Comment les hasards de la brocante me ramènent à Eugénie...
Avant de vous montrer l’un de mes derniers coups de cœur en brocante, quelques images bienfaisantes de ciel bleu lors d’une courte promenade dimanche matin dans les environs...


Se réjouir de voir que le gave de Pau a retrouvé de belles couleurs...Plus loin sur le piémont, se croire transportés en Nouvelle-Zélande dans le Fiordland National Park tant la mousse est omniprésente, du sol au tronc des arbres en passant par les pierres...


En redescendant vers la maison, admirer les signes avant-coureurs du printemps comme ces chatons épanouis qui font le bonheur des abeilles et des paons de jour qui se saoulent de nectar à n’en plus finir...


♥ ♥ ♥
Ne pas vous faire languir plus longtemps...

Coup de foudre immédiat lorsque je l’ai vue... savez-vous ce que c’est ? et pourquoi je vous parle d’Eugénie ?
En faisant des recherches, je suis à nouveau tombée sur elle...Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le tabac connut un extraordinaire engouement et devint dans la haute société, le symbole de l’élégance masculine et d’un certain art de vivre. Tout naturellement dans ces cercles, la nécessité d’avoir une pièce consacrée à “l’art” de fumer apparut et après le dîner , il était de bon ton pour les messieurs de quitter les dames et de passer au fumoir le temps d’un cigare ou de quelques cigarettes. Le plus éminent des fumeurs était l’empereur lui-même et l’impératrice Eugénie avait pour le tabac une grande aversion, de là à penser qu’elle fut à l’origine de la création de ces pièces dans les résidences impériales et par là même dans toute la haute société, il n’y a qu’un pas...
Et ma chaise, alors ? C’est une chaise fumoir Napoléon III...
On s’y installait à califourchon et on s’appuyait confortablement sur l’accoudoir pour fumer...d’où la forme particulière du “dossier” qui n’en est pas un de cette chaise...restaurée par mon brocanteur préféré, il a bousculé les genres et hardiment utilisé des matériaux dont le contraste fait tout le charme de la chaise: morceau de sac de La Poste pour l’accoudoir et cuir velours pour l’assise tandis que le dessous du siège est tendu de cuir lisse noir.

L’envie de lui réaliser un petit cale-reins, puisqu’elle sera utilisée dans une position classique, s’est imposée à moi et voici donc ma chaise en situation au coin de la cheminée...

♥ ♥ ♥
Mousse ramenée ce matin-là installée au pied des dernières jacinthes dans l’entrée...(cône en zinc chiné)
♥ ♥ ♥
Merci à vous pour vos commentaires sur le billet précédent, je n’ai que peu répondu, des maux de tête incessants me font réduire le temps que je passe sur l’ordinateur, mais soyez assurés que vos messages et votre présence sur ces pages me font infiniment plaisir...
Commentaires sur Comment les hasards de la brocante me ramènent à Eugénie...
- ici encore point de papillon et encore moins d abeilles;mais le soleil est enfin là pour le deusieme journee....quel bonheur!!!
ta chaise est splendide,je sais que sur ma liste des choses à faire ,il est prevu d en faire une en noir et toile de jutte,je trouve que c est un beau mariage....le tiens est tres reussi!!!merci aussi pour cette leçon d histoire ...j aime ces details qui enrichissent ma maigre conaissance des meubles et leur epoque..
bise
odile - J aurai dit un prie dieu, car je ne connaissais pas l existence de cette catégorie de chaise, bravo pour la rénovation, ja i un petit coupon de velours mille raies dans les mêmes tons, un reste d un petit cabriolet rénové également en bois peint noir .. Bravo a ton brocanteur.. Mon dieu que ta campagne est belle, ici les bulbes ont passe leurs têtes stoppés à nouveau par le froid.a bientôt pour une belle leçon d histoire comme tu les racontes si bien.
Douce journée
Nana - Je serais bien partie en balade avec toi, tant les paysages que tu nous offres sont magnifiques.
Quant à ta chaise fumoir, j'en ignorai jusqu'à l'existence, au premier regard j'ai pensé à un prie Dieu.
J'aime beaucoup la rénovation réalisée par ton brocanteur, très doué le monsieur.
MERCI pour tout, la balade, le cours d'histoire, et surtout ta présence.
Prends soin de toi - Tout d'abord merci pour ces images de tes "environs", c'est charmant et on voit bien que la nature n'a pas été privée d'eau depuis l'automne ! J'aime beaucoup tes photos de mousse sur les arbres et les pierres, on dirait que Dame Nature s'est enveloppée d'un manteau de douceur pour passer de l'hiver au printemps !
Cette chaise est magnifique, tout d'abord j'avoue que je n'en ai jamais vu de semblable et que j'ignorais cet usage ; j'aime beaucoup le côté décalé des petits pompons noirs et du sac La Poste sur l'accoudoir ; ton brocanteur et toi avaient effectué une très belle restauration de cette chaise pour laquelle tu as su lui donner une place de choix, bien au chaud !
Douce & belle journée à toi, je suppose bien ensoleillée. Bises. Mireille - C'est une promenade vivifiante et très agréable ! Comme c'est beau !
Félicitations, pour ta trouvaille et merci pour la petite "Histoire", j'adore, c'est toujours très intéressant !
J'aime beaucoup ta composition ainsi que la broderie qui se trouve sur ton mur.
Bon rétablissement.
Gros bisous et à très bientôt. - J'ai arrêté de fumer, mais j'aime bien l'idée d'un siège spécifique à ce moment de détente, hélas seulement réservé aux hommes ????
Par contre j'aimerais bien avoir un brocanteur bricoleur dans mes relations parce que j'ai un fauteuil Voltaire qui aurait besoin d'être recouvert...
Très bonne journée et j'espère sans maux de tête. Amitiés de Fine. - Que c' est beau par chez toi, tu parles de "piémont" et moi ça me fait penser à mon cher "Piémont" italialiano !!! alors tu penses comme j' apprécie tes photos, et ton bleu de ciel !!!
Alors là comme beaucoup je pense, sur le coup je pensais également à un "prie dieu" ah ah tu as su maintenir le suspense avec ta première photo, alors là chapeau à ton brocanteur préféré, il a un gout des plus raffiné, la réhabilitation de ce fumoir est magnifiiiiiiique !!! et bien évidemment ton ptit coussin assorti fait largement honneur à se beau fumoir, dont il a su brillamment redonné toutes ces lettres de noblesse !!!
bellissima giornata bacioniiii armella - quel post,merci pour la balade, comme j'aimerais t'accompagner, impressionnant cette mousse exubérante !
la chaise, superbe, je ne connaissais pas, vraiment entre ce tissu et le coloris, j'avoue que je n'aurais osé, mais le résultat est vraiment superbe !!
et les jacinthes ont trouvé un contenant bien joli, comme d'habitude un article de qualité.....merci
bises, je réponds ici à ton dernier mail, non,non aucune obligation je le sais mais un énorme plaisir pour quelqu'un de bien en tout cas !
à bientôt - Vraiment très réussie cette transformation et quelle bonne idée ce petit clin d'oeil décalé pour la poste qui ne manquera pas de susciter des questions de vos visiteurs !
Quant au Gave de Pau je ne me l'imaginais pas si tranquille je croyais qu'il avait de grandes chutes, très belles photos et oui le printemps est en route, tant mieux. - Une superbe trouvaille chez ton brocanteur préféré, je ne connaissais pas ce genre de chaise, elle est magnifique et le petit plus étant le cale-reins que tu lui as confectionné et ainsi lui redonner sa fonction initiale !!! Bravo ... Beaucoup de goût et d'élégance dans ce billet ...
Douce journée.
Cath - Oui, cela fait du bien de revoir enfin le soleil, même s'il fait encore très froid le matin.
Tes photos sont magnifiques. J'avais reconnu le style Napoléon III (le noir et bien sûr l'évocation d'Eugénie) mais je ne connaissais pas l'histoire des chaises spéciales pour les fumoirs. Merci pour toutes ces précisions. Bonne journée ! - Quel gout!!!tu magnifies tout ce que tu touches.Une chaise classique revisitée au gout du jour!!!bravo ,trop belle.Et en même temps ce qui ne gâche pas une miette,un cour d'histoire !je ne connaissais pas la vocation de cette chaise.Merci à toi de nous faire partager ton savoir.Bonne journée.Bisous annie
- Et bien moi je trouve qu'il irait très bien dans mon salon à côté de mon guéridon Napoléon III !!!
« Prisonnière entre terre et roches
Empresoada enter tasca e arròca
l’eau envoyée par le ciel cherchait
l’aiga peu cèu enviada que delevara
l’ampleur des souffles,
l’amplor deu aires,
les cillements des astres.
e las perperejadas deus lugrans.
A tâtons, elle cherchait un passage
Quandes còps a paupas e’s cerquè un camin,
jusqu’au Cirque,
dinc a que l’Ola,
la grande dame de Gavarnie
la dauna grana de Gavarnia
lui montrant l’issue, la source,
e l’amuishè l’uelh,
dont elle ferait son offrande au monde.
dont haré lo son present au monde »
Sèrgi Javaloyès
Bises
















































Michèle