jeudi 9 mai 2013

Fleurs de pommier et guirlande florale...

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L’éphémère beauté et l’exquise délicatesse des fleurs  de pommier juxtaposée à la rusticité et à  la légendaire longévité de ces belles toiles à torchons d’autrefois... Une composition  tout en contraste pour le plaisir de l’œil...

Histoire aussi de vous faire un petit coucou, je ne vous oublie pas mais je suis au jardin, ou je chine, ou encore je me promène avec Mr Rose & Gris, bref pas de temps pour l’ordinateur !

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Posée sur le guéridon, une ravissante image pieuse envoyée en guise de carte de vœux, peut-être par une religieuse ?

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et une pile de torchons anciens, enfin quelques uns, parmi les derniers chinés, les autres sont allés renforcer les équipes de ceux qui remplissent quotidiennement leur bon et loyal usage...

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Il y a quelque temps j’ai réalisé pour une amie une guirlande de fleurs artificielles pour décorer le haut de son armoire, la hauteur sous plafond ne lui permettant pas d’y installer sa corniche...

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La matière première : une guirlande de roses trouvée en jardinerie, un bouquet  de pivoines et deux petits bouquets composés que j’ai déstructurés et répartis sur la longueur...

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La voici en place...

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Rose & Gris 71-002

 

A bientôt...

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vendredi 22 juin 2012

Curiosité...

D’étranges visiteurs sont arrivés au fond de notre jardin...

clathre grillagé 1

 Un œuf ? mais de quelle espèce ?

Après “l’éclosion”, regardez, c’est surprenant...

 les clathres

Il s’agit d’un champignon CLATHRUS RUBER: le clathre rouge ou clathre grillagé, surnommé encore cœur de sorcière ou lanterne du diable ! Lorsque l’œuf éclot, une lanterne grillagée aux mailles  polygonales irrégulières se déploie, ses lanières sont spongieuses, molles, fragiles et couvertes d’une substance visqueuse verdâtre bourrée de spores qui dégage une odeur pestilentielle attirant les mouches  qui vont assurer la diffusion des spores... On trouve cet étonnant champignon dans le sud de la France, en Corse  et sur le littoral atlantique plus particulièrement du printemps à l’automne... Bien que sa toxicité ne soit pas démontrée,  vous ne serez pas étonnés d’apprendre que ce champignon est délaissé par les cueilleurs !!! Si dans l’absolu , c’est une petite merveille de la nature, je puis vous assurer que de près, cet espèce d’extra-terrestre est parfaitement déplaisant en raison de l’aspect de ses lanières et de son odeur catastrophique...Il ne manquerait plus que le jardin en soit envahi, je les ai éliminés sans pitié !!!

♥ ♥ ♥

Tant qu’à être envahie , je préfère ces envahisseurs-là...

 

Fraises des bois

Un coin du jardin derrière la grange est colonisé depuis l’an dernier par des fraisiers des bois qui se sont installés si bien que tous les deux ou trois jours selon le temps,  j’en ramasse une coupe pleine...

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♥ ♥ ♥

Je vous donne rendez-vous lundi pour vous montrer quelques chines...

♥ ♥ ♥

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mardi 29 mai 2012

Couleurs de Provence...

Petit aparté pour vous remercier de vos nombreux commentaires sur le billet précédent.  Je suis ravie que vous ayez apprécié d’apprendre l’histoire de ces mannequins mythiques qui nous font toutes rêver...Votre enthousiasme et  votre  intérêt sont pour moi un plaisir toujours renouvelé et une fabuleuse motivation ...

Une escapade de quelques jours en Provence et dans la Drôme pour conjuguer retrouvailles familiales et exposition-vente de Villeneuve les Avignon. La découverte émerveillée d’une profusion de fleurs qui font de chaque sortie un enchantement... Le  bleu des iris, ici le long de l’allée de platanes d’un château viticole,  une vision féérique et grandiose... Le rouge des coquelicots, une explosion  de gaieté  qui aurait ravi Monet... Le vert cru des vignes et des jeunes raisins et celui plus doux des céréales ondoyant au gré du mistral...Le jaune éclatant et ensoleillé des odorants genêts...Le bleu lumineux d’une fragile petite fleur qui recouvre des pans entiers de collines (des bragalous ou aphyllante de Montpellier dite encore "oeillet bleu de Montpellier" merci Dadou)...Les camaïeux de rose des pivoines, reine incontestée du marché aux fleurs de la place de l’Hôtel de Ville d’Aix...

sannesIris 4DSC01166 coquelicotsvignescéréalesDSC01343 sDSC01577 pivoines 

Ma mise en page est inspirée par celles d’Anne que j’aime beaucoup . Si vous ne la connaissez pas, allez vite lui rendre visite, vous découvrirez une artiste aux multiples talents, des textes fins et ciselés, de belles photos et un partage généreux de ses carnets de voyage...

♥ ♥ ♥

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mercredi 15 février 2012

L’oiseau découverte du weekend...

Un soleil radieux malgré le froid piquant nous a incité à promener aux alentours du village ce weekend. Samedi d’abord, nous sommes partis rejoindre le chemin Henri IV. Ce chemin que l’on peut parcourir à pied à cheval ou en vélo , interdit aux  voitures, relie Pau à Lourdes  sur 35 km et en dépit de son nom, est  largement antérieur  au règne d’Henri IV . Il offre une vue magnifique sur la chaîne des Pyrénées...

Dès la sortie du village, nous avons repéré dans un jardin, un oiseau superbe que nous n’avions encore  jamais vu ...

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Accompagné d’une bergeronnette à longue queue, nous l’avons d’abord cru isolé...

le vanneau et la bergeronnette

En réalité  comme nous allions très vite nous en rendre compte, c’était des bandes entières qui peuplaient les champs...Difficiles à approcher, car  immobiles dans les herbes des prairies, leur présence ne saute pas aux yeux et dès qu’il percevait notre présence, un guetteur lançait son cri provoquant des envolées désordonnées  les emmenant trop loin pour mon objectif...

envol 

Nous avons continué notre promenade, pu admirer les sommets enneigés ...

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avant de rentrer nous réconforter d’un chocolat chaud, d’un chausson aux pommes géant maison  et... de faire des recherches pour identifier  cet oiseau élégant que jamais nous n’avions vu dans nos contrées.

Il s‘agit du vanneau huppé, vanellus vanellus, petit échassier limicole, migrateur, se nourrissant essentiellement de vers de terre, d’araignées et de petits insectes, nichant au sol...

Le dimanche ,  nous sommes repartis vers une autre partie du village et là encore , ce sont des centaines de vanneaux que nous avons vus...

De loin, on pourrait croire qu’il est noir mais son plumage est magnifique, irisé avec du vert,  du beige, du blanc éclatant  pour le ventre et une partie du dessous des ailes... En témoignent ces plumes ramassées dans un champ...

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On n’imagine pas en le voyant au sol, sorte de gros pigeon, l’incroyable envergure de ses ailes déployées.

en vol 

Si vous voulez en apprendre beaucoup plus sur cet oiseau clic sur la photo ci-dessous empruntée avec l’autorisation de son auteur...

à coeur et à cris 

Ce jour-là un héron blanc était sur les lieux et partageait son espace avec ces oiseaux élégants...

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Pas plus facile à approcher !

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Je vous laisse avec ces plumes home made en papier ancien, et vous remercie de tous vos petits mots sur le post précédent, j’ai peu répondu, soyez-en ici remerciées  de tout cœur ! Je vous lis avec attention et un immense plaisir mais je n’ai pas toujours le temps nécessaire pour répondre à chacune de façon personnalisée et aussi visiter les blogs qui me tiennent à cœur...Le coussin à théière vous a beaucoup plu, lancez-vous, c’est agréable à réaliser (très facile si vous ne mettez pas de passepoil ) et si délicieux à utiliser...

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♥ ♥ ♥

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mardi 19 avril 2011

Les jonquilles de Gèdre ...

La demoiselle de Bordeaux avait alors juste trois ans et  au bout de ce qui lui avait semblé une longue marche pour ses petites jambes , la fatigue s’était envolée devant le spectacle de cet immense champ de jonquilles...C’était  il y a presque 19 ans au pied du Pic du Midi d’Ossau, dans le Béarn...

au pied de l'Ossau 

Dans les Hautes-Pyrénées, il y a aussi un endroit au printemps où  les jonquilles sauvages remplissent les champs. Cela faisait presque tout aussi longtemps que nous n’étions pas partis en balade dans ce coin-là et nous ne savions pas s’il était encore trop tôt ou pas. Les fortes chaleurs des jours qui avaient précédé pouvaient fort bien avoir accéléré la sortie des fleurs alors même que la neige était encore présente  à peine quelques semaines auparavant. Nous sommes donc partis  vers le Lavedan et plus particulièrement  le Pays Toy, la vallée de Luz Saint-Sauveur, Barèges, Gavarnie...

Gèdre

Ce village c’est Gèdre. Situé à 1001 m d’altitude, c’est là qu’au printemps les jonquilles envahissent les champs, les bas-côtés, le moindre bout de terrain... et elles étaient bien là, pas depuis longtemps car l’impression dominante n’était pas le jaune comme sur la première photo  (prise fin  mai à une altitude plus élevée !) ...

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Dans ce village dont les moindres terrains sont pentus, les maisons sont posés sur les champs avec pour jardin cette nature environnante inimitable qui les dote chaque printemps de cet or pâle, fragiles et courtes jonquilles aux longues trompettes, bravant  fièrement les vents vifs  des lieux...

jonquilles

 

Nous avons continué non vers le cirque de Gavarnie, où je vous emmènerai une autre fois, mais vers le cirque de Troumouse. Beaucoup moins connu que Gavarnie, c’est l’un des trois cirques glaciaires  formés au centre de la barrière calcaire des Pyrénées, le plus grand aussi,  4 kms de circonférence, et le plus sauvage. Lorsque j’étais enfant nous avions des amis agriculteurs qui emmenaient leurs bêtes en transhumance dans ce cirque qui est une zone pastorale de premier ordre, incluse dans le Parc national des Pyrénées. La route s’élève très vite et si en bas dans la  vallée, le printemps éclate de toutes parts,  ici le paysage qui s’offrait à nous n’était pas encore verdoyant malgré la présence ici et là de quelques fleurs timides et discrètes et de quelques chatons annonciateurs de renouveau...A côté de la cascade, on voit combien l’herbe est encore brûlée par la neige...

 au dessus de Gèdreau dessus de Gèdre 2

En face de  l’embranchement vers le cirque d’Estaubé, un troisième cirque situé entre celui de Gavarnie et celui de Troumouse, au pont de l’Arraillé, un chaos de blocs gigantesques offre au regard la surprise d’une très belle Vierge à l’enfant, fragile silhouette blanche au milieu de la roche...

la Vierge du pont de l'Arraillé 

Sur la route de nombreuses granges en activité ou non, de l’eau en abondance et un beau troupeau de vaches ...limousines ! Remarquez le bord des toits, typiques de la région avec leurs “pénaous”, des escaliers en plaques de schistes...

grangestroupeau

En continuant, le défilé s’élargit et  nous arrivons au hameau d’Héas, à 1500 m  où nous attend une magnifique petite chapelle ... Nous sommes au cœur de cette région classée au patrimoine mondial de l’Unesco. D’abord modeste oratoire d’origine médiévale, elle devint au XVème siècle jusqu’à la révolution, un prieuré prospère. Interrompu un temps les cultes et pèlerinages reprennent en 1810 et aujourd'hui encore le 15 août et le 15 septembre sont célébrés des pèlerinages  en ce lieu. Incendie, cataclysme , avalanches destructrices, la chapelle n’a pas été épargnée et a été reconstruite trois fois, la dernière en 1925-26 sur le modèle du XVIIIème siècle. Le vitrail sur la mosaïque est celui des pèlerinages où vous pouvez voir les costumes traditionnels de la vallée.

chapelle d'Héas 2 

En quittant Héas, nous avons emprunté la route sinueuse qui s’élève vers le cirque de Troumouse. Mais hélas, très vite, nous avons dû nous arrêter car la neige empêchait le passage vers 1700 m environ, nous avons continué à pied sur quelques centaines de mètres mais nous resterons  derrière le cirque, il faudra revenir plus tard dans la saison...

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Le cirque est juste là derrière cette barrière d’où dévale cette cascade,  à 2000 m environ d’altitude, accessible en voiture et  on peut y faire encore de jolies balades en toute sécurité même en famille....

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C’est promis, nous reviendrons et vous emmènerons tout là-haut...En redescendant,  une jolie surprise, une harde d’isards (le cousin pyrénéen du chamois qui a failli disparaitre  et fut sauvé par la création du Parc National des Pyrénées en 1967) en train de pâturer à flanc de montagne...  Ma batterie en passe de rendre l’âme, j’avais déconnecté l’écran et j’ai visé au jugé ! Ils étaient très loin et j’aurais eu bien besoin du gros téléobjectif sur pied qu’avaient installé d’autres promeneurs ! Néanmoins c’est   une telle surprise et  un tel plaisir de les trouver là que je vous montre ma photo...

harde d'isards clic sur la photo pour agrandir

En redescendant , nous avions vue sur les seuls arbres du coin, une forêt de résineux un peu au dessus de Héas car la particularité de Troumouse et de sa route d’accès est l’absence totale d’arbres et de buissons...

forêt 

Encore une belle journée qui s’achevait là, nous sommes rentrés en nous promettant de revenir très vite , pas dans 19 ans! Evidemment je n’ai pas résisté à l’envie de ramener un petit bouquet de ces jonquilles, je pouvais , Gèdre n’est pas situé dans le Parc National où toute cueillette est interdite...

jonquilles en bouquet

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mercredi 19 janvier 2011

Un dimanche après-midi au plateau du Benou...

Cela faisait dix ans , peut-être plus, que nous n’étions pas partis un dimanche vers le plateau du Benou, dans la vallée d’Ossau...

Une visite chez elle, dans le village juste en dessous, m’avait donné l’irrépressible envie de monter , là-haut sur le plateau... Lorsque les filles étaient petites,  nous y allions souvent le dimanche après-midi, curieusement nous n’y avons jamais pique-niqué à l’instar des nombreux citadins qui viennent en nombre y chercher air pur, grands espaces et paysages somptueux...

Il y avait ce jour là un écobuage dûment surveillé par les pompiers, beaucoup de monde mais  absorbé et dilué par l’espace immense, quelques troupeaux disséminés, quelques promeneurs croisés avec qui on échange un bonjour, courtoisie propre à la montagne qui  m’amuse chaque fois et puis ce fut un grand plaisir de remettre nos pas sur le chemin des bergeries ...

écobuage

 

 

 

 

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Il y a des arbres magnifiques sur le plateau, dont plusieurs forêts de mélèzes, j’aime  leurs amusants petits cônes qui s’accrochent encore aux branches dénudées alors que les épines sont depuis longtemps tombées...

forêt de mélèzes forêt de mélèzes 2

Un tilleul séculaire à la frondaison imposante  ...

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Le plateau situé à environ 900 mètres d'altitude est un haut lieu du pastoralisme et de nombreuses bergeries parsèment  le site, si les unes sont entretenues voire restaurées, il ne reste parfois  que les murs des autres...

toits et murs de bergeries

♥ ♥ ♥

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mercredi 24 novembre 2010

Iraty...

Puisqu’enfin le grand beau temps s’était installé à la fin de notre séjour en Pays Basque, le samedi 13 novembre, nous sommes partis vers la montagne, la Basse Navarre, en direction d’Iraty. Ne manquant pas de prendre le chemin des écoliers nous arrêtant dans maints petits villages, histoire de voir ici une église, là un paysage, et souvent les deux en même temps comme ce petit village, Béhorléguy face au pic éponyme, qui jouit d’un paysage enchanteur...

Behorleguy Nous continuons de monter et nous arrêtons  pour aller découvrir en plein milieu d’un pâturage à 900m d'altitude, la chapelle Saint-Sauveur d’Iraty...Sans un panneau indicateur, de loin on pourrait facilement   la prendre pour une simple grange...

Saint-Sauveur d'Iraty

C’est une chapelle de fondation romane, dont on trouve mention au XIIe et XIIIe siècles , qui fut restaurée en 1727, date gravée au-dessus de la porte, à l’initiative du curé de Béhorléguy (bien qu’il ne s’agisse pas du tout de la même commune !). Les ouvertures romanes étroites sont d’origine. Nous n’avons pas pu voir l’intérieur car elle est fermée. C’était une étape sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle et un lieu de pèlerinage important.

Saint-sauveur d'Iraty détails pf 

Tout autour de la chapelle, un chemin de croix extérieur à colonnes de pierre... et à gauche de la porte romane côté ouest une plaque commémorative “de 1942 à 1944 pour de nombreux patriotes belges rejoignant   les forces alliées, l’Iraty fut  une halte sur le long chemin de la liberté, les survivants ont choisi ce sanctuaire de paix pour redire leur gratitude à Dieu qui les protégea et à ceux qui en pays basque leur furent fraternels”

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Enfin  nous arrivons aux chalets d’Iraty (une quarantaine de chalets en location disséminés dans la forêt) avec beaucoup de plaisir car nous y avons passé des vacances heureuses dont les filles gardent un excellent souvenir il y a ...19 ans ! Souvenirs de cueillette de myrtilles , de tartes et de grillades au feu de bois, de longues promenades dans la forêt, de balades à cheval dans des paysages éblouissants...

chalets d'Iraty 

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Au niveau du col, un restaurant dont les fenêtres et la terrasse ouvre sur ce paysage... iraty panorama du restaurant 

Deux cent mètres en dessous, le col d’Organbidexka: Situé sur une zone de passage importante de la migration des pigeons ramier, la fameuse palombe du sud-ouest, ce lieu a été repris aux chasseurs depuis 1979 et c’est dorénavant un lieu de comptage des oiseaux migrateurs, palombes, grues, oies, rapaces, passereaux... en route vers le sud.

Du 15 juillet au 15 novembre, des bénévoles et des permanents en liaison avec la LPO sont là du lever du soleil à son coucher pour comptabiliser les oiseaux. Ce jour là, il faisait un vent du sud incroyable  (nous avions peine à avancer et à résister au vent et la tenue des observateurs vous en dira long sur la température !) et il n’y avait en conséquence aucun passage...Avec leurs jumelles et leurs puissantes lunettes (x 60) ils sont capables de repérer un  vol de grues à 10 kms ! Cette année restera dans les annales avec des records de passage de rapaces, 41400 Milans noirs , un record absolu depuis le début de l’étude en 1979, dont 9032 sur la seule journée du 10 août 2010. Cette année a vu aussi passer 131 Aigles bottés, un record jamais vu encore, c’est l’aigle le plus discret et le plus rare...

Organbidexka 

Nous sommes redescendus  et malgré ma déception de ne pas trouver de belles couleurs d’automne aux arbres, l’altitude et les premières neiges  font tomber les feuilles ici plus tôt qu’en plaine, la lumière de cette fin d’après midi m’a offert de  jolies nuances sur les branches dénudées et les fûts élancés des hêtres. Iraty est la plus grande hêtraie (90% de la forêt) d’Europe, plus de 17000 ha répartis entre la France  (2310 ha ) et l’Espagne, longtemps préservée puisque la route ne fut tracée qu’en 1964, elle était considérée comme la dernière forêt vierge de France. Au XVIIIe siècle, elle a été pourtant exploitée par la Marine Royale friande de ses fûts rectilignes...

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Lieu mythique du Pays Basque, elle est le siège de nombreuses  légendes autour de "Basajaun" (le Seigneur de la forêt) et des "laminak" (des petits êtres mi-anges, mi-hommes)

Iraty la hêtraie

Ce même jour, un collègue de Mr. Rose & Gris, féru de vol à voile et de photos aériennes survolait les Pyrénées et il était  à peu près au dessus de nous lorsqu’il a pris cette photo. Admirez cette photo insolite des Pyrénées vues de profil à 6000m d’altitude !

Pyrénées de profil

♥ ♥ ♥

 

C'est toujours avec un très grand plaisir que je lis vos commentaires, une semaine très... chargée, dirons-nous, m'empêche de vous répondre individuellement, soyez ici remerciés de votre attention et de votre fidélité...

MERCI

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jeudi 18 novembre 2010

Quelques jours au bord de l’océan...

Cette semaine là (du 7 au 14 novembre) qui enregistrait de grandes marées a vu l’océan se déchainer jusqu’à sortir des limites qui lui sont habituellement imparties, envahissant la promenade de la grande plage de Biarritz jusqu’aux magasins et restaurants, laissant des tonnes de sable qu’il faudra plusieurs jours pour enlever...Quelques images en noir et blanc, prises entre deux averses furieuses et des coups de vent de folie...

vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir

paquet d'eau au port

paquet d'eau détail

côté grande plage et phare

Puis il y a eu une trouée dans le ciel en colère...

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L’océan continuait de frapper sans relâche tout ce qui s’opposait à lui...et les digues du port paraissaient bien fragiles...

port des pêcheurs

Le vendredi , c’était grand bleu au dessus de nos têtes !

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Les allées au dessus de la Milady  étaient remplies de promeneurs, la douceur de l’air ne laissait plus rien paraitre de la froidure qui l’avait précédée, seuls vestiges des jours passés, les moutonnements de l’océan, à perte de vue...

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Perché sur un rocher, un fier cormoran déploie ses ailes au soleil...

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cormoran zoom

 

 

 

 

 

Nous avons pu déjeuner en terrasse sur la plage d’Ilbarritz, à La plancha, d’un merlu à l’espagnole. Bonheur de  se sentir revivre dans la chaleur d’un soleil doux et caressant, tout le monde était dehors ce jour-là, il y avait pour les retardataires , trois quart d’heure d’attente pour avoir une place au soleil...

Pourtant malgré ce ciel obstinément bleu jusqu’en fin de journée, une brume de mer  intense est restée toute la journée, perceptible sur mes photos à cet espèce de voile qui les nimbe...

la villa Belza dans la brume

mais plus encore dès qu’on prend un peu de hauteur comme sur cette vue depuis nos fenêtres...

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Et dans cette atmosphère, le château du Baron de L’Espée  sur son promontoire est encore plus fantomatique et énigmatique...

chateau d'Ilbarritz

 

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mercredi 21 juillet 2010

Dans mon jardin...

 

Aujourd’hui, je vous montre quelques petits coins de mon jardin que j’aime particulièrement.

La cabane à outils

Vous l’aviez aperçue à côté du rouge-gorge d’Arrosoir et Persil, à l’époque elle était bleue délavé.

rouge-gorge près cabane bleue-1 

Depuis un certain temps j’avais envie de rouge et alors la voilà maintenant dans son nouvel atour...

la cabane rouge

 

 

Rouge basque ou rouge nordique, d’une façon ou d’une autre,  elle me fait voyager. Elle fait écho au nichoir installé dans le lilas en face, rouge d’origine, lui ...

nichoir

Les hortensias

Ils sont la plus belle parure du jardin et s’ils ont terriblement souffert cet hiver (certains sont à moitié morts, d’autres comme ceux que vous apercevez au fond du jardin écroulés sous le poids des fleurs sur la première photo avec la cabane bleue, n’en ont pas une cette année) la plupart nous ont offert une floraison abondante et généreuse ...

hortensias 

 

 

hortensias du passage

Certains pieds avec des tiges rouges, produisent des fleurs d’une grande délicatesse, très pâles au début de la floraison, elles foncent un peu ensuite mais elles gardent toujours une élégance qui me fait penser à un teint diaphane que rehaussent des joues juste rosies d’émotion ou de plaisir, que n’ont pas les grosses touffes généreuses et échevelées des autres pieds...

hortensias détail

Les dames-jeannes

Dans un hors-série Rustica spécial décoration du jardin, j’avais remarqué une suggestion pour animer les jardins, y installer des dames-jeannes. Le premier vide-grenier qui a suivi ma lecture m’a offert la possibilité d’essayer en y trouvant une belle bouteille de 25 litres, en verre blanc. Et sur le suivant, j’en ai trouvé une plus petite mais plus ancienne, soufflée bouche, joliment ventrue...

les dames-jeannes

Mon beau-père m’a donné la troisième, verte,  qui vient compléter la série...Elles reflètent le ciel, le soleil et viennent éclairer le coin de la terrasse...

dames-jeanne détails

L’échelle en bambou

Une échelle en bambou, utilisée peu de temps comme porte-serviettes a trouvé très vite place au  jardin, contre un mur. Elle sert parfois de support à une décoration éphémère comme celle que j’ai faite au retour de chez une amie...

échelle bambou

coeur rose

Juste pour le plaisir d’une devinette,  sauriez-vous dire de quoi j’ai empli mon cœur en grillage ? (Réponse dans le prochain post)

La belle Hosta

Je suis plutôt piètre jardinière et mes plantations se révèlent souvent hasardeuses et vouées à l’échec, aussi c’est avec un grand plaisir que j’ai vu cette hosta prendre ses aises dans sa potée et je ne me lasse pas d’admirer son feuillage chaque fois que je passe devant ...

hosta

C’est une plante vendue pour son feuillage dont on dit que les fleurs sont insignifiantes, pourtant je trouve qu’elles mériteraient plus de considération, certes elles sont discrètes mais ne sont-elles pas aussi jolies que bien d’autres ?

hostas fleurs détails

L’érigéron

Une de mes plus belles réussites est sans conteste la plantation de quelques pieds d’érigéron. Je n’ai pas grand mérite, sa capacité à coloniser rapidement l’espace en fait sans aucun doute une plante inratable ! J’aime ce côté spontané et fouillis qui estompe les limites  et adoucit de ses centaines de fleurs passages, bordures et creux de pierre...

Erigeron pf

♥ ♥ ♥

MERCI !!!

pour l’accueil que vous avez fait à ma besace, je n’en reviens pas de votre enthousiasme... MERCI à toutes les nouvelles abonnées, je vous souhaite autant de plaisir à me lire que j’en ai à vous montrer et raconter ces mille petites choses qui ensoleillent ma vie au quotidien ...

Bientôt, je vous montre mes premières chines estivales, quelques ouvrages divers que je n’ai pas encore eu le temps de vous présenter et plein d’autres choses encore...

Ce sera sur un rythme un peu aléatoire, vacances obligent...

cabane détail 

♥ ♥ ♥

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vendredi 2 juillet 2010

Au pays des cascades...

L’été  s’est enfin installé avec une chaleur que l’on pourrait presque trouver excessive si on ne l’avait pas tant désirée...Je vous emmène dans des lieux où la fraicheur est toujours perceptible malgré le soleil ardent,  le pays des torrents, ils s’appellent ici des “gaves”.

cascade 2 

Au-dessus de Cauterets, la route du Pont d’Espagne offre une succession de lieux enchanteurs où la conjugaison de la roche, de la végétation et de la force vive de l’eau laisse sans voix devant tant de beauté...

mosaique eau et verdure

Goulot d’étranglement géographique de deux gaves et de trois vallées, le pont d’Espagne tire son nom du fait qu’il s’agit d’une ancienne voie permettant de rejoindre l’Espagne par la montagne et du pont de pierre qui permet de passer le gave...

pont d'espagne

 

 

 

Sur les falaises escarpées caressées d’embruns en permanence, s’épanouit une végétation dense de mousses, de lichens, de fougères...

mousses, lichens , fougères

Très prisé au XIXème siècle par la haute société,  ce lieu est devenu  à partir de 1960 un lieu de tourisme de masse. Espace protégé appartenant au Parc national des Hautes Pyrénées, l’accès automobile en a été fermé il y a quelques années.

cascade du pont d'Espagne 

 

 

cascade zoom

En juin, les fleurs ponctuent de leurs notes de couleur  cette symphonie d’eau et de végétal ...

fleurs   

Et dans le vent incessant qui malmène leurs ailes fragiles, les papillons butinent sans relâche...Tout spécialement pour toi, Clarélis...

papillon

deux papillons

 

Un dernier arrêt en redescendant, devant la cascade dite du Cerisey, dommage que je ne puisse vous faire entendre le grondement puissant du torrent qui dévale la montagne, cela ajoute à la beauté saisissante des lieux...

cascade du Cerisey

Cauterets, 23 juin 2010

♥ ♥ ♥

 

Merci beaucoup pour l'accueil fait à Nestor et aux petits coussins (et non les sachets de dragées comme l'ont cru certaines, tant les dragées sont indissociables dans l'esprit du baptème...), je n'ai pas pu répondre, mais je vous ai lues avec un plaisir infini...

♥ M ♥ E ♥ R ♥ C ♥ I ♥

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