La villa Eugénie...
Alors qu’elle n’est encore qu’une enfant, celle qui deviendra la dernière impératrice des français, Eugénie, passe ses vacances à Biarritz et tombe sous le charme de la côte basque. Après son mariage avec Napoléon III en 1853, le couple vient passer l’été à Biarritz et l’empereur est conquis à son tour . Il fera construire en 1854 en dix mois un palais pour y loger la cour: la villa Eugénie.

Et pendant 16 ans, le couple impérial honorera son rendez-vous estival avec Biarritz. A la mort de l’empereur, la villa devenue propriété d’Eugénie, est mise en vente et transformée d’abord en Hôtel-Casino avant de devenir en 1893, l’Hôtel du Palais. Ravagé par un incendie en 1903, il est alors reconstruit avec une aile supplémentaire, et prend l’allure qu’on lui connait en forme de “E” en hommage à celle qui l’a inspiré. Depuis 2011, l’hôtel fait officiellement partie des douze Palaces de France...

Lieu mythique, qui a vu défiler tout le Gotha européen jusque dans les années 20, remplacé aujourd’hui par de nombreuses célébrités, écrivains, acteurs, hommes politiques, le palais au bout de la grande plage de Biarritz fait rêver petits et grands, biarrots ou touristes...

Suivez-moi, j’ai eu le privilège d’y passer la nuit...
En rentrant, comment ne pas être sous le charme, car au delà d’une décoration assez chargée et fastueuse, ici à l’opposé des hôtels à l’atmosphère impersonnelle, les lieux ont vraiment une âme et avec un peu d’imagination, on se trouve très vite transportés dans une autre époque...
La salle du restaurant principal, une avancée en rotonde sur la terrasse dominant l’océan offre un spectacle toujours renouvelé et magique...

De nuit, les spots éclairant la côte offrent une vue imprenable sur les vagues qui heurtant les rochers, éclatent, rebondissent et jaillissent en gerbes furieuses d’eau et d’écume à plusieurs mètres de hauteur parfois...Mieux vaut alors ne pas trop s’approcher du bord de la terrasse...
J’ai aimé me promener dans les couloirs jalonnés de ces somptueuses jarres de la poterie basque Goïcoechea remplies d’orchidées par brassées, fouler les tapis bordés d’abeilles impériales, rencontrer ici et là de délicats fauteuils, comme une invitation à se reposer, souvenir du temps où les ascenseurs n’existaient pas...

J'ai aimé lire sur les portes des suites, les noms des célébrités qui ont fréquenté l’hôtel et y ont laissé leur empreinte, regarder les innombrables photos anciennes, gravures qui ornent les couloirs et témoignent de l’histoire de l’Hôtel...

J'ai aimé savourer le luxe discret et cossu d’un linge de toilette blanc, épais, mousseux, monogrammé, fourni en abondance, le confort d’une penderie dont la tringle s’éclaire à l’ouverture des portes et aux cintres en bois en nombre, le luxe d’une robinetterie parfaite et pourtant sans ostentation ni bling-bling, la chambre éclairée, le lit ouvert pour vous accueillir le soir au retour de votre promenade, le confort absolu de la literie...

et le lendemain matin savourer le buffet somptueux du petit-déjeuner, plaisir de l’œil, plaisir des papilles, mais je n'avais pas pris mon appareil photo, plus soucieuse de vivre le moment que de l'immortaliser !
Ici règnent l' amour du travail bien fait et la quête de l’excellence, pas de place pour les jean-foutres ni les paresseux, l’à peu-près n’a pas droit de cité et chaque client est un prince ou se sent comme tel...
Ce qui me ramène à Eugénie, l’une des plus belles femmes de son temps selon les critères de l’époque, savez-vous qu’elle a beaucoup œuvré pour faire progresser la cause des femmes? Elle intervint personnellement pour que soit signé le diplôme du baccalauréat de Julie-Victoire Daubié, première femme à l’obtenir, elle remit à Rosa Bonheur la légion d’honneur, pour la première fois remise à une femme et obtint que Madeleine Brès puisse s’inscrire en faculté de médecine lui permettant ainsi de devenir la première française médecin ...
Les trois portraits d’Eugénie sont de Franz Xaver Winterhalter (1805-1873) portraitiste attitré du Gotha de son époque. Le tableau suivant, du même peintre, l’Impératrice Eugénie entourée de ses dames d’honneur (1855) se trouve au château de Compiègne.


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Commentaires sur La villa Eugénie...
- Je découvre je découvre et j'ai aimé cette délicieuse découverte.. Les suites avec leurs noms m'ont fait rêver...
J'ai aime ta conclusion sur le minimum du travail a exécuter pour que tt soit parfait..
Bref merci Catherine pour cette belle leçon d'histoire... Je t'embrasse bien fort et te souhaite une belle semaine - Très belle idée que celle de partager ce privilège d'avoir pu accéder à ce lieu mythique, c'est superbe dès l'entrée ; comme tu le dis on doit sentir des ombres célèbres dans les salons splendides, les couloirs fastueux ! Merci d'avoir fait en sorte que ton histoire du moment rencontre l'Histoire de cette grande Dame.
Douce journée à toi, bises. Mireille - Ahhhh je viens de me plonger avec délectation dans un monde qui m' est bien étrangé, mais dont l' élégance et le raffinement me laisse rêveuse !!! quelle chance d' avoir pu vivre un si beau séjour aussi court fut il, tes photos sont un régal, et même que j' en aurai bien demandé d' avantage... Je sais je suis particulièrement gourmande....
J' imagine également à quel point il ne devait pas être simple tout les jours à cette époque de se vêtir et "paraître".... mais cela me fait rêver malgré tout, on avait le sens du détail de l' élégance et du raffinement, de la courtoisie enfin pour qui pouvait se le permettre, c' est toujours la même chose...
Grazie mille de nous avoir fait profiter de ce jour exquis !!!
Les étoiles dans tes yeux ne sont prêtent de s' éteindre !!!
Bellissima giornata bacioniiii - Il est des endroits comme celui ci où on oublie que le reste du monde a perdu tant de valeurs !
j'aime voir ces lieux où l'amour du travail bien fait existe encore et où conscience professionnelle veut encore dire quelque chose comme chez ces petits artisans qui aiment leur métier
merci pour ce beau moment passé en ta compagnie
belle semaine
bises
Sophie
ps: voir ton oeil rieur me donne une bonne humeur pour la semaine - Un magnifique billet nous permettant de voyager dans un autre temps... je connais bien le dernier et splendide tableau de l'impératrice entourée de ses dames d'honneur. Il est en effet au chateau de Compiègne qui est à 15 mn de chez moi et c'est une splendeur à admirer.
Belle journée à toi
Christine - Oh quel billet ! je l'ai lu deux fois pour mieux m'imprégner .Quelle chance d'avoir pu y pénétrer et y dormir (j'ai un mari tellement réticent pour franchir ce genre de porte....).Je reconnais que moi aussi j'aurais peut-être eu du mal car c'est un "monde" tellement loi du mien mais pour son histoire !!!...
Merci de m'avoir permis de m'y promener : des orchidées dans un couloir et dans des jarres alors que tous les fleuristes nous disent que racines et fleurs ont besoin de lumière! Ces jarres vont merveilleusement bien dans ce décor.Et je suis sous le charme de cette salle à manger ! Quel lieu magique rempli d'histoire : merci encore , je ne le connaissais comme beaucoup que de l'extérieur. - Merci pour cette belle visite. Que j'aime ces beaux endroits, mon papa a travaillé au rizt a Paris et nous conte ces anecdotes.. Et dans ce style j ai passe deux jours au normandy de Dauville, il a une âme également ce palace et quel plaisir de se laisser cajoler...
Ce que l on apprécie de temps en temps, merci pour l histoire de cette très jolie personne, Eugènie voilà un beau prénom qui évoque la féminité je trouve!
À bientôt et douce journée a toi ici c est tempête ,vent et crachin
Nana - C'est magnifique! Non moi je ne trouve pas que c'est un étalage de luxe, qu'on trouvera plutôt à Dubaï. C'est tout le savoir-faire des artisans français. Bon on attendra de ne plus avoir 4 enfants qui nous accompagnent pour découvrir de tels lieux plutôt que les hôtels du groupe Accor! (ps : Pour les cintres , on en a de plus beaux!)



















































Bonne journée!