trop imbus de leur savoir et trop formatés par la faculté pour entendre vraiment leurs patients et voir en eux autre chose qu’un cas médical sorti du contexte de l’être humain dans sa globalité.
Jean Atwood, brillante interne des hôpitaux, futur professeur en chirurgie gynécologique doit, avant d’obtenir le poste qu’elle convoite, passer par un stage de six mois dans un service de Médecine de la femme, dirigé par un médecin généraliste à la réputation sulfureuse, Franz Karma, chantre d’une médecine modeste, à l’écoute de ses patientes qui l’adorent, entouré d’un personnel entièrement dévoué qui l’appelle par son prénom... du jamais vu pour cette interne carrièriste, aux dents longues qui n’a pas de temps à perdre à écouter les nanas lui raconter leurs jérémiades, elle ce qu’elle veut, c’est du scalpel, des écarteurs, des compresses, des maladies des vraies... la confrontation ne se passera pas du tout comme elle avait imaginé et elle va être amenée à réviser ses positions et ses à-priori ...Ce roman fourmille de mille histoires, que l’on suit comme un feuilleton, il résonne de voix de femmes entendues par milliers. Martin Winckler n’a rien perdu de sa colère et de sa fougue contre la misogynie qui règne dans ces services qui devraient être au service de la femme et où les médecins se comportent en dieux tous puissants, c’est un roman écrit dans une langue formidablement juste, “qui parle, pleure, chante, s'enflamme, crie et passe sans crier gare par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. “(Télérama)...
J’adhère totalement aux idées de cet humaniste qu’est le docteur Marc Zaffran alias Martin Winckler et j’ai adoré ce pavé de 608 pages qui se dévore de façon addictive et dessine à travers les histoires chorales qui le composent le portrait de ce que pourrait bien être le médecin idéal...
Ce sont là deux livres très différents que je vous propose, qui m’ont enthousiasmée et émue, qui ont en commun une profonde générosité, des portraits humains vrais ou imaginés exceptionnels et une très belle écriture... Pour vous remercier de m'avoir lue jusque là et vous souhaiter un excellent weekend, je vous offre cette photo de ma clématite qui fleurit pour la quatrième fois de la saison...

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mercredi 30 septembre
Carnets d'Automne: le bois....
Les belles flambées d’hiver se préparent chez moi fin septembre début octobre avec la livraison du bois...
Commence alors un patient travail de rangement, une partie du bois dans la grange, une partie derrière... Un travail fatigant mais que j’aime infiniment, le faisant la plupart du temps seule, par choix. Un travail physique indissociable d’une espèce de jeu d’observation consistant à choisir si possible du premier coup la bûche qui va venir compléter la rangée sans compromettre l’équilibre de l’édifice... Comme dans un puzzle, il suffit de retourner une pièce pour que ce qui paraissait impossible devienne une évidence et quelquefois, ne pas hésiter à revenir en arrière pour remplacer un morceau par un autre et ainsi stabiliser la rangée entière et les suivantes...
Quand tout est aligné, la satisfaction du travail bien fait, la promesse des flambées à venir, de cette convivialité et de ce bonheur simple procurés par le feu de cheminée suffisent à me faire oublier les courbatures...
Comme le toit de la grange ne déborde pas, en attendant de construire l’abri dont je rêve, il faut protéger le bois des intempéries et plutôt que poser une tôle sur le dessus comme il est d’usage dans nos campagnes, j’ai choisi une bâche imprimée de feuilles de vigne vierge... Elfie a adoré escalader le bois et la brouette, sentant mille odeurs inconnues et passionnantes, jouant dans la sciure et les rondins et observant comme toujours tous mes faits et gestes ...
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jeudi 24 septembre
Couture et décoration pour la demoiselle de Bordeaux...
Vous vous doutiez bien que ce n’est pas le sauvetage de mon petit carnet qui avait requis mon attention des jours durant, me tenant quasi absente de la blogosphère... Fin juin, j’avais eu le plus grand mal à terminer mes albums textiles, ma machine à coudre montrant des signes de faiblesse, voire refusant de faire ce pour quoi elle était faite... Une nouvelle machine , commandée sur le net fin août, n’est arrivée que le 11 septembre juste avant un weekend, trop bien rempli pour me permettre de l’apprivoiser ... Il me restait alors une toute petite semaine pour réaliser les ouvrages que j’avais prévu de faire pour la demoiselle de Bordeaux, puisque nous devions aller parfaire son installation le weekend suivant, les 19 et 20 septembre, juste avant sa rentrée lundi...
Il fallait bien personnaliser un peu un aménagement fonctionnel et basique de chez le géant suédois... Ensemble nous avions choisi des tissus pour accompagner le lin de base...
Pour rendre plus attrayant et plus cosy le grand canapé fuchsia,
elle voulait des coussins...
Pour emporter son linge à la laverie, et garder propre le cabas qui le ramènerait mouillé, je lui ai confectionné un grand pochon et un plus petit pour sa lingerie...
Avec un magnifique monogramme offert parmi d’autres merveilles par Monica, une fidèle lectrice et amie...
En rentrant de la laverie, il faudra bien étendre le linge
avec des pinces qu’elle prendra là...
Deux cintres habillés pour installer à quelque poignée de porte ou de fenêtre...
Des petits sachets de lavande pour embaumer ses vêtements ...
Et puis en ville, impossible souvent d’échapper au vis à vis, il lui fallait des rideaux...
Il y a trois fenêtres comme celle-ci !
Enfin pour cacher les chaussures sur leurs étagères, un autre petit rideau ...
Parce qu’elle va cuisiner et qu’elle a recopié plein de recettes dans un répertoire, une couverture en lin matelassé pour le rendre plus joli...
Voilà ce qui m’a occupée !
Il en reste encore à faire, ce sera l’objet d’un autre post... Pour le plaisir, un aperçu de la décoration de ce petit appartement que nous avons voulu toutes les deux gai et chaleureux, un parfait cocon pour étudier en toute sérénité...
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lundi 21 septembre
Sauvetage d'un petit carnet...
* Passer à proximité d’un dépôt-vente et ne surtout pas résister à l’envie d’y rentrer, j’y ai déjà trouvé de jolies choses...
* Aviser un drôle de petit carnet, esseulé sur une étagère, attendant celui ou celle qui saura lui trouver un intérêt, non qu’il soit très abimé, mais quand même, il est terriblement terni, les couvertures ne tiennent plus qu’à un fil, les pages de garde sont en partie déchirées...
* L’acheter un tout petit prix et le ramener à la maison pour le ... soigner !
* Lui faire cadeau d’un très beau papier fait à la main pour réparer l’intérieur des couvertures et la page de garde, passer un peu de cirage pour recolorer la reliure, sans toutefois lui enlever toutes les traces d’usure, la lustrer doucement et redorer au pinceau fin les lettres embossées sur la couverture juste assez pour faire ressortir la finesse des lettres du mot Album , sans tomber dans le clinquant...
* Le poser sur le bord du vieil évier, prêt à recueillir idées, citations ou tout ce qui nécessiterait d’être consigné pour ne pas être oublié...
* S'étonner que ce carnet, car il a tout du carnet avec ses trois livrets intérieurs cousus, alors même qu’il porte des traces d’usure, donc de manipulation, soit vierge à l’intérieur... les cahiers intérieurs auraient-ils été changé ? Je peux juste l’imaginer...
* * * * *
samedi 19 septembre
La Pomme de Cydon...
La fin de l’été coïncide avec la saison du coing, connu dans la Grèce antique sous le nom de Pomme de Cydon... Ce fruit odorant lorsqu’il est à maturité, parfumera votre cuisine en attendant que vous le transformiez en gelée d’une couleur qui varie d’un bel orangé au rouge selon les fruits et ...la durée de la cuisson !
Avec la pulpe j’ai fabriqué des pâtes de fruits, délices fruités régressifs, souvenirs de mon enfance, puisque les pâtes de fruits ont été longtemps les seules sucreries ayant droit de cité à la maison...
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Pour toutes celles qui se demandent d'où viennent mes bougeoirs silhouettes du post précédent, ils ne sont pas anciens ! Je les ai trouvés dans ma boutique de déco favorite, sous la marque Chehoma ...
Un immense MERCI pour vos nombreux et enthousiastes commentaires sur mes derniers messages, en particulier l'acte III de mes chines estivales ...Vous m'avez à votre tour parfois confié ce qui vous touche dans le linge ancien et j'ai adoré vous lire ! Je n'ai pas pu vous répondre, vous comprendrez mieux la semaine prochaine ce qui a rempli mes journées...
♥ Très bon weekend à vous ♥
jeudi 17 septembre
Variation sur le métal rouillé...
Un coup de foudre immédiat pour ces bougeoirs, exquises silhouettes, mes soubrettes coquines et mutines de l’acte II réinterprétées en métal rouillé, m’a inspiré cette mise en scène sur la commode de la salle à manger...Elle y restera quelques jours puis les objets, se pliant à mes caprices s’éparpilleront dans la maison pour s’assembler avec d’autres et créer ailleurs d’aimables décors ...
La boite en fer chinée cet été s’improvise jardinière et accueille deux mini lierres tandis qu’un vieux fer, celui de Mamie(je l’ai vue l’utiliser, elle n’a jamais repassé avec un fer électrique de sa vie !) accompagné d’une vieille clé de tirage vient tenter d’équilibrer la composition autour d’un photophore en fer rouillé et pendeloques en cristal de roche...
De nuit, j’aime l’atmosphère créée par la douce lumière des bougies et les reflets dansants sur le mur...
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lundi 14 septembre
Chine estivale: acte III, textiles....
Si l’on trouve facilement des taies d’oreillers anciennes, plus rares sont les taies de traversin et lorsque sur une brocante, j’ai vu celle-ci, je n’ai pas hésité une seconde. parce que vous je ne sais pas, mais moi, souvent je tourne autour des objets, je visite tous les stands pour mieux revenir si mon coup de cœur se confirme au risque que l’objet de ma convoitise ait été acheté par quelque chineuse plus impulsive...
Cette belle taie, la plus jolie de toutes celles que j’avais vues jusqu’alors a la particularité d’être entièrement boutonnée ce qui me permettra à défaut de l’utiliser en taie de traversin ( quoique j’y songe !) de l’utiliser en chemin de table ainsi que me l’a suggéré la dame qui me l’a vendue. Elle mesure 2 m10 sur 88 cm, ce serait effectivement un beau chemin de table de fête, non ?
A Saint Jean de Luz, il y a une boutique de linge ancien, réputée dans la France entière et dont l’adresse est donnée régulièrement dans les répertoires de “Art et Décoration”, les rares fois où j’ai tenté d’y aller, j’ai été refroidie par un accueil si glacial que je regarde à peine la vitrine désormais. En revanche, il y en a une autre dont la propriétaire est adorable, une vraie passionnée, une vraie basque, intarissable sur les coutumes. Nous y avons passé un moment délicieux à parler chiffons anciens et dentelles...( elle a trouvé M. Rose & Gris très patient, car ce moment a duré une bonne heure quand même !!!) Iban, 26 rue de la république, Saint Jean de Luz
J’ai admiré chez elle des merveilles inaccessibles comme un drap monogrammé (500€ !) avec des jours d’une qualité exceptionnelle, un travail de titan vu la largeur de la rangée de jours multiples et le nombre de roues intercalées au milieu des jours, hélas il partira au Japon vraisemblablement , ou cette chemise de nuit de noces Napoléon III avec un empiècement de dentelle de toute beauté...Toute à mon observation attentive et à notre bavardage ensuite j’ai oublié de prendre des photos...
J’ai quand même acheté chez elle une merveilleuse serviette de toilette en fil, qui sort d’une maison très bourgeoise où tout le linge était magnifiquement brodé, regardez les détails...
Et j’ai appris quelque chose, pour emballer le linge ancien il faut utiliser du papier de soie BLEU, cette couleur, et elle seule, fait barrière à la lumière, aux insectes et à l’humidité... Vous savez ce qui vous reste à faire pour préserver vos trésors de linge ancien...
Tout au long de l’été je n’ai pas résisté lorsque j’ai trouvé des chemises de nuit anciennes, Mamika me comprendra, elle a le même virus...
Certaines sont plus anciennes que d’autres, les une en fine percale, les autres en métis, si frais l’été, si agréable à porter malgré l'apparente épaisseur du tissu...
Les deux superposées à gauche sur la mosaïque étaient dans un sac poubelle avec une dizaine d’autres au même monogramme toutes différentes et toutes brodées de riches motifs floraux très fins... celle en haut à droite, en fine batiste est déchirée dans le dos, le brocanteur m’en a fait cadeau...Et celle là, étonnante, elle se pressionne à l’entrejambe et elle est richement travaillée, même la couture du milieu dos s’agrémente d’un petit entre-deux de jours...
Enfin je peux pas terminer cette revue de linge ancien sans cette taie d’oreiller chinée pour moi par Nicole, merci ma grande sœur...!
Petit coussin brodé par ma précieuse amie Marie-Christine
Enfin j’ai chiné un bibi rose dont la voilette est abimée mais que ma belle-mère modiste se fera un plaisir de remplacer...
Ces chines d’été c’était chaque fois un petit
vendredi 11 septembre
Chine estivale: acte II, gravures et cartes postales...
A Arcangues, dans ce joli village basque dont je vous ai parlé cet été, il y a aussi une petite brocante, autrefois installée juste derrière le restaurant aux grandes tables de schiste au cœur du village, maintenant expatriée à peine un peu plus loin ... Le propriétaire, homme affable et disert déniche toujours de jolis objets, souvent de la très jolie argenterie, et cette fois-là j’ai été attirée par ces deux gravures...
Ne sont-elles pas exquises ces soubrettes ? L’une toque à la porte pour apporter du courrier, sans doute un billet doux car accompagné d’un bouquet de violettes et dans le langage des fleurs, la violette signifie l’amour caché... Quant à l’autre, elle a interrompu sa tâche et le poing sur la hanche, elle écoute par la porte entr’ouverte avide de recueillir quelque nouvelle qu’elle pourra rapporter à l’office, la coquine !
J’ai été séduite tant par la douceur des couleurs que par le sujet de ce gravures... l’un des cadres a un léger manque, mais ce n’est pas grave, je ne sais pas encore si je vais les patiner ou les garder dans leur jus... (A noter que dans cette boutique il y a l'intégralité des torchons de Jean Vier ainsi que quelques nappes avec une remise de 10% par rapport aux prix des boutiques du même nom...)
C’est sur un vide grenier que j’ai déniché, une série de cartes datant de 1910, de jolies marines avec un cadre embossé...
Les quatre ont été adressées à quelques jours d’intervalle par un père à son fils parti en vacances avec sa mère , alors que le père est retenu à son travail... il écrit à son fils des mots simples qui témoignent de son amour paternel attentif et pudique, en ce temps là on s’écrivait beaucoup comme maintenant on se téléphone, pour des petites choses sans importance qui font le quotidien d’une vie mais qu’on aime partager. Les “sois aimable pour maman qui se donne tant de peine pour toi”, réitérés sur presque chaque carte m’ont amusée et fait penser à des courriers de mon père à ses parents, fils adoré et à jamais reconnaissant dont l’amour filial s’exprimait à chaque lettre...
Enfin parce que le coin était cassé, le brocanteur voulait 5 euros de cette carte au lieu des 10 qu’elle valait soi-disant (les prix des cartes anciennes me laissent perplexe parfois...) et parce que je n’avais que 2 euros de monnaie, c’est à ce prix que j’ai eu cette carte de 1903 dont j’adore le dessin...
Deux amies ? deux sœurs ? s’apprêtent à patiner sur un lac glacé et l’une s’est assise pour mieux aider l’autre à attacher ses patins... Elles sont très élégantes, ne trouvez-vous pas ? Peut-être Aline qui signe la carte a-t-elle partagé ce genre de moment avec Jane à qui elle l’envoie, le 10 décembre 1903..
Et enfin l’acte III de ma chine estivale sera consacré aux textiles ...
mercredi 09 septembre
Chine estivale: acte I, bois et fer...
Durant l’été, nous avons chiné, M.Rose & Gris et moi avec plaisir ici et là et je viens vous montrer les petits trésors accumulés, chinés à Ahetze , à Anglet ou encore à Port de Lanne, la plus grosse manifestation du sud-ouest qui a lieu autour du 15 août tous les ans, mais aussi à Aix en Provence ou Bonnieux en début d’été...
J’ai toujours envie de formes à chaussures dont je diffère l’achat parce qu’on en trouve facilement mais quand j’ai vu cette paire d’embauchoirs à bottines, je n’ai pas hésité une seconde...ce doit être une pointure 38...
J’ai toujours aimé les vieux outils, et j’étais ravie de trouver ce mètre et ce ravissant pied à coulisse en bois et laiton tout petit... les jouets d’enfant anciens , voilà un thème bien sympathique mais dont les prix me laissent rêveuse, sans doute proportionnels à l’engouement des chineurs, j’ai cependant acheté avec plaisir et sans me ruiner cette toupie à ficelle(sans la ficelle !)
Au même stand que celui des embauchoirs, j’ai trouvé cette boite en fer, en haut à droite sur la première photo... elle devait être richement ornée, car il reste des traces de dorure qui ne se voient pas sur la photo, et on devine un motif de fruits dans le médaillon central. je me demande à quoi elle pouvait bien servir, même la poignée est travaillée...
Un drôle de petit poudrier, à mon avis une petite boîte de savon dentifrice, vous pouvez le voir à l’intérieur du couvercle , qui a été habillée d’étain ? on voit très nettement l’ajout et la jonction sur la bande de tour de la boîte ... avec son tamis cerclé de petites roses, je l’ai trouvé ravissant...
Une petite montre de gousset joliment travaillée au dos avec des aiguilles fines et élégantes, sans doute une montre de femme que j’ai payée 3€ et qui vient assouvir mon envie d’une montre ancienne ! Quelques stands plus loin, la même montre était vendue 60€ sous prétexte que la partie centrale du motif était dorée, elle ne marchait pas plus que la mienne...
Enfin, un fer à friser et un fouet à œufs, le même que celui qu’utilisait Maman ...par pur plaisir nostalgique...
Voilà, l’acte II dans quelques jours avec gravures et cartes postales...
lundi 07 septembre
Bibliothèque...
Des mosaïques de toutes les couleurs ont enchanté la blogosphère presque tout l’été, Muriel de "Poudre de riz" a eu l’idée de choisir un thème pour chacun des blogs à qui elle propose de jouer... Pour moi, BIBLIOTHEQUE...
Pendant toute mon enfance et mon adolescence, Maman acheta des livres reliés en cuir chez des éditeurs d’art me constituant ainsi à défaut de trousseau classique, un trousseau intellectuel qui lui tenait beaucoup à cœur... je n’ai jamais eu mon mot à dire quant au choix des titres de ces ouvrages, j’étais bien trop jeune au départ pour mettre mon grain de sel... et j’avais en grandissant interdiction de lire certains d’entre eux jugés sans doute trop licencieux... c’est ainsi que je dus attendre d’avoir quinze ans révolus pour enfin lire Alexandre Dumas et que lorsque j’aurais enfin eu le droit de lire Les histoires d’amour de l’histoire de France, je n'en avais plus envie depuis belle lurette...et je ne les ai jamais lues ! Ces livres font partie de ma vie, j’ai grandi avec et ils ont toujours été dans le paysage, je suis passée de l’admiration de l’enfant, à l’indifférence respectueuse, puis à la considération affectueuse que l’on a pour des objets qui vous accompagnent depuis longtemps et véhiculent un cortège de souvenirs...
Au deuxième étage, j'ai installé des rayonnages pour tous les livres d’enfants, ados, cuisine (il y en a aussi à la cuisine !), bricolage, jardinage, encadrement...avec un oreiller XXL rempli de billes de polystyrène et teint maison, confortable à souhait pour s'installer
Finalement les seuls livres que je n’ai pas à la maison , ce sont les innombrables romans que je lis à longueur d’année, mais que j’ai renoncé à acheter et à stocker depuis longtemps, pour la simple raison que je déteste relire...et que sinon nous serions envahis...
Depuis quelques années, lorsque j’en ai l’occasion, j’aime acheter des livres anciens, livres de cuisine, d’éducation des enfants ou de savoir vivre qui recèlent des choses savoureusement décalées et cocasses parfois...Ceux-là se posent un peu partout dans la maison selon l'inspiration...
La Famille Fenouillard a été sauvée de la décharge par mon mari ainsi qu’un autre livre”L’homme à l’oreille cassée” que j’ ai oublié ici...
Depuis mon adolescence, me suivent les Sonates de Beethoven en deux volumes, de deux éditions différentes, l’une de 1915 et l’autre sans doute un peu postérieure puisqu’annotée à la main à l’intérieur “été 1921”, le hasard a voulu qu’elles se complètent et qu’ainsi j’ai les trente deux sonates au complet...
Enfin je collectionne les vieux missels... j’aime leur patine, témoin d’un temps où la piété s’accompagnait de ces petits livres indispensables, offerts à la première communion parfois et compagnons de toute une vie...
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mercredi 02 septembre
Morceaux choisis en VERT ANIS...
La facétieuse Christelle, du blog Face 2 rat et Miss Pompom trouvait que la mosaïque de rose, c’était trop facile pour moi... Evidemment avec le nom de mon blog, forcément j’aime le rose... Alors elle a cherché à me piéger la coquine en me proposant de faire une mosaïque VeRt AniS, histoire de voir ce qui se passerait...
Eh, bien je rends ma copie, “même pas peur” lui ai-je écrit
parce que le vert anis, j’adore, regardez plutôt:
Au centre de la photo, sur un album photo toilé, mon carnet de lectures, quelques rubans,( il y en a peu, j’ai presque tout utilisé), de petits verres à liqueur anciens, il s’échappe de l’un d'entre eux des perles Svarovski, du coton à broder, quelques boutons...De gauche à droite et du haut en bas, une veste plissée que j’adore avec un foulard plissé où le vert anis se marie au turquoise (une union que j’aime), mes hortensias roses qui sont passés au vert, les serviettes de piscine, un vase, ma valise et son vanity, un imperméable, un cadre entre deux verres d’une étiquette ancienne, mes ballerines de l’été et gobelet à eau, verre à vin blanc , flûte à champagne en cristal qui fait si bien chanter les couleurs...
Christelle, ai-je relevé le défi ?
Petite note à l'attention de ceux qui aiment les suggestions de lecture, j'ai ouvert un nouvel album photo avec mes lectures de l'été et un (très) court résumé dans la colonne de gauche...Je n'ai retenu parmi mes lectures que celles que j'ai aimées
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lundi 31 août
Recette pour un weekend bien rempli...
♥ Dans un premier temps, le samedi matin, mettre le réveil assez tôt... pour pouvoir mieux profiter ensuite et perdre du temps sans compter selon l’envie et les circonstances. Ouvrir les volets et admirer le ballet des hirondelles...
Lorsque tous les fils électriques seront enterrés, sur quelle portée les hirondelles pourront-elles jouer la partition de leur ballet incessant ? On dirait qu’elles obéissent à un chef d’orchestre invisible, s’envolant toutes en même temps pour de nouveau se poser après avoir esquissé leur danse effrénée...
♥ Partir au marché, et remplir son panier des fruits et légumes encore gorgés de soleil comme ces tomates, andines cornues, roses de berne, noires de Crimée, green zebra, cœur de bœuf... Un peu de bon balsamique, de la fleur de sel, de l’huile d’olive et du basilic ciselé, c’est du bonheur en bouche...
♥ Aller prendre un petit noir chez notre torréfacteur, prendre des nouvelles de la ville, de l’économie locale, se rendre compte que c’est la braderie d’été dans toute la ville et flâner de rue en rue... Rencontrer une amie et papoter...Tomber sur des chaises bradées dans une boutique de déco aimée , neuves certes mais qui me plaisent bien, et les emporter...De retour à la maison, dans l’après midi, y installer un coussin , la lavande tout juste cueillie pour finir de la sécher et prévoir de s’y installer pour feuilleter encore et encore ce livre merveilleux, cadeau reçu cet été d’une amie très chère...
♥ Cueillir les derniers hortensias qui n'ont pas été grillé par le soleil intense de cet été et en faire un gros bouquet dans l'entrée de la maison, récupérer quelques inflorescences colorées au milieu de têtes à moitié séchées pour garnir une petite tasse en argent...
♥ Jardiner, prendre le temps de câliner Elfie et le soir venu, s’installer en famille devant une de nos séries télé préférées...
♥ Dimanche matin, après un petit déjeuner tardif, prévoir une tarte aux mirabelles, ramenées la veille du marché... une pâte mi brisée mi sablée à la poudre de noisette, les mirabelles bien serrées dessus, un peu de sucre, quelques amandes effilées...
♥ Pendant qu’un poulet fermier cuit lentement au four, s’échapper au fond du village, le long d’un pré pour cueillir des mûres sauvages... En ramasser deux kilos en une demi-heure à deux...
Dans la foulée, après le repas, préparer de la gelée, savourer l’ odeur suave des mûres qui cuisent et qui envahit la maison, mettre dans des pots chapeautés de lin, petits pour distiller le sombre nectar tout au long de l’hiver...
♥ Puis jardiner, nettoyer les framboisiers en espérant qu’ainsi ils nous offriront une nouvelle fructification, enlever les fleurs fanées des lauriers roses et les feuilles jaunies par les grosses chaleurs , soigner Pierre de Ronsard et Frère Cadfaël (un rosier anglais, rose avec un parfum merveilleux)...
♥ Enfin faire un plouf bien mérité dans une eau à ... 18 ° ! Revigorant ...!
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